BRIGADES ABDALLAH AZZAM

  • 2015-03-25 – Guerres dans le monde arabe

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    Aden est sur le point de tomber aux mains des miliciens chiites d’Ansarullah. La chute de la ville permettra à l’Iran et les milices chiites alliées à Téhéran de contrôler le détroit d’Hormouz et celui de Bab el-Mandeb, à la sortie de la mer rouge. La chute d’Aden serait un coup dur pour la sécurisation de cette importante voie maritime et la lutte contre les pirates somaliens. Sans compter que, désormais, il n’y a plus au Yémen que les organisations jihadistes d’al-Qaïda et de l’Etat Islamique pour s’opposer aux miliciens chiites. L’Arabie saoudite montre les dents et le sultanat d’Oman peut trembler.

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  • 24 au 27 octobre : Flambée de violence au Liban nord

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    Liban : objet de toutes les inquiétudes
    Ce weekend, c’est le Liban qui nous inquiète. Deux évènements majeurs ont eu lieu : de violents affrontements ont éclaté entre l’armée libanaise et des Islamistes à Tripoli et dans la région nord du Akkar. Et au sud Liban, c’est à une escalade dangereuse à laquelle vient de procéder le Hezbollah en tirant de puissants missiles sur des positions proches de la frontière israélienne supposées être occupées par des Jihadistes du Front al-Nosra. Le Hezbollah accuse les Israéliens d’avoir toléré leur présence dans cette région frontalière du Mont Hermon (Jabal esh-Sheikh) et du Golan syrien.

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  • Nouvelles de Syrie : 17 juillet 2014

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    Le pro-saoudien Zahran Aloush, chef du Front Islamique, est toujours vivant
    Zahran Aloush, le chef du Front islamique, un rassemblement de brigades syriennes rebelles  aidé par l’Arabie saoudite que l’Etat Islamique (Daesh) affirmait avoir tué au cours d’un attentat suicide, est toujours vivant comme en témoigne cette vidéo. Zahran avait réussi à stopper l’avancée des jihadistes de Daesh vers la région de Damas.
    http://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&v=aO6YOr4_qpY&feature=player_detailpage

    L'Etat islamique s'empare d'un gisement de gaz près de Homs
    Les combattants de l'Etat islamique (EI ou Daesh) ont pris le jeudi 17 juillet le contrôle du gisement de gaz de Chaar, au centre du pays,  au nord de Palmyre.
    L’offensive de Daesh a commencé par un attentat kamikaze selon une tactique qui lui est coutumière. Les combattants de l’Etat Islamique ont pris ensuite huit barrages de l’armée avant d'occuper le champ gazier. Vingt-trois membres des forces de sécurité qui défendaient le gisement ont été tués dans l'attaque menée par les islamistes qui ont perdu une douzaine de combattants.
    On est sans nouvelles de 340 membres des forces de défense nationale (milice pro-régime), des gardes et des trois techniciens se trouvant sur ce camp au moment de sa capture par Daesh.
    L’armée syrienne va tenter de reprendre le site et procède actuellement à d’intenses bombardements.

    Damas
    Une tentative d’assaut des rebelles en direction de la place des Abbassides à partir du quartier rebelle de Jobar était prévue pour le mercredi 16 juillet. Une source proche du Hezbollah a affirmé que les miliciens sunnites s’étaient regroupés dans un immeuble proche de la place. Mais les forces fidèles à Bachar el-Assad ont réussi à détruire l'immeuble, tuant un grand nombre de rebelles.
    Visite du front de Jobar (côté rebelle) donnant sur  la place des Abbassides à Damas. Progression à travers les tunnels :
    http://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&v=dANG0O4G8Ac&feature=player_detailpage
    Tandis que l’aviation du régime bombarde le quartier de Jobar :
    http://www.youtube.com/watch?list=UUnigacRk8PMRKK47soehLWA&v=k5ZkmvStue0&feature=player_detailpage

    Poursuite de la bataille du Qalamoun, à la frontière libano-syrienne
    Des combats violents se déroulent depuis plusieurs jours dans le massif montagneux du Qalamoun à la frontière libano-syrienne entre l’armée syrienne et le Hezbollah libanais d’un côté et l’Armée syrienne libre et le Front al-Nosra (al-Qaïda) de l’autre. On estime qu’entre 3000 et 5000 rebelles sunnites sont retranchés dans ces montagnes.

