Brigade Zainebiyoun (chiite pro-iranien)

  • Syrie : Des avions non identifiés ont bombardé les positions de la brigade Zeinabiyoun

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    Des avions non identifiés, soupçonnés d'être israéliens, ont visé, à l'aube du jeudi 26 novembre, les positions de la "Brigade Zeinabiyoun" dans les secteurs d'e Jalaa et d'Hamdane, à l'ouest de la ville de Boukamal, dans l'est de la province de Deir EzZor.

    L''Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté, jeudi 26 novembre, que 20 miliciens chiites pakistanais pro-iraniens de la "Brigade Zeinabiyoun" avaient été tués dans de nouveaux raids visant des sites des milices pro-iraniennes dans la vallée d'Al-Jalab, dans le secteur de Boukamal, à l'est de Deir Ezzor. Deux commandants de terrain feraient partie des miliciens décédés.

    Le nombre de morts devrait augmenter car de nombreux blessés sont dans un état grave. Les bombardements ont infligé des destructions aux sites et aux véhicules.

    Il s'agit de la troisième incursion de ce type imputée en moins d'une semaine par l'Observatoire à l'Etat hébreu, qui confirme rarement ses frappes menées en Syrie. Les raids ont visé les environs de Boukamal, ville tout près de la frontière avec l'Irak, selon l'Observatoire. Depuis le début du conflit en 2011 en Syrie, Israël a mené des centaines de raids contre les forces du régime syrien mais aussi contre celles de ses alliés, l'Iran et le Hezbollah.

    La zone qui s'étend entre les villes de Boukamal et Mayadine dans l'est de la province de Deir Ezzor est sous influence iranienne, par le biais de groupes pro-iraniens combattant aux côtés des forces du régime syrien.

    L'ambassadeur israélien auprès de l'ONU a demandé cette semaine dans une lettre adressée au Conseil de sécurité une "action immédiate pour retirer les forces iraniennes du territoire syrien". Dans la nuit de mardi à mercredi, huit combattants pro-Iran ont été tués dans des raids aériens près de Damas, selon l'OSDH.

    Samedi déjà, près de Boukamal, des bombardements aériens imputés à Israël ont tué "huit Irakiens et six Afghans" engagés avec des milices pro-Iran, selon les informations rapportées par l'OSDH.

    Depuis quelque temps, les milices pro-iraniennes multiplient les checkpoints volants dans la ville de Boukamal. Ces barrages sont concentrés dans les environs des quartiers d’Al-Jameya et d’Al-Ketf, qui sont les principaux bastions des milices iraniennes dans la ville.

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  • Pakistan : Le retour de Syrie des combattants de la brigade chiite Zainabiyoun - un risque sécuritaire

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    L'Iran a profité des guerres en Irak, en Syrie et au Yémen pour accroître son influence dans ces pays à forte population chiite. Les Iraniens ont joué un rôle prédominant dans l'évolution des conflits en Irak, en Syrie et au Yémen, notamment en envoyant de nombreux mercenaires chiites.

    L'Iran s'est directement impliqué dans la guerre civile syrienne à un moment où les forces fidèles à Bachar al-Assad étaient en train de s'effondrer. Il est d'abord intervenu sous prétexte de protéger des sites considérés comme sacrés dans le chiisme. Mais, après avoir subi de lourdes pertes et face aux critiques acerbes de nombreux pays arabes , Téhéran est plutôt intervenu par le biais de nombreux groupes de mercenaires chiites organisés et armés par le Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI) et les forces spéciales al-Qods.

    Ces groupes comprennent la Brigade Fatemiyoun, réputée pour avoir un grand nombre de combattants recrutés parmi les chiites afghans, et la Brigade Zainabiyoun, désignée comme force de frappe, dont l'effectif est estimé entre deux et cinq mille membres de la communauté chiite pakistanaise.

    Les Gardiens de la révolution ont invité le Hezbollah libanais pour la première fois en Syrie en 2012. Plus tard, une quinzaine de groupes, dont des chiites afghans et pakistanais, ont été armés et envoyés sur le champ de bataille. Ces groupes ont eu un fort impact sur l'évolution de la guerre civile syrienne et la survie du régime d'Assad.

