Boko Haram

  • Nigeria : Des membres de l'Etat Islamique (ISWAP) attaquent un centre de secours de l'ONU au Nigéria. 25 employés encerclés dans un abri

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    Lundi 1er mars, des djihadistes de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont attaqué un centre de secours de l'ONU dans la ville de Dikwa, dans le nord-est du Nigéria, et ont encerclé un abri où 25 travailleurs humanitaires s'étaient réfugiés, selon des sources de sécurité et de secours.

    Une source militaire a déclaré à l'AFP que des dizaines de militants de l'ISWAP ont pris d'assaut la ville de Dikwa et occupé une base militaire après que les soldats se soient enfuis. Ils ont incendié un centre de secours des Nations Unies, le réduisant en cendres.

    Deux attaques ont été lancées simultanément contre la base militaire et contre le centre humanitaire des Nations Unies".

    Support aérien
    L'armée a envoyé des renforts depuis la ville de Marte, à 40 kilomètres de là, pour aider à dégager l'abri où se sont réfugiés les travailleurs humanitaires.

    Deux avions de guerre et un hélicoptère de combat ont fourni un soutien aérien pour chasser les terroristes du centre humanitaire en feu.

    Cette attaque intervient exactement trois ans après une attaque, le 1er mars 2018, par des militants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest contre un centre humanitaire des Nations Unies dans la ville de Rann (nord-est), qui s'était soldé par la mort de trois travailleurs humanitaires et l'enlèvement d'un quatrième, en plus de la mort de huit soldats nigérians.

    Le nord-est du Nigéria est en proie à la violence djihadiste depuis que le groupe extrémiste islamiste Boko Haram a lancé une rébellion armée en 2009.

    En 2016, l'État islamique en Afrique de l'Ouest s'est séparé de Boko Haram et est devenu la plus grande menace djihadiste au Nigéria.

    Depuis son déclenchement en 2009, le conflit a tué plus de 36 000 personnes et en a déplacé deux millions d'autres.

    Vendredi 28 février déjà, des combattants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest, arrivés à bord de camions équipés de mitrailleuses, aaient attaqué la ville de Dikwa, provoquant la fuite de ses habitants.

    La ville est située à 90 kilomètres de Maiduguri, la capitale de l'État de Borno, et abrite plus de 130.000 personnes, dont 75.000 personnes déplacées (IDP) qui ont fui d'autres parties de la région et vivent dans des camps où ils  dépendent de l'aide alimentaire fournie par les organisations humanitaires.
    EveOnMcXYAEsBWM.jpegL'armée a mis une semaine pour reprendre la base militaire de Marte à l'Etat islamique
    Le 15 février, des combattants de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest ont capturé Marte la ville stratégique à partir de laquelle, lundi soir, les renforts militaires envoyés à Dikwa ont été lancés. L'armée a repris le contrôle de la ville au bout d'une semaine.

    La même semaine, l'autre organisation djihadiste "Boko Haram" a lancé une attaque au mortier sur Maiduguri, tuant au moins 16 personnes, dont 9 enfants sur un terrain de foot, et en blessant des dizaines.

    Depuis fin 2020, les deux organisations djihadistes ont intensifié leurs attaques dans la région, ce qui a poussé le président Muhammad Bukhari, qui fait face à de vives critiques sur sa gestion de la situation sécuritaire dans le pays, à licencier. à la fin de janvier,  les quatre principaux commandants de l'armée et à nommer leurs remplaçants.

    Bukhari, un ancien général, avait juré lors de son élection à la présidence en 2015 d'écraser la rébellion djihadiste dans le nord-est, mais ses forces armées luttent sans succès  contre les djihadistes.

    Six ans après l'arrivée au pouvoir de Buhari, les deux organisations djihadistes contrôlent toujours de vastes zones rurales, en plus des nombreuses positions stratégiques qu'elles utilisent pour mener des attaques et mettre en place de faux points de contrôle dans le but d'enlever des militaires, des civils et des employés d'organisations non-gouvernementales.

  • Nigeria : nombre d'individus enlevés par lieu et par identité des kidnappeurs (Carte)

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  • Nigeria : Les jihadistes de Boko Haram attaquent Maiduguri : 17 morts et 43 blessés

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    Les islamistes de Boko Haram ont mené une série d'attaques bien coordonnées contre la ville de Maiduguri, ville principale de l'État de Borno. 

    Selon un haut fonctionnaire du gouvernement, le bilan est estimé à 17 morts et 43  blessés à divers degrés.. 

    Les islamistes ont lancé une attaque près du pont Gwange, utilisant des lance-grenades propulsées RPG. Neuf jeunes garçons ont été tués lorsqu'une roquette RPG a atterri dans un champ où ils jouaient au football, a déclaré Babakura Kolo, le chef d'une milice d'autodéfense. "Au départ, quatre sont morts mais cinq autres sont décédés des suites de leurs blessures." Une autre roquette aurait atterri près d'une mosquée dans le quartier Adam Kolo, tuant trois personnes et en blessant plusieurs autres. Les habitants de la région ont couru pour se mettre en sécurité (Vidéo).