    La carte ci-dessus montre au bas de la ligne rouge le Liban avec la localité d’al-Qaa à gauche et Ersal à droite.

    Qalamoun 1.png

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    L’objectif des forces du régime syrien est de contrôler les nombreuses hauteurs qui surplombent la localité libanaise d’Ersal, et celles qui surplombent les versants Nord-est et sud-est de la Bekaa.
    Les rebelles syriens auraient eu 55 tués au cours de ces combats, parmi lesquels Omar Yakzane, un membre important des brigades islamistes Abdallah Azzam. Yakzane était le bras droit du religieux islamiste Sirajeddine Zreikat.
    Qalamoun 2.jpg 












    Damas dans le carré en rouge – Rankous au-dessus

    Le Hezbollah libanais supporte le gros de la bataille
    Le Hezbollah libanais a supporté le gros de la bataille, appuyé par les hélicoptères de combat de l’armée syrienne.  La tactique employée par la milice chiite libanaise était d’encercler et d’isoler les différents groupes rebelles et les anéantir les uns après les autres.
    E problème est que les insurgés sunnites se sont infiltrés dans les régions montagneuses tant en Syrie qu’au Liban et pourraient déplacer la bataille vers les localités chiites de la Bekaa libanaise, considérées comme des places fortes du Hezbollah. Cette éventualité est d’autant plus inquiétante que la communauté sunnite est chauffée à blanc actuellement au Liban, exaspérée par les évènements de Gaza et enthousiasmée par les succès sunnites en Irak.
     
    Un jihadiste marocain commet un attentat suicide contre l'armée syrienne
    Dans la Ghouta (région de Damas), un attentat suicide à la une voiture piégée a été perpétrée mercredi 16 juillet dans la localité de Mleiha, conquise par les rebelles en avril 2013 et reconquise pour moitié par l’armée syrienne au début du mois de mai 2014. Le kamikaze a visé un barrage de l’armée syrienne dans le but de briser le blocus qu’elle impose à cette région. L’auteur de l’attentat est un membre du Front al-Nosra de nationalité marocaine.

    Des Islamistes libyens participent à la bataille de Rass el-Aïn contre les Kurdes
    La bataille menée par Daesh contre la localité kurde de Rass el-Aïn fait toujours rage. Elle a été baptisée par les Jihadistes de l'EI « Badr al-Koubra » (en allusion à la bataille menée par le prophète Mohammad contre les infidèles). Des renforts ont été dépêchés des deux côtés : de nombreux Kurdes de Turquie et d’Irak venus défendre Rass el-Aïn d’un côté et des Jihadistes arabes et étrangers de l’autre. A noter que la brigade islamiste libyenne Bitar participe aux combats aux côtés de Daesh.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

  • Hamas-Israël : Risque d’un conflit long et meurtrier

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    Absence de médiation extérieure
    Le conflit qui a éclaté le 8 juillet 2014 entre le Hamas et Israël risque d’être long et meurtrier car, contrairement à ce qui s’était passé en 2012, aucun pays n’a de prise sur l’organisation islamiste palestinienne. L'Égypte, qui était intervenu comme médiateur lors du précédent conflit entre Israël et le Hamas, a rompu toute relation avec l’organisation islamiste de Gaza depuis la prise de pouvoir par le général Sissi. Et le régime égyptien a fait savoir, la semaine dernière, qu’elle n’avait aucune intention de faire pression sur Israël pour mettre un terme au conflit. Il ne resterait, comme médiateur possible que le Mahmoud Abbas ou la Turquie.

