Boko Haram au Cameroun

  • Cameroun : Un attentat attribué à Boko Haram fait 14 morts

    Imprimer

    L’Extrême-Nord du Cameroun a été le théâtre d'une nouvelle attaque de Boko Haram, vendredi, qui a fait 14 morts, 12 civils et deux assaillants. Il s'agit de l'un des attentats les plus meurtriers de Boko Haram depuis des mois.
     
    « Douze paysans du canton Mozogo dans le département du Mayo Tsanaga ont trouvé la mort vendredi lors d’un attentat perpétré par une kamikaze de Boko Haram vers 1 heure du matin », a rapporté le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.
     
    « Des combattants de Boko Haram se sont introduits dans le village en tirant des coups de feu en l’air et les villageois se sont réveillés et couraient dans tous les sens avant de se réfugier dans un parc. Les jihadistes de Boko Haram ont alors introduit une fille qui portait une charge explosive. 12 paysans, la kamikaze et un membre de Boko Haram ont été tués lors de l’explosion », a expliqué un témoin.
     
    Installés dans les grottes et montagnes nigérianes près de la frontière camerounaise, les islamistes de Boko Haram en sortent régulièrement pour attaquer des civils et des postes militaires dans l’extrême-nord du Cameroun.

    Identité des victimes :
    -Djallo Gadjo. -Kalla Antoine. -Belinda Antoine. -Madeleine Antoine. -Zoubi Warda. -Viché Mangoché. -Ndarana Mangoche. - Modou Waziri. -Abou Raved. -Liman Malla. -Ngari Kaldapa. -Goni Oumar. -Boukar (Dan Malla).

  • Cameroun : quatre civils tués par l'Etat islamique dans l'Ouest Africain (ISWAP) dans l’Extrême-Nord

    Imprimer

    Quatre civils camerounais ont été tués lors d'affrontements avec les jihadistes de l'ISWAP dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun, dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris de sources locales, lundi.
     
    Les attaques ont eu lieu à Mayo Moskota et Kolofata, alors que la Force mixte multinationale menait une opération de ratissage dans la région, permettant de neutraliser trois terroristes et d'arrêter deux autres.
     
    « Trois membres du comité de vigilance ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi 4 janvier dans le canton Mayo Moskota dans l'Extrême-Nord », a indiqué le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.
     
    « Les membres du comité de vigilance ont été surpris dans leur poste de veille vers 4h ce matin et ont été tués par balles », a-t-il précisé.
     
    Dans la même nuit, un autre groupe de l'ISWAP a tué un civil dan les environs de Kolofata, selon le gouverneur de l’Extrême-Nord.
     
    D’après le commandant du secteur 1 de la Force mixte multinationale (FMM), le général de brigade Bouba Dobekréo, des éléments de l’armée camerounaise ont mené dimanche soir un ratissage sur le mont Gréa qui longe Kolofata au Cameroun.
     
    « Lors de cette opération, dans ce refuge des islamistes, trois combattants ont été tués et deux autres capturés», a souligné le général Bouba.
     
    Les membres de Boko Haram appartenant à une branche dissidente appelée "ISWAP", affiliée à Daech, multiplient, ces dernières années, les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l'Extrême-Nord du Cameroun comme dans les régions limitrophes des trois pays voisins, le Nigeria, le Niger et le Tchad.
     
    Ils y enlèvent fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants qu’ils utilisent plus tard pour commettre des attaques kamikazes.
     
    L'insurrection de Boko Haram est née en 2009 dans le nord-est du Nigeria avant de se propager dans les pays voisins.
     
    Depuis, plus de 36.000 personnes (principalement au Nigeria) ont été tuées et 3 millions ont dû fuir leur domicile, selon l'ONU.

  • Cameroun : 12 pêcheurs tués par Boko Haram dans la région du lac Tchad

    Imprimer
    12 pêcheurs originaires de Darak et de Blangoua ont été tués par le groupe jihadiste Boko Haram dans la nuit du 23 décembre 2020 dans la région du lacTchad.
     
