Boko Haram au Tchad

  • Tchad : cinq soldats tués dans une embuscade au Lac Tchad

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    « Plusieurs terroristes de Boko Haram lourdement armés ont tendu une embuscade mardi (22 février 2022) dans la localité de Kaïga Kindjiria, province du Lac Tchad, aux troupes de l’armée tchadienne qui étaient en mission de ravitaillement », a indiqué mercredi 23 février Adoum Moustapha Brahimi, gouverneur la province du Lac Tchad.

    « Nos forces ont repoussé les assaillants de Boko Haram et en ont tué plusieurs dizaines », a-t-il souligné.

    « Du côté de l’armée, il y a eu cinq morts et moins d’une dizaine de blessés évacués sur N'Djamena mardi soir », a précisé le gouverneur.

    Des militaires sont régulièrement ciblés au lac Tchad, une vaste étendue d'eau et de marécages parsemée d'îlots habités dans l'Ouest, dont certains sont des repaires du groupe islamiste nigérian Boko Haram.

    Au moins 24 militaires tchadiens avaient été tués et plusieurs blessés en août 2021 dans une attaque de Boko Haram sur l'île de Tchoukou Telia au Lac Tchad, à 190 km au nord-ouest de N'Djamena, en proie à de nombreuses incursions de terroristes.

    En mars 2020, une centaine de soldats tchadiens avaient été tués en une nuit par le groupe Boko Haram, sur la presqu'île de Bohoma, dans la province du Lac, où se trouve une base de l'armée tchadienne.

    L'ancien président Idriss Déby Itno avait lancé (avant sa mort en 2021) en avril 2020 une offensive contre les terroristes dans la région.

    La rébellion de Boko Haram a éclaté en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins tels que le Cameroun, le Niger et le Bénin.

    Depuis, plus de 36 000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées, et 3 millions ont dû fuir leurs domiciles, selon l'ONU.

  • Tchad : neuf villageois tués par Boko Haram au Lac Tchad

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    Au moins neuf personnes ont été tuées, lundi 20 septembre 2021 à l’aube, dans l'ouest du Tchad par des combattants du groupe islamique Boko Haram qui ont attaqué un village de pêcheurs au bord du lac Tchad, a indiqué le gouverneur de la région.

    «Lundi, des terroriste de Boko Haram sont venus attaquer des pêcheurs au village Blargue situé au lac, il y a eu neuf morts, un blessé grave et une dame portée disparue, dont on ne sait pas si elle a été enlevée par les assaillants», a expliqué, au téléphone, Mahamat Fodoul Makay, gouverneur de la province du Lac.

    D’après cette autorité, les assaillants se sont repliés à l’ile de Darak au Cameroun après leur forfait, craignant des représailles de l’armée tchadienne.

    Le Lac Tchad est une vaste étendue d'eau et de marécages est truffée d'îlots servant de repaires et de camps d'entraînement à Boko Haram qui multiplie ses attaques meurtrières et enlèvements dans les quatre pays riverains: Tchad, Niger, Nigeria et Cameroun.

    En août dernier, 24 soldats tchadiens étaient morts au Lac Tchad à la suite d'une attaque d'un groupe de Boko Haram, et plusieurs autres avaient été blessés.

    Les affrontements entre l’armée et les assaillants avaient débuté alors que les militaires se reposaient en revenant d'une ronde.

    En mars 2020, une centaine de soldats tchadiens avaient été tués lors d'une attaque dans la région du Lac.

    Une offensive avait alors été menée le mois suivant par l'ancien président Idriss Deby Itno, affirmant un peu légèrement qu'il n'y avait plus aucun terroriste du côté tchadien.

  • Tchad : L'Etat islamique tue 12 soldats tchadiens

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    Les combats entre l'armée et les membres de l'Etat islamique (photo ci-dessus) dans la région du lac Tchad ont fait mardi au moins 12 morts, a déclaré un gouverneur de province à l'AFP. C'est la première attaque majeure de l'ISWAP au Tchad depuis le décès du président Deby. 
    chadarmy.jpegMahamat Fadoul Mackaye a déclaré que 40 combattants islamistes avaient également été tués à la suite de l'attaque contre une position de l'armée dans la région marécageuse utilisée comme base arrière par des groupes djihadistes, notamment Boko Haram, basé au Nigéria et une branche dissidente, l'Etat islamique de la  Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP).
    E0EeeCyWEAkDiip.jpegBoko Haram et ISWAP attaquent régulièrement l'armée ainsi que les civils.

