Brigade Sultan Mourad

  • Syrie : Des miliciens pro-turcs tués et blessés dans un nouvel attentat à Afrin

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    Vendredi 6 novembre, un nouvel attentat a visé des militants pro-turcs dans la zone d'Afrin occupée par la Turquie dans la province d'Alep.

    Des hommes armés non identifiés ont ouvert le feu sur un véhicule de la brigade Sultan Murad alors qu'il passait sur une route dans le district de Ma'batli. Un militant a été tué et deux autres ont été blessés dans l'attaque, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

    La brigade Sultan Murad est une faction clé de l'Armée Nationale Syrienne, qui règne sur les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie.

    L'embuscade à Ma'batli a très probablement été tendue par l'un des groupes de guérilla kurdes actifs dans la région, comme les Forces de libération d'Afrin ou la Salle d'opérations de la Colère des olives.

    Un état de chaos règne dans les zones occupées par les Turcs dans le nord et le nord-est de la Syrie. Des attaques y ont lieu régulièrement.

    L'Etat islamique également actif dans la région
    Il y a deux jours, un haut commandant d'une milice soutenue par la Turquie a été assassiné dans la ville d'al-Bab, dans la province d'Alep. L'Etat islamique a revendiqué la responsabilité de cet attentat dans une déclaration publiée par son agence de presse Amaq le 6 novembre.

    Le même jour, un attentat à la bombe a frappé un poste de contrôle dans la partie occupée par les Turcs dans la province de Raqqa. Un militant a été tué et plusieurs autres ont été blessés.

  • Azerbaïdjan : Les corps de 120 mercenaires syriens reviennent d'Azerbaïdjan

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    L'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) a annoncé, mardi 13 octobre, l'arrivée en Syrie des corps de mercenaires des factions pro-Ankara tués dans les combats du Haut-Karabakh, accompagnés d'un lot de combattants revenus d'Azerbaïdjan.

    L'observatoire a rapporté que le nombre de mercenaires tués dans les combats du Haut Karabakh, aux côtés des forces azéries, se monte à 119. Malgré le nombre élevé de morts, les efforts turcs pour recruter des combattants et les envoyer en Azerbaïdjan se poursuivent à plein régime.

    L'OSDH rapporte que plus de 400 combattants des factions «Sultan Murad et Hamzat» et d'autres factions devraient être transférés par le gouvernement turc en Azerbaïdjan dans les prochains jours.

    Selon l'OSDH, la Turquie a transféré au moins 1 450 combattants syriens en Azerbaïdjan depuis le début des combats.

    Il a ajouté que les services de renseignement turcs continuaient de transférer et de former un grand nombre de membres des factions pro-turques à combattre en Azerbaïdjan.

    Selon l'OSDH, le gouvernement turc aurait assuré les mercenaires des factions syriennes pro-turques que leur rôle se limiterait à protéger les champs pétrolifères et les frontières d’Azerbaïdjan.

    Les combats, les plus féroces dans la région du Haut-Karabakh depuis 25 ans, retiennent l'attention du monde entier, en partie en raison de sa proximité avec des oléoducs transportant du pétrole et du gaz d'Azerbaïdjan et des risques d'entraîner des puissances régionales telles que la Turquie et la Russie dans le conflit.

    Ankara et Moscou subissent de plus en plus de pressions pour exercer leur influence dans la région et mettre fin aux combats.

    Le ministre arménien des Affaires étrangères Zahrab Mnatsakyanian a rencontré lundi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Moscou et a accusé l'Azerbaïdjan de tout faire pour accroître l'influence de la Turquie dans la région et d'utiliser des mercenaires fidèles à la Turquie.

  • La Turquie pourrait avoir envoyé des centaines de combattants syriens pro-turcs en Azerbaïdjan

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    La Turquie a envoyé 300 militants syriens en Azerbaïdjan, où ils doivent soutenir les forces armées azerbaïdjanaises en conflit avec l'Arménie, a rapporté le 24 septembre l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Selon l'OSDH, les combattants syriens ont été recrutés dans de nombreuses villes et villages de la région d'Afrin, au nord de la Syrie, occupée par la Turquie. La plupart d'entre eux sont membres des brigade Suleyman Shah et Sultan Mourad soutenues par la Turquie,.

    Les militants ont été informés qu'ils se rendaient en Azerbaïdjan pour garder la frontière avec l'Arménie. On leur a promis un salaire mensuel de 1 500 à 2 000 dollars.

    "L'Observatoire syrien n'a pas été en mesure de confirmer, avec certitude, que la destination finale [des militants] était bien l'Azerbaïdjan. Ils pourraient finalement sse retrouver en Libye ou une autre région", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.

    Il y a quelques jours, des militants de l'opposition syrienne ont partagé une photo qui prétendait montrer des militants syriens pro-turcs à bord d'un avion se dirigeant vers la capitale azérie, Bakou. La photo n'a pas encore été authentifiée. A noter que la Turquie a démenti l'information révélée par l'OSDH.