    L'attaque s'est produite dans la nuit du 24 au 25 décembre 2020, dans le secteur de Tongomani, un petit ilot à la périphérie de Darack. 

     

  • Cameroun : Une femme kamikaze de l'organisation islamiste Boko Haram neutralisée

    Imprimer

    Une femme kamikaze qui avait été infiltrée dans la localité de Ldaotsaf par le groupe islamiste radical  Boko Haram a été neutralisée par les troupes camerounaises alors qu'elle s'apprêtait à déclencher l'engin explosif attaché à son corps.
     
    L'incident a eu lieu dans la nuit du mercredi 16 décembre à Mayo-Moskota dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun mais n'a été révélé que maintenant.
     
    "La femme s'est discrètement infiltrée dans le village et cherchait en fait une cible où faire exploser la bombe qu'elle portait attachée à son corps", a déclaré le porte-parole de la force.
     
    Selon des témoins oculaires dans le village, «trois kamikazes sont entrés dans le village tandis que d'autres combattants du groupe terroriste Boko Haram encerclaient le village et tiraient en l'air».
     
    «Les gens se sont mis à courir par crainte pour leur vie. Les kamikazes ont profité de la confusion pour se mêler à la foule qui se dirigeait vers le camp militaire », a déclaré un témoin oculaire.
     
    Il a ajouté que les villageois les ont repérées alors qu'elles essayaient de se fondre dans la foule.
     
    «Les villageois qui étaient armés de gourdins et d'autres armes ont agressé les femmes kamikazes, en blessant une gravement. La femme blessée a finalement été achevée par les soldats tandis que ses deux compagnes réussissaient à fuir.
     
    La ceinture explosive de la kamikaze a été désamorcée par l'armée.

  • Cameroun : Deux civils tués par les jihadistes de Boko Haram dans l'Extrême-Nord

    Imprimer

    ATT.E.B.

    Au moins deux civils ont été tués et cinq autres enlevés dans une attaque perpétrée par des éléments du groupe terroriste Boko Haram dans la nuit de jeudi à vendredi dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

    L'attaque a eu lieu dans le village de Woudal frontalier avec le Nigeria, fief de Boko Haram.

    « Jeudi vers 22h40, plusieurs combattants de Boko Haram ont attaqué les villageois de Woudal. alors qu'ils dormaient. Les terroristes ont tués deux personnes âgées et ont enlevés cinq autres dont trois hommes et deux jeunes filles », a indiqué le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM), le Général de brigade Bouba Dobekréo.

    « Alertés, les militaires sont intervenus mais n'ont pas pu rattraper les assaillants», a-t-il ajouté.

    Selon le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa, d'autres éléments de Boko Haram ont perpétré une attaque dans la nuit de jeudi à vendredi dans le canton Sandawadjiri situé dans l’arrondissement de Kolofata, département du Mayo Sava.

    « Nous n’avons pas enregistré de pertes en vie humaine. Les combattants de Boko Haram ont seulement volé des denrées alimentaires », a-t-il souligné.

  • Cameroun : deux militaires tués dans une attaque de Boko Haram contre un poste militaire

    Imprimer

    (Attention E.B.)

    Deux soldats camerounais ont été tués dans une attaque attribuée au groupe terroriste Boko Haram, menée contre un poste militaire situé à l'Extrême-Nord du Cameroun, dans la nuit de samedi à dimanche 6 septembre, ont affirmé des sources sécuritaires.

    « Plusieurs combattants de Boko Haram lourdement armés, ont attaqué dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1 heure, le poste militaire de la Force Mixte Multinationale de Toufou, localité située aux monts Mandaras dans le département du Mayo Tsanaga dans l’Extrême-Nord », a souligné le général de brigade Bouba Dobkréo, commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM).

