Biden Joe

  • Syrie : Erdogan accuse Biden d'avoir armé des terroristes en Syrie

    Imprimer

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a confirmé qu'Ankara ne resterait pas les bras croisés, au milieu d'informations confirmant que le président américain Joe Biden a commencé à transférer des armes et des munitions à ce qu'il appelle des "terroristes" dans le nord de la Syrie.

    La Turquie accuse le Pentagone d'armer, d'entraîner et de soutenir les forces kurdes dans le nord de la Syrie 


    Pour Erdogan, "les choses ont mal commencé" entre la Turquie et Biden
    Les relations avec le président américain Joe Biden "n'ont pas "bien commencé", a déclaré jeudi le président turc Recep Tayyip Erdogan devant des médias turcs en évoquant les avions de combat F-35 dont son pays a été écarté.

    "Mon souhait est d'avoir des relations amicales et pas hostiles (avec les Etats-Unis). Mais le cours des choses, entre deux alliés de l'OTAN, n'est pas actuellement de bon augure" a déploré M. Erdogan en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, selon l'agence étatique Anadolu. "J'ai bien travaillé avec (le président George W) Bush, le fils. J'ai bien travaillé avec M. (Barack) Obama et M. (Donald) Trump. Mais je ne peux pas dire qu'on ait bien commencé avec M. Biden", a-t-il insisté.

    M. Erdogan est revenu notamment sur le dossier des avions de combat américains F-35, dont la Turquie avait commandé une centaine d'exemplaires avant d'en être écartée pour avoir acheté des missiles russes S-400. "Nous avons acheté les F-35, payé 1,400 milliard de dollars et les F-35 ne nous ont pas été livrés" a-t-il dit.

    "Pour nous, l'affaire des (missiles russes) S-400 est réglée. Il n'est pas possible de faire marche arrière. Les Etats-Unis doivent bien le comprendre (...) Nous, en tant que Turquie, nous sommes honnêtes mais les Etats-Unis ne l'ont malheureusement pas été et ne le sont pas", a-t-il poursuivi. "Nous allons de l'avant (...) Nous frapperons à d'autres portes": "La Turquie achète ce qu'il faut pour sa défense" a-t-il prévenu.

    Par ailleurs, considérant la situation nouvelle en Afghanistan, créée par le retrait des forces américaines et l'arrivée des talibans au pouvoir, le chef de l'Etat turc a estimé que "ce sont les Etats-Unis qui doivent en payer le prix" en cas d'exode massif des Afghans. "Où vont aller ces réfugiés maintenant? Il est impensable que la Turquie ouvre ses portes et les accepte. Ce n'est pas un corridor ouvert à tous", a-t-il martelé.

    Recep Tayyip Erdogan fait régulièrement valoir que son pays de 84 millions d'habitants accueille déjà cinq millions de migrants et de réfugiés, dont environ 3,7 millions en provenance de Syrie et jusqu'à 420.000 Afghans.

  • Afghanistan : Des roquettes tirées vers l'aéroport de Kaboul à la veille du départ des troupes américaines

    Imprimer

    Des roquettes ont été tirées lundi matin 30 août 2021 vers l'aéroport de Kaboul, à la veille du départ prévu d'Afghanistan, après 20 années de présence, de l'armée américaine qui procède à ses dernières évacuations sous la menace d'attentats de l'État islamique.

    Le président américain Joe Biden a fixé à mardi 31 août l'échéance pour retirer les dernières troupes américaines d'Afghanistan où elles étaient entrées en 2001 pour chasser du pouvoir les talibans, en raison de leur refus de livrer le chef d'al-Qaïda, Oussama Ben Laden, après les attentats du 11 septembre. Deux décennies plus tard, les talibans ont profité du progressif retrait américain ces derniers mois et de l'effondrement des forces de sécurité afghanes pour entrer dans Kaboul le 15 août et reprendre le pouvoir, après une offensive militaire éclair non anticipée par Washington.

    Le retour des islamistes au pouvoir a obligé les Occidentaux à évacuer dans la précipitation depuis l'aéroport de Kaboul leurs ressortissants et des Afghans susceptibles de subir des représailles de la part des talibans, notamment pour avoir travaillé pour les forces étrangères. Ce gigantesque pont aérien, commencé le 14 août et qui finira mardi, a permis d'exfiltrer plus de 114.000 personnes. Les Américains, qui assuraient la sécurité des opérations, consacrent maintenant ces dernières heures à faire partir leurs 300 ressortissants encore dans le pays.

    La tension autour de la dernière phase des opérations d'évacuation est à son comble depuis l'attentat de jeudi aux abords de l'aéroport, revendiqué par l'État islamique-Khorasan (EI-K) et qui a fait plus d'une centaine de morts dont 13 militaires américains.

    Les Américains, qui avaient immédiatement mis en garde contre de nouveaux attentats, ont détruit dimanche un véhicule qu'ils affirment être chargé d'explosifs, afin de "supprimer une menace imminente" de l'EI-K contre l'aéroport.

    Lundi, plusieurs roquettes ont été tirées vers l'aéroport, a confirmé la Maison Blanche, en précisant que les opérations d'évacuation continuaient "sans interruption". Un responsable taliban sur les lieux a indiqué que cinq roquettes avaient été tirées et qu'elles avaient été arrêtées par le système de défense anti-missile C-Ram de l'aéroport.

    'On ne peut plus dormir'
    Un drone américain a ensuite, selon lui, visé une voiture qui avait servi à lancer les roquettes, à près de deux kilomètres de l'aéroport. Même si ces roquettes ne semblent pas avoir fait de victimes, elles ont encore accentué l'angoisse des habitants vivant à proximité. "Le son des roquettes volant au-dessus de notre maison nous a réveillés. On avait peur", a raconté à l'AFP l'un d'eux, dénommé Abdullah. "Depuis que les Américains ont pris le contrôle de l'aéroport, on ne peut plus dormir comme il faut. On est sans cesse dérangé par des coups de feu, des roquettes, des sirènes ou de gros avions."

