Boko Haram

  • Nigeria : Les djihadistes tuent un commandant de l'armée, six autres soldats en embuscade

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    Au moins sept soldats, parmi lesquels leur commandant, ont été tués dans une embuscade tendue par les terroristes de l'Etat islamique de la province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), un groupe dissident de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, l'épicentre de l'insurrection du groupe.

    Le 21 septembre, l'armée nigériane a confirmé la mort du colonel Dahiru U Bako (photo), commandant de la 25e brigade de la Task Force à Damboa, dans l'État de Borno, où l'opération "Lafiya Dole" de l'armée nigériane est menée pour chasser les terroristes.

    Une déclaration publiée tard dans la journée de lundi par M. Ado Isa, porte-parole de l'opération "Lafiya Dole", indique que Bako dirigeait une patrouille pour éliminer les terroristes de Boko Haram sur l'axe Sabon Gari-Wajiroko, près de Damboa, lorsqu'ils sont tombés dans une embuscade vers 10 heures du matin le 20 septembre.

    "Sous sa direction compétente, les troupes se sont dégagées de l'embuscade, ce qui a entraîné la mort de dizaines de terroristes et la récupération d'armes et d'équipements".

    Selon l'armée, Bako a été blessé au combat et immédiatement évacué vers l'hôpital de la 7ème division contonnée à Maimalari. Il est décédé de ses blessures aux petites heures du matin.

    M. Isa a décrit Bako comme "l'un de nos plus grands héros de guerre" et a déclaré qu'il était un officier supérieur professionnel qui a toujours dirigé depuis le front et avec patriotisme.

    La déclaration n'a pas donné de détails sur le sort des soldats qui étaient avec Bako pendant l'embuscade.

    De grands sacrifices
    Le gouverneur Babagana Zulum de Borno a déclaré : "Il était de notoriété publique que j'aimais le Col Bako et que beaucoup de gens l'aimaient aussi. Bako était un vrai soldat qui a inspiré ses troupes et les a conduites au front avec un courage exceptionnel qui était clairement le fruit d'un pur patriotisme".

    "Il s'est battu très fort et très bien. Il a vaincu de nombreux ennemis de la paix et a protégé de nombreux fils et filles de l'État de Borno, au point de donner sa vie en défendant le peuple".

    Pas moins de 30 000 personnes ont été tuées dans l'insurrection des États de Borno, Adamawa et Yobe, dans le nord-est du pays, depuis 2009.

    Plus de sept millions de personnes ont été déplacées et les infrastructures sociales ont été détruites.

    Les combattants de Boko Haram et de l'État islamique dans la province d'Afrique de l'Ouest ont cependant été repoussés aux confins du Cameroun, du Niger et du Tchad voisins.

  • Nigeria : 16 jihadistes de Boko Haram tués dans une frappe aérienne de l'armée nigériane

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    Seize membres du groupe islamiste «Boko Haram» ont été tués lors d'une opération militaire lancée par l'armée dans le nord-est du Nigéria.

    Le porte-parole du ministère de la Défense, John Inish, a déclaré dans un communiqué que l'armée avait lancé une frappe aérienne contre des éléments "de Boko Haram" dans la zone "Casa Kura" de l'état de Maiduguri (nord-est).

    Le porte-parole a déclaré que le raid avait entraîné la mort de 16 membres du groupe jihadiste et la fuite d'autres, parmi lesquels plusieurs blessés, 11 jihadistes ont été capturés. L'armée a également récupéré des armes et de grandes quantités de munitions.

    Depuis 2009, les attaques de Boko Haram ont tué plus de 20 000 personnes et déplacé des millions de personnes au Nigéria.

    Depuis 2015, l'organisation a lancé des attaques dans les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad et le Niger.

    "Boko Haram" est une organisation armée nigériane, fondée en janvier 2002, qui appelle à une application stricte de la loi islamique dans tous les États, même ceux du sud à majorité chrétienne, et a annoncé en mars 2015 son association avec l'Etat islamique.

  • Nigeria : Le leader de Boko Haram menace les intérêts et les médias français, dans un nouvel audio

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    Le leader du groupe jihado-terroriste Boko Haram, Abubakar Shekau, a publié un nouvel audio dans lequel il menace les intérêts et les médias français.

    Au cours des sept minutes de son message audio diffusé le mercredi 1er septembre, le chef de faction de Boko Haram a accusé les Français de ternir l'image de l'Islam.

    "Nous ne pouvons pas plier les mains et regarder les images de notre Dieu, de notre Prophète, de l'Islam ou des musulmans être ternies sans représailles", a déclaré M. Shekau.

