Brigades Sayyid Al-Shuhada

  • Irak : Attaque à la roquette sur une base hébergeant les forces américaines

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    Un porte-parole de la coalition dirigée par les États-Unis a déclaré que la base aérienne irakienne d'Ain al-Asad, qui héberge des forces américaines et internationales, a été attaquée par un missile lundi 24 mai 2021, mais qu'il n'y apas eu de victimes.

    Le colonel américain, porte-parole de la coalition, a déclaré sur Twitter que les premiers rapports indiquent que l'attaque a eu lieu à 13 h 35 (10 h 35 GMT), ajoutant que les dégâts étaient en cours d'évaluation.

    De son côté, la Cellule d'information de sécurité du ministère irakien de la Défense a ajouté, dans un bref communiqué, qu '"un missile de type Katyusha a atterri un endroit proche de la base aérienne d'Ain Al-Asad sans pertes importantes".

    "L'attaque fait l'objet d'une enquête", a déclaré Maruto, notant que "toute attaque contre le gouvernement irakien et le gouvernement régional du Kurdistan ... porte atteinte à l'autorité des institutions irakiennes, à l'état de droit et à la souveraineté nationale irakienne".

    Aucune des factions armées n'a encore revendiqué sa responsabilité.

    La base "Ain Al-Assad" est située dans le district d'Al-Baghdadi, à 90 km à l'ouest de Ramadi (la capitale de la province sunnite d'Anbar). C'est la plus grande base militaire des forces américaines en Irak.

    La dernière attaque contre la base a eu lieu le 8 mai et a été exécutée à l'aide d'un drone piégé qui n'a fait aucune victime.

    Ces attaques sont intervenues après que des factions armées irakiennes aient menacé les États-Unis, samedi 23 mai, de lancer des attaques croissantes contre leurs forces en Irak dans le but de les forcer à quitter le pays.

    Cela est apparu dans une déclaration du "Comité de coordination pour la résistance irakienne", qui comprend des factions armées liées à l'Iran, dirigées par les "Brigades irakiennes du Hezbollah", "Asa'ib Ahl al-Haq", les "Brigades Sayyid al-Shuhada »et« Harakat al-Nujaba ».

    Au cours des derniers mois, des bases militaires abritant des forces américaines en Irak ont ​​été soumises à des attaques de missiles, dont Washington a accusé les factions armées fidèles à l'Iran d'être responsables.

    Environ 3 mille soldats des forces de la coalition internationale, dont 2 500 soldats américains, sont déployés en Irak pour combattre l'Etat islamique.

     

  • Irak : L'armée de l'air américaine attaque des milices pro-iraniennes à la frontière syro-irakienne

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    L'armée américaine a lancé des frappes aériennes sur des positions de milices pro-iraniennes dans l'est de la Syrie. Les raids aériens ont été réalisés en représailles au bombardement de cibles américaines, a déclaré le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Selon un haut responsable du ministère de la défense U.S., les raids ont été menés par deux F15-E Strike Eagles qui ont largué sept JDAM de 250 kg sur 7 cibles. Toutes les bombes ont atteint leurs cibles.

    Il a ajouté que les frappes avaient été ordonnées par le président américain Joe Biden "en réponse aux récentes attaques contre le personnel militaire américain et de la coalition en Irak, et à la menace continue pesant sur ces troupes".

    Les frappes ont pris pour cible le secteur de la base Imam Ali, dans la région de la ville syrienne de Boukamal, à la frontière syro-irakienne. Les infrastructures de la base sont  notamment utilisées par les milices Kataëb Hezbollah et les brigades Sayyid al-Shuhada qui font partie du Hashd al-Chaabi, la coalition de groupes para-militaires principalement chiites et pro-iraniens. A noter que le Hashd al-Chaabi est intégré à l'armée irakienne. Les frappes ont également pris pour cible un passage utilisé par les milices pour déplacer des armes et d'autres marchandises à travers la frontière.

    Le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, a précisé que les frappes avaient été menées avec le soutien des autorités irakiennes, qui ont fourni des informations de renseignement.

    Sayed Rahi Al-Sharifi.jpegL'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté qu'au moins trois camions chargés d'armes et de munitions avaient été détruits. Les rapports divergent sur le nombre des combattants pro-iraniens tués et blessés. L'OSDH parle de 22 combattants pro-iraniens tués. Mais, selon le porte-parole du Pentagone, John Kirby, le raid aurait tué un milicien et blessé deux autres.

    De leur côté, les milices pro-iraniennes n'ont reconnu qu'un mort et plusieurs blessés légers. Les médias iraniens affirment que les milices avaient été informées à l'avance et évacué leurs positions, ce qui explique, selon eux, le faible nombre de victimes.Photo du combattant chiite irakien pro-iranien Sayed Rahi Al-Sharifi, tué au cours des bombardements.

