Boko Haram

  • Al-Qaida : un plan d’expansion vers le Golfe de Guinée

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    Le Bénin et le Togo ont essuyé, à la fin de l'année écoulée, des attaques terroristes depuis leurs frontières communes avec le Burkina Faso, ce qui a constitué la principale menace quant à un éventuel transfert des groupes armés de leurs activités, depuis la région du Sahel, au climat sec, vers les pays du Golfe de Guinée qui ont un climat humide et des forêts denses.

    En effet, deux soldats béninois ont été tués dans une attaque terroriste perpétrée, le 2 décembre 2021, aux frontières avec le Burkina Faso et plusieurs autres ont été blessés.

    Une deuxième attaque a eu lieu dans le département de l’Atacora dans le nord du Bénin. Des éléments armés se sont attaqués à une patrouille militaire à Alibori (Nord), le 1er décembre 2021. Deux éléments armés ont été éliminés selon les médias.

    Ces deux attaques sont les premières du genre lancées contre l’armée du Bénin. Toutefois, des éléments armés avaient en 2019 kidnappé deux touristes français sur le territoire béninois avant de les transférer au Burkina Faso. 

    Le Togo a également annoncé que ses forces armées avaient repoussé, au mois de novembre 2021, une attaque terroriste. Un groupe armé avait tenté de franchir les frontières séparant le Burkina Faso du Bénin.

    C'est la première fois que le Togo annonce un affrontement avec des éléments armés, depuis 2018, lorsque l’armée avait lancé une opération militaire pour interdire l'infiltration d'éléments armés depuis le Burkina Faso vers son territoire.

    Les violents accrochages entre l'armée burkinabè et des groupuscules affiliés à Al-Qaïda ont contraint ces derniers à fuir et à se diriger vers les territoires togolais et béninois.

    Le Golfe de Guinée dans le viseur d’al-Qaida
    Les observateurs qui suivent le développement des activités des groupes terroristes en Afrique constatent que ces groupes ont débuté en Algérie, au cours de la décennie des années 90, mais qu’après après avoir perdu leur bataille face à l'armée algérienne à la fin du siècle dernier, ces groupes ont tenté de s'implanter en Mauritanie et après un deuxième échec, ils ont recouru au Nord du Mali.

    Ces groupes armés ont exploité la faiblesse des armées des Etats de la région du Sahel africain ainsi que les conflits ethniques et tribaux qui ont éclaté dans le nord du Mali, en 2012, pour s’allier au début avec les Touaregs et les Azawad.

    Malgré leur incapacité à maintenir leur domination sur les grandes villes dans le nord du Mali, en raison, entre autres, de l'intervention des forces françaises (Opération Serval) en 2013, il n'en demeure pas moins que les groupes terroristes relevant d'Al-Qaïda sont parvenus à s'étendre au-delà du Fleuve du Niger après leur alliance avec le Front de Libération du Macina (FLM).

    L'alliance de quatre groupes armés au Sahel a abouti à leur extension au Niger, puis vers le Burkina Faso et leurs activités couvre désormais, selon des sources officielles, près de 80% de la superficie du Mali.

    L’émergence du groupe Boko Haram dans le nord du Nigeria, en 2009, et la scission intervenue en 2015 au sein, un groupe ralliant l'Etat islamique, a abouti à l'élargissement des activités des islamistes jusqu’au Lac Tchad, dont les rives sont partagées entre quatre pays, en l’occurrence, le Nigeria, le Niger, le Tchad et le Cameroun.

    Par la suite, la défaite de l'Etat islamique dans la ville libyenne de Syrte, à la fin de l'année 2016, a généré un renforcement de la présence de cette organisation dans les régions du Sahel et du Lac Tchad, après que les éléments qui étaient déployés en Libye trouvèrent refuge à travers les pays du Sahel et le Lac Tchad.

    Plusieurs personnalités politiques et sécuritaires de premier plan avaient mis en garde sur le fait que les pays du Golfe de Guinée étaient désormais dans le viseur des groupes terroristes pour s'étendre et assurer leur expansion.

    Parmi ces personnalités figure Bernard Emié, patron de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) française, qui avait déclaré, le 1er février 2021, au cours d'une rare apparition publique, que « l'Organisation d'Al-Qaïda dans la Région du Sahel examine actuellement un projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, en particulier vers la Côte d'Ivoire et le Bénin ».

