Boucle du Mouhoun (frontalière du Mai)

  • Burkina Faso : trois civils tués par l'explosion d'une mine artisanale

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    Deux femmes et un enfant ont été tués, dimanche 31 octobre 2021, au passage de leur charrette sur une mine à Ouindigui dans la province du Loroum dans le Nord du Burkina Faso, a-t-on appris lundi, de sources médiatiques et locales.

    "Une charrette transportant trois femmes et un enfant a sauté dans la matinée du dimanche 31 octobre 2021, sur une mine artisanale à Tollo, localité située dans la commune de Ouindigui à une douzaine de kilomètres à l'est de Titao" , a annoncé l'agence d'information du Burkina (AIB).

    Selon un élu local, l'exposition a fait trois morts dont deux femmes, un enfant et une personne blessée.

    Le même jour dans la matinée, des hommes armés non identifiés ont attaqué un détachement du Groupement des Compagnies Républicaines de Sécurité (GCRS) et le Poste de Police Frontière (PPF) basés à Di, dans la province du Sourou, région de la Boucle du Mouhoun.

    "Le bilan provisoire fait état de cinq Policiers tués et un blessé léger. Côté ennemi une quinzaine de terroristes ont été neutralisés", selon un communiqué de la police.

    Depuis 2015 le Burkina Faso est confronté à une montée des attaques terroristes qui ont fait de nombreuses victimes et plus de 1,4 million de déplacés internes, selon le gouvernement.

    Ces attaques ont également occasionné la fermeture de 2 244 établissements scolaires affectant 304 564 élèves dans plusieurs régions du pays, à la date du 28 mai 2021, selon les autorités.

    En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

    A ce jour, l'état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le pays, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.

    Depuis 2019 le couvre-feu est instauré dans ces régions et régulièrement prolongé pour faciliter la lutte contre le terrorisme, selon les autorités.

  • Burkina Faso  : 4 gendarmes et un civils tués dans une embuscade

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    Au moins cinq personnes dont quatre gendarmes burkinabè ont été tuées, dimanche 12 septembre 2021, dans une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés contre une escorte de la mine d'or de Boungou dans l'est du Burkina Faso, ont rapporté lundi des médias burkinabè citant des sources sécuritaires.

    "Une civile et quatre éléments des forces de défense et de sécurité ont été tuées dimanche dans l'attaque contre un convoi de ravitaillement de la mine de Boungou (Est)", selon un bilan provisoire communiqué par l'agence d'information du Burkina (AIB).

    L'attaque a également fait six blessés dont une fillette et deux portés disparus, selon l'AIB.

    Selon une source locale contactée, l'attaque a visé une mission de la gendarmerie qui escortait de la logistique de la mine d'or de Boungou, à hauteur de Sakoani, route Nationale 4, dans la province de la Tapoa dans l'est du pays.

    Confirmant l'attaque, la télévision publique du Burkina (RTB) a indiqué que des opérations de ratissage ont été engagées pour retrouver les assaillants.

    Le 6 novembre 2019, une embuscade contre un convoi transportant des employés de cette même société minière canadienne, implantée dans l’est du Burkina Faso, avait fait 37 morts et 60 blessés.

    A l'instar de ses voisins de la région du Sahel, notamment le Mali et le Niger, le Burkina Faso est confronté depuis 2015, à une insécurité croissante qui a fait de nombreuses victimes, alors que plus de 1,4 million de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, selon les données du gouvernement.

    En outre, les violences ont poussé quelque 17 500 personnes à quitter le pays depuis le début de l'année en cours selon l'ONU.

    A ce jour, l'état d'urgence est décrété dans 14 des 45 provinces que compte le Burkina Faso, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.

    Les régions concernées par cette mesure sont la Boucle du Mouhoun (Nord-est), le Centre-Est, l’Est, les Hauts-Bassins (Ouest), le Nord et le Sahel, où la situation sécuritaire se dégrade de façon continue.

    Fin août dernier, le gouvernement a présenté une nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme.E_G45YiXMAAdawi.jpeg

  • Burkina Faso : 12 soldats tués dans une embuscade dans le nord-est

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    Douze soldats burkinabè ont été tués, trois autres blessés et sept portés disparus, dimanche 8 août 2021, dans une embuscade tendue contre une escorte de l'armée dans la commune de Toéni dans la Boucle du Mouhoun dans le nord-est du Burkina Faso, a annoncé le ministère de la Communication dans un communiqué.

    Selon la même source, l'embuscade a visé une escorte composée d'éléments de l'armée de terre et du Groupe d'action rapide de surveillance et d'intervention (Garsi).

