Brière Benjamin (touriste français arrêté)

  • Iran : Les médias iraniens rapportent l'arrestation d'un espion israélien

    Imprimer

    La télévision d'Etat iranienne a rapporté qu'un agent des renseignements israéliens avait été arrêté dans la province de l'Azerbaïdjan oriental (en rouge sur la carte ci-dessous) , au nord-ouest du pays. Plusieurs autres arrestations ont également eu lieu dans le même contexte. Les personnes arrêtées sont soupçonnées d'être liées à des services de sécurité étrangers. Aucun détail n'est fourni à ce stade.

    Il n'a pas été précisé si  l'espion israélien arrêté était de nationalité iranienne ou israélienne.

    Le directeur du renseignement dans la province de l'Azerbaïdjan oriental a déclaré: "Nous nions la présence d'éléments takfiristes dans la province, mais un espion israélien et plusieurs espions travaillant pour les services de sécurité étrangers ont été arrêtés dans la province".

    La République islamique refuse de reconnaître Israël et l'a accusé d'être à l'origine d'actes de sabotage et d'assassinats de scientifiques impliqués dans son programme nucléaire. Un Iranien, Mahmoud Mousavi Majd, condamné pour espionnage au profit des services de renseignement américains et israéliens a été exécuté le 20 juillet 2020. Il était accusé d'espionnage au profit de la CIA et du Mossad et de transmission de données sur les mouvements du général Qasem Soleimani.

    Les autorités iraniennes arrêtent régulièrement des ressortissants étrangers qu'elles accusent d'espionnage. Le 11 août 2020, les autorités iraniennes ont annoncé l'arrestation de cinq citoyens iraniens soupçonnés d'espionnage pour Israël, la Grande-Bretagne et l'Allemagne. Les arrestations avaient eu lieu plusieurs mois avant l'annonce. Enfin, un touriste français, Benjamin Brière, qui faisait des photographies aériennes à l'aide d'un drone a également été arrêté il y a dix mois et accusé d'espionnage et de propagande contre le régime.
    EyNbACeWQAI5sLL.jpeg

  • Iran : Benjamin Brière, un touriste français détenu fait face à des accusations d'espionnage

    Imprimer

    Brière Benjamin.jpegBenjamin Brière (photo), un touriste français arrêté en Iran il y a dix mois, fait face à des accusations d'"espionnage et de propagande contre le système", a déclaré mardi à Reuters l'un de ses avocats. Nous avons déjà mentionné cette arrestation le 21 février 2021.

    "Le dimanche 15 mars, iBenjamin Brière a été inculpé de deux chefs d'accusation d'espionnage et de propagande contre la République islamique", a dit Saeid Dehghan, ajoutant que son client encourait une peine d'emprisonnement de longue durée. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès des autorités judiciaires iraniennes.

    Selon Saeid Dehghan, Benjamin Brière, âgé de 35 ans, a été placé en détention après avoir piloté un drone dans le désert près de la frontière entre le Turkménistan et l'Iran. "Il est détenu à la prison de Vakilabad dans la ville de Mashhad. Il est en bonne santé, a accès à ses avocats, bénéficie d'une protection consulaire et les responsables de l'ambassade de France ont été en contact régulier avec lui", a ajouté son défenseur. Saeid Dehghan a précisé que son était accusé de "propagande contre le système" pour avoir publié un message sur les réseaux sociaux dans lequel il disait que "le hijab est obligatoire" en République islamique d'Iran, mais pas dans d'autres pays islamiques.

    Un rapport de force diplomatique avec les pays occidentaux
    L'annonce, le mois dernier, de l'arrestation de Benjamin Brière a coïncidé avec l'offensive diplomatique occidentale qui s'efforce de convaincre Téhéran de respecter à nouveau les termes de l'accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

    Nazanin Zaghari-Ratcliffe.pngLe cas de la détenue britannique Nazanin Zaghari Ratcliffe , qui a déjà purgé sa peine en Iran et est toujours détenue, constitue une autre preuve de ce rapport de force entre Téhéran et les pays occidentaux, selon ce que le mari de la détenue a confirmé dans des déclarations précédentes, considérant que Téhéran la maintient en détention en  échange pour obtenir le paiement par le Royaume Uni de dettes datant de l'époque du Shah. Il s'agit d'une dette de 400 millions de livres (557 millions de dollars), y compris les intérêts, que Téhéran affirme être due par la Grande-Bretagne en raison de l'annulation d'un contrat d'armement dans les années 1970 conclu avec le régime du shah qui dirigeait le pays à l'époque.