    ISWAP s'est séparé de Boko Haram en 2016 et est devenu un groupe dominant, lançant des attaques contre des bases militaires et tendant des embuscades aux troupes tout en enlevant des voyageurs à de faux points de contrôle.

    Les combats de mardi ont eu lieu à l'aube entre les villes de Ngouboua et Kaiga, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale N'Djamena, a déclaré un haut responsable des forces de sécurité, demandant l'anonymat.

    Le porte-parole de l'armée tchadienne, le général Azem Bermandoa Agouna, a confirmé l'attaque mais a refusé de faire le bilan des victimes lorsqu'il a été contacté par l'AFP. (AFP)

  • Tchad : un militaire tué et quatre autres blessés dans une embuscade de Boko Haram

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    Un militaire de l’Armée nationale tchadienne a été tué et quatre autres blessés, mercredi 18 novembre, dans une embuscade tendue par le groupe terroriste islamiste nigérian Boko Haram dans une localité du Lac Tchad.

    « Mercredi, les terroristes de Boko Haram ont tendu une embuscade contre nos forces qui patrouillaient le Lac Tchad. Ils ont été attaqués dans le village Koukboua situé sur l’une des îles du Lac Tchad », a indiqué dans une déclaration, jeudi, le général de division Abadi Saïr Fadoul, gouverneur de la province du Lac.

    Il a ajouté qu'« un officier supérieur de l’Armée nationale tchadienne avait été tué et quatre autres militaires blessés » dans cette attaque, précisant que toutes les victimes ont été évacués vers des centres hospitaliers de Ndjamena.

    Des éléments de l’armée tchadienne mènent actuellement une opération de ratissage dans toute la zone pour retrouver les terroristes, a-t-il ajouté

    La région du lac Tchad partagée par le Nigéria, le Niger, le Cameroun et le Tchad connait, durant la dernière période un regain d'attaques du groupe islamiste nigérian.

    Dans la province du Lac, à Boma, une attaque meurtrière de Boko Haram avait fait près de cent morts dans les rangs de l'armée tchadienne, le 23 mars dernier.

    Depuis 2015, les pays de la région du Lac Tchad luttent contre Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

  • Tchad : quatre militaires tués dans une attaque de Boko Haram

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    Quatre militaires tchadiens ont été tués dans une embuscade attribuée à Boko Haram dans la province du Lac (ouest), a-t-on appris de source régionale, mardi.

    « Un contingent de nos forces qui effectuait une patrouille, lundi, dans la localité de Ngouboua et Kaïga, a été pris pour cible par les terroristes de Boko Haram », a indiqué le gouverneur de la province du Lac, le général de division Abadi Saïr Fadoul.

    Selon le gouverneur, le bilan de cette embuscade de Boko Haram contre l’armée nationale tchadienne (ANT) fait état de « quatre soldats tués et quelques blessés ».

    Malgré la création d’un poste militaire, entre la localité de Ngouboua et le village de Bagassoula après l’enlèvement d’un médecin, d’un infirmier et de leur chauffeur dans cette zone le 31 octobre 2019, Boko Haram continue à semer la terreur à Ngouboua dans le Lac Tchad.

    En décembre 2019, le groupe terroriste Boko Haram a tué quatre militaires de l’armée tchadienne lors d’une attaque, menée contre ce poste qui avait été récemment rétabli sur les rives du lac Tchad (ouest).

    Autour du Lac partagé par le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, Boko Haram maintient des camps d’entraînement et multiplie enlèvements et attaques notamment contre les pêcheurs et les soldats.

    L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, fief de Boko Haram, a fait de nombreuses victimes et plus d’un million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun, voisins.

    Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad.

  • Tchad : libération de 12 otages et neutralisation de 20 combattants de Boko Haram

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    (Attention E.B.)

