Brigade Baqer

  • Syrie : 20 combattants prorégime tués dans une attaque de l'Etat islamique

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    Au moins 20 combattants du régime syrien ont été tués mercredi 3 février 2021 dans une attaque imputée à l'Etat islamique menée dans le vaste désert central du pays, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'attaque a eu lieu aux petites heures du matin. Les jihadistes ont attaqué les troupes gouvernementales déployées le long d'une route reliant la ville de Sukhnah dans l'est de Homs à la ville d'Ithriyah dans l'est de Hama.

    Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la chute de son "califat", l'Etat islamique continue de lancer des attaques meurtrières notamment dans le désert de la Badiya qui s'étend des provinces centrales de Homs et Hama, jusqu'à celle de Deir ez-Zor, dans l'extrême Est.

    Une attaque imputée aux jihadistes dans la province de Hama a tué "20 combattants des forces du régime et des groupes alliés", a indiqué l'OSDH. Parmi les victimes figurent 12 combattants d'une milice locale appelée "brigade Baqer. Les membres de la brigade Baqer décédés (photo) étaient tous originaires d'Alep. Fondée en 2012 à Alep, la Brigade Baqer est l'un des plus grands groupes soutenus par l'Iran en Syrie. Le groupe compte plus de 3000 combattants. Il opère sur plusieurs lignes de front, principalement contre les cellules de l'Etat islamique dans la région centrale.

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    Les jihadistes ont également essuyé des pertes, a ajouté l'OSDH, sans fournir de bilan exact.

    Après avoir autoproclamé en 2014 un "califat" à cheval sur la Syrie et l'Irak, l'Etat islamique a enchaîné les défaites dans les deux pays avant de s'écrouler en mars 2019 en Syrie. Ces derniers mois, la Badiya a été le théâtre de combats réguliers entre les jihadistes qui ont renoué avec la clandestinité et les forces du régime, appuyées par des frappes aériennes de l'allié russe.

    Fin décembre, au moins 37 soldats du régime ont été tués dans une attaque revendiquée par l'Etat islamique et visant un bus qui les ramenait chez eux pour une permission, selon l'OSDH. Il s'agissait d'un des assauts les plus meurtriers depuis la chute du "califat".

    Les forces pro-russes du Cinquième Corps d'assaut et la Brigade palestinienne al-Quds, continuent d'essayer de sécuriser la route Deir Ezzor-Homs avec l'appui des avions de combat russes. Mais cette route stratégique reste extrêmement dangereuse en raison des nombreuses embuscades tendues par les jihadistes de Daech.

    L'OSDH a rapporté que les affrontements entre les forces du régime et l'Etat islamique se poursuivaient toujours ce mercredi matin sur plusieurs axes au sein du triangle Alep-Hama-Raqqa et dans les deux provinces de Homs et Deir ez-Zor.

    Le nombre de pertes humaines pendant la période allant du 24 mars 2019 à nos jours a atteint 1270 morts dans les rangs des forces du régime et des militants qui leur sont fidèles de nationalités syrienne et non syrienne, dont au moins deux russes, en plus à 145 miliciens pro-iraniens de nationalités non syriennes, Ils ont tous été tués lors d'attaques, d'attentats et d'embuscades de l'Etat islamique dans l'ouest de l'Euphrate, le désert de Deir ez-Zor, Raqqa, Homs et As-Soueida.

    L'OSDH a également documenté le meurtre de 4 civils travaillant dans les champs de gaz et de 11 bergers en plus d'une citoyenne, d'une jeune fille et de deux hommes dans les attaques de l'Etat islamique. Les pertes de l'Etat islamique sont estimées par l'OSDH à 703 jihadistes tués au cours de la même période au cours d'attaques et de bombardements aériens.