    Dimanche 14 mars, Hujjah Karmani, l'avocate de  Nazanin Zaghari Ratcliffe a révélé que sa cliente avait été jugée pour une nouvelle accusation de "propagande contre le régime" devant le tribunal révolutionnaire d'Iran, une semaine après avoir achevé une première peine de cinq ans de prison.

    Le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a considéré que le deuxième procès de Zaghari Ratcliffe était "inacceptable", et a appelé à sa libération. Il a ajouté que l'Iran lui avait fait subir "une épreuve cruelle et honteuse.

    De son côté,  le Premier ministre britannique Boris Johnson a souligné lors d'un appel avec le président iranien Hassan Rohani mercredi 10 mars la nécessité de permettre à Ratcliffe de retourner dans son pays natal pour être avec sa famille.

  • Iran : Paris confirme la détention d'un Français

    Imprimer

    Le ministère français des Affaires étrangères a confirmé mercredi 24 février 2021 la détention de Benjamin Brière, un Français en Iran, arrêté en mai 2020 et détenu depuis sans explication selon l'hebdomadaire français Le Point, un nouveau sujet de tension en perspective entre Paris et Téhéran.

    "Les services du ministère, à Téhéran comme à Paris, suivent avec attention la situation de notre compatriote", a déclaré le Quai d'Orsay, alors qu'une chercheuse à la double nationalité française et iranienne, Fariba Adelkhah, est déjà retenue en Iran depuis juin 2019. "Il bénéficie de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne du 24 avril 1963", a ajouté le ministère. Cette procédure permet de vérifier les conditions de détention, l'état de santé et l'accès à un avocat pour tout ressortissant français détenu à l'étranger.

    "A ce titre, et malgré la situation sanitaire, des visites consulaires lui ont été rendues et des contacts réguliers sont maintenus avec lui par notre ambassade à Téhéran et avec sa famille par nos services à Paris", a poursuivi le ministère, sans plus de précisions sur les circonstances de son arrestation et de sa détention.

    Selon Le Point, ce ressortissant français, un touriste âgé de 35 ans, a été appréhendé par les forces de sécurité iraniennes dans une zone désertique située à la frontière entre l'Iran et le Turkménistan. Il se trouvait en Iran pour effectuer le tour du pays en van et est depuis détenu dans la prison Vakilabad de Machhad, dans le nord-est du pays, précise l'hebdomadaire.

    Le quotidien français Le Figaro avait déjà fait état jeudi, sans autres précisions, de l'arrestation d'un Français "dans le désert en manipulant un drone". "Ce jeune touriste, détenu illégalement depuis environ neuf mois, fait face à des accusations contradictoires et fausses", affirme l'avocat Saïd Dehghan, qui a aussi défendu Fariba Adelkhah, sur son compte Twitter.

    "Les autorités n'ont pas fourni le moindre dossier ni la moindre explication sur sa détention", ajoute un proche cité par Le Point. "Il est en bonne santé et a pu s'entretenir à trois reprises avec sa famille au téléphone", relate également ce proche.

    Spécialiste du chiisme et de l'Iran post-révolutionnaire à Sciences Po Paris, Mme Adelkhah a pour sa part été arrêtée le 5 juin 2019 à Téhéran. Elle a été condamnée en mai 2020 à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale" et "propagande contre le système" politique de la République islamique, des accusations qu'elle a toujours rejetées. La chercheuse a quitté le 3 octobre la prison d'Evine et est assignée depuis à résidence à Téhéran, sous contrôle d'un bracelet électronique, avec interdiction de se déplacer au-delà d'un périmètre de 300 mètres autour de son domicile, selon son comité de soutien. Les arrestations d'étrangers en Iran, notamment de binationaux, souvent accusés d'espionnage, se sont multipliées depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de dures sanctions américaines contre Téhéran. Au cours des derniers mois, l'Iran a procédé à plusieurs échanges de prisonniers avec des pays détenant des ressortissants iraniens condamnés, en attente de procès, ou menacés d'extradition vers les États-Unis.