    L'Etat islamique a revendiqué l'attaque à la roquette contre l'aéroport de Kaboul
    Le groupe jihadiste Etat islamique au Khorasan (EI-K) a revendiqué les tirs de roquettes lundi contre l'aéroport de Kaboul, la capitale afghane.
    "Les soldats du califat ont ciblé l'aéroport international de Kaboul, avec six roquettes", a déclaré le groupe dans un communiqué. Un responsable des talibans sur les lieux a indiqué que cinq roquettes avaient été tirées et qu'elles avaient été interceptées par le système de défense anti-missile de l'aéroport.

    Joe Biden, sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise, a accueilli dimanche les dépouilles des 13 soldats tués jeudi, sur la base militaire de Dover, dans le Delaware.

    Les États-Unis déplorent 2.500 morts et une facture de plus de 2.000 milliards de dollars en 20 ans. Ils ressortent de cette guerre, la plus longue qu'ait connue l'Amérique, avec une image encore plus écornée par leur incapacité à prévoir la rapidité de la victoire talibane et par leur gestion des évacuations. M. Biden a justifié sa décision de retirer les troupes américaines par son refus de faire durer plus longtemps cette guerre et par le fait que leur mission avait été accomplie avec la mort de Ben Laden, tué par les forces spéciales américaines en 2011 au Pakistan.

    Mais nombre d'analystes craignent que le retour au pouvoir des talibans ne galvanise les groupes jihadistes, comme l'Etat islamique, responsable de certains des plus sanglants attentats commis ces dernières années en Afghanistan, ou al-Qaïda. En représailles à l'attaque de jeudi, les États-Unis ont effectué samedi une frappe de drone dans l'Est de l'Afghanistan, tuant deux membres "de haut niveau" de la branche afghane de l'Etat islamique et en blessant un troisième. Ils ont averti que ce ne serait pas "la dernière".

    Les Américains n'ont pas complètement exclu que la frappe de dimanche ait pu faire des victimes civiles. Elle a détruit un véhicule piégé qui se dirigeait vers l'aéroport et une maison à proximité a aussi été touchée, selon un porte-parole des talibans.

    Des victimes civiles
    La chaîne américaine CNN a affirmé que neuf membres d'une famille, dont six enfants, avaient été tués. L'AFP n'a pas été en mesure de confirmer ce bilan, mais des médias locaux ont aussi annoncé des victimes civiles. "Nous savons qu'il y a eu des explosions importantes et puissantes à la suite de la destruction du véhicule, indiquant la présence d'une grande quantité de matière explosive à l'intérieur, ce qui a pu causer des pertes supplémentaires", a déclaré le Commandement central de l'armée américaine (Centcom) dimanche soir. "Ce qui s'est passé n'est pas clair, et nous continuons d'enquêter".

    Intense activité diplomatique ce lundi 30 août
    La journée de lundi va connaître une intense activité diplomatique. Washington réunit en visio-conférence ses "partenaires clés" (France, Canada, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni, Turquie, Qatar, Union européenne et Otan), afin de discuter "d'une approche alignée" pour l'avenir au-delà du 31 août.

    Lundi également se tient à l'ONU une réunion des membres permanents du Conseil de sécurité. La France et le Royaume-Uni vont y plaider en faveur de la création à Kaboul d'une "zone protégée" pour mener des opérations humanitaires, selon le président français Emmanuel Macron.

    Les talibans se sont engagés à laisser partir tous les étrangers et ressortissants afghans disposant d'un permis de s'installer ailleurs, même après mardi. Les islamistes se sont efforcés depuis leur retour au pouvoir d'afficher une image d'ouverture et de modération qui laisse néanmoins sceptiques de nombreux pays et observateurs.

    Le monde se rappelle que lors de leur précédent passage au pouvoir entre 1996 et 2001, ils avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

    Des classes non mixtes
    Le ministre par intérim de l'Enseignement supérieur du gouvernement taliban, Abdul Baqi Hazzani, a assuré dimanche que les Afghanes pourraient étudier à l'université, mais dans des classes non mixtes. Le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, qui n'est jamais apparu en public, est à Kandahar (Sud) où il vit "depuis le début", a annoncé dimanche son mouvement, affirmant qu'il apparaîtrait "bientôt en public".

  • Afghanistan : Derniers développements

    Imprimer

    Les talibans annoncent une "amnistie générale" pour tous les fonctionnaires d'Etat
    Les talibans ont annoncé, mardi 17 août 2021, une amnistie générale pour tous les fonctionnaires d'État, les appelant à retourner au travail, deux jours après avoir pris le pouvoir en Afghanistan, grâce à une offensive éclair.

    "Une amnistie générale a été déclarée pour tous (...), donc vous devriez reprendre vos habitudes de vie en pleine confiance", ont indiqué les talibans dans un communiqué.

    Biden ne regrette rien
    Joe Biden a défendu, lundi 16 août, sa décision de retirer les troupes américaines d'Afghanistan, malgré les scènes de détresse à l'aéroport de Kaboul, où des milliers de personnes tentaient de fuir le pays désormais contrôlé par les talibans.

    "Je suis profondément attristé par la situation, mais je ne regrette pas" la décision de retirer les forces américaines d'Afghanistan, où elles étaient entrées 20 ans plus tôt pour chasser les talibans du pouvoir, a déclaré M. Biden dans une adresse à la nation très attendue. Il était resté muet tout au long d'un weekend qui a vu le mouvement islamiste radical entrer à Kaboul, après une fulgurante offensive qui en à peine dix jours lui a permis de prendre le contrôle de quasiment tout le pays et investir le palais présidentiel, déserté par le président Ashraf Ghani, en fuite à l'étranger. Cible de vives critiques, aux États-Unis comme à l'étranger, Biden a répété que la mission de Washington n'avait jamais été de bâtir une nation démocratique dans un pays instable, mais "d'empêcher une attaque terroriste sur le sol américain".

