Brigade Imam Ali (chiite/Hashd al-Chaabi)

  • Irak : Attaque de drones contre la résidence du premier ministre au coeur de la zone verte ultra-protégée de Bagdad

    Imprimer

    Une roquette s'est abattue à 02H15 dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre 2021 sur la résidence du Premier ministre irakien dans la Zone verte à Bagdad, sans que ce dernier ne soit blessé dans l'attaque, a-t-on appris auprès de deux sources sécuritaires. Vidéo.

    al-Kazimi 2.jpeg"Une roquette est tombée sur la maison" du premier ministre Moustafa al-Kazimi (photo ci-contre) a déclaré une source, sous couvert de l'anonymat, tandis qu'une autre a indiqué que ce dernier était "indemne" après l'attaque.

    Le premier ministre indemne
    Le Premier irakien Moustafa al-Kazimi "n'a pas été blessé" lors d'une "tentative d'assassinat ratée" commise dans la nuit de samedi à dimanche au moyen d'un "drone piégé" qui a visé sa résidence dans la Zone verte à Bagdad, a indiqué son bureau.

    Le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi a confirmé aller "bien" et a appelé "au calme et à la retenue'" dimanche après l'attaque au "drone piégé" contre sa résidence dans la Zone verte à Bagdad. "Je vais bien, Dieu soit loué, et j'appelle au calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l'Irak", a écrit M. Kazimi sur Twitter. Rappelons qu'en novembre 2020, un de ses conseillers avait révélé que « Kazimi était certain qu'il serait assassiné »

    L'attaque a été menée par trois drones kamikazes, dont deux ont été abattus
    La tentative d'assassinat contre le Premier ministre irakien dimanche à Bagdad a été menée par "trois drones, dont deux ont été abattus" par la garde rapprochée de Moustafa al-Kazimi, a-t-on appris auprès de deux sources de sécurité.

    Les trois appareils "ont été lancés depuis un site proche du pont de la République", sur la rive orientale du fleuve Tigre. Ils se sont ensuite dirigés vers la Zone verte, sur la rive occidentale, où se trouve la résidence du Premier ministre, a indiqué l'une de ces sources. "Deux drones ont été abattus" en vol, a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat. Le troisième a pu faire exploser sa charge contre la maison, blessant deux gardes du corps de M. Kazimi qui s'en est, lui, sorti indemne. La source sécuritaire a affirmé que les batteries de défense C-RAM de l'ambassade américaine, également située dans la Zone verte, n'étaient "pas entrées en action", sans pouvoir expliquer pourquoi.

    L'opération n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

    Les attaques au drone piégé se sont multipliées ces derniers mois en Irak, notamment contre des sites abritant des intérêts américains. Ces opérations sont rarement revendiquées mais très souvent saluées par les pro-Iran en Irak.

    L'attaque contre Moustafa al-Kazimi, condamnée par les Etats-Unis et plusieurs pays voisins de l'Irak, est la première à viser la résidence du Premier ministre. Elle survient au moment où les partis mènent des tractations en vue de former des coalitions parlementaires sur la base des résultats préliminaires des législatives du 10 octobre. L'Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d'anciens paramilitaires pro-Iraniens, a vu son nombre de sièges fondre à l'issue du vote et dénonce une "fraude" électorale. Certains partisans du Hachd accusent M. Kazimi d'être "complice" de cette "escroquerie". Plusieurs d'entre eux ont entamé des sit-in à proximité de deux entrées de la Zone verte pour protester contre les résultats des élections. Des heurts ont eu lieu vendredi avec les forces de sécurité près de l'une des entrées de la Zone verte. Selon une source sécuritaire, un manifestant a été tué, tandis qu'une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué "deux morts".

    L'affrontement entre les forces de sécurité irakiennes et les milices pro-iraniennes est inévitable
    La confrontation entre les forces irakiennes et les milices pro-iraniennes est inévitable. Si le Premier ministre ne prend pas la décision de les affronter, les milices, elles, prendront la décision. La survie des milices pro-iraniennes en Irak dépend du résultat de cet affrontement armé.

    Les menaces des miliciens pro-iraniens ont été faites publiquement comme en témoigne cette vidéo montrant le chef de la milice pro-iranienne Asa’ib Ahl al-Haq proférant des menaces contre le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi, quelques heures avant l'attaque de drone.

    Principaux leaders des milices pro-iraniennes liées à Ismaïl Qa'ani, le chef du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) :
    FDjxs_IXEAE8rvC.jpeg

     

  • Irak : Attaque à la roquette visant l'ambassade américaine à Bagdad

    Imprimer
    Au moins trois roquettes Katyusha ont atterri dans la zone verte fortement fortifiée de Bagdad dans ce qui semble être une attaque contre l'ambassade américaine. L'ambassade U.S. a confirmé l'attaque, ajoutant que des dégâts mineurs avaient été occasionnés au bâtiment.  Le site de lancement des roquettes, qui a été découvert par les forcees de sécurité, semble très basique et de faible technicité. 

    EpuD4YpWMAUtDAQ.jpeg

    Des sirènes ont retenti depuis l'enceinte de l'ambassade à l'intérieur de la zone, qui comprend des bâtiments gouvernementaux et des missions étrangères.
     