    Le Hamas peut résister six semaines
    Le Hamas a la capacité militaire de tenir environ six semaines. Son stock d’armement est estimé à 10 000 missiles environ. Il possède quelques missiles capables d’atteindre des objectifs éloignés de 160km au maximum, ce qui met une grande partie du territoire israélien à portée de ses armes. Mais le Hamas est obligé d’utiliser ces missiles de longue portée avec parcimonie car il aura du mal à reconstituer ses stocks en raison du blocus imposé par Israël et l’Egypte. 
    Il reste une éventualité (toute théorique) d’une entrée en jeu du Hezbollah, mais l’organisation chiite libanaise est très engagée en Syrie pour se laisser engagée sur un autre front. Quant aux organisations jihadistes libanaises, comme les brigades Abdallah Azzam, il est peu probable que le Hezbollah qui contrôle le Sud Liban les laisse s’approcher de la frontière israélienne pour tirer des missiles. Il semble, cependant, que trois missiles aient été tirés par les Brigades Abdallah Azzam le premier jour du conflit sur le nord d’Israël, mais l’Etat hébreu n’a pas confirmé cette information en provenance d’un correspondant à Beyrouth.

    Le Hamas a tout à gagner et plus rien à perdre
    Le Hamas est en proie à d’énormes difficultés financières depuis la chute du régime islamiste égyptien de Mohammad Morsi. C’est la raison pour laquelle il s’était récemment rapproché de l’Organisation de Libération Palestinienne (OLP) de Mahmoud Abbas.
    Aux abois, le Hamas doit à tout prix obtenir une « victoire », même symbolique, pour retrouver grâce auprès de la population palestinienne, un peu comme le Hezbollah en 2006.

    Israël veut la mise hors de combat pure et simple du Hamas
    L’Etat hébreu, cette fois, ne lâchera pas facilement sa proie.  Le gouvernement israélien ne peut accepter de voir Tel-Aviv à portée de fusées d’une organisation qu’il considère comme « terroriste ». Il est hors de question, pour Netanyahu, de négocier un cessez-le-feu qui permettrait à l’organisation palestinienne de conserver son stock de roquettes et missiles. Il avait déjà accepté un tel accord, mettant un terme à l’opération « Pilier de la défense » de novembre 2012. Et on a vu le résultat : le Hamas a bientôt repris son harcèlement du sud d’Israël a coup de roquettes et d’obus de mortier.
    C’est la raison pour laquelle Israël devrait finalement prendre le risque de lancer une opération terrestre contre le territoire palestinien de Gaza pour le « nettoyer » des infrastructures du Hamas et de ses armements.
    Une opération difficile, toutefois, car entrer sur le territoire de Gaza sera extrêmement risqué et couteux  pour les soldats israéliens.

    Netanyahu sensible à l’opinion internationale
    Pour l’instant, Benyamin Netanyahu n’a pas l’intention de négocier un cessez-le-feu. "Nous ne parlons avec personne en ce moment de cessez-le-feu, ce n'est pas à l'ordre du jour", a déclaré le Premier ministre lors d'une réunion de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, le 10 juillet.
    Mais le premier ministre israélien sait parfaitement qu’à la moindre bavure de l’armée, l’opinion internationale se retournera contre l’Etat hébreu. C’est la raison pour laquelle il affiche une relative modération. Il a, par exemple, refusé de couper l'approvisionnement d'électricité de la bande de Gaza, comme l'exigeaient les "faucons" de son gouvernement ou certains députés de droite et d'extrême droite.. Cet approvisionnement dépend d'Israël "Nous ne pouvons pas nous conduire comme la Russie en Tchétchénie", aurait-il dit, selon le Haaretz.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)

  • Les Brigades Abdallah Azzam lancent en arabe et en persan un ultimatum au Hezbollah

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    Les Brigades jihadistes Abdallah Azzam menacent le Hezbollah libanais
    Le porte-parole des Brigades Abdallah Azzam, cheikh Sirajeddine Zreikat, a lancé en arabe et en persan un ultimatum au Hezbollah, lundi 1er juillet, lui demandant de retirer ses troupes de Syrie  « avant qu'il ne soit trop tard ».
     « Je dis au parti de l'Iran, sortez vite de Syrie, avant qu'il ne soit trop tard », a lancé Zreikat sur son compte Twitter. « Si vous ne comprenez pas l'arabe, je vous le répèterais en iranien », a-t-il ajouté. C’est la raison pour laquelle l’ultimatum a été lancé une nouvelle fois en persan.