    C'est la première attaque de grande envergure depuis des mois de paix relative dans la ville de Maiduguri, aurait été coordonnée par le groupe terroriste, car trois d'entre elles ont été signalées en même temps. En 2020, une attaque à la roquette similaire avait eu lieu dans la région de Kaliari, où deux personnes avaient été tuées et cinq autres blessées. Les islamistes de Boko Haram avaient fait sauter des conduites d'alimentation, coupant l'électricité et l'eau pour les habitants de Maiduguri. "La destruction, effectuée à l'aide d'un engin explosif improvisé, a laissé Maiduguri dans l'obscurité depuis près d'un mois maintenant", a déclaré le bureau du gouverneur local dans un communiqué.

    Maiduguri abrite plusieurs camps de personnes déplacées à l'intérieur du pays (IDP) contraintes de fuir d'autres zones en raison des opérations militaires contre les djihadistes.

    Les attaques multiples et coordonnées du 23 février pourraient indiquer un changement dans le schéma d'attaque des islamistes.

    Auparavant, la ville jouissait d'une paix relative après les attentats suicides endémiques qu'elle avait connus jusqu'à l'arrivée, il y a deux ans, de l'unité  d'intervention du renseignement (IRT) de la police nigériane. L'IRT avait arrêté une dizaine de terroristes et leurs collaborateurs qui se cachaient dans la ville.

    Les attaques coordonnées sont survenues quelques heures après que les troupes nigérianes aient repris New Marte. New Marte était auparavant tombé aux mains de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP).

    Mohammed Yerima, un général de brigade et porte-parole de l'armée, avait annoncé mardi après-midi que vers 15 heures, les troupes avaient libéré New Marte et les localités voisines, chassant les jihadistes.

    Il a ajouté que les troupes avaient détruit plusieurs engins explosifs improvisés et des mines terrestres plantées sur leurs voies de progression et tué plusieurs insurgés.

    Les troupes au sol étaient appuyées par des avions de guerre pendant les opérations de sécurisation de la ville de Marte et des localités avoisinantes.

  • Nigéria : Affrontements sanglants entre les jihadistes de Boko Haram et l'Etat islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP)

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    Des affrontements violents ont eu lieu entre Boko Haram, dirigé par Abubakar Shekau, et des membres de  l'État Islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP). Boko Haram revendique avoir éliminé des dizaines de combattants de l'ISWAP.

    La bataille a eu lieu dans une zone frontalière entre le Nigéria et la République du Niger, a révélé Al Thabat, un média affilié à Al-Qaida.

    Al Thabat a déclaré, dans un communiqué, que Jama'at Ahl as-Sunnah lid-Da'wah wa'l-Jihad, communément connu sous le nom de Boko Haram, avait tué des insurgés de l'État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans le village de Sunawa à la frontière entre le Nigéria et le Niger. . 

    Un rapport de la BBC a également déclaré que la bataille avait eu lieu après que l'ISWAP ait enlevé des dizaines de femmes liées à Boko Haram. Le groupe a ensuite attaqué la base de l'ISWAP et a sauvé les femmes.

    L'ISWAP a rompu avec Boko Haram, dirigé par Shekau (photo de Shekau devant des blindés), en 2016, et depuis  les affrontements violents entre les deux factions sont récurrents.

  • Nigeria : Des centaines d'élèves enlevés par des hommes armés en liens avec le groupe jihadiste Boko Haram

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    Des hommes armés ont envahi mardi soir le Government Science College, un pensionnat situé dans l'Etat du Niger, dans le centre-ouest du Nigeria, où ils ont enlevé "des centaines d'élèves" et plusieurs professeurs, ont affirmé à l'AFP un responsable local et une source sécuritaire.

    Ce rapt massif intervient deux mois après l'enlèvement de 344 adolescents dans un pensionnat de l'Etat voisin de Katsina par des groupes criminels. Après négociations avec les autorités, les élèves avaient été libérés une semaine plus tard.

    Mardi soir, "des bandits sont entrés dans le collège gouvernemental de Kagara et ont enlevé des centaines d'élèves et leurs professeurs", a déclaré un responsable local de la zone, qui a demandé à rester anonyme. Ces "très nombreux" hommes armés, vêtus d'uniformes militaires, ont ensuite emmené les élèves dans la forêt, selon cette source. "Un des membres du personnel et certains élèves ont réussi à s'échapper. Le personnel a confirmé qu'un étudiant avait été abattu" lors de l'attaque, a ajouté cet officiel.