    Depuis quelque temps, le besoin de ces groupes armés diminue progressivement, le véritable problème étant maintenant de savoir quel sera leur avenir. L'un de ces groupes de mercenaires recrutés organisés par les Gardiens de la révolution iraniens, la Brigade Zainabiyoun, est particulièrement préoccupant à cet égard, car les membres de ce groupe armé, avec une grande expérience de combat, sont susceptibles de constituer une menace pour la sécurité nationale du Pakistan dans l'avenir.

    Pakistan et problèmes sectaires
    Le conflit chiite-sunnite au Pakistan prend un tour dangereux, chaque année, au mois de Muharram [le premier mois du calendrier lunaire islamique qui commémore le massacre de Karbala en l'an 680. Cette flambée est généralement le résultat soit d'attaques dans des zones à forte population chiite, soit de commentaires provocateurs ou de déclarations faites par des religieux chiites.

    Lors du dernier Muharram, un religieux chiite utilisant un langage provocateur et insultant dans une émission télévisée sur les trois premiers califes du prophète Mahomet (les trois qui ont précédé Ali, le premier imam chiite) a une fois de plus fait monter la tension au Pakistan. Une série de bagarres entre groupes chiites et sunnites du pays a accompagné la diffusion de séquences vidéo et de commentaires religieux provocateurs sur les réseaux sociaux.

    Quand on observe le grand nombre de précédents dans le passé, cette friction constante entre chiites et sunnites soulève la question de savoir si un conflit sectaire pourrait survenir au Pakistan, un conflit suffisamment grand pour mettre en danger sa sécurité intérieure et déclencher l'instabilité dans le pays. Ce fanatisme religieux et ces incidents sectaires au Pakistan remontent à la Révolution iranienne de 1979. Juste après la révolution, les chiites de la ville pakistanaise de Bakkar ont créé un mouvement pour mettre en œuvre l'interprétation chiite de la loi islamique.

    Le chef de ce mouvement était Arif Hussain al-Hussaini, un étudiant du leader de la révolution iranienne, l'ayatollah Khomeiny. Soutenu par l'Iran. Al-Hussaini a tenté de créer une sphère d'influence en capitalisant sur les réseaux auxquels il était affilié au Pakistan ainsi que sur les circonstances favorables et l'atmosphère idéologique générale engendrée par la révolution iranienne.

    Dans les madrasah pakistanaises, al-Hussaini diffusait une propagande en faveur de la révolution iranienne et incitait leurs jeunes à se rendre en Iran pour recevoir toutes sortes d’éducation. Al-Hussaini essayait également de diriger les efforts pour importer l'idéologie révolutionnaire de l'Iran au Pakistan. Ses efforts ont pris une dimension différente avec la création de la Brigade Zainabiyoun.

    Les années de propagande menée par le réseau al-Hussaini ont porté leurs fruits, et l'Iran a commencé à recruter très facilement des militants pakistanais pour la brigade Zainabiyoun, qui a été utilisée par l'Iran dans la guerre civile syrienne.

    La montée en puissance des organisations chiites pakistanaises n'est pas surprenante. Dans un pays où environ 80 à 85% des Pakistanais sont sunnites, qui adhèrent à diverses écoles de pensée islamiques sunnites (Deobandis, Barelvis, Soufis et Salafis / Wahhabites), les organisations chiites soutenues par l'Iran exercent une influence significative.

    Le Pakistan a été le théâtre de violences sectaires entre sunnites et chiites; Depuis 1986, date à laquelle les premiers incidents entre les deux communautés se sont produits, on a enregistré près de trois mille attaques sectaires depuis cette date. Elles ont coûté la vie à environ 10 000 personnes.

    La Brigade Zainabiyoun
    La brigade Zainabiyoun, qui a subi de nombreuses pertes dans les attaques de drones armés menées par les forces turques dans la province syrienne d'Edleb, est composée de chiites pakistanais. Elle est basée principalement autour d'Alep et de Damas. .

    La Brigade Zainabiyoun a été créée en 2014 à la suite d'une attaque de missiles par les milices salafistes sur le sanctuaire chiite de Sayyida Zaynab à Damas en 2012. Téhéran affirme que les miliciens chiites pakistanais ont été envoyés en Syrie pour protéger le sanctuaire de Sayyida Zaynab contre les attaques des rebelles sunnites syriens.

