Boucle du Mouhoun (frontalière du Mai)

  • Burkina Faso : trois personnes tuées dans une attaque armée dans le nord-ouest

    Imprimer

    (Att:E.B.)

    Trois personnes dont une femme ont été tuées jeudi 1er octobre, dans la commune rurale de Kombori, province de la Kossi, région de la Boucle du Mouhoun (nord-ouest du Burkina Faso), lors d’une attaque menée par des hommes armés non encore identifiés, a rapporté vendredi, l’Agence d’information du Burkina (AIB).

    Citant des sources sécuritaires locales, l'AIB indique que des individus armés non identifiés ont fait incursion, le 1 octobre 2020, dans le village de Konna, situé à 7km de la commune rurale de Kombori (Province de la Kossi) tuant trois personnes dont une femme.

    D'importants dégâts matériels ont également été enregistrés, notamment des maisons et des greniers incendiés, rapporte la même source ajoutant que les assaillants ont également emporté des animaux et des cartouches de cigarettes.

    Aucune partie ne l’a encore revendiquée, vendredi, à 13h00 GMT.

    La région du nord-ouest, particulièrement la Boucle du Mouhoun frontalière avec le Mali est régulièrement ciblée par les attaques armées.

    Le 24 septembre dernier, deux militaires burkinabè avaient été tués au passage de leur véhicule sur un engin explosif improvisé dans le village de Dissi, dans la province du Sourou, dans la même région.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Le conseil économique et social (CES) du Burkina Faso a, dans un rapport publié le 24 août dernier, indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également fait plus d'un million de déplacés internes alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.

  • Burkina Faso : deux militaires tués par l’explosion d’une mine dans le nord-ouest

    Imprimer

    (Attention E.B.)

    Deux militaires burkinabè ont été tués jeudi 24 septembre, au passage de leur véhicule par un engin explosif improvisé dans le village de Dissi, dans la province du Sourou, dans le nord-ouest du Burkina Faso.

    "Une unité de patrouille du 23ème régiment d’infanterie de Dédougou en position avancé à Toéni a sauté sur une mine. Deux de nos hommes sont tombés", a déclaré au téléphone, un officier militaire sous le couvert de l’anonymat, depuis la ville de Dédougou (au nord-ouest de Ouagadougou).

    Ce détachement de l’armée a l’habitude d’effectuer des missions de sécurisation dans la zone. "Une situation qui nous rassurait. Maintenant nous avons tous peur", a-déclaré un commerçant de Dédougou.

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration et aucune partie ne l'a encore revendiquée, jeudi à 17h00 TU.

    La région du nord-ouest, précisément la Boucle du Mouhoun frontalière avec le Mali est régulièrement ciblées par les attaques d’hommes armés non identifiés.

    En décembre 2018, dix gendarmes y avaient été tués et trois autres blessés dans une embuscade, alors qu’ils procédaient à un ratissage après que des individus armés aient incendié une école et des manuels scolaires dans un village.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Le conseil économique et social (CES) du Burkina Faso a, dans un rapport publié le 24 août dernier, indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également fait plus d'un million de déplacés internes alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.