    Cela explique, partiellement, la création par la France de l'Académie internationale de Lutte contre le terrorisme en Côte d'Ivoire, au mois de juin 2021, ce qui sera de nature à renforcer son influence parmi les pays du Golfe de Guinée, compte tenu de la rude concurrence avec des forces régionales et mondiales dans cette région.

    Le journaliste français Nicolas Beau a écrit dans un article mis en ligne sur le site « Mondafrique » que les groupes terroristes ont affirmé, au cours de l'année écoulée, qu'ils « n'ont pas renoncé à leur plan qui prévoit le transfert de leurs activités du Sahel vers le Golfe de Guinée (Bénin, Côte d'Ivoire, Ghana, Guinée, Togo) ».

    Le Bénin et le Togo…Les maillons faibles
    Parmi les principaux pays du Golfe de Guinée, le Bénin et le Togo sont visiblement les maillons faibles.

    En effet, ces deux pays ne disposent pas d'une armée comme celle du Ghana (17éme armée africaine) ou la Côte d'Ivoire (24ème armée africaine). Les armées du Bénin et du Togo ne sont même pas classées dans la liste des 140 armées au monde, qui compte 34 armées africaines, ce qui dénote leur faiblesse.

    A titre d'exemple, l'armée du Bénin compte 11.100 soldats et officiers et dispose seulement de 10 chars chinois et de 47 blindés français, américains et chinois de fabrication ancienne, ainsi qu'un nombre réduit d'avions de transport ou de prospection, dont deux seulement parmi ces appareils sont opérationnels selon des médias français.

    De même, l'armée togolaise compte des effectifs de l’ordre de 11.000 éléments et possède 11 anciens chars soviétiques, dont la majorité sont hors service dans d'autres armés, tels que les T-34, ainsi que 15 engins blindés.

    Par ailleurs, aucun détail n'existe pour savoir si l'armée togolaise dispose d'avions de combat ou pas et quand bien même elle en disposerait, ces appareils sont plutôt destinés au transport et à la prospection et non pas au combat et à l’interception.

    Ainsi, il est possible de décrire les armées béninoise et togolaise comme étant les plus faibles parmi celles des Etats du Golfe de Guinée, ce qui fait d’elles l’un des objectifs faciles à atteindre et éventuellement une cible pour les groupes terroristes.

    Boko Haram…une éventuelle menace
    Si l'organisation d'Al-Qaïda se focalise, dans son projet d'expansion vers le Golfe de Guinée, sur ses bastions au Burkina Faso pour s'infiltrer vers le Bénin à travers ses frontières nord, l'organisation de Boko Haram s'emploierait à attaquer le Bénin à travers ses frontières de l'est que ce pays partage avec le Nigeria.

    En effet, après avoir perdu la majorité de ses fiefs dans la forêt de Sambisa et au Lac Tchad dans le nord-est du Nigeria, suite à de sanglants affrontements avec l'Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), Boko Haram a déplacé ses activités vers des régions éparpillées, en particulier, dans le centre-nord du Nigeria juxtaposant les frontières avec le Bénin.

    Le Bénin a participé à la Coalition régionale mise sur pied pour combattre Boko Haram dans la région du Lac Tchad, aux côtés du Nigéria, du Tchad, du Niger et du Cameroun et représente le seul pays qui n'est pas riverain du Lac.

    La participation du Bénin à cette Coalition, composée de cinq pays, reflète son inquiétude quant à l'extension des activités des groupes terroristes vers son territoire, d'autant plus que cette menace pèse désormais directement sur le pays.

    De plus, des groupes armés évoluent dans le nord-ouest du Nigeria, près des frontières orientales du Bénin, à l'instar du groupe « Ansaru » proche d'Al-Qaïda et qui s’est allié à des bandes organisées locales dans la région. Ce groupe constitue, à son tour, une menace contre ce petit pays du Golfe de Guinée.

    Quant à l'organisation de l'Etat islamique, elle se déploie davantage dans la région des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso). L'épicentre de son activité s’oriente davantage vers l'est en direction du Lac Tchad et ne semble pas intéressée, particulièrement, par une expansion vers l'ouest du Nigéria, en direction du Golfe de Guinée.

    La situation dans le Golfe de Guinée laisse entrevoir de multiples dangers, d'autant plus qu'al-Qaïda, l'Etat islamique et Boko Haram ciblent les petites armées et les régions pauvres, tout en maîtrisant le jeu des alliances avec les bandes organisées opérant dans les domaines du trafic en tout genre, du kidnapping et du pillage, voire avec les groupes tribaux marginalisés.