    Le groupe, qui tire son nom de Zaynab, la fille du cousin du prophète Mahomet et gendre Ali. Les membres de ce groupe sont beaucoup plus éduqués que les autres organisations soutenues par l'Iran. La majorité d'entre eux sont des étudiants pakistanais venus en Iran pour poursuivre leurs études ou des «pèlerins» venus accomplir des rituels chiites.

    L'Université internationale Al-Mustafa, située dans la ville de Qom en Iran, est l'un des centres de recrutement les plus importants où de nombreux étudiants pakistanais rejoignent les rangs de la brigade Zainabiyoun.

    Bien qu'on estime les effectifs du groupe entre deux et cinq mille militants, les responsables des services de renseignement pakistanais affirment que le nombre réel de combattants pakistanais pourrait être beaucoup plus élevé. La majorité des membres de la brigade Zainabiyoun viennent du Parachinar à dominance chiite dans le district de Kurram de la zone tribale sous administration fédérale (FATA), où le contrôle du gouvernement pakistanais est faible. Les recruteurs des combattants pakistanais en Syrie sont les Gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) et la Force al-Qods qui soutiennent le régime syrien.

    Les principaux outils de l'Iran: pauvreté et idéologie
    Au regard des études, la pauvreté et les motivations idéologiques semblent être les principales raisons pour les Pakistanais de s'engager dans la brigade Zainabiyoun . L'Iran fait miroiter des emplois et des revenus à la population chiite pakistanaise pauvre qui s'est réfugiée dans ce pays, il utilise également la foi en tant qu'outil d'exploitation sectaire-idéologique.

    La propagande chiite faite par l'Iran pour recruter des combattants dans la brigade Zaynabiyyoun a des répercussions au Pakistan. En mettant l'accent sur les sanctuaires chiites ciblés et désacralisés par l'Etat islamique, en particulier dans la guerre civile syrienne, l'Iran suscite également la haine contre les groupes sunnites combattant aux côtés de l'opposition en Syrie et persuade les Chiites de prendre les armes au nom de la protection de leur communauté

    Les jeunes chiites sont généralement plus sensibles à l'idéologie chiite, ce qui facilite l'activité des propagandistes de Téhéran pour recruter des volontaires pour les milices chiites. La promesse que ceux qui meurent pendant la guerre seront considérés comme des martyrs et enterrés dans la ville sainte iranienne de Qom est également utilisée comme un outil idéologique.

    Un autre atout de l’Iran est sa capacité à transformer la pauvreté en opportunité. Les pauvres parmi les chiites qui se sont réfugiés en Iran se voient offrir la citoyenneté, des emplois et un revenu stable pour eux-mêmes et leurs familles, et se sentent donc obligés d'accepter de se battre aux conditions qu'impose l'Iran. Sinon, ils risquent la déportation vers le Pakistan. Les combattants pakistanais se voient offrir un salaire mensuel moyen d'environ 120 000 roupies (700 à 750 dollars) en échange de leur engagement dans la milice Zaynabiyyoun. Ils se voient même promettre des vacances de 15 jours après trois mois.

    Toutes sortes de formations et tous les besoins essentiels sont organisés et satisfaits par la Force al-Qods, uité d'élite des Gardiens de la Révolution.

    Conséquences de la création de la brigade Zainabiyoun, des attaques anti-chiites ont commencé à se produire au Pakistan. A la fin de 2015, plus de 20 personnes ont perdu la vie et d'autres blessées par une explosion qui a eu lieu dans le centre de Parachinar, où la communauté chiite du district de Kurram de la zone tribale sous administration fédérale constitue la majorité.

    Lashkar-e-Jhangvi, un groupe anti-chiite violent, a revendiqué la responsabilité de l'attaque. Ali Abu Sufyan, le porte-parole du groupe, a déclaré que le but de l'attaque était «de se venger des crimes commis par l'Iran et Assad contre les musulmans syriens» et a ajouté qu'il avait averti le peuple de Parachinar d'arrêter d'aller en Iran pour rejoindre les rangs d’Assad et aussi cesser d’y envoyer des militants.