    Les États-Unis étaient intervenus en Afghanistan en 2001 en raison du refus des talibans de livrer le chef d'al-Qaïda, Oussama Ben Laden, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001. "Les forces américaines ne peuvent pas, et ne devraient pas, mener une guerre et mourir d'une guerre que les forces afghanes n'ont pas la volonté de combattre pour eux-mêmes", a continué M. Biden, concédant toutefois que l'effondrement du gouvernement afghan avait été plus rapide "que nous ne l'avions prévu."

    Réactions plus mitigées du côté des alliés
    Le ministre britannique de la Défense, Ben Wallace, a dénoncé un "échec de la communauté internationale", et la chancelière allemande, Angela Merkel, a conclu que tout "n'a pas été réalisé comme nous l'avions prévu".

    Le président français, a estimé que l'Afghanistan ne devait "pas redevenir le sanctuaire du terrorisme qu'il a été". Il a ajouté que l'action de la France "visera d'abord à continuer de lutter activement contre le terrorisme islamiste sous toutes ces formes". "Des groupes terroristes sont présents en Afghanistan et chercheront à tirer profit de la déstabilisation", a mis en garde le président français, en appelant à "une réponse (internationale) responsable et unie", et "une action politique et diplomatique". "C'est un enjeu pour la paix et la stabilité internationale, contre un ennemi commun, le terrorisme et ceux qui le soutiennent ; à cet égard, nous ferons tout pour que la Russie, les Etats-Unis et l'Europe puissent efficacement coopérer, car nos intérêts sont les mêmes", a-t-il ajouté.

    Une conséquence qui devrait être logique pour tous les pays européens : la fin de l'OTAN et une défense européenne digne de ce nom, n'en déplaise aux Allemands
    Enfin, ajoutons que les alliés de l'OTAN se sentent mal à l'aise et appellent maintenant à repenser l'alliance après la sortie "unilatérale" de l'Afghanistan de Biden. Espérons que les désillusions engendreront une refonte de la politique de défense européenne !

    Talibans et al-Qaïda intimement liés
    Un avertissement du président français un peu hors sol car il est clair qu'al-Qaïda et les talibans sont intimement liés. "Ce qui se passe en Afghanistan est une victoire claire et retentissante pour al-Qaïda", a affirmé Colin Clarke, directeur de recherche du Soufan Center, pour qui al-Qaïda va en profiter pour attirer des recrues et créer une nouvelle dynamique.
    Un rapport des Nations unies de l'été 2020 souligne qu'Ayman al-Zawahiri, chef d'al_Qaida, a personnellement négocié auprès des dirigeants taliban des assurances que ceux-ci continueraient de protéger al_Qaida, en cas d'accord avec les Etats-Unis.

    600 soldats de l'armée afghane participent à la protection de l'aéroport de Kaboul
    Nous avons appris aujourd'hui que pas moins de 600 soldats afghans aident les États-Unis à maintenir la sécurité à l'aéroport de Kaboul. Que leur arrive-t-il lorsque la mission se terminera le 31 août ? Le Pentagone dit qu'ils pourront demander des visas.

    Kaboul est calme hormis la zone de l'aéroport
    La vie a repris mardi à Kaboul sous le nouveau régime taliban qui appelait à retourner au travail, même si les habitants apeurés restaient sur leurs gardes.

    Les talibans ont multiplié les gestes d'apaisement à l'égard de la population depuis qu'ils sont entrés à Kaboul. Ils ont appelé chacun à reprendre ses "habitudes de vie en pleine confiance". Des magasins ont rouvert, le trafic automobile a repris et des policiers faisaient la circulation, les talibans tenant des postes de contrôle. Un responsable taliban a accordé une interview à une journaliste d'une chaîne d'informations, tandis qu'une école de filles a rouvert à Hérat (ouest).

    Des signes montraient que la vie ne serait plus celle d'hier. Les hommes ont troqué leurs vêtements occidentaux pour le shalwar kameez, l'ample habit traditionnel afghan, et la télévision d'État diffuse désormais essentiellement des programmes islamiques.
    Les écoles et universités de la capitale restent fermées, et peu de femmes osaient se risquer dehors, même si quelques-unes se sont brièvement rassemblées devant l'entrée de la "zone verte" pour demander le droit de retourner y travailler. Des talibans ont tenté en vain de les disperser avant qu'elles se laissent convaincre par des civils de partir.

    Pour nombre d'Afghans, la confiance sera dure à gagner. Du temps où ils étaient au pouvoir (1996-2001), les talibans avaient imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, et voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

    "Les gens ont peur de l'inconnu", confie un commerçant de Kaboul. "Les talibans patrouillent la ville en petits convois. Ils n'importunent personne, mais bien sûr les gens ont peur". Malgré les assurances des talibans, certaines informations semblaient suggérer qu'ils continuaient à rechercher des responsables gouvernementaux, un témoin racontant que des islamistes étaient entrés dans la maison d'un de ces officiels pour l'emmener de force.

    Premières instructions pour les femmes : Voile obligatoire mais pas la burqa, annonce un porte-parole des talibans
    Le port de la burqa, un voile intégral, ne sera pas obligatoire pour les femmes car "'il existe différents types de voile", a annoncé mardi un porte-parole des talibans qui ont pris le pouvoir en Afghanistan.

    Lorsque les talibans dirigeaient ce pays, entre 1996 et 2001, les écoles de filles étaient fermées, les femmes ne pouvaient ni voyager ni travailler, et étaient obligées de porter en public une burqa, un voile qui recouvre tout le corps et le visage, avec une grille en tissu au niveau des yeux.