    Cette situation contraint les pays du Golfe de Guinée à se préparer à la prochaine phase, aux niveaux sécuritaire, social et politique et à prendre en considération les expériences des autres pays dans la lutte contre le terrorisme, à l'instar de l'Algérie et de la Mauritanie, pour en tirer les leçons requises, tout en suivant de près les évolutions et autres développements dans les Etats du Sahel et de la Coalition du lac Tchad.

  • Benin : Les récentes attaques signalent une menace djihadiste croissante dans le nord du pays

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    La petite nation ouest-africaine du Bénin a été relativement épargnée par les insurrections djihadistes qui font rage au Nigeria, au Burkina Faso et au Niger voisins. Cependant, les développements récents semblent indiquer une menace croissante pour la sécurité au nord du pays.

    Au cours de la semaine du 14 décembre, des détails ont émergé d'une attaque le long de la frontière entre le Bénin et le Burkina Faso. Il s'agissait du deuxième incident de ce type en l'espace de quelques jours seulement. Des militants islamistes avaient mené une opération similaire, le 3 décembre, qui aurait fait deux morts.

    Le chercheur Caleb Weiss de "Long War Journal" attribue la propagation de l'instabilité dans cette région à la montée de la violence au Burkina Faso voisin, probablement provoquée par le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) lié à Al-Qaïda. Il est significatif qu'Al-Qaida ait revendiqué sa première attaque officielle au Bénin début décembre.

    Les récentes attaques n'étaient pas totalement inattendues, car il y a eu un certain nombre de signes avant-coureurs au cours des mois qui ont précédé les affrontements. En février, des reportages dans les médias français citaient Bernard Emie , le chef du renseignement français, avertissant que le GSIM étendait ses activités vers le sud en direction du golfe de Guinée, et le Bénin était l'un des pays visé par le groupe djihadiste. Des groupes affiliés à l'État islamique opèrent également à proximité.

    Auparavant, les activités de djihadistes et de bandits au Bénin incluaient l'enlèvement en mai 2019 de deux touristes français et le meurtre de leur guide touristique dans le parc national de la Pendjari, une attaque contre la police des frontières en février 2020 et l'arrestation d'un djihadiste en mars 2021.

    Il a également été rapporté que des djihadistes se déplaçaient entre le Burkina Faso et le Nigeria en transitant par le Bénin. Ces groupes djihadistes suivent certaines routes commerciales, y compris celles qui sont connues pour être utilisées dans le trafic des stupéfiants . Les djihadistes utilisent ces routes pour transiter dans toute l'Afrique de l'Ouest, et il semble que le Bénin soit utilisé comme point de transit.

    Face à la menace djihadiste rampante dans le nord, le Bénin est confronté à des problèmes de capacités militaires et policières limitées et doivent également faire face à divers types d'autres problèmes de sécurité. 

    Par rapport à certains de ses voisins, le Bénin a une petite armée par rapport à la taille de sa population et celle-ci est dans un mauvais état de préparation. Un facteur qui pourrait être un obstacle à la réponse aux activités djihadistes est le manque de capacité de frappe de l'armée de l'air béninoise. Elle dispose actuellement de 14 avions de transport et hélicoptères offrant la possibilité de répondre rapidement à une agression interne, mais toute contre-attaque nécessaire pour repousser une incursion devra très probablement être fournie par un tiers.

    Les tensions le long de la frontière avec le Burkina Faso ne sont pas la seule menace sécuritaire potentielle à laquelle le Bénin est confronté. En mars 2016, le Bénin a annoncé envoyer 150 soldats pour rejoindre la force multinationale avec le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun qui combattent le groupe djihadiste Boko Haram et l'Etat islamique de la  Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans la région du bassin du lac Tchad. Les groupes djihadistes de la région du Lac Tchad ont été assez actifs et se sont avérés très meurtriers.

    Le Bénin consacre également une partie de ses ressources limitées à la lutte contre la piraterie au large de ses côtes dans le golfe de Guinée, qui est devenu le premier foyer mondial d'activités maritimes illicites. Le dernier rapport Stable Seas note que le Bénin est l'un des pays les plus proches de la majeure partie des opérations de piraterie régionales et a dû augmenter ses dépenses pour acquérir de nouveaux bateaux pour tenter de faire face à la menace.