    Un responsable de la sécurité dont le bureau est situé à l'intérieur de la zone verte a déclaré que le système anti-missile américain C-Ram, construit pour défendre l'ambassade des États-Unis, a pu abattre l'un des missiles.

    Vidéo des tirs de C-Ram
     
    L'armée irakienne a déclaré qu'un groupe "hors-la-loi" était à l'origine du tir des roquettes.
     
    L'armée a ajouté dans un communiqué que les missiles ont touché un complexe résidentiel à l'intérieur de la zone verte, causant des dommages aux bâtiments et aux voitures, mais n'ont fait aucune victime.
     
    Cette attaque intervient quelques heures après qu'un engin explosif a explosé, dimanche, dans une colonne de camions transportant du matériel logistique pour les forces de la coalition internationale dans le sud de l'Irak, blessant une personne et endommageant deux camions.
     
    Aucune partie n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'incident et il n'a pas été possible d'obtenir des commentaires immédiats des autorités irakiennes et de l'ambassade américaine à ce sujet. Mais le timing de l'attaque à la roquette sur l'ambassade américaine en Irak est particulièrement provocateur car elle survient juste après que le commandant du CENTCOM Kenneth McKenzie se soit rendu en Irak pour des réunions. 
     
    Depuis la fin de l'année dernière, la zone verte (qui comprend le siège du gouvernement et les missions des ambassades étrangères) à Bagdad, ainsi que les bases militaires hébergeant les forces de la coalition internationale et les convois transportant du matériel logistique, ont été victimes de frappes de missiles et d'attaques.
     
    Les attaques avaient fortement diminué et étaient devenues rares depuis octobre dernier, lorsque les factions de la «Résistance irakienne» ont annoncé la cessation de leurs opérations contre les forces et intérêts étrangers, notamment américains, en Irak, pour leur permettre de se retirer du pays.
     
    Washington accuse les factions irakiennes proches de l'Iran, dirigées par «Kataeb Hezbollah», d'être derrière les attaques. Mais le Kataeb Hezbollah a publié une déclaration, quelques minutes après l'attaque, dans laquelle il affirme : "Le bombardement de l'Ambassade du Mal en ce moment est considéré comme un comportement incontrôlé. Les autorités compétentes doivent poursuivre les auteurs et les arrêter". Le fait qu'une milice autre que le Kataïb Hezbollah puisse être derrière les attaques à la roquette de ce soir, malgré les directives de l'Iran d'éviter les provocations avant l'entrée en fonction de Joe Biden, montre les limites d'Ismail Qaani, le successeur de Soleimani à la tête des forces al-Qods, dans le contrôle des milices. La condamnation du Kataeb Hezbollah peut également signifier qu'il y a actuellement des fissures parmi les milices soutenues par l'Iran. Le Kataeb Hezbollah avait déjà  nié toute responsabilité dans une attaque à la roquette le mois dernier.
     
    De son côté, le leader d'Asaib Ahl Al-Haq, a rappelé que  la "Résistance irakienne" ne visait pas l'ambassade américaine. Pourtant, en avril dernier, huit factions, qui se sont identifiées comme la «résistance irakienne», avaient annoncé dans un communiqué qu'elles viseraient les forces américaines sur le sol irakien après les avoir considérées comme des «forces d'occupation». Les huit factions proches de l'Iran sont: le Mouvement Asaib Ahl al-Haq, le Mouvement Al-Wafa, le Mouvement Jund Al-Imam, le Mouvement Al-Nujaba, les Brigades Sayyid Al-Shuhada, les Brigades Imam Ali, les Brigades Ashura et les Brigades Khorasan.

    A noter que l'ambassade américaine vient d'obtenir de nouveaux protecteurs ... Après le récent tweet du flamboyant leader chiite, Muqtada al-Sadr, dans lequel il a annoncé qu'il était prêt à aider le gouvernement à protéger l'ambassade américaine, apparemment certains de ses partisans de la brigade Saraya as-Salam se sont désormais à l'entrée de la Zone verte de Bagdad, prétendument pour protéger l'ambassade américaine.
    Vidéo des membres de Saraya as-Salam
  • Syrie : Des avions non identifiés ont attaqué des bases de milices pro-iraniennes dans l'est de la Syrie - environ 15 tués

    Imprimer

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) rapporte que des avions non identifiés ont attaqué des positions de milices pro-iraniennes dans la région de Boukamal dans l'est de la Syrie, près de la frontière avec l'Irak, le 3 août. Selon l'OSDH, environ 15 combattants irakiens pro-iraniens ont été tués au cours de l'attaque aérienne.
    Le rapport indique que l'attaque aérienne a duré environ quatre heures. Les attaques ont été menées sur les bases du groupe chiite pro-iranien "brigade Imam Ali" à Al-Sekk et les environs. Des dépôts d'armes ont été détruits et des dommages importants ont été causés aux bases elles-mêmes.
    Les morts et les blessés ont été emmenés en Irak après l'attaque.
    L'OSDH ne dit pas qui a pu mener cette attaque. Lors d'attaques précédentes, des sources syriennes avaient déclaré qu'Israël ou les États-Unis étaient impliqués dans ces frappes contre des cibles dans la région de Boukamal.

  • Irak: Nouvelle frappe – au moins six chefs de milice pro-iraniens tués au nord de Bagdad

    Imprimer