    Les autorités syriennes ont confirmé les frappes aériennes, sans fournir d'informations sur les pertes.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné les actions des États-Unis en Syrie. A noter que le Pentagone avait informé Israéliens et Russes que des frappes aériennes allaient être menées, quelques minutes avant qu'elles n'aient lieu.

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  • Irak : 14 roquettes visent une base aérienne abritant des soldats américains à Erbil - un contractuel étranger tué

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    Une salve de quatorze roquettes a visé tard lundi soir la capitale du Kurdistan, région autonome du nord de l'Irak, ont indiqué les autorités, tandis que des sources sécuritaires ont précisé qu'un complexe militaire où sont stationnés des soldats de la coalition menée par les Etats-Unis avait été atteint. C'est la première fois que de tels tirs prennent pour cible des installations militaires ou diplomatiques occidentales en Irak depuis presque deux mois.

    L'attaque a été revendiquée par une milice "fantôme" nouvellement apparue qui se fait appeler "Awlya al Dam" (Gardiens du sang).

    Aux environs de 21H30 locales (18H30 GMT), un correspondant de l'AFP a entendu plusieurs puissantes explosions dans la banlieue nord-ouest d'Erbil. Des sources sécuritaires irakiennes et occidentales ont expliqué à l'AFP que quatorze roquettes avaient été tirées en direction de l'aéroport de la ville. Quatre d'entre elles sont tombées sur le complexe militaire utilisé par l'armé américaine. Les dix autres sont tombées à l'extérieur de la base sur des zones résidentielles de la périphérie de la ville. Un employé civil étranger a été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un soldat américain

    Le ministère de l'Intérieur du Kurdistan a confirmé dans un communiqué que "plusieurs roquettes" avaient frappé la ville. Il a précisé que les agences chargées de la sécurité avaient lancé "une enquête minutieuse" et il a appelé les civils à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre. Des forces de sécurité ont été déployées autour de l'aéroport après l'attaque tandis que le bruit d'hélicoptères en vol pouvait être entendu à la périphérie de la ville, selon un correspondant de l'AFP. Il n'y a eu aucune revendication dans l'immédiat. Des médias de propagande pro-iraniens ont été les premiers à annoncer l'attaque.

    Photo d'un véhicule utilisé pour tirer les roquettes :
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    Dizaines d'attaques
    Des installations militaires et diplomatiques occidentales ont été prises pour cibles depuis l'automne 2019 par des dizaines de roquettes ainsi que par des attaques à la bombe sur le réseau routier, mais la plupart de ces actions étaient menées à Bagdad. Des missiles iraniens avaient malgré tout étaient tirés vers l'aéroport d'Erbil en janvier 2020, quelques jours après le meurtre du général iranien Qassem Soleimani par une frappe de drone américain à Bagdad. Des roquettes ont ensuite été tirées régulièrement contre l'ambassade américaine dans la capitale irakienne, des responsables américains et irakiens en attribuant la responsabilité à des milices pro-iraniennes, telles que le groupe Kataeb Hezbollah ou Asaïb Ahl al-Haq. 

    Ces groupes luttent contre la coalition menée par les Etats-Unis, qui opère depuis 2014 en Irak pour aider les forces locales dans leur combat contre le groupe jihadiste Etat islamique. Depuis que l'Irak a déclaré victoire face à l'EI fin 2017, les troupes étrangères ont été réduites à 3.500 militaires dont 2.500 sont américains.

    La quasi-totalité de ces unités étrangères sont stationnées dans le complexe militaire à l'aéroport d'Erbil, a indiqué à l'AFP une source de la coalition.

    Malgré le retrait progressif des troupes étrangères, les attaques à la roquette se sont poursuivies au grand dam des Etats-Unis. Washington avait menacé en octobre de fermer son ambassade si ces attaques ne cessaient pas, après quoi plusieurs factions irakiennes pro-Iran ont accepté une trêve négociée sous l'égide du gouvernement irakien. Les tirs de roquette se sont quasiment arrêtés.Il y a néanmoins eu plusieurs violations, la plus récente avant l'attaque de lundi soir à Erbil ayant été le tir de plusieurs roquettes contre l'ambassade américaine fin décembre.

    Les tirs de lundi se sont produits dans un contexte de tensions croissantes dans le nord de l'Irak, où la Turquie voisine mène des combats intenses contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qualifié de "terroriste" par Ankara. La Turquie mène régulièrement des attaques dans les zones montagneuses du nord de l'Irak contre les bases arrières du PKK, qui livre depuis 1984 une sanglante guérilla sur le sol turc ayant fait plus de 40.000 morts.