    Au cours des deux derniers mois, plusieurs rapports ont allégué que la Turquie avait recruté des militants syriens pour combattre avec les forces armées azerbaïdjanaises en tant que mercenaires contre les forces arméniennes.

    L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont engagés dans une série d'escarmouches militaires en juillet. À l'époque, la Turquie s'était engagée à fournir une assistance militaire aux forces armées azerbaïdjanaises.

  • Libye : la présence d'Ankara et de Moscou se poursuit, l'ANL appelle Washington

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    Alors que le gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de Gouvernement d'accord national (GNA), a observé l'arrivée de 5 avions russes, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a rapporté que 10 000 islamistes radicaux auraient été envoyés de Turquie en Libye. Pendant ce temps, l'Armée nationale libyenne (ANL), dirigée par le général Khalifa Haftar, a envoyé un message à Washington pour demander une intervention "internationale".
    Selon les rapports du GNA, gouvernement dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj, les 5 avions russes sont arrivés le 1er août à la ville côtière de Syrte et à la base de Jufra et, selon le porte-parole de la salle de commandement en charge du front, le brigadier Abdul Hadi Dara, les avions transportaient des mercenaires, des armes et des munitions pour les forces du général Haftar. En outre, a-t-il ajouté, deux avions en provenance de Syrie ont atterri à l'aéroport de Benghazi le 1er août et le 31 juillet, deux vols russes sont arrivés à l'aéroport d'Al-Abraq, dans le district de Derna.
    Déjà en avril dernier, des sources avaient rapporté que Moscou avait envoyé environ 300 combattants de Quneitra, dans le sud de la Syrie, sur les fronts de bataille libyens après un entraînement dans un camp près de Homs. Un rapport du ministère américain de la défense du 16 juillet parle cependant de 800 à 2 500 hommes. Selon les rapports, le régime syrien de Damas et la Russie ont décidé d'envoyer entre 300 et 400 anciens rebelles du gouvernorat syrien de Quneitra, en leur accordant une somme mensuelle de 1 000 dollars. Dans le même temps, la participation russe au conflit libyen est également attestée par la présence de mercenaires appartenant à une société privée, la société Wagner, bien que le Kremlin ait souligné à plusieurs reprises qu'il n'était pas directement responsable.
    Pour sa part, Ankara a également formé des combattants dans ses propres camps en Syrie, avant de les envoyer sur les fronts de bataille libyens pour combattre aux côtés des forces de Tripoli. Ce sont des militants issus des brigades Sultan Murad, un groupe rebelle armé actif dans la guerre civile syrienne, soutenu par la Turquie et aligné sur l'opposition syrienne, Suleyman Shah et al-Mutassim, une faction affiliée à l'Armée syrienne libre, une force rebelle qui vise à renverser le président syrien, Bachar al-Assad. Ankara, selon l'OSDH, garantit à ces mercenaires des passeports turcs, des incitations et un salaire mensuel d'environ 2 000 dollars. Selon les derniers chiffres de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le nombre de ces militants aurait atteint 17 000.
    Le journal al-Arabiya du 2 août ajoute, sur la base des derniers chiffres fournis par l'OSDH, qu'environ 10 000 "extrémistes", dont 2 500 citoyens tunisiens, sont arrivés en Libye. La question des islamistes radicaux, envoyés par la Turquie, a également été soulevée dans le rapport publié par le ministère américain de la défense. La crainte actuelle, explique al-Arabiya, est qu'en plus du conflit qui perdure, la Libye pourrait devenir un bastion des groupes terroristes vaincus ces dernières années en Syrie et en Irak. De là, les militants extrémistes auraient alors la possibilité de mettre en œuvre leurs plans dans la région du Sahel, dans le Sahara, ainsi qu'en Afrique de l'Ouest et en Europe.
    Pendant ce temps, le GNA et l'ANL, assistés par leurs alliés respectifs, continuent d'alimenter un climat de tension en Libye. Comme l'ont également signalé les Nations unies, le danger est que la crise conduise à un "conflit régional".
    Selon des sources d'al-Arabiya, l'armée de Haftar a envoyé un message à Washington, appelant à une action internationale et, en particulier, au contrôle des voies de communication terrestres et maritimes, pour s'assurer que les forces de Tripoli ne reçoivent pas d'armes et de combattants supplémentaires de l'allié turc. En parallèle, l'ANL a souligné son opposition à toute négociation avec Ankara. Cette décision a été prise après que le général Khalifa Haftar, le général en chef de l'Armée de libération nationale (ALN), ait souligné, dans la soirée du 1er août, la détermination de ses forces à contrer "l'invasion turque".

     

  • L'offensive turque au nord de la Syrie - Explications et conséquences - 30 août 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 30 août  2016
    Extrait de la newsletter publiée par Jean René Belliard le 29 août sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
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