Boko Haram au Cameroun

  • Cameroun : un militaire tué et plusieurs autres blessés dans l’Extrême-Nord

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    FFSbR2LX0AEIS9o.jpegUn officier de l’armée camerounaise a été tué, dimanche 28 novembre 2021, et plusieurs autres soldats ont été blessés  par des combattants du groupe islamique Boko Haram qui leur ont tendu une embuscade à Zélévet, une localité de l’Extrême-Nord du Cameroun, a indiqué le gouverneur de la région.

    « Dimanche matin, des militaires qui effectuaient une patrouille près de la frontière sont tombés dans une embuscade de Boko à Zélévet dans la commune de Moskota, département du Mayo Tsanaga », a indiqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    L'attaque, qui a eu lieu à proximité du Nigeria, où Boko Haram sème la terreur, a fait un mort et des blessés dans les rangs de l’armée camerounaise selon le gouverneur.

    Depuis le début de la saison sèche dans l’Extrême-Nord du Cameroun, le groupe islamique Boko Haram multiplie les attaques contre des civils et des forces de défense.

    D’après le gouverneur de la région et le ministère de la Défense, au moins une dizaine d’attaques de Boko Haram ont été enregistrées au cours de la semaine qui s’achève.

    Selon le gouverneur de l’Extrême-Nord, les combattants de Boko Haram ont attaqué dans la nuit du 24 au 25 novembre, le poste militaire d’Amchokouli situé dans le canton Afadé dans le département du Logon et Chari.

    Dans cette zone de l’Extrême-Nord du Cameroun, l'armée est régulièrement la cible d'attaques, menées soit par l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), créé en 2016, soit par Boko Haram installé dans le nord-est du Nigeria depuis 2009.

    Depuis le début de la rébellion du groupe islamique Boko Haram en 2009 dans le nord-est du Nigeria, le conflit a fait près de 36 000 morts et deux millions de déplacés.

    En 2016, le groupe s'est scindé, avec d'un côté la faction historique et de l'autre l'ISWAP, affilié à "État islamique".

  • Tchad : neuf villageois tués par Boko Haram au Lac Tchad

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    Au moins neuf personnes ont été tuées, lundi 20 septembre 2021 à l’aube, dans l'ouest du Tchad par des combattants du groupe islamique Boko Haram qui ont attaqué un village de pêcheurs au bord du lac Tchad, a indiqué le gouverneur de la région.

    «Lundi, des terroriste de Boko Haram sont venus attaquer des pêcheurs au village Blargue situé au lac, il y a eu neuf morts, un blessé grave et une dame portée disparue, dont on ne sait pas si elle a été enlevée par les assaillants», a expliqué, au téléphone, Mahamat Fodoul Makay, gouverneur de la province du Lac.

    D’après cette autorité, les assaillants se sont repliés à l’ile de Darak au Cameroun après leur forfait, craignant des représailles de l’armée tchadienne.

    Le Lac Tchad est une vaste étendue d'eau et de marécages est truffée d'îlots servant de repaires et de camps d'entraînement à Boko Haram qui multiplie ses attaques meurtrières et enlèvements dans les quatre pays riverains: Tchad, Niger, Nigeria et Cameroun.

    En août dernier, 24 soldats tchadiens étaient morts au Lac Tchad à la suite d'une attaque d'un groupe de Boko Haram, et plusieurs autres avaient été blessés.

    Les affrontements entre l’armée et les assaillants avaient débuté alors que les militaires se reposaient en revenant d'une ronde.

    En mars 2020, une centaine de soldats tchadiens avaient été tués lors d'une attaque dans la région du Lac.

    Une offensive avait alors été menée le mois suivant par l'ancien président Idriss Deby Itno, affirmant un peu légèrement qu'il n'y avait plus aucun terroriste du côté tchadien.

  • Cameroun : 5 militaires et un civil tués dans l'attaque d'un poste militaire par l'Etat Islamique (ISWAP)

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    Les djihadistes de l'Etat Islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont multiplié ces derniers jours les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l’extrême nord du Cameroun. Après l’attaque de samedi 24 juillet à Sagmé, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière avec le Nigeria, qui a couté la vie à six soldats camerounais, une nouvelle attaque des islamistes a eu lieu à Zigagué à 30 km de Waza dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 juillet, aux environs de 3h du matin.

    Cinq soldats sont morts brûlés vifs à l'intérieur du poste militaire. Un civil a également perdu la vie. Il s'agissait d'un chauffeur qui transportait des médicaments pour une ONG internationale opérant dans la zone.

    Au cours d'une opération de ratissage du secteur menée depuis le matin du mardi 27 juillet autour du poste, les militaires ont retrouvé les corps d'au moins 17 djihadistes ayant participé à l’attaque du poste.

  • Cameroun : huit militaires tués dans une attaque d'islamistes dans l'Extrême-Nord

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    Huit militaires camerounais ont été tués dans une attaque perpétrée, samedi, par des guérilleros islamistes contre un poste militaire dans l'Extrême-Nord du Cameroun.

    Des islamistes armés ont tué au moins huit militaires camerounais lors d’une « attaque musclée et bien planifiée » contre un poste militaire situé près de la frontière entre le Cameroun et le Nigeria, a expliqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa.

    Cette attaque a également fait quatorze blessés, a-t-il ajouté.

    « Dans la nuit de vendredi à samedi vers 4 heures (heure locale), plusieurs éléments lourdement armés et arrivés à bord de six véhicules et des motos, ont attaqué le poste de l’armée dans le village Sagme vers Fotokol », une ville frontalière entre le Cameroun, le Tchad et le Nigeria, a indiqué la même source.