    Arrestation de deux suspects le 4 mars 2021
    Deux suspects ont été arrêtés le jeudi 4 mars 2021. Ils sont soupçonnés d'être responsables des tirs de missiles en direction de la base aérienne abritant les soldats américains. Les auteurs de l'attaque à la roquette d'Erbil étaient affiliés aux brigades Said al-Shuhada,  dirigées par Abu Ala al-Walai et soutenu par l'Iran.
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  • Irak : Attaque à la roquette visant l'ambassade américaine à Bagdad

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    Au moins trois roquettes Katyusha ont atterri dans la zone verte fortement fortifiée de Bagdad dans ce qui semble être une attaque contre l'ambassade américaine. L'ambassade U.S. a confirmé l'attaque, ajoutant que des dégâts mineurs avaient été occasionnés au bâtiment.  Le site de lancement des roquettes, qui a été découvert par les forcees de sécurité, semble très basique et de faible technicité. 

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    Des sirènes ont retenti depuis l'enceinte de l'ambassade à l'intérieur de la zone, qui comprend des bâtiments gouvernementaux et des missions étrangères.
     
    Un responsable de la sécurité dont le bureau est situé à l'intérieur de la zone verte a déclaré que le système anti-missile américain C-Ram, construit pour défendre l'ambassade des États-Unis, a pu abattre l'un des missiles.

    Vidéo des tirs de C-Ram
     
    L'armée irakienne a déclaré qu'un groupe "hors-la-loi" était à l'origine du tir des roquettes.
     
    L'armée a ajouté dans un communiqué que les missiles ont touché un complexe résidentiel à l'intérieur de la zone verte, causant des dommages aux bâtiments et aux voitures, mais n'ont fait aucune victime.
     
    Cette attaque intervient quelques heures après qu'un engin explosif a explosé, dimanche, dans une colonne de camions transportant du matériel logistique pour les forces de la coalition internationale dans le sud de l'Irak, blessant une personne et endommageant deux camions.
     
    Aucune partie n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'incident et il n'a pas été possible d'obtenir des commentaires immédiats des autorités irakiennes et de l'ambassade américaine à ce sujet. Mais le timing de l'attaque à la roquette sur l'ambassade américaine en Irak est particulièrement provocateur car elle survient juste après que le commandant du CENTCOM Kenneth McKenzie se soit rendu en Irak pour des réunions. 
     
    Depuis la fin de l'année dernière, la zone verte (qui comprend le siège du gouvernement et les missions des ambassades étrangères) à Bagdad, ainsi que les bases militaires hébergeant les forces de la coalition internationale et les convois transportant du matériel logistique, ont été victimes de frappes de missiles et d'attaques.
     
    Les attaques avaient fortement diminué et étaient devenues rares depuis octobre dernier, lorsque les factions de la «Résistance irakienne» ont annoncé la cessation de leurs opérations contre les forces et intérêts étrangers, notamment américains, en Irak, pour leur permettre de se retirer du pays.
     
    Washington accuse les factions irakiennes proches de l'Iran, dirigées par «Kataeb Hezbollah», d'être derrière les attaques. Mais le Kataeb Hezbollah a publié une déclaration, quelques minutes après l'attaque, dans laquelle il affirme : "Le bombardement de l'Ambassade du Mal en ce moment est considéré comme un comportement incontrôlé. Les autorités compétentes doivent poursuivre les auteurs et les arrêter". Le fait qu'une milice autre que le Kataïb Hezbollah puisse être derrière les attaques à la roquette de ce soir, malgré les directives de l'Iran d'éviter les provocations avant l'entrée en fonction de Joe Biden, montre les limites d'Ismail Qaani, le successeur de Soleimani à la tête des forces al-Qods, dans le contrôle des milices. La condamnation du Kataeb Hezbollah peut également signifier qu'il y a actuellement des fissures parmi les milices soutenues par l'Iran. Le Kataeb Hezbollah avait déjà  nié toute responsabilité dans une attaque à la roquette le mois dernier.
     
    De son côté, le leader d'Asaib Ahl Al-Haq, a rappelé que  la "Résistance irakienne" ne visait pas l'ambassade américaine. Pourtant, en avril dernier, huit factions, qui se sont identifiées comme la «résistance irakienne», avaient annoncé dans un communiqué qu'elles viseraient les forces américaines sur le sol irakien après les avoir considérées comme des «forces d'occupation». Les huit factions proches de l'Iran sont: le Mouvement Asaib Ahl al-Haq, le Mouvement Al-Wafa, le Mouvement Jund Al-Imam, le Mouvement Al-Nujaba, les Brigades Sayyid Al-Shuhada, les Brigades Imam Ali, les Brigades Ashura et les Brigades Khorasan.

    A noter que l'ambassade américaine vient d'obtenir de nouveaux protecteurs ... Après le récent tweet du flamboyant leader chiite, Muqtada al-Sadr, dans lequel il a annoncé qu'il était prêt à aider le gouvernement à protéger l'ambassade américaine, apparemment certains de ses partisans de la brigade Saraya as-Salam se sont désormais à l'entrée de la Zone verte de Bagdad, prétendument pour protéger l'ambassade américaine.
    Vidéo des membres de Saraya as-Salam