Brigade Faylaq al-Sham (pro-turque)

  • Syrie : Tirs de représailles des groupes pro-Ankara contre les forces du régime

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    Des groupes rebelles pro-Ankara ont lancé des centaines d'obus sur des positions du régime syrien dans la province d'Idleb, en représailles à la mort la veille d'environ 80 combattants pro-turcs dans des raids russes, a indiqué mardi une ONG.

    Lundi, l'aviation russe a visé un camp d'entraînement de "Faylaq al-Cham", un groupe allié de la Turquie, dans le nord-ouest d'Idleb, tuant 78 de ses combattants et blessant plus de 90 autres.

    Le Front de libération nationale (FNL), coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont fait partie Faylaq al-Cham, a juré vengeance dans la foulée.

    "Depuis lundi soir, les factions du FNL ont lancé des centaines de roquettes et de tirs d'artillerie sur plusieurs zones contrôlées par les forces du régime dans le sud et l'est d'Idleb", ainsi que dans les provinces adjacentes de Hama, Alep et Lattaquié, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Le porte-parole du FNL, Naji Moustafa, a qualifié ces frappes de "réponse immédiate et directe au crime" de la veille, précisant à l'AFP que les tirs de représailles avaient ciblé des forces du régime notamment dans le sud d'Idleb et le nord de Hama.
    "La réponse se poursuivra et elle sera dure et forte", a-t-il martelé, accusant la Russie d'essayer de "saboter" la trêve en vigueur à Idleb depuis mars dernier.
    Selon l'OSDH, les forces du régime ont également bombardé des zones contrôlées par les groupes rebelles à Idleb et dans le nord de Hama.

    La moitié de la province d'Idleb ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l'ensemble du territoire. La région, qui abrite trois millions d'habitants, est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham mais abrite également des groupes rebelles moins influents, y compris ceux du FNL.

    La trêve décrétée en mars avait stoppé une énième offensive du régime qui, accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, avait coûté la vie à plus de 500 civils, selon l'OSDH.

  • Syrie : près de 80 rebelles pro-turcs tués dans des raids "russes" à Edleb

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    Près de 80 combattants rebelles syriens affiliés à Ankara ont été tués lundi dans des raids aériens "russes" menés contre un camp d'entraînement dans la province d'Edleb, dans le Jebel Al-Duwailah, nord-ouest de la Syrie,  à 10km de la frontière turque, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    "Le plus lourd bilan"
    "Ce bilan est le plus lourd depuis l'entrée en vigueur de la trêve" dans la province d'Idleb, a indiqué M. Abdel Rahmane. Des dizaines de combattants se trouvaient dans le camp au moment des frappes.

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    Vidéo d'un avion russe dans le ciel de la province d'Edleb

    La Russie aide militairement le régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie tandis que la Turquie soutient certains groupes insurgés d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle.

    Les deux puissances extérieures ont négocié à plusieurs reprises des cessez-le-feu précaires pour le nord-ouest syrien et une trêve fragile reste en vigueur depuis mars dans le secteur, malgré des combats sporadiques.

    Les frappes de lundi imputées par les rebelles à Moscou ont tué près de combattants, selon un nouveau bilan fourni par Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui avait fait état dans un premier temps de 34 morts.

    Le bilan pourrait encore être revu à la hausse car il y a aussi une centaine de blessés, "dont certains dans un état critique", a-t-il averti.

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    Les raids aériens ont visé une position tenue par la brigade Faylaq al-Cham, faction de supplétifs syriens soutenue par Ankara, selon l'OSDH.

    Cette position, dans le nord-ouest de la province d'Idleb, avait récemment été transformée en camp d'entraînement et des dizaines de combattants s'y trouvaient réunis, selon M. Abdel Rahmane.

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    Seif al-Raad, un porte-parole du Front national de libération --coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont Faylaq al-Cham est l'une des principales composantes -- a confirmé à l'AFP un raid aérien russe qui a fait "des morts et des blessés", sans fournir de bilan précis.

    Il a également dénoncé les "violations" par l'aviation de Moscou et par les forces du régime de la trêve négociée par la Turquie et par la Russie, avec "des positions militaires, des villages et des localités continuellement pris pour cibles".

    Il est clair que le bombardement du camp d'entraînement de la brigade Faylaq al-sham à proximité de la frontière turque est un message clair de Moscou à Ankara.

    Les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) contrôlent près de la moitié de la province d'Idleb mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

    Vidéo de combattants de Faylaq al-Sham prise la veille du bombardement dans le camp d'entraînement.