    À l'heure actuelle, le Bénin ne fait pas face au niveau de la menace djihadiste observé sur de vastes étendues du bassin voisin du lac Tchad, cependant, il y a des indications claires que des opérations djihadistes s'infiltrent dans le nord du pays. Le Bénin fait face au spectre d'attaques majeures, et peut-être d'une insurrection prolongée si les militants continuent de faire pression sur la région frontalière et si les forces gouvernementales sont incapables d'établir efficacement un tampon de sécurité pour briser cette progression.

  • Nigéria : Neutralisation de 62 djhadistes de Boko Haram

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    L’armée nigériane a neutralisé 62 djihadistes de "Boko Haram" au cours d'opérations qui ont visé l'organisation islamique ces deux dernières semaines, selon les déclarations faites, jeudi 9 décembre 2021, par Bernard Onyoko, porte-parole adjoint du ministère nigérian de la Défense.

    Onyoko a fait savoir que les forces de la défense avaient menée des opérations contre les éléments de Boko Haram durant la période du 25 novembre au 9 décembre.

    Le porte-parole a déclaré que ces opérations avaient abouti à la neutralisation de 62 membres et à l’arrestation d’un grand nombre de djihadistes blessés.

    Il a également confirmé que 192 éléments de Boko Haram s'étaient rendus, tandis que 28 autres avaient été arrêtés au cours de la période mentionnée.

    Depuis 2009, les violences de Boko Haram ont fait plus de 20 000 morts et déplacé des millions de personnes au Nigéria.

    Depuis 2015, l’organisation a également lancé des attaques dans les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad et le Niger.

    Boko Haram est une organisation islamique nigériane fondée en janvier 2002. Elle appelle à la stricte application de la loi islamique (charia) dans tous les États, même ceux du sud à majorité chrétienne.

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  • Nigeria : 7 soldats tués dans une attaque djihadiste dans le nord-est du pays

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    Sept soldats nigérians ont été tués, vendredi 3 décembre 2021, dans une attaque djihadiste contre un poste de l'armée dans le nord-est du Nigeria près de la frontière avec le Cameroun, ont confirmé à l'AFP des sources militaires.

    Des combattants de la « Province de l'État islamique en Afrique de l'Ouest » (ISWAP), arrivés à bord de plusieurs camions équipés d'armes automatiques, ont attaqué cette base située dans la ville de Rann vers 1H00 GMT, provoquant de violents affrontements avec les militaires nigérians, selon les sources. .

    "Les forces ont repoussé cette attaque, mais nous avons perdu sept soldats", a déclaré à l'AFP une source militaire.

    L'attaque a contraint les habitants de cette ville à fuir leur domicile, selon une source qui a requis l'anonymat.

    Rann est situé à 175 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, où l'armée cherche à mettre fin à une rébellion qui a éclaté il y a 12 ans.

    Attaque également de l'Etat islamique à Maiduguri
    Samedi matin 4 décembre, les djihadistes de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont attaqué à l'arme légère et aux RPG (Rocket Propelled Guns) le "lotissement 1000" à Maiduguri et la ville de la communauté aéroportuaire de Gomari. Les bombes ont complètement détruit plusieurs maisons. Le nombre de victimes n'est pas encore connu.
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    Les djihadistes de l'ISWAP de plus en plus actifs
    Le 17 septembre, au moins 16 soldats nigérians avaient été tués dans une embuscade de l'Etat islamique-Afrique de l'Ouest (ISWAP) sur l'autoroute entre Maiduguri et la ville de Monguno dans la région du lac Tchad.

    Une semaine plus tard, huit soldats étaient tués dans une attaque du groupe djihadiste près de la ville de Dikwa dans la même zone.

    La province de l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) s'est renforcée ces derniers mois dans la région du lac Tchad après l'assassinat d'Abou Bakr Shekau, le chef du groupe rival «Boko Haram», lors d'une bataille entre les deux groupes.

    L'« État islamique - Province d'Afrique de l'Ouest » a été créé en 2016 à la suite d'une scission de « Boko Haram ».

    Le conflit a déplacé près de deux millions de personnes dans le nord-est du Nigeria et s'est également propagé aux pays voisins.

     

  • Nigeria : Trois soldats tués dans une embuscade jihadiste

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    Au moins trois soldats ont été tués dans l'embuscade de leur convoi militaire, tendue par des jihadistes dans l'État de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué samedi deux sources de sécurité.

    Les convois militaires sont de plus en plus la cible d'attaques du groupe État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), dans le nord-est du Nigeria où les soldats luttent pour mettre fin à une insurrection de 12 ans qui a tué plus de 40.000 civils.