    "La burqa n'est pas le seul hijab (voile) qui peut être porté. Il  existe différents types de hijab qui ne se limitent pas à la burqa", a déclaré Suhail Shaheen, porte-parole du bureau politique du groupe à Doha, à la chaîne britannique Sky News. Il n'a toutefois pas précisé quels sont les autres types de hijab qui seraient jugés acceptables par les talibans.

    Suhail Shaheen a également donné les premiers éléments de la politique des talibans concernant l'éducation des filles.
    "Elles peuvent recevoir une éducation du primaire à l'université. Nous avons annoncé cette politique lors de conférences internationales, à la conférence de Moscou et ici à la conférence de Doha (sur l'Afghanistan)", a expliqué M. Shaheen. "Des milliers d'écoles dans les zones contrôlées par les talibans sont toujours ouvertes", a-t-il précisé.

    Sous le précédent règne de ce mouvement radical, les femmes ne pouvaient quitter leur domicile qu'accompagnées d'un "mahram", un chaperon masculin de leur famille. Les flagellations et les exécutions, y compris les lapidations pour adultère, étaient pratiquées sur les places des villes et dans les stades.

    "Ne croyez pas les talibans !", avertit une jeune Afghane 
    « Ne croyez pas les mensonges des talibans. J'ai 23 ans. Les talibans marient de force des femmes comme moi à leurs combattants. Le porte-parole des talibans a un compte sur Twitter. Pour quelle raison? Pour répandre leurs mensonges dans le monde. Vidéo.

    Mauvais signe : Les talibans entravent le départ des Afghans à l'aéroport de Kaboul, accuse Berlin
    Les talibans de retour au pouvoir entravent l'accès à l'aéroport de Kaboul aux candidats afghans au départ, a déploré mardi le gouvernement allemand.

    "Autour de l'aéroport de Kaboul, des postes de sécurité ont été mis en place par les talibans pour en contrôler l'accès", indique le ministère allemand de la Défense dans un rapport dont l'AFP a obtenu copie. "En bouclant l'aéroport, les talibans permettent aux forces internationales d'établir un trafic aérien ordonné pour évacuer leurs ressortissants. Dans le même temps cependant, la fermeture de l'aéroport rend difficile l'évacuation des ressortissants afghans", précise le ministère de la Défense.

    "Nous collaborons avec les Etats-Unis en particulier, mais aussi avec d'autres états partenaires, pour faire en sorte que les forces locales puissent également se rendre à l'aéroport", a de son côté déclaré le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas. "Pour elles, la situation est beaucoup plus dangereuse, car il n'y a aucune garantie qu'elles seront autorisées à passer aux points de contrôle talibans", a-t-il prévenu lors d'une conférence de presse. "Certains parviennent tout de même à se rendre à l'aéroport, mais nous voulons nous assurer que l'itinéraire des forces locales entre la ville et l'aéroport est aussi sûr que possible", a précisé le ministre. Plus tôt dans la journée, Angela Merkel avait fait valoir que la question des prochains jours serait "surtout de savoir combien de personnes pourraient atteindre l'aéroport de Kaboul".

    Berlin estime à environ 2.500 les employés locaux, avec leurs familles, qui ont travaillé avec les troupes allemandes ou à l'ambassade, et qui doivent être évacués du pays. A ce nombre s'ajoutent selon Berlin environ 2.000 militants des droits de l'homme ou membres d'organisations non gouvernementales eux aussi candidats au départ. Avec leurs familles, le nombre atteindrait 10.000 personnes. Mais les opérations d'évacuation restent chaotiques à ce stade. Un avion militaire allemand a ainsi quitté Kaboul avec seulement sept ressortissants afghans à son bord. Un second avion allemand pu décoller mardi de Kaboul avec cette fois 125 personnes, dont des Afghans, selon M. Maas. "La Bundeswehr (armée allemande) sécurise l'accès pour nous et nous travaillons dur pour faire en sorte que davantage de personnes de Kaboul puissent être mises en sécurité dans le courant de la journée", a-t-il promis.

    22 avions et 24 hélicoptères de l'armée de l'air afghane ont fui vers l'Ouzbékistan
    Les 14 et 15 août, 22 avions militaires et 24 hélicoptères militaires de l'armée de l'air afghane sont entrés dans l'espace aérien de l'Ouzbékistan. 585 soldats afghans ont également franchi la frontière en deux jours.

    Les chiffres ont été rapportés par le bureau du procureur général sur Telegram, mais le message a ensuite été supprimé, selon les médias.

    Le 15 août, trois avions militaires afghans Embraer 314 ont demandé à atterrir sur l'aéroport de Khanabad en Ouzbékistan. Par ailleurs, un avion afghan et un MiG-29 de l'armée de l'air ouzbèke sont entrés en collision et se sont écrasés dans le district de Sherabad de la région de Surkhandarya, selon le même message dans Telegram. L'accident s'est produit alors que le MiG-29 interceptait l'avion miltaire afghan. Les pilotes de ces avions se seraient éjectés et atterris en parachute.

    Aucune vidéo n'a encore été publiée pour prouver les informations.

    Un autre incident a eu lieu au-dessus de l'Ouzbékistan dans la même soirée. Un avion de l'Afghan Air Force s'est écrasé après être entré dans l'espace aérien du pays à la frontière avec l'Afghanistan. Le ministère de la Défense de l'Ouzbékistan a rapporté que l'avion avait été intercepté par les forces de défense aérienne qui ont stoppé une tentative de l'avion de violer la frontière. Cela s'est passé dans le même district de Sherabad. À la suite de l'incident, deux membres de l'équipage afghan se sont éjectés et ont été transportés à l'hôpital, l'un d'eux est dans un état grave. 

