Brigade 444

  • Libye : Craintes d'une reprise des combats à Tripoli et d'une partition du pays

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    uneLes politiciens et les observateurs ont mis en garde contre le danger d'affrontements armés  entre les milices déployées dans la capitale, Tripoli, pour contrôler des zones vitales et y imposer leur influence.

    Ils attirent l'attention sur le fait que les « milices » de Tripoli, se déplacent de manière suspecte sur le terrain, ce qui laisse présager de futurs affrontements.

    Les analystes ont exprimé leurs craintes d'une escalade du conflit dans un proche avenir. Il y a une tendance à un scénario de "partition", notamment au vu de la marginalisation de grandes régions du pays, malgré les ressources naturelles qu'elles possèdent.

    L'homme politique libyen et ancien chef du conseil local de la région de Tobrouk, Faraj Yassin, a déclaré que la Grande-Bretagne avait averti ses citoyens, il y a quelques jours, de quitter la Libye.

    Tripoli est le théâtre de mouvements des « milices », selon les observateurs, ce qui sont des signes avant-coureurs d'un possible nouveau round d'affrontements. Ces mouvements concernent es groupes tels que « Al-Baqara », « Force spéciale de Dissuasion », « Ghaniwa », « 444 », « Tripoli révolutionnaires », « Bataillon 301 » et la « Stability Support Agency ». Avant et après l'annonce du report des élections présidentielles, qui étaient prévues le 24 décembre 2021, on a assisté à des affrontements à l'arme moyenne et lourde, entre ces milices, pour le contrôle des quartiers de la capitale.

    Refus des courants extrêmes
    Nombreux sont les Libyens qui reprochent aux pays occidentaux leur intervention dans la crise libyenne, ce qui a eu pour résultats le maintien de courants extrémistes. Le peuple libyen avait pourtant exprimé leur refus de es courants, comme cela est apparu clairement dans les résultats des élections législatives de 2014. Le résultat est que les Frères musulmans ont conservé leur influence en Libye alors qu'ils n'ont plus leur place dans d'autres pays de la région comme l'Egypte et la Tunisie. Les Libyens ne comprennent pas pourquoi on a voulu trouver une solution politique et prévoir des élections avant de désarmer les milices comme préambule à toute recherche de solution. Pourquoi, s'interrogent les Libyens, l'Occident ferme-t-il les yeux sur l'action des Frères musulmans en Libye, alors qu'ils condamnent les mouvements islamistes dans des pays comme l'Afghanistan.  

    Scénario de partition
    Il y a des risque que le pays se dirige vers le scénario le plus dangereux, celui de la « partition ». On assiste, en effet, à une marginalisation des régions de Cyrénaïque (est ) et du Fezzan (sud). Les habitants constatent que leurs régions sont abondantes en eau, pétrole et autres ressources, mais que ces richesses ne leur profitent pas.

    Les analystes décrivent la Libye comme un « géant endormi », déclare Yassin, le chef du conseil local de la région de Tobrouk, en raison de ses capacités dans les domaines du pétrole et du tourisme qui pourraient générer de gros revenus s'ils étaient bien utilisés.

    Pour Yassin, la solution commence par « le démantèlement et le désarmement des milices, et l'élimination des mercenaires et des combattants étrangers. Seulement alors, les Libyens pourront s'asseoir et s'entendre entre eux ».

    Depuis le report des élections présidentielles, la plupart des villes libyennes ont connu des manifestations appelant à des élections comme issue au chaos dont souffre le pays, exprimant leur désir de revenir à un état normal et leur refus d'un retour à un état de conflit. 

  • Libye : Des officiers turcs infiltrés dans la zone contrôlée par l'Armée Nationale Libyenne du maréchal Haftar

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    Le site Web « 218 » a révélé que des officiers turcs avaient installé un système de défense aérienne et s'étaient installés à l'intérieur d'une usine de fabrication militaire à Bani Walid. 

    Les officiers turcs ont profité d'une opération militaire menée dans la ville de Beni Walid par la « brigade de combat 444 », sous le commandement de Mahmoud Hamza, , il y a quelques jours, pour entrer dans la localité et effectuer leur mission. Comme la brigade "444" se déplace sans consulter aucun appareil de sécurité du  gouvernement ou du Conseil présidentiel. En conséquence, ceux-ci  ne sont pas au courant de leurs mouvements et donc de l'activité des officiers turcs qui ont accompagné la brigade à l'intérieur de la ville de Bani Walid. Ankara se défend en affirmant être préoccupée par les mouvements de l'armée du maréchal Khalifa Haftar à Bani Walid, et la possibilité d'utiliser la ville comme place de transit ou de ravitaillement.

    L'Union Européenne prête à aider le gouvernement libyen à expulser les forces étrangères au pays sous l'égide de l'ONU
    Un document européen critique le rôle de la Turquie en Libye, sans la nommer. L'Union européenne déclare être prête à  mener une mission militaire sous tutelle de l'ONU dans le but de soutenir le gouvernement libyen pour expulser toutes les forces étrangères ou les mercenaires présents dans le pays. 

    En juin 2021, le gouvernement libyen avait affirmé l'importance urgente d'éliminer tous les mercenaires, forces étrangères et groupes armés, pour parvenir à la sécurité et à la stabilité dans le cadre d'un plan global.

    En plus des milliers de mercenaires syriens qu'Ankara a amenés ces derniers mois sur le territoire libyen, environ 6 000 d'entre eux y sont toujours stationnés, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.