    Les opérations de ratissage sont en cours et les blessés ont été évacués, a assuré le ministre de la Communication Ousseni Tamboura, précisant que le gouvernement "condamne avec force cet acte barbare et invite les populations à collaborer avec les forces de défense et de sécurité".

    Cette attaque qui n'a pas encore été revendiquée jusqu'à lundi matin, s'est produite dans la même région où l'armée burkinabè avait affirmé samedi avoir "neutralisé" deux "cadres terroristes" qui étaient activement recherchés.

    Elle survient alors que s'ouvre ce lundi, le premier procès des présumés auteurs des différentes attaques terroristes que le pays a enregistrées depuis 2015.

    Mercredi dernier, alors que le pays commémorait le 61è anniversaire de son indépendance, une trentaine de personnes, dont 15 militaires et quatre supplétifs de l'armée burkinabè, ont été tuées dans une double attaque dans la commune de Markoye dans le Sahel burkinabè, selon le ministre de la Défense dans un communiqué.

    Le 5 juin dernier, des attaques meurtrières contre le village de Solhan dans le Sahel burkinabè avaient officiellement fait 132 morts (160 selon des sources locales).

  • Burkina Faso : un militaire tué par l'explosion d'une mine dans le Centre-Nord

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    Un militaire burkinabè a été tué et quatre autres blessés, vendredi 16 juillet 2021, par l'explosion d'un engin explosif improvisé au passage de leur véhicule dans la localité de Doublé dans le Centre-Nord du Burkina Faso.

    " Nous confirmons l'attaque à l'engin explosif improvisé qui a visé une de nos équipes dans la province du Sanmatenga, tuant un élément", a déclaré  un officier sous couvert d'anonymat.

    L'attaque a également fait quatre blessés dans les rangs de l'armée, selon la même source.

    Des médias burkinabè ayant rapporté l'attaque soulignent que parmi les quatre militaires blessés figure un blessé grave.

    Aucune partie n'a encore revendiqué l'attaque.

    A l'instar de ses voisins de la région du Sahel, notamment le Mali et le Niger, le Burkina Faso est confronté depuis 2015, à une insécurité croissante qui a fait de nombreuses victimes civiles et militaires.

    Le pays a enregistré 237078 nouveaux déplacés internes au cours du premier semestre 2021 faisant passer le nombre total de personnes déplacées internes (PDI) de 1 074 993 personnes à date du 31 décembre 2020 à 1 312 071 personnes à la date du 30 juin 2021, a annoncé mercredi porte-parole du gouvernement Ousseni Tamboura.

    Depuis 2019, plusieurs régions du pays sont placées en état d'urgence.

    Le 24 juin dernier, le Parlement burkinabè a voté, la loi portant prorogation de l’état d’urgence dans 14 des 45 provinces que compte le Burkina Faso, afin de faciliter la lutte contre le terrorisme.

    Les régions concernées par la mesure sont la Boucle du Mouhoun (Nord-est), le Centre-Est, l’Est, les Hauts-Bassins (Ouest), le Nord et le Sahel, où la situation sécuritaire se dégrade quotidiennement.

  • Burkina Faso : un combattant volontaire tué dans une attaque dans le Centre-Nord

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    Un "volontaire pour la défense de la patrie (VDP)" (civils armés par l'Etat pour appuyer l'armée dans la lutte contre le terrorisme), a été tué et cinq autres blessés, jeudi soir 29 avril 2021, dans une attaque menée par des individus armés non identifiés dans le village de Solomnoré (province du Sanmatenga (Centre-Nord).

    "Jeudi soir aux environs de 19H00 (GMT) plusieurs individus armés non identifiés ont attaqué le village de Solomnoré. Des combats entre les assaillants et volontaires se sont soldés par la mort d'un des volontaires ", a déclaré un officier de police.

    Joint au téléphone, un élu local basé dans la ville de Kaya, capitale régionale de la région du Centre-nord, a ajouté que les assaillants ont également incendié des concessions dont celle du chef du village.

    "L’attaque a provoqué une vague de déplacements des populations vers d’autres localités jugées plus sûres", a-t-il ajouté.

    L'attaque n’avait été revendiquée par aucune partie vendredi, à 9H00 GMT.

    Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes dans plusieurs de ses régions. Ces attaques ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et les militaires, et des milliers de déplacés sont confrontés à une grave crise humanitaire.

    Plusieurs provinces du pays, notamment dans les régions de l'est, du nord, du Sahel, de la boucle du Mouhoun, du centre-est et du Centre-nord, où les attaques et les enlèvements sont réguliers, sont placées en état d’urgence, depuis 2019.