    « Deux de nos militaires sont malheureusement tombés dans l’attaque et un autre a été blessé aux côtes. On déplore également du matériel militaire emporté par les assaillants », a-t-il ajouté.

    D’après l’officier camerounais, les assaillants se sont repliés au Nigéria après l’attaque meurtrière.

    En prenant l’initiative des attaques, les combattants de Boko Haram montrent qu’ils ont pu se reconstituer une logistique et entraîner suffisamment d’hommes. Une posture qu’ils avaient perdue depuis la fin de la grande offensive conjointe des États riverains du lac Tchad, il y a plusieurs mois.

    Née dans le nord-est du Nigeria en 2009, l'insurrection de Boko Haram s'est, peu à peu, propagée à ses voisins camerounais, nigérien et tchadien, particulièrement dans la région du lac Tchad, située à la frontière entre ces quatre pays.

    Les attaques terroristes, après une certaine accalmie, se sont de nouveau intensifiées à partir de 2019. Début mars 2020, l'armée tchadienne a lancé une vaste offensive, à laquelle se sont rejoints par la suite les armées nigériane et nigérienne.

    Près de 1000 combattants de Boko Haram avaient été tués dans les combats selon le président tchadien, Idriss Deby.

  • Cameroun : au moins neuf morts et plusieurs blessés dans une série d’attaques de Boko Haram

    Imprimer

    (Attention E.B.)

    Au moins neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une série d’attaques, attribuées à l’organisation jihadiste Boko Haram, menées dans la nuit de lundi à mardi dans la région de l’Extrême nord du Cameroun.

    Ces attaques ont été confirmées mardi matin par des sources militaires et locales.

    L’attaque la plus meurtrière a eu lieu à Kouyapé, un village camerounais situé près du Nigéria, suite à l’activation d’une charge explosive par un terroriste, tuant 6 personnes et blessant 7 autres.

    « Vers 1 heure (heure locale, TU+1), des combattants de Boko Haram ont lancé une attaque contre le village Kouyapé situé dans le canton de Kolofata. Quand les islamistes ont constaté l’arrivée de l’armée, l’un d’eux a déclenché une charge explosive tuant six civils et blessant sept autres », a précisé le gouverneur de la région, Bakari Midjiyawa.

    « Un membre de Boko Haram a été neutralisé et du matériel de guerre récupéré », a-t-il ajouté.

    Dans la même nuit de lundi à mardi, « vers 23 heures, un autre groupe de Boko Haram a perpétré une attaque contre le village Talakatchi dans le canton Mayo Moskota tuant deux civils et blessant un militaire », a affirmé le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale de lutte contre Boko Haram, le général Bouba Dobkréo.

    Cet officier de l’armée camerounaise ajoute, par ailleurs, que des éléments de la Force Mixte Multinationale (FMM) « en mission de ravitaillement, sont tombés dans une embuscade de Boko Haram à Wulgo » département du Logon et Chari dans la zone du Lac Tchad.

    Le bilan fait état d’«un militaire nigérian de la FMM tué, un soldat nigérian blessé et trois militaires camerounais blessés ».

    Le groupe terroriste Boko Haram, dont le nom signifie « Le livre (book) est péché », est né dans le Nord-est du Nigéria et a essaimé dans plusieurs pays voisins, dont le Tchad, le Niger et le nord du Cameroun.

    Depuis 2014, ce groupe a fait des ravages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, commettant des attaques qui sont souvent menées sans discernement ou qui visent délibérément les civils.

    Ces attaques ont consisté en des attentats-suicide dans des lieux publics où des foules se rassemblent, tels que marchés, mosquées, églises, écoles, camps pour personnes déplacées et gares routières; des enlèvements, notamment de femmes et de filles; et des pillages et destructions systématiques de biens.

    « Les violences commises par Boko Haram au Cameroun ont forcé plus de 322 000 personnes à s’enfuir de leurs domiciles depuis 2014 », a souligné l’ONG Human Rights Watch dans son rapport du 25 août 2020.