    Bien que les rapports sur le projet de Charlie Hebdo de republier la caricature controversée du prophète Mahomet avaient été connus le jour même où Shekau a publié son message, il n'a pas mentionné le nom de Charlie Hebdo.

    Le magazine satirique français avait imprimé une caricature du prophète Mahomet qui a suscité une attaque contre la société en 2015 qui a fait 17 morts, dont 12 membres de la rédaction et les trois agresseurs.

    "Alors que je fais cette déclaration ce soir, il vous sera difficile de faire ce que vous avez l'intention de faire. Même le journaliste ne finira pas bien", a-t-il ajouté.

    "Vous n'avez pas l'autorité ni le droit de parler des musulmans, sans parler du Prophète. Vous vous trompez."

    "Vous, les Français, devriez comprendre que je ne dis pas cela sur les musulmans français. Je le dis sur tout incroyant qui partage une déclaration qui ternit la religion de Dieu, du Prophète ou des musulmans", a-t-il dit.

    M. Shekau n'a pas précisé si sa déclaration visait un journaliste local ou tout autre média français, mais il a déclaré qu'il était conscient des différents articles qui ternissent l'image de l'Islam et que son message s'adressait aux incroyants du monde entier.

    "C'est pourquoi nous publions ce message pour les infidèles du monde entier. Nous jurons à Dieu qui nous a envoyé un Messager, le Prophète Muhammad, nous tombons sur des articles faux et diffamatoires du monde entier.

    "Ce n'est ni nouveau ni différent. Un vrai musulman ne sera ni ébranlé ni empêché d'adorer son Dieu par eux."

    "Nous ne ressentons rien, mais nous devons protéger l'image de notre religion et la dignité de notre Prophète et des musulmans.

    "C'est pourquoi si vous ternissez l'image des musulmans, pas seulement celle de notre Prophète, vous devez faire attention.

    "Mais vous, les Français, en particulier ce journaliste qui a fait cette article, je jure devant Dieu que vous n'êtes rien. Je jure devant Dieu que vous ne pouvez rien faire. Je jure devant Dieu que vous devez faire attention", a ajouté M. Shekau.


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  • Nigeria : 75 personnes tuées en une nuit par Boko Haram selon un sénateur nigérian

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    Les jihadistes de Boko Haram ont tué plus de 70 membres d'une communauté en une nuit, dans le nord-est du Nigeria, ont rapporté les médias locaux mercredi.

    Ali Ndume, sénateur et président de la commission sénatoriale sur l'armée, a déclaré lors de sa participation à un débat à Maiduguri que des membres du groupe terroriste avaient tué 75 personnes âgées dans la ville de Gwoza, dans l'État de Borno.

    Soulignant que les habitants de Gwoza sont en danger en raison des attaques du groupe terroriste, Ndume a déclaré que "même en tant que sénateur, je ne peux toujours pas aller à Gwoza parce que la ville n'est pas sécurisée".

    Les forces de l'ordre mettent tout en œuvre pour la sécurité dans la région, mais des gens y meurent tous les jours et la situation y est très critique, a-t-il souligné.

    Et d'ajouter que, outre les attaques, les habitants de la région souffrent également de la faim et la situation risque de s'aggraver si les ONG cessent leurs activités.

    Plus de 50 000 civils et membres du personnel de sécurité ont été tués et environ 3 millions de personnes ont été déplacées au cours de plus d'une décennie d'attaques terroristes de Boko Haram dans le nord-est du pays.

  • Nigeria : Des centaines de civils "pris en otages" par des jihadistes affiliés à l'Etat islamique

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    Des combattants de l'Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont envahi une ville du nord-est du Nigeria, prenant en otages des centaines de civils, ont rapporté mercredi à l'AFP des sources locales et sécuritaires.
    "Des +terroristes+ d'ISWAP ont pris le contrôle de Kukawa (dans la région du lac Tchad) mardi soir, et ont pris en otages des centaines de civils ", a expliqué Babakura Kolo, chef d'une milice civile.

    Les habitants de Kukawa venaient tout juste de regagner leur foyer après avoir vécu pendant deux ans dans un camp de déplacés, à cause des violences qui ravagent la région du lac Tchad et notamment l'Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria.

    Un chef local qui était parmi eux, et qui est parvenu à s'échapper, a raconté qu'ils étaient rentrés début août dans l'espoir de pouvoir enfin cultiver leurs terres, "mais ont aussitôt fini entre les mains des insurgés".

    "Nous ne savons pas ce qu'ils vont faire d'eux, mais nous espérons qu'ils ne leur feront aucun mal", a confié ce leader communautaire, qui préfère garder l'anonymat.