  • Burkina Faso : Trois étrangers disparus - retrouvés morts

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    Beriain David otage espagnol tué.jpegLes corps sans vie de trois expatriés - deux Espagnols et un Irlandais – portés disparus, lundi, 26 avril 2021 suite à une attaque en pleine journée ayant visé une unité anti-braconnage sur l’axe Fada-Pama dans la province du Gourma, dans l’Est du Burkina Faso, ont été retrouvés mardi 27 avril. es assaillants ont attaqué dans la journée sur une route menant à la vaste réserve forestière de Pama.  Les trois étrangers et un soldat burkinabé avait vraisemblablement été enlevés par les terroristes et étaient portés disparus jusqu'à la découverte de leurs corps. L'Irlandais travaillait pour des organisations de conservation. Les deux espagnols, David Beriain (photo ci-contre) et Roberto Fraile, étaient des journalistes qui effectuaient un reportage documentaire. Selon les premières observations, les victimes ont été exécutées. 

    "Les corps des trois expatriés ont été retrouvés sans vie ce mardi, lors d’une opération de ratissage lancée par les forces de défense et de sécurité", a déclaré une source administrative basée dans la ville de Fada, capitale régionale de la région de l’Est.

    Dans un message partagé sur la plateforme de messagerie WhatsApp, les présumés terroristes  affirment appartenir au "Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM)". Dans le message, Ils se vantent d’avoir tué trois "blancs" et récupéré deux véhicules, des motos et d’autres équipements.

    Quatre personnes, dont un soldat burkinabè et trois étrangers, étaient portées disparues, lundi, suite à une attaque ayant visé une unité anti-braconnage sur l’axe Fada-Pama dans la province du Gourma, dans l’Est du Burkina Faso. 

    Trois autres personnes, dont deux autres expatriés, ont été blessées dans l’attaque qui a été menée par des assaillants circulant à bord de deux véhicules, selon une source sécuritaire. Il ne semble pas que les victimes aient été visées mais ont eu la malchance de tomber dans une embuscade ciblant l'unité anti-braconnage. 

    Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes dans plusieurs régions, dont celle de l’Est. Ces attaques ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et les militaires, et des milliers de déplacés sont confrontés à une grave crise humanitaire.

    Depuis le début des attaques terroristes plusieurs personnes dont des expatriés ont fait l'objet d'enlèvement et d'autres sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.

    La région de l’Est burkinabè frontalière avec le Niger, le Mali et le Bénin abrite une grande réserve faunique infestée par des groupes terroristes, qui tente également d’exploiter les sites miniers artisanaux et les ressources fauniques pour le financement de leurs activités, selon les autorités burkinabè.

    Le 6 novembre 2019, un convoi de cars transportant les travailleurs d’une mine industrielle était tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés, tuant 38 personnes.

    Début avril 2021, une attaque contre des unités mixtes de gendarmes et de Volontaires – des civils armés pour appuyer l’armée – a fait au moins neuf morts dont trois gendarmes, dans la même région.

    Plusieurs provinces du pays, notamment dans les régions de l'est, du nord, du Sahel, de la boucle du Mouhoun, et du centre-est, où les attaques et les enlèvements sont réguliers, sont placées en état d’urgence, depuis 2019.

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  • Burkina Faso : Au moins 7 morts, dont 3 gendarmes dans une attaque dans l'est du pays

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    Au moins sept personnes ont été tuées, dont trois gendarmes et quatre combattants volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) dans une attaque armée, lundi 5 avril 2021, dans la localité de Tanwalbougou, dans la province du Gourma, dans l'est du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires.

    "Des individus non identifiés lourdement armés ont tendu, lundi, une embuscade contre une patrouille de gendarmes et de volontaires pour la défense de la patrie dans la localité de Tanwalbougou. Le bilan provisoire fait état de trois gendarmes et quatre volontaires tués", a déclaré une source sécuritaire lundi dans la soirée.

    Une source hospitalière ayant confirmé l'attaque a indiqué que sept autres blessés ont été enregistrés dans cette attaque.

    L'attaque a eu lieu aux environs de 15H 30mn (locale), précise un responsable des Volontaires pour la défense de la patrie.

    Le bilan côté assaillants n'était pas disponible lundi à 23H (locale) et l'attaque n'était pas non plus revendiquée.

    Depuis 2015, le Burkina Faso fait face à des attaques terroristes dans plusieurs régions. Ces attaques ont fait de nombreuses victimes parmi les civils et les militaires, et des milliers de déplacés sont confrontés à une grave crise humanitaire.

    Vendredi dernier, au moins six volontaires pour la défense de la patrie, des civils formés pour épauler l'armée dans la lutte contre le terrorisme, ont été tués dans une attaque terroriste.

    Plusieurs provinces du pays, notamment dans les régions de l'est, du nord, du Sahel, de la boucle du Mouhoun, et du centre-est, où les attaques et les enlèvements sont réguliers, sont placées en état d’urgence, depuis 2019.
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