    Les assaillants ont arrosé le convoi à l'arme lourde lors de l'embuscade vendredi, dans le village de Tamsu Kawu, le long de l'autoroute de 120 kilomètres reliant Maiduguri et Damaturu, la capitale de l'État de Yobe, ont indiqué deux sources militaires à l'AFP. "Nous avons perdu trois soldats dans l'embuscade des terroristes de l'ISWAP", a déclaré l'un de ces deux officiers, selon lequel les jihadistes ont saisi un véhicule militaire. Un second officier militaire a confirmé le bilan. L'attaque s'est produite alors que l'armée revendique une série de succès contre les djihadistes, notamment des raids sur leurs camps.

    Le 17 septembre, au moins 16 soldats nigérians ont été tués dans une embuscade de l'ISWAP le long de l'autoroute reliant Maiduguri et la ville de garnison de Monguno, dans la région du lac Tchad. Une semaine plus tard, huit soldats sont morts lorsque d'une attaque par le groupe djihadiste près de la ville de Dikwa, dans la même région.

    L'ISWAP a consolidé son territoire ces derniers mois dans la région du lac Tchad après la mort d'Abubakar Shekau, le commandant du groupe rival Boko Haram, dans des combats entre les deux forces djihadistes. Reconnu par le groupe État islamique, l'ISWAP est né en 2016 d'une scission avec Boko Haram, auquel il reproche notamment des meurtres de civils musulmans.

    Depuis 2019, l'armée a fermé ses plus petites bases pour s'installer dans des garnisons plus grandes et fortifiées, appelées "super camps", pour tenter de mieux résister aux attaques. Une stratégie qui a laissé davantage de liberté de mouvement aux jihadistes dans les zones rurales, estiment les critiques de ces "super camps". Le conflit qui a provoqué le déplacement d'environ deux millions de personnes dans le nord-est du pays, s'est étendu aux pays voisins, ce qui a conduit à la mise en place d'une coalition militaire régionale contre les groupes islamistes.

  • Nigeria : L'armée nigériane annonce la mort du leader de l'EI Abou Musab al-Barnawi

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    Le chef du groupe islamique nigérian ISWAP, affilié à l'Etat islamique, Abou Musab al-Barnawi, est mort, a affirmé jeudi un haut responsable de l'armée nigériane. L'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) n'a pas confirmé la mort d'al-Barnawi. 

    "Je peux affirmer avec certitude qu'al-Barnawi est mort", a déclaré devant des journalistes le chef de l'état-major de défense, le général Lucky Irabor. Il n'a pas précisé les circonstances du décès du leader jihadiste, déjà donné pour mort par les autorités nigérianes par le passé. 

    L'ISWAP, reconnu par l'Etat islamique, est né en 2016 d'une scission avec l'autre groupe jihadiste nigérian Boko Haram, auquel il reproche notamment des meurtres de civils musulmans. Après être monté en puissance, ISWAP est devenu le groupe jihadiste dominant dans le nord-est du Nigeria, multipliant les attaques d'ampleur contre l'armée nigériane.

    Le chef de l'ISWAP a pris de l'importance après avoir fait scission avec Boko Haram en 2016 en raison de différends avec son commandant Abubakar Shekau, décédé plus tôt cette année lors de luttes intestines entre les deux factions.

    Depuis la mort d'Abubakar Shekau, selon des sources sécuritaires, Abou Musab al-Barnawi avait consolidé le contrôle de l'ISWAP dans le nord-est du Nigeria et la région du lac Tchad, où des fidèles de Boko Haram les combattent toujours. Depuis le début de la rébellion du groupe islamisque radical Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36.000 morts et deux millions de déplacés.

  • Nigeria: 87 éléments de Boko Haram tués au cours des opérations militaires dans le nord-est du pays

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    L’armée nigériane a lancé, jeudi 7 octobre 2021, des opérations militaires contre le groupe islamiste Boko Haram dans l’État de Borno (nord-est), qui ont permis de neutraliser 87 terroristes et d'en capturer plusieurs.

    Les informations ont été rapportées par les médias locaux, jeudi, sur la base de déclarations publiées par Bernard Onyoko, porte-parole adjoint du ministère de la Défense.

    Ils ont rappelé qu’environ un millier de membres du groupe s'étaient rendus aux forces armées dans le même État en juillet dernier en raison de la famine.

    Depuis 2009, la violence de Boko Haram a fait plus de 20 000 morts et des millions de déplacés au Nigeria.

    Depuis 2015 l’organisation a également lancé des attaques dans les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad et le Niger.