    Une source sécuritaire a confirmé l'attaque à l'AFP et a fait savoir que des avions de combat avaient été déployés de Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno, pour "s'occuper de la situation".

    Kukawa
    Kukawa se trouve près de la grande ville de Baga, sur les pourtours du lac Tchad, une zone contrôlée par le groupe ISWAP, qui a fait scission de Boko Haram en 2016. Le groupe, affilié au groupe Etat Islamique (Daech), mène de nombreuses attaques notamment contre l'armée nigériane, et a tué des centaines voire des milliers de soldats. Il contrôle également des villes moyennes et des villages, et des milliers de civils vivent sous leur emprise.

    36.000 morts depuis 2009
    Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences au Nigeria et plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Les Nations Unies ont déclaré la semaine dernière que 10,6 millions de personnes (sur un total de 13 millions), soit "quatre personnes sur cinq" dépendent de l'aide humanitaire pour leur survie dans les trois Etats du Nigeria les plus touchés par le conflit jihadiste (Borno, Yobe, Adamawa). "C'est le plus grand nombre jamais enregistré depuis nous avons commencé les opérations il y a cinq ans".

  • Nigeria : 4 morts dans une attaque des terroristes islamistes à Maiduguri

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    Quatre personnes ont trouvé la mort et trois autres ont été blessées dans une attaque perpétrée, jeudi soir, par des terroristes à Maiduguri dans le nord-est du Nigeria, alors que les habitants préparaient les célébrations de la fête du sacrifice Eid al-Aldha, ont rapporté des médias africains.
    Selon les services d'urgence 3 roquettes ont été tirées depuis la périphérie de la ville, faisant 4 morts et 3 blessés, précise la chaîne d'information Africanews.
    Aucune partie n'a encore revendiqué l'attaque vendredi à 14h00 GMT.
    La ville de Maiduguri dans la province de Borno est constamment visée par les attaques terroristes attribuées au groupe islamiste Boko Haram, actif dans tout le nord-est nigérian.
    Moins de 24 heures avant ce dernier attentat, c'est le convoi du gouverneur de l'Etat Babagana Zulum, qui a été touché par des tirs de mitrailleuses, rappelle Africanews.

  • Nigeria : Cinq humanitaires enlevés ont été assassinés

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    Cinq humanitaires nigérians, dont un employé de l'ONG française Action contre la Faim (ACF) ont été tués par les jihadistes qui les avaient enlevé dans le nord-est du Nigeria, où sévissent le groupe islamiste armé Boko Haram et l'Etat islamique, a indiqué mercredi ACF.
    Des combattants affiliés au groupe Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) avaient auparavant mis en ligne une vidéo montrant l'assassinat des cinq hommes. "C'est avec une profonde tristesse que nous confirmons l'assassinat d'Ishaku Yakubu, salarié d'Action contre la Faim sur la base de Monguno, et de quatre autres travailleurs humanitaires qui avaient été pris en otage par un groupe armé non étatique dans le nord-est du Nigeria, dans l'Etat de Borno, le 8 juin 2020", a annoncé ACF dans un communiqué. Une autre ONG, International Rescue Committee (IRC), a confirmé qu'un de ses employés avait également été tué.
    Les humanitaires étaient apparus dans une vidéo, vraisemblablement tournée le 21 juin, où ils expliquaient qu'ils avaient été kidnappés par des combattants affiliés au groupe Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) à différents moments, courant juin. L'Etat islamique s'en prend régulièrement aux employés d'ONG locales et internationales.
    "Cet assassinat injustifiable reflète l'immense difficulté à laquelle sont confrontés les acteurs humanitaires indépendants et impartiaux, et la violence à laquelle nous sommes exposés chaque jour pour remplir notre mission", a souligné ACF. "Une fois de plus se pose la question de l'équilibre entre la préoccupation pour la sécurité des équipes et le maintien d'une aide vitale pour des milliers de personnes", a ajouté l'ONG.
    Le nord-est du Nigeria est en proie à une sanglante insurrection de jihadistes, qui prospèrent dans cette zone reculée, proche du lac Tchad, dont les rives sont partagées par quatre pays (Nigeria, Cameroun, Niger, Tchad). Les Nations unies estiment que près de 7 millions de personnes dépendent de l'aide humanitaire dans cette région, à genoux après plus de dix ans de conflit contre les groupes jihadistes. Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences au Nigeria et plus de deux millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. L'insurrection s'est aussi étendue aux pays voisins, Niger, Cameroun et Tchad.