    Plus tard, le 16 août, une vidéo d'un atterrissage d'urgence d'un hélicoptère afghan UH-60 a été diffusée sur les réseaux sociaux. L'hélicoptère avec à son bord une dizaine de soldats afghans a atterri dans un champ de coton en Ouzbékistan. .

    158 autres citoyens afghans, des militaires et des civils, ont récemment traversé le fleuve Amou-Daria dans le district frontalier de Termez.

    De nombreux équipements militaires ont été abandonnés au poste frontière. Une vidéo montre le pont du fleuve Amou-Daria encombré de véhicules militaires de l'armée afghane.

    L'Ouzbékistan n'est pas la seule destination des réfugiés afghans. Ces derniers mois, tous les pays voisins ont été confrontés à une augmentation du nombre d'Afghans qui franchissaient les frontières, légalement et illégalement.

    Deux avions avec du personnel militaire afghan ont récemment atterri au Tadjikistan. Les avions ont été autorisés à atterrir à l'aéroport de la ville de Bokhtar après avoir envoyé des signaux SOS. Selon les rapports, plus de 100 soldats afghans étaient à bord.

     

  • Afghanistan : Evolution sécuritaire - mise à jour au fur et à mesure des évènements

    Imprimer

    Tout ça pour ça !
    En vingt ans de guerre entre les forces internationales et les talibans, les pertes sont les suivantes :
    Militaires américains  : 2 448
    Contractuels américains : 3 846
    Alliés des Etats-Unis : 1 144.
    Travailleurs humanitaires : 444
    Journalistes : 72
    Militaires et policiers afghans : 66 000
    Civils afghans : 47 245
    Talibans et autres insurgés :  51 191
    (Chiffres jusqu'en avril 2021 : projet Brown University Costs of War.)

    Parmi les alliés des Etats-Unis, on compte 90 Français tués, tandis que 400 autres ont été blessés :

    E88JrA9XEAgMKAI.jpegE82mkQtXIAQgboo.jpeg
    Le 18 août 2008, il y a presque 13 ans, 10 soldats français tombaient dans l'embuscade d'Uzbeen. Parmi les 10 soldats décédés, se trouvaient 8 soldats du 8è RPIMA. Les deux autres sont un légionnaire et un soldat du Régiment de marche du Tchad (RMT). Ils ont vendu chèrement leur peau, tuant une quarantaine de talibans.
    E86H8GcXEAcb8mA.jpeg

    Aujourd'hui, nous pensons à leurs familles…

    Chaos à l'aéroport de Kaboul - les vols commerciaux suspendus

    L'aéroport de Kaboul est plongé dans le chaos alors que des milliers de personnes tentent de fuir. La rumeurs s'était propagée selon laquelle les pays occidentaux n'imposaient plus de visas aux réfugiés afghans et beaucoup ont voulu saisir leur chance. Malheureusement, ils  se sont vite rendus compte que ces mêmes pays allaient les abandonner, n'évacuant pratiquement que les ressortissants occidentaux.

    En effet, Les vols civils au départ de l'aéroport de Kaboul ont été suspendus indéfiniment, l'espace aérien au-dessus de l'Afghanistan étant fermé.

    United Airlines, British Airways et Virgin Atlantic ont déclaré qu'elles n'utilisaient plus l'espace aérien du pays.

    Une porte-parole de United a déclaré que le changement affectait plusieurs des vols de la compagnie aérienne entre les États-Unis et l'Inde.

    Le site Web de suivi des vols FlightRadar24 a montré peu de vols commerciaux au-dessus de l'Afghanistan à 03h00 GMT le 16 août, mais de nombreux avions survolaient le Pakistan et l'Iran voisins.

    En juillet, la Federal Aviation Administration des États-Unis a imposé des restrictions de vol au-dessus de l'Afghanistan pour les compagnies aériennes américaines et d'autres opérateurs américains.

    Dès que la nouvelle de la présence des talibans à la périphérie de Kaboul a éclaté, la question de la mise en sécurité du personnel des ambassades étrangères a commencé à se poser. La rapidité avec laquelle Kaboul est tombée a pris tout le monde de court, et notamment les services de renseignement occidentaux. Du coup, les plans d'évacuation n'étaient pas prêts pour une intervention aussi urgente.

    Il a fallu à la va-vite s'organiser pour transférer les diplomates et le personnel des ambassades à l'aéroport international de Kaboul.

    Le personnel des missions diplomatiques américaine, française, allemande, saoudienne et d'autres missions diplomatiques a pu être transféré à l'aéroport et quitter définitivement l'Afghanistan, sans être inquiété par les talibans. Mais de nombreux étrangers n'ont pu atteindre l'aéroport, la plupart de ses accès étant bloqués par les talibans ou des bandits se faisant passer pour des talibans.
    E83Vd9HXsAc3J_o.jpeg

    Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a approuvé  l'envoi de 1 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, pour un total de 6 000 soldats américains qui seront bientôt dans le pays. Actuellement, il y a environ 3 000 soldats américains en Afghanistan.

    Leur mission principale est la sécurité de l'aéroport international de Kaboul, qui est le point d'entrée pour les troupes et le point de sortie pour le personnel de l'ambassade américaine et les Afghans qui quittent le pays.

    Selon des sources talibanes, un accord a été conclu avec les États-Unis  selon lequel les forces américaines prendraient en charge la sécurité de l'aéroport de Kaboul tandis que les talibans resteront à l'extérieur de l'aéroport et ce, jusqu'à la date fixée.

    L'armée américaine aura la capacité maximale de déplacer environ 5 000 personnes par jour hors de l'aéroport international de Kaboul, bien qu'elle ne soit pas encore en mesure de déplacer ce nombre, a déclaré le responsable. Ils atteindront cette capacité « en quelques jours ».