    Après cette première attaque, de nombreuses autres ont eu lieu dans des villes à population majoritairement chiite, sans compter les affrontements, qui ont lieu chaque année au mois de Muharram, dans tout le pays.

    Les groupes militants et la sécurité nationale du Pakistan
    La dynamique en Syrie a changé ces derniers temps et le besoin de groupes de combattants chiites étrangers a également diminué. Cette situation crée des incertitudes sur le sort de la Brigade Zainabiyoun et sur l'avenir que lui réserve l'Iran. Les services de renseignement pakistanais ont noté un nombre élevé de combattants rentrés de Syrie au Pakistan.

    Le principal problème vient de l'incapacité du Pakistan à mettre en place les mesures nécessaires jusqu'à présent. La question de savoir ce qui se passera lorsque ces militants reviendront au Pakistan est une question qui perturbe les experts en sécurité pakistanais. Le Pakistan pourra-t-îl faire face au retour de militants aguerris formés par les gardiens de la révolution islamique d'Iran et la force al-Qods et devenus des pions de l'Iran dans le pays ?

    Hormis les problèmes de sécurité qu'ils pourraient causer au Pakistan à l'avenir, la présence du groupe est déjà devenue une pomme de discorde au Pakistan. Parmi les dangers que ces militants pourraient poser; on trouve principalement l'influence idéologique que ces personnes pourraient avoir sur les jeunes. Ces militants, une fois revenus au Pakistan, constitueront un réseau d'influence de l'Iran dans la région.

    Le deuxième danger est que ces militants seront en mesure de rouvrir les plaies sectaires sensibles du Pakistan quand on leur en donnera l'ordre et de déclencher l'instabilité dans la région. De cette manière, Téhéran pourrait s'immiscer dans les affaires intérieures du Pakistan chaque fois qu'il le jugera nécessaire et continuer le jeu par procuration dans la région.

    Islamabad se comporte de manière très négligente à cet égard. Les autorités pakistanaises n'ont ni interdit les groupes et organisations appelant les jeunes Pakistanais à rejoindre la brigade Zainabiyoun, ni développé une politique stricte concernant l'utilisation du Pakistan par Téhéran comme une sorte de terre de recrutement de militants.

    Bien qu'il soit de notoriété publique que l'Iran recrute des militants au Pakistan, la réticence de l'administration d'Islamabad à réagir officiellement à la situation inquiète les experts en sécurité. Cette attitude du Pakistan s'explique par un certain nombre de considérations. La première est le fait que le Pakistan est depuis longtemps confronté à une crise économique et financière. Le Pakistan, qui se range normalement du côté de l'Arabie saoudite principalement pour des raisons économiques, se sent acculé en raison de la détérioration récente des relations avec Riyad.

    Cci explique sans doute pourquoi, Islamabad tient à éviter de nuire à ses relations avec l'Iran, notamment en prenant des mesures contre la Brigade Zaynabiyoun. La seconde est qu'Islamabad détesterait voir l'Iran se rapprocher de l'Inde au cas où il provoquerait une détérioration de ses relations avec Téhéran.

    Mais le temps passe et Islamabad n'a toujours pas pris de mesures pour faire face à la menace, ce qui risque d'augmenter encore les tensions sectaires dont le pays est coutumier.

    Selon les experts pakistanais de la sécurité, il est clair que l'Iran a un rôle indéniable dans les événements qui se déroulent au Pakistan. On peut citer le cas de Kulbhushan Yadav, qui serait un soldat de la marine indienne et un espion des renseignements indiens capturé à la frontière entre le Pakistan et l'Iran, ou encore le cas de la fuite en Iran d'Uzayr Baluj (ressortissant pakistanais et iranien, qui a assassiné de nombreuses personnes et est également impliqué dans de nombreux crimes organisés).

    En outre, on peut noter que la Brigade Zainabiyoun n’a jamais été sérieusement critiquée dans les médias pakistanais. Puisqu'aucune critique officielle de la Brigade Zainabiyoun n'est venue du gouvernement à ce jour, les médias pakistanais évitent également d'aborder la question. Pourtant, si les citoyens d'un pays, qui est vulnérable aux conflits sectaires, sont chargés par un autre pays de se battre en son nom, les médias ont la responsabilité de maintenir cette question à l'ordre du jour et d'enquêter sur elle dans le souci de la sécurité.