    Des accrochages de l’armée tchadienne avec des djihadistes de Boko Haram, à Barkalam et à Bilabrim non loin de la frontière nigérienne, se sont soldés par la neutralisation de 20 islamistes et la libération de 12 otages, a-t-on appris de sources concordantes, dimanche. Trois soldats tchadiens ont été blessés dans ces opérations.

    L’information a été communiquée à la presse locale samedi 26 septembre par Chérif Mahamat Zène, porte-parole du gouvernement.

    « Deux accrochages entre l'armée tchadienne et des éléments terroristes de Boko Haram ont eu lieu » jeudi 24 septembre « à 11 heures et 12 h 40 dans le Lac Tchad, respectivement à Barkalam près de la frontière nigériane et à Bilabrim non loin de la frontière nigérienne », a annoncé à la presse, le ministre tchadien de la Cmmunication, porte-parole du gouvernement, Chérif Mahamat Zène.

    « A Barkalam, l'armée a enregistré un blessé, neutralisé 15 terroristes, détruits 3 hors-bords, et a récupéré plusieurs armes individuelles. 12 civils dont 3 femmes, 2 filles et 7 enfants ont été libérés », a-t-il précisé.

    D’après le porte-parole du gouvernement tchadien, « à Bilabrim, deux soldats ont été blessés et cinq terroristes tués ». Les blessés ont été transportés à N'Djaména.

    Chérif Mahamat Zène a, par ailleurs, annoncé que les femmes et les enfants seront officiellement remis au ministère en charge de la Femme et de la Petite enfance « pour leur réinsertion » dans la société.

    Pour rappel l’armée tchadienne a été la cible, fin mars, d’une violente attaque terroriste menée contre un camp militaire à Boma dans le Lac Tchad. 100 militaires tchadiens avaient été tués lors de cette attaque.

    « Pendant que nous sommes en lutte contre le coronavirus, les illuminés de Boko Haram ont attaqué nos forces armées dans le lac Tchad », avait tweeté le 24 mars le président tchadien, Idriss Deby Itno, au lendemain de cette attaque menée par le mouvement insurrectionnel terroriste à Boma, dans la province du lac Tchad.

    En réaction à cette attaque, le président Deby a lancé et cordonné, du 24 mars au 9 avril, l’opération « Colère de Boma », une offensive contre Boko Haram au Lac Tchad.

    Le bilan de cette offensive faisait état de 52 morts et 196 blessés du côté de l’armée tchadienne et « 1000 terroristes de Boko Haram neutralisés » selon l’Etat-major de l’armée tchadienne.

  • Tchad : dix soldats tchadiens tués dans une embuscade tendue par les jihadistes dans la région du lac Tchad

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    Dix militaires de l’armée tchadienne ont été tués et sept autres blessés dans la région du Lac Tchad, a indiqué dimanche le gouverneur de la province du Lac, le général de division Abadi Saïr Fadoul.

    « Ces militaires sont tombés, le jeudi 17 septembre, au cours d’une offensive des forces tchadiennes de la Force Mixte Multinationale( FMM) contre un camp de Boko Haram dans la zone du lac Tchad », a-t-il ajouté.

    « Lors de cette offensive, les forces qui menaient l’opération sont malheureusement tombées dans une embuscade tendue par des terroristes de Boko Haram », a précisé le gouverneur Abadi.

    La région du Lac Tchad est régulièrement le théâtre d'attaques du groupe terroriste islamiste nigérian.

    Fin mars dernier, les combattants de Boko Haram ont infligé de lourdes pertes à l’armée tchadienne lors de combats dans la région des lacs, à Boma, près des frontières communes entre le Nigeria, le Niger et le Cameroun.

    Selon le gouvernement tchadien, Boko Haram a tué près de 100 militaires tchadiens dans cette attaque à Boma, dans la province du Lac.

    En riposte à cette attaque, l’armée tchadienne a mené une large offensive tuant au moins 1000 combattants de Boko Haram, selon un bilan établi par la présidence tchadienne.

    Depuis plusieurs mois, le groupe Boko Haram, dont l’insurrection est née au Nigeria en 2009, multiplie les actions dans la région du lac Tchad.

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    Fin janvier, une autre attaque terroriste avait déjà fait une demi-douzaine de morts dans les rangs de l’armée tchadienne.

    Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du Lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.