    A l'aéroport même, la situation est vite devenue chaotique, des centaines de personnes ont envahi le tarmac de l'unique piste et tentaient de prendre d'assaut les avions, même lorsque ceux-ci faisaient mouvement pour décoller. Pour garantir l'évacuation en toute sécurité de leurs citoyens, les forces américaines ont du tirer en l'air pour repousser la foule. Vidéo. - Autre vidéo.

    Des vidéos ont montré la chute de personnes ayant tenté de s'accrocher à différentes parties d'un avion au moment où celui)ci décollait. 

    "La foule était hors de contrôle", a déclaré le responsable à Reuters par téléphone. "Le tir n'a été fait que pour désamorcer le chaos." Selon l'armée américaine, sept personnes ont trouvé la mort dans le chaos qui régnait à l'aéroport.

    Plusieurs incidents à l'aéroport
    Il y a eu des incidents de sécurité à l'aéroport ou à proximité, a déclaré le responsable. Dans la journée du lundi 16 août, des Marines ont du ouvrir le feu et tuer deux hommes armés à l'aéroport international de Kaboul. Ces hommes armés, au nombre d'au moins deux, s'étaient approchés des troupes américaines de manière menaçante.
    E87bQMqWEAIvXkL.jpeg

    Les Marines ont également du intervenir pour protéger des femmes afghanes menacées par les Afghans près de l'aéroport.
    Les forces turques sont également sur place et participent aux efforts de sécurisation de l'aéroport. Le responsable n'a pas pu dire si les forces turques avaient été engagées dans des échanges de tirs.
    6D_eRS_K.jpegE86x4guX0AoSxgB.jpegIncident à la frontière ouzbèke : un avion militaire afghan abattu par la défense aérienne ouzbeke
    Un avion militaire afghan a été abattu par la défense- aérienne ouzbeke et s'est écrasé à Surkhandarya après avoir traversé la frontière avec l'Ouzbékistan, a déclaré lundi le ministère ouzbek de la Défense. L'avion abattu est un A-29 "Super Tucano" livré par les Etats-Unis à l'armée afghane. Apparemment, les pilotes tentaient de fuir vers l'Ouzbekistan, mais ils ne se sont pas identifiés correctement. Au moins un des membres de l'équipage a survécu et est soigné par des médecins militaires ouzbeks.
    E86m17zWQAMVk9W.jpeg

    Lendemain de la chute de Kaboul
    Les talibans sont partout. On les voit à bord des chars et des HumVees de fabrication américaine et autres véhicules militaires dans les rues de Kaboul relativement désertes. Les  talibans semblent vouloir que la vie revienne à la normale au plus tôt. 
    E848N_gWYAArcc-.jpeg

    Les talibans se dépêchent de mettre en place une nouvelle administration. A Kaboul, le mollah Shirin, un ancien proche collaborateur du mollah Omar, a été nommé gouverneur de Kaboul. Shirin a été chef de la commission militaire des talibans et garde du mollah Omar.

    Les talibans semblent avoir mis en place leur propre service 911 à Kaboul.
    Ils ont publié des numéros de téléphone que les habitants de Kaboul peuvent appeler en cas de menace ou d'urgence.
    E82u5L1WUAYXNM9.jpegDes chefs talibans locaux à Kaboul ont rencontré des sikhs et des hindous afghans dans le district de Gurdwara à Kaboul .
    Les talibans les ont assurés qu'ils seront en sécurité et leur ont demandé de ne pas quitter l'Afghanistan.

    On signale cependant quelques incidents. A Kaboul, les talibans ont envahi les maisons d'au moins deux femmes journalistes, ce lundi 16 août. L'une a réussi à s'échapper, l'autre est inaccessible pour l'instant.
    A Jalalabad, des talibans ont attaqué le bureau du Hizb-e-Islami et dégradé des affiches d'Hekmatyar. Ils ont également pris les armes des gardes du bureau, selon un dirigeant du Hizb-e-Islami. On ne sait pas si ces talibans ont agi sur ordre de leur organisation ou s'ils étaient tout simplement hors de contrôle de leurs dirigeants.
    Malgré les déclarations apaisantes des dirigeants talibans, il faut s'attendre à une répression dans les prochains jours. En effet, les talibans auront bientôt accès aux fichiers du QG des services de renseignement afghans, le NDS, s'ils ne l'ont pas déjà fait. Cela signifie que de nombreux informateurs pourraient être compromis, traqués et exécutés.  Les talibans n'aiment pas les espions.

    Polémique aux Etats-Unis 
    Mis en question, le renseignement américain a déclaré avoir prédit avec précision la prise de contrôle rapide de l'Afghanistan par les talibans, mais regrette que l'administration Biden ait ignoré ses rapports.
    « L'évaluation de la communauté du renseignement a toujours été précise ; ils l'ont simplement ignorée", a déclaré un responsable à ABC News, parlant de l'administration Biden.

    Fils Massoud.jpegLe fils du commandant Massoud appelle à la résistance
    Ahmad Massoud (photo ci-contre), fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par al-Qaïda, a appelé, lundi 16 août 2021, ses compatriotes à le rejoindre pour résister aux talibans qui sont en train de prendre le pouvoir en Afghanistan, tout en pressant les "amis de la liberté" étrangers d'aider son pays.

    Le fils du héros de la résistance anti-soviétique qui lutta ensuite contre les talibans, affirme vouloir faire "sien" le combat de son père pour la liberté, alors que "la tyrannie triomphe en Afghanistan".

    "Mes compagnons d'armes et moi allons donner notre sang, avec tous les Afghans libres qui refusent la servitude et que j'appelle à me rejoindre dans notre bastion du Panjshir, qui est la dernière région libre de notre pays à l'agonie", lance-t-il à l'adresse des Afghans "de toutes régions et de toutes tribus".