    De plus, c'est un fait que l'Iran n'a pas pleinement utilisé son influence au Pakistan dans les conflits sectaires jusqu'à aujourd'hui. Cependant, avec le retrait des forces américaines d'Afghanistan, il est prévisible que l'Iran jouira d'une influence qui pourrait menacer les équilibres régionaux. Une confirmation de cette situation alarmante est apportée par le fait, qu'après le meurtre de Qassem Suleimani, Ismail Qaani a été nommé nouveau commandant de la Force al-Qods, une division principalement responsable des opérations militaires extérieures.

    Avant de devenir le chef de la force al-Qods, Qaani a été étroitement impliqué dans le recrutement de militants du Pakistan et d'Afghanistan, ainsi que dans leur transport en Iran et leur entraînement. Le fait que Ghani dispose de larges réseaux dans la région et la connaisse très bien est un problème qui inquiète les experts en sécurité, car beaucoup trouvent très probable que l'Iran n'hésitera pas à utiliser les militants formés et expérimentés de la Brigade de Zainabiyoun dans l'éventualité d'un conflit sectaire au Pakistan.

  • Le Pakistan interdit une ramification d'un groupe chiite interdit

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    Le gouvernement pakistanais a interdit un groupe identifié comme Khatam-ul-Ambia, une ramification d'une organisation interdite impliquée dans le terrorisme en vertu de la loi antiterroriste de 1997, selon une notification publiée par le ministère de l'Intérieur mercredi.

    L'Autorité nationale antiterroriste a ajouté le nom de Khatam-ul-Ambia à sa liste d'organisations interdites après que le ministère de l'intérieur ait publié la notification.

    La notification n'a cependant pas révélé le nom du groupe interdit dont Khatam-ul-Ambia est une émanation.

    Un fonctionnaire du ministère de l'intérieur a cependant révélé que Khatam-ul-Ambia était une ramification du groupe interdit Ansar-ul-Hussain.

    "Il est lié à l'Ansar ul Hussain proscrit par le ministère de l'Intérieur en 2016", a déclaré le fonctionnaire. L'organisation est basée à Khyber Pakhunkhwa, a ajouté le fonctionnaire.

    Ansar-ul-Hussain, Interdit en décembre 2016, est un groupe radicalisé chiite qui recruterait dans la population chiite dans le district de Kurram et dans d'autres régions de Khyber Pakhtunkhwa pour lutter contre l'Etat islamique en Syrie. L'organisation est basée à Khyber Pakhunkhwa, a ajouté le fonctionnaire.

    Interdit en décembre 2016, Ansar-ul-Hussain est un groupe sectaire qui recruterait des hommes chiites dans le district de Kurram et dans d'autres régions de Khyber Pakhtunkhwa pour lutter contre l'ISIS en Syrie.

    L'Etat islamique a perdu le contrôle de son territoire en Syrie et en Irak, mais les responsables de la lutte antiterroriste à Karachi ont déclaré que des pakistanais participaient toujours activement au conflit syrien.

    L'information avait été révélé par un homme arrêté, soupçonné d'être un recruteur de la Brigade Zainebiyoun, et qui s'était rendu en Syrie pour combattre Daech. L'homme arrêté avait déclaré aux enquêteurs, selon un responsable de la sécurité, qu'environ 250 combattants pakistanais étaient toujours actifs en Syrie.

    La brigade Zainebiyoun (People of Zainab Brigade) est un groupe de combattants pakistanais pro-iraniens. Il a été formé pour protéger le sanctuaire de Sayyidah Zainab en Syrie en 2014 ou 2015, selon ce que l'on croit.

    L'implication de pakistanais en Syrie est un secret de polichinelle. Au cours de la dernière semaine de février 2020, au moins 18 membres de la brigade Zainebiyoun ont été tués lors d'attaques des forces turques dans la province syrienne d'Idlib. Leurs prières funéraires ont eu lieu dans la ville iranienne de Qom en mars.