Brigade Faylaq al-Sham (pro-turque)

  • Syrie : Arrestation d'un haut responsable de l'Etat islamique

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    Jeudi 16 juin 2022, la coalition internationale de lutte contre l'Etat islamique a annoncé l'arrestation d'un dirigeant éminent de l'organisation lors d'une opération en Syrie.

    La coalition a déclaré dans un communiqué : "Les forces de la coalition ont arrêté un dirigeant éminent de l'Etat islamique lors d'une opération en Syrie, le 16 juin" à l'issue d'un violent échange de tirs avec des hommes armés. 

    Le communiqué précise que "le dirigeant arrêté a été qualifié d'expert dans la fabrication d'explosifs, et qu'il est l'un des hauts dirigeants de l'organisation en Syrie". Les responsables américains ont identifié la cible du raid comme étant Hani Ahmed al-Kurdi. Les sources ont indiqué qu'al-Kurdi était connu comme le « Wali » de Raqqa en Syrie. Wali est le terme arabe traditionnel pour gouverneur.

    La coalition a déclaré qu'aucun civil n'avait été blessé lors de l'arrestation du chef de l'Etat islamique, car "elle avait été soigneusement planifiée pour réduire les pertes collatérales", ajoutant qu'aucune perte n'a également été enregistrée dans les biens ou les avions de la coalition.

    La coalition a confirmé que ses forces "continueront à traquer les restes de l'Etat islamique où qu'ils se trouvent pour assurer leur défaite définitive".

    Six hélicoptères américains ont déposé au sol des troupes aéroportées dans la campagne de Jarablus, à la frontière avec la Turquie et ll est probable que l'opération avait pour but la capture de dirigeants de l'Etat islamique. Les hélicoptères étaient deux hélcoptères MH-47G (vidéo) et quatre MH-60M du 160th Special Operations Aviation Regiment "Night Stalkers". Ce régiment est généralement chargé de missions hautement sensibles. L'un des MH-60M aurait été endommagé mais a été évacué. La position attaquée par les commandos américains était une position de l'organisation islamiste pro-turque Faylaq al-Shām soutenue par la Turquie et qui, visiblement, protégeait le haut responsable de l'Etat islamique.

    La décision de la coalition dirigée par les États-Unis de lancer une opération aéroportée complexe pour capturer al-Kurdi, qui se cachait dans un village occupé par les forces pro-turques, pourrait être le signe d'une mauvaise coopération et coordination sur les questions de lutte contre le terrorisme entre Washington et Ankara.

    C'est la deuxième fois qu'une force de la coalition dirigée par les États-Unis sort de ses zones d'influence dans le nord-est de la Syrie pour mener un raid. La première fois, c'était le 3 février 2022, lorsqu'une importante force américaine a attaqué la cache du chef de l'Etat islamique Abu Ibrahim al-Hashimi al-Qurashi dans la région du nord-ouest de la Syrie, dans le Grand Edleb. Abu Ibrahim a été tué au cours du raid. Il a été remplacé par Abu al-Hassan al-Hashimi al-Qurashi en mars 2022. En mai 2022, les médias ont affirmé qu'Abu al-Hassan avait été capturé par les forces de sécurité turques dans la ville d'Istanbul. Cependant, la Turquie n'a pas encore confirmé l'information.

  • Syrie : Tirs de représailles des groupes pro-Ankara contre les forces du régime

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    Des groupes rebelles pro-Ankara ont lancé des centaines d'obus sur des positions du régime syrien dans la province d'Idleb, en représailles à la mort la veille d'environ 80 combattants pro-turcs dans des raids russes, a indiqué mardi une ONG.

    Lundi, l'aviation russe a visé un camp d'entraînement de "Faylaq al-Cham", un groupe allié de la Turquie, dans le nord-ouest d'Idleb, tuant 78 de ses combattants et blessant plus de 90 autres.