    Il estime que "malgré la débâcle totale", "tout n'est pas perdu". "Nous sommes, Afghans, dans la situation de l'Europe en 1940", écrit-il, dans ce texte citant Winston Churchill et le général Charles de Gaulle, pour plaider la cause de la résistance auprès des occidentaux notamment : "Je m'adresse à vous tous, en France, en Europe, en Amérique, dans le monde arabe, ailleurs, qui nous avez tant aidés dans notre combat pour la liberté, contre les Soviétiques jadis, contre les Talibans il y a vingt ans : allez-vous, chers amis de la liberté, nous aider une nouvelle fois comme par le passé ? Notre confiance en vous, malgré la trahison de certains, est grande".

    "Soyez, amis de la liberté, le plus nombreux possible à nos côtés.", déclare-t-il dans cet appel à soutenir la résistance adressé aux Afghans restés dans le pays, comme à ceux de l'étranger et aux occidentaux. 

    Il a été rejoint au Panjshir par Amrullah Saleh, vice-président d'Afghanistan avant la prise de pouvoir des talibans. Sur la photo Ahmad Massoud, Amrullah Saleh et quelques autres commandants discutant des moyens d'organiser la résistance aux talibans.
    E86OhoJWUAAMMPo.jpeg

    Mulawi Faqir Muhammad.jpegBaitullah Mehsud.jpegDes islamistes pakistanais libérés par les talibans
    780 combattants talibans pakistanais - TTP -, y compris des commandants clés, ont été libérés des prison afghanes par les talibans, en particulier de la prison de Bagram et de celle de Pul-e-Charkhi.
    Des membres du "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP) pakistanais et les membres de la tribu Mamund se sont rendus dans la province afghane de Kunar pour acclamer le chef adjoint et fondateur du TTP, Muhammad (photo de gauche), libéré de Kaboul par les talibans afghans avec un autre dirigeant du TTP, Emir Baitullah Mehsud (photo de droite).
    Mulawi Faqir Muhammad est un aîné tribal influent en dehors du fait d'être un haut dirigeant du TTP. Il a affirmé Faqir publiquement avoir des liens étroits avec le chef d'Al-Qaïda Ayman al Zawahiri
    Rappelons que "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP ) a annoncé le 7 août 2021 avoir fusionné avec un groupe affilié à al-Qaeda, autrefois dirigé par Ustad Aslam. C'est le neuvième groupe djihadiste à rejoindre le TTP depuis juillet 2020".
    "La fusion du groupe Ustad Aslam avec le TTP a permis à ce dernier de bénéficier des experts les plus qualifiés en matière de terrorisme urbain. Ils sont maintenant sous les ordres du TTP". 

    Les islamistes à travers le monde crient "victoire"
    Les nombreux groupes affiliés ou proches d'al-Qaïda ont crié "victoire" dès qu'a été connue la nouvelle de la chute de Kaboul aux mains des talibans.
    Le provocateur islamiste Idriss Sihamedi a explosé de joie en apprenant la victoire des Talibans.
    Shamedi.jpeg

    ikx_F3Ct.jpegLe fondateur de l'association BarakaCity (photo ci-contre), dissoute en France,  se réjouit du retour des talibans. 

    A Gaza, le groupe djihadiste Jaysh al-Ummah, pro-al-Qaida, a distribué des bonbons pour célébrer la conquête de Kaboul par les talibans.

    A noter que le Hamas et les talibans entretiennent également des liens étroits.
    Ci-dessous, une photo de la réunion qui a eu lieu en mai 2021 entre le Hamas et les dirigeants talibans.
    Taliban-Hamas.jpeg

    En Syrie, le groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham, anciennement affilié à al-Qaïda mais qui s'en était officiellement écarté pour acquérir une respectabilité internationale, a félicité les talibans pour leur victoire en Afghanistan.
    E81gKy3XMAIOxM5.png

    Le Mufti général du Sultanat d'Oman a également fait une déclaration pour féliciter le peuple frère musulman afghan pour la nette conquête et la chère victoire sur les Américains. 

    Qui reconnaîtra le régime des talibans ?
    La Chine a été le premier pays à faire part de sa décision. Elle s'est dit prête à développer des "relations amicales" avec les talibans afghans

     
  • Somalie : Première frappe américaine depuis l'arrivée au pouvoir de Biden

    Imprimer

    L'armée américaine a lancé un raid aérien contre le mouvement islamiste somalien Al-Shabab.

    Il s'agit de la première frappe du genre depuis l'entrée en fonction du président Joe Biden fin janvier 2021.

    La porte-parole du Pentagone, Cindy King, a indiqué que le commandement militaire pour l'Afrique (AFRICOM) avait mené mercredi 21 juillet une frappe aérienne dans la périphérie de Galkayo, à 700 km au nord-est de Mogadiscio.

    La porte-parole a déclaré que la frappe visait le groupe islamiste Al-Shabaab et que les résultats de l'opération sont actuellement en cours d'évaluation. Alors que les combats se poursuivent sur le terrain entre les djihadistes et les forces gouvernementales, les premières conclusions des dirigeants indiquant qu'aucun civil n'a été tué ou blessé. dans cette frappe américaine. 

    À son arrivée à la Maison Blanche, Joe Biden avait limité l'utilisation des drones contre les groupes djihadistes en dehors des zones de guerre dans lesquelles les États-Unis sont officiellement impliqués, contrairement à la politique de son prédécesseur, Donald Trump, qui avait donné carte blanche aux militaires. dans des pays comme la Somalie et la Libye.

    En mars, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré que la Maison Blanche devrait désormais donner son feu vert à toute frappe prévue contre des groupes djihadistes en dehors de l'Afghanistan, de la Syrie et de l'Irak, avant qu'elle ne soit menée.

     

  • Afghanistan : Biden annonce le retrait de l'ensemble du contingent américain le 11 novembre 2021

    Imprimer

    Le président Joe Biden a annoncé que l’ensemble du contingent américain serait retiré d’Afghanistan d’ici au 11 septembre 2021. 