    Le Hezbollah libanais responsable de nombreux assassinats et attentats au Liban et en Syrie
    Pour Zreikat, le Hezbollah libanais est responsable des attentats contre les mosquées al-Takwa et al-Salam à  Tripoli, l'incendie de la mosquée Bilal à  Abra, d’assassinats des arrestations politiques, ainsi que des exactions et des meurtres en Syrie de nombreux civils, parmi lesquels des femmes et des enfants.
    Zreikat a également accusé le Hezbollah d’avoir assassiné Rafic Hariri et d'autres leaders du camp souverainiste libanais du « 14 Mars » comme Walid Eido, Samir Kassir, Gebran Tuéni, Wissam el-Hassan et Mohammad Chatah.

    Pour Zreikat, le terroriste est la rispote adéquate
    « Si le terrorisme est la riposte adéquate à  vos crimes, attendez-vous alors à  de nombreux épisodes qui vous feront oublier à  chaque fois ceux qui les ont précédés, jusqu'à  ce que nos familles et nos enfants retrouvent la sécurité en Syrie », a-t-il lancé.
     « Je vous préviens, parti de l'Iran, vous avez bâti une base solide au Liban pour votre guerre, puis vous avez réitéré vos agissements en Syrie. Je prie Dieu qu'il vous attire dans la bataille en Irak », a-t-il ajouté, accusant le Hezbollah de se faire « le gardien des frontières d'Israël»

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l’enfer des espions)

     

     

  • Alerte attentat Liban

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    Selon une information captée par un service surveillant les réseaux sociaux, les Brigades Abdullah Azzam prépareraient une attaque suicide contre des villages chiites proches d’Ersal (Hermel, Laboué). D’autres  informations concernent un projet de double attentat mené par l’EIIL, dans un avenir proche, dans la ville de Tripoli et/ou la banlieue sud, notamment contre un bâtiment occupé par les forces de sécurité libanaises.

    Qui sont les brigades Abdallah Azzam ?
    Les Brigades Abdullah Azzam étaient dirigées par le Saoudien Saleh Abdallah al-Qaraoui auquel a succédé Maged al-Maged jusqu’à sa mort dans des conditions mystérieuses, en janvier 2014,  après son arrestation par les services de sécurité libanais. Le Palestinien Mohammad Toufic Taha, qui reside dans le quartier Taamir du camp palestinien d’Aïn el-Héloué, proche de Saïda, pourrait être le successeur de Maged al-Maged.
    Les Brigades Abdallah Azzam opèrent à la fois au Liban et dans la péninsule Arabique. Le groupe figure sur la liste américaine des organisations terroristes ». Dans la nuit du 27 au 28 juillet 2010, un attentat suicide a endommagé le pétrolier japonais M. Star ancré dans le détroit d'Hormuz. Cette opération était revendiquée par les Brigades Abdallah Azzam.
    Ce groupuscule, inspiré idéologiquement par el-Qaïa, s'était rangé en 2007 aux côtés de Fatah al-Islam, un autre groupe islamique engagé dans des combats contre l'armée dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared à la sortie de Tripoli (Liban). Les Islamistes avaient été écrasés par l'armée libanaise et chassés du camp au prix de trois mois de combats faisant plus de 400 morts, dont 168 soldats.
    Les Brigades Abdallah Azzam ont revendiqué dans le passé des tirs de roquettes sur le nord d'Israël à partir du Liban ainsi que des attentats contre la représentation iranienne à Beyrouth.
    Le modus operandi des Brigades Abdullah Azzam est généralement un double attentat suicide, ce qui constitue leur signature.

    Jean René Belliard (auteur de Beyrouth, l'enfer des espions)