    « Le bilan de cette attaque terroriste fait état de 8 militaires tués et 14 autres blessés. Les blessés viennent d’être évacués pour recevoir les soins nécessaires. Du côté des terroriste, le bilan n’est pas encore connu », a-t-il précisé ajoutant qu’un renfort de l’armée a été dépêché à Sagme et qu’un ratissage est en cours.

    D’après cette même source, plusieurs armes et du matériel militaire ont été emportés par les assaillants qui se sont repliés vers le Nigeria voisin.

     

     

  • Cameroun: Boko Haram intensifie ses attaques dans la région de l’Extrême-Nord

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    Depuis décembre 2020, "Boko Haram a intensifié ses attaques contre les civils dans les villes et villages de la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, tuant au moins 80 personnes et pillant des centaines de domiciles", a déclaré lundi 5 savril 2021, l’ONG Human Rights Watch (HRW).

    Les recherches menées par HRW ont montré toutefois que « le nombre réel de victimes est encore beaucoup plus élevé, compte tenu de la difficulté à confirmer à distance les détails de telles attaques, qui ne sont souvent pas signalées ».

    L’une des attaques récentes les plus meurtrières a été perpétrée à Mozogo le 8 janvier, lorsque Boko Haram a tué au moins 14 civils, dont huit enfants, et en a blessé trois autres, dont deux enfants.

    Alors que des combattants tiraient sur des habitants et pillaient des maisons, une femme kamikaze s’est infiltrée parmi un groupe de civils en fuite, déclenchant sa veste explosive, selon des témoins.

    D’après Ilaria Allegrozzi, chercheuse senior sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch, le groupe terroriste Boko Haram mène contre le peuple camerounais une guerre dont « le coût humain est choquant ».

    L’insurrection de Boko Haram a débuté au nord-est du Nigéria en 2009 avant de gagner les pays du bassin du lac Tchad, dont le Cameroun.

    Les attaques du groupe sont souvent commises de manière indiscriminée, y compris des attentats-suicides dans des zones densément peuplées, manifestement conçus pour maximiser le nombre de morts et de blessés parmi la population civile.

    Le Cameroun a subi un pic d’attaques au cours de l’année écoulée. Selon un rapport rendu public en novembre 2020 par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, un groupe de réflexion du ministère américain de la Défense, le nombre d’attaques commises par Boko Haram contre des civils au Cameroun en 2020 était plus élevé qu’au Nigeria, au Niger et au Tchad réunis.

    Les violences de Boko Haram au Cameroun ont déclenché une crise humanitaire majeure, forçant « plus de 322 000 personnes à quitter leurs foyers depuis 2014, dont 12 500 depuis décembre », selon HRW.

  • Cameroun : la force multinationale mixte repousse une attaque de Boko Haram à Fotokol (Extrême-Nord)

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    La Force Mixte Multinationale (FMM) de lutte contre le groupe djihadiste Boko Haram a repoussé vendredi soir 2 avril 2021 une attaque menée par le groupe islamiste nigérian contre son poste à Fotokol dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Onze militaires camerounais ont été blessés au cours de la riposte, selon des sources sécuritaires.

    Des éléments armés de Boko Haram ont attaqué vendredi soir une position de la coalition de la force régionale, à Fotokol dans l’Extrême-Nord camerounais, près de la frontière du Nigeria, a indiqué  le commandant du secteur 1 de le FMM, le Général de brigade Bouba Dobekréo.

    « Le bilan provisoire fait état de onze militaires blessés par l’explosion d'obus. L'attaque a été repoussée et la situation est actuellement sous contrôle. Des renforts ont été envoyés sur place », a ajouté la même source.

    Cette attaque intervient une semaine après celle qui a visé samedi dernier 27 mars, le poste militaire de Dabanga dans l’Extrême-Nord, faisant quatre morts au total dont un militaire et trois civils.

    Depuis 2015, les pays de la région du Lac Tchad et le Benin luttent contre Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

  • Cameroun : 3 civils tués par les jihadistes de Boko Haram

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    Un militaire et trois civils ont été tués dans une nouvelle attaque meurtrière perpétrée samedi à Dabanga dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

    « Samedi plusieurs combattants à bord de six pickups et de motocyclettes ont attaqué le poste militaire et les quartiers de la ville de Dabanga, , département de Logon-et-Chari. La ville est située sur l’axe routier Waza et Kousseri », a indiqué le gouverneur de l’Extrême-Nord, M. Midjiyawa Bakari.

    D’après cette autorité, le bilan provisoire fait état d’un militaire tué et deux autres blessés.

    « Trois civils ont aussi trouvé la mort, des camions de marchandises et des boutiques incendiés. Les assaillants sont aussi allés à la brigade où ils ont endommagé un véhicule de la gendarmerie », a-t-il ajouté.

    Le gouverneur a relevé, par ailleurs, que « plusieurs terroristes de Boko Haram ont été neutralisés, un véhicule, des armes et des munitions récupérés par la Bataillon d’intervention rapide (BIR) », une force d’élite de l’armée camerounaise.

    La ville de Dabanga est située à proximité de la frontière du Nigeria, fief de Boko Haram.

    Le 19 février 2013 le touriste français Moulin-Fournier et sa famille, avaient été enlevés par des membres de Boko Haram dans la localité de Dabanga. Ils avaient été libérés plusieurs jours plus tard après le versement d’une rançon.

    Le bassin du lac Tchad sert de repaire et de camp d’entraînement à Boko Haram, notamment sa branche qui a ralliée l’ISWAP (Etat islamique en Afrique de l’Ouest), faisant allégeance à Daech.

    Et ce malgré la présence d’une Force Mixte Multinationale (FMM), chargé de les combattre et comprenant des éléments des armées du Tchad, du Cameroun, du Nigeria, du Niger et du Bénin.