    Remarque : L'administration Biden aurait pu choisir une autre date que le 11 novembre par égard aux victimes du World Trade Center.

    En vingt ans d'intervention de la coalition occidentale sous commandement américain, le bilan s'établit à  
    - 7 500 morts côté Coalition (contractants compris), dont 89 Français. 
    - 180 000 Afghans tués.
     - Le coût de l'intervention se monte à 2 000 milliards de dollars 
    - Il n'y a pas d'espoir en vue : Les talibans ont toujours l'ambition de reprendre le pouvoir, al-Qaïda est toujours présent dans le pays et l'Etat islamique a réussi à s'y implanter. 

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

    Imprimer

    Province de Herat
    Plusieurs talibans ont été tués lors d'opérations de l'armée afghane à Parsi, selon la police locale.
    2021:03:02.jpeg

    Province de Kapisa : 5 talibans mis hors de combat
    Le ministère afghan de la Défense affirme que 13 talibans, dont quatre membres du réseau al-Qaïda, ont été tués dans la province de Kapisa.

    Selon le communiqué du ministère, une opération conjointe a été menée aujourd'hui (2 mars) avec le soutien des commandos et des forces aériennes dans la «vallée afghane» à proximité du district de Nejrab dans la province de Kapisa.

    Selon le ministère afghan de la Défense, à la suite de l'opération, "13 combattants talibans, dont trois Pakistanais, ont été tués, et un autre blessé".

    Province de Nangarhar : Trois employées d'une chaîne de télévision tuées par balles
    Trois employées de la chaîne de télévision afghane "Enekaas TV" ont été abattues mardi à Jalalabad (est), moins de trois mois après le meurtre similaire d'une de ses présentatrices, les médias continuant à payer un lourd prix aux assassinats ciblés.
    EveZf9KXUAAsFxD.jpeg

    "Cet après-midi, trois de nos collègues, des jeunes femmes âgées de 17 à 20 ans, ont été tuées par balles par des hommes armés dans la ville de Jalalabad", a déclaré à l'AFP Zalmai Latifi, le directeur de la chaîne Enekaas TV. Selon la police, un assaillant, appartenant aux talibans, a été arrêté.

    Kayhan Safi, chef du département de doublage à Enekaas TV, au sein duquel les trois victimes travaillaient, a confirmé l'attaque. Il a précisé que les trois jeunes femmes, prénommées Shahnaz, Sadia et Mursal, ont été tuées alors qu'elles quittaient leur bureau pour rentrer chez elles à pied. "Elles travaillaient avec nous depuis plus de deux ans (...) Nous sommes tous sous le choc ici", a-t-il réagi.

    Début décembre, une présentatrice de télévision et activiste travaillant pour Enekaas TV, Malalai Maiwand, avait été tuée par balles avec son chauffeur à Jalalabad en se rendant à son bureau. "Nous avons arrêté (un assaillant) alors qu'il tentait de s'échapper au volant d'un rickshaw. Son nom est Qari Basir et il a avoué avoir mené l'attaque. Il est membre des talibans", a indiqué Juma Gul Hemat, le chef de la police du Nangarhar, province où l'incident a eu lieu.

    L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.
    Evil6D-WQAM6Z_h.jpeg

    Zahir Adel, le porte-parole de l'hôpital du Nangarhar, a confirmé que les corps des trois employées avaient été amenés dans son établissement, ainsi que deux autres femmes qui ont été blessées. "Avec ces lâches attaques et en causant la terreur, les talibans ne peuvent pas faire taire les voix qui s'expriment avec force pour défendre la République et les réussites de ces deux dernières décennies", a réagi le président afghan, Ashraf Ghani.

    Eved2xcXYAMWqft.jpeg

    Sept membres des médias ont été tués en 2020, selon le Comité pour la protection des journalistes afghans (AJSC). Un autre a également été assassiné au début 2021.

    Des attaques de plus en plus fréquentes
    "Ces assassinats ciblés doivent s'arrêter. Le gouvernement doit mener des enquêtes approfondies sur ces attaques contre des journalistes et membres des médias, et prendre toutes les mesures pour assurer (leur) sécurité", a estimé mardi l'AJSC.

    Les assassinats ciblés de journalistes, juges, médecins, personnalités politiques ou religieuses et défenseurs des droits humains sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan. Les victimes sont souvent tuées par balles ou dans l'explosion de bombes fixées sur leurs véhicules, aux heures de grande affluence sur les routes des grandes villes. Les talibans nient toute responsabilité dans les attentats ciblés et l'organisation jihadiste État islamique en a revendiqué certains.

    Etat islamique
    L'Etat islamique a notamment revendiqué celui de Mme Maiwand. Le groupe jihadiste, bien qu'affaibli ces dernières années, maintient une présence dans l'est du pays. Le gouvernement afghan et les États-Unis continuent cependant à en imputer la responsabilité aux insurgés talibans.

    Des négociations de paix dans l'impasse
    Les violences n'ont fait qu'augmenter à travers le pays depuis quelques mois, malgré les pourparlers de paix en cours entre Kaboul et les talibans. Débutées en septembre à Doha, ces négociations sont pour l'instant au point mort. Pas une journée en Afghanistan ne se passe sans l'explosion d'une bombe, des attaques contre les forces gouvernementales ou une tentative d'assassinat ciblé contre une personnalité de la société civile.

    L'administration Biden veut réexaminer l'accord de paix avec les Talibans
    De son côté, l'administration du président américain Joe Biden a ordonné un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les talibans, qui conditionnait le retrait des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mai 2021 à des garanties sécuritaires de la part des insurgés et à leur engagement à couper tout lien avec les organisations jihadistes comme el-Qaëda. Mais les talibans ont prévenu que si Washington devait revenir sur l'accord, ils reprendraient leurs attaques contre les forces américaines, suspendues depuis lors.