    Cet établissement d'enseignement secondaire compte environ 1.000 élèves, mais on ne connait pas pour l'heure le nombre exact d'adolescents enlevés. "Un décompte est en cours pour établir le nombre exact d'élèves kidnappés. Nous espérons que tous ceux qui ont fui l'école reviendront pour le décompte", a déclaré une source sécuritaire. Des militaires avec un soutien aérien étaient à la recherche des ravisseurs et des otages, en vue d'une éventuelle opération de sauvetage, a précisé cette source.

    Depuis près de dix ans, le nord-ouest et le centre du Nigeria sont en proie aux violences de groupes criminels qualifiés localement de "bandits", qui multiplient les enlèvements contre rançon et les vols de bétail. Ces bandes criminelles sont motivées par l'appât du gain, mais certaines ont tissé des liens forts avec les groupes jihadistes présents dans le nord-est. Notamment celles qui avaient kidnappé en décembre dernier 344 élèves dans un pensionnat de la ville de Kankara, dans l'Etat de Katsina. Ces groupes armés avaient agi pour le compte du groupe jihadiste Boko Haram, qui avait revendiqué le rapt dans une vidéo, mais dont le bastion se trouve à des centaines de kilomètres, dans le nord-est du Nigeria. Ce rapt avait provoqué un émoi mondial, et ravivé le souvenir de l'enlèvement par Boko Haram de plus de 200 jeunes filles à Chibok, dans le nord-est, en 2014. Les adolescents de Kankara avaient été libérés après une semaine de captivité à la suite de négociations entre ces gangs et les gouvernements de Katsina et Zamfara. Le 9 février, le responsable de ce rapt, un chef de groupe armé appelé Awwalun Daudawa, s'est rendu aux autorités en échange d'un accord d'amnistie.

  • Nigeria : L'armée nigériane remporte un succès significatif contre l'organisation islamiste radicale Boko Haram

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    Lundi 15 Février, les troupes gouvernementales ont tué 81 combattants de Boko Haram au cours des dernières opérations de ratissage dans le nord du Nigeria.

    Les opérations ont couvert «de nombreux villages» dans la vaste forêt de Sambisa, dans le nord-est de l'État de Borno, a déclaré Farouk Yahaya, commandant du théâtre de l'opération Lafiya Dole.

    On ne sait pas exactement quand cela a eu lieu ni combien de temps cela a pris.

    «Les troupes ont détruit les camps des terroristes et récupéré des camions de canons et des armes alors que les avions de l'armée de l'air continuaient à fournir un soutien aérien rapproché et d'interdiction aux forces terrestres», a déclaré Yahaya.

    Au cours des opérations, a-t-il dit, un soldat a été tué et quatre autres blessés dans un incident impliquant des engins explosifs improvisés posés par des militants de Boko Haram.

    Plus tôt, le 9 Février , le commandement de l'armée nigériane a déclaré que les troupes engagées dans l' opération Tura Takaibango avaient éliminé deux des chefs terroristes de Boko Haram les plus recherchés, Abul-Bas et Ibn Habib dans une rencontre à Pulka, dans la province de Borno.

    Le directeur des relations publiques de l'armée, Mohammed Yerima, l'a révélé dans un communiqué que la reprise des opérations offensives des troupes dans le cadre de  l'opération Lafiya Dole, avait occasionné de lourdes pertes aux terroristes de Boko Haram et à l'État islamique d'Afrique de l'Afrique de l'Ouest (ISWAP) dans le nord-est du pays.

    Il a déclaré que les troupes des 121 et 151ème bataillons avaient tendu une embuscade au point de passage des terroristes entre les colonies de Vuria et de Guja le long de la route Banki Junction - sur l'axe de Pulka.

    Il a déclaré que trois terroristes, dont les deux commandants recherchés, avaient été neutralisés lors de cette embuscade.

    Selon lui, les troupes ont également récupéré trois GPMG, sept fusils AK47, une ceinture de munitions contenant 446 cartouches de 7,62 mm, une motocyclette Boxer et un téléphone portable ITEL 2160, entre autres.

    «Abul-Bas et Ibn Habib figuraient parmi les principaux commandants de la faction Shekau de Boko Haram, opérant dans la forêt de Sambisa et ses environs. Les deux commandants terroristes sont sur la liste de surveillance du renseignement depuis un certain temps. Abul-Bas était un commandant en second derrière Abu Fatima, tandis qu'Ibn Habib était le commandant en charge des camps de Njimia et Parisu dans la forêt de Sambisa », a-t-il dit.

    La lutte contre Boko Haram dure depuis plus d'une décennie, et il n'y a que des progrès marginaux, tandis que les attaques sanglantes se répètent.

  • Nigeria : Les jihadistes de Boko Haram tuent 5 soldats et enlèvent 10 ouvriers

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    Boko Haram a tué mardi 9 février 5 soldats et enlevé environ 10 électriciens travaillant le long de la route Maiduguri-Damaturu dans l'État de Borno. 

    L'attaque intervient quelques jours après que les insurgés aient tendu une embuscade aux troupes nigérianes protégeant les travaux de construction de routes en cours sur la route Goniri-Kafa dans l'État de Borno.