    Le Front de libération nationale (FNL), coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont fait partie Faylaq al-Cham, a juré vengeance dans la foulée.

    "Depuis lundi soir, les factions du FNL ont lancé des centaines de roquettes et de tirs d'artillerie sur plusieurs zones contrôlées par les forces du régime dans le sud et l'est d'Idleb", ainsi que dans les provinces adjacentes de Hama, Alep et Lattaquié, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Le porte-parole du FNL, Naji Moustafa, a qualifié ces frappes de "réponse immédiate et directe au crime" de la veille, précisant à l'AFP que les tirs de représailles avaient ciblé des forces du régime notamment dans le sud d'Idleb et le nord de Hama.
    "La réponse se poursuivra et elle sera dure et forte", a-t-il martelé, accusant la Russie d'essayer de "saboter" la trêve en vigueur à Idleb depuis mars dernier.
    Selon l'OSDH, les forces du régime ont également bombardé des zones contrôlées par les groupes rebelles à Idleb et dans le nord de Hama.

    La moitié de la province d'Idleb ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l'ensemble du territoire. La région, qui abrite trois millions d'habitants, est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham mais abrite également des groupes rebelles moins influents, y compris ceux du FNL.

    La trêve décrétée en mars avait stoppé une énième offensive du régime qui, accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, avait coûté la vie à plus de 500 civils, selon l'OSDH.

  • Syrie : près de 80 rebelles pro-turcs tués dans des raids "russes" à Edleb

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    Près de 80 combattants rebelles syriens affiliés à Ankara ont été tués lundi dans des raids aériens "russes" menés contre un camp d'entraînement dans la province d'Edleb, dans le Jebel Al-Duwailah, nord-ouest de la Syrie,  à 10km de la frontière turque, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    "Le plus lourd bilan"
    "Ce bilan est le plus lourd depuis l'entrée en vigueur de la trêve" dans la province d'Idleb, a indiqué M. Abdel Rahmane. Des dizaines de combattants se trouvaient dans le camp au moment des frappes.

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    Vidéo d'un avion russe dans le ciel de la province d'Edleb

    La Russie aide militairement le régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie tandis que la Turquie soutient certains groupes insurgés d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle.

    Les deux puissances extérieures ont négocié à plusieurs reprises des cessez-le-feu précaires pour le nord-ouest syrien et une trêve fragile reste en vigueur depuis mars dans le secteur, malgré des combats sporadiques.

    Les frappes de lundi imputées par les rebelles à Moscou ont tué près de combattants, selon un nouveau bilan fourni par Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui avait fait état dans un premier temps de 34 morts.

    Le bilan pourrait encore être revu à la hausse car il y a aussi une centaine de blessés, "dont certains dans un état critique", a-t-il averti.

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    Les raids aériens ont visé une position tenue par la brigade Faylaq al-Cham, faction de supplétifs syriens soutenue par Ankara, selon l'OSDH.

    Cette position, dans le nord-ouest de la province d'Idleb, avait récemment été transformée en camp d'entraînement et des dizaines de combattants s'y trouvaient réunis, selon M. Abdel Rahmane.

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    Seif al-Raad, un porte-parole du Front national de libération --coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont Faylaq al-Cham est l'une des principales composantes -- a confirmé à l'AFP un raid aérien russe qui a fait "des morts et des blessés", sans fournir de bilan précis.

    Il a également dénoncé les "violations" par l'aviation de Moscou et par les forces du régime de la trêve négociée par la Turquie et par la Russie, avec "des positions militaires, des villages et des localités continuellement pris pour cibles".

    Il est clair que le bombardement du camp d'entraînement de la brigade Faylaq al-sham à proximité de la frontière turque est un message clair de Moscou à Ankara.

    Les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) contrôlent près de la moitié de la province d'Idleb mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

    Vidéo de combattants de Faylaq al-Sham prise la veille du bombardement dans le camp d'entraînement.