Beyrouth

  • Liban : Des manifestants islamistes ont tenté de pénétrer dans l'ambassade de France à Beyrouth

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    Des dizaines de manifestants islamistes, drapeaux islamiques à la main et criant des slogans en faveur du Prophète, se sont rassemblés vendredi en début d'après-midi à Corniche Mazraa à Beyrouth, près de la Résidence des Pins, la résidence officielle de l'ambassadrice de France, afin de protester contre les caricatures de Mahomet et les propos du président Emmanuel Macron qui les défendait.

    Selon les images de la chaîne LBCI, une foule de manifestants s'est élancée de la mosquée Abdel Nasser en direction de la Résidence des Pins, mais l'armée et la police sont déployées en masse sur les lieux, et on dressé des barbelés et des barrages métalliques afin d'empêcher les protestataires de s'approcher. Aucun incident n'a été signalé jusque-là. 

    Un peu plus tôt, un convoi de bus transportant des manifestants brandissant des drapeaux islamiques s'était dirigé de Tripoli, dans le Nord, vers la capitale. Ces protestataires semblent répondre à un appel lancé par le groupe pan-islamiste nommé Hezb al-Tahrir.

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  • Liban : Arrestation d'une cellule liée à l'Etat islamique

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    Samedi 5 septembre, l'armée libanaise a annoncé l'arrestation de membres d'une cellule liée à l'Etat islamique.

    Un communiqué publié par la Direction du renseignement de l'armée a déclaré que "des membres d'une cellule terroriste liée à l'organisation terroriste EI étaient en train de mener des activités de sécurité à l'intérieur du Liban".

    Il a ajouté: "Les enquêtes ont révélé que l'émir de la cellule est le terroriste Khaled al-Talawi, dont la voiture a été utilisée par les auteurs du crime de la ville de Kaftoun".

    Une attaque terroriste dans la ville de Kaftoun (nord) a eu lieu le 21 août, lorsqu'un véhicule inconnu a ouvert le feu alors qu'il traversait la ville, tuant 3 personnes.

    Le communiqué de l'armée a déclaré que "les membres de la cellule terroriste ont été arrêtés lors d'une série d'opérations de sécurité dans les régions du Nord et de la Bekaa (centre) à différentes dates (il ne les a pas mentionnées)".

    Il a déclaré qu'«ils avaient reçu une formation militaire, rassemblé des armes et des munitions et commis plusieurs vols dans le but de financer les activités de la cellule».

    À la fin du mois dernier, le ministère libanais de l'Intérieur a annoncé l'arrestation d'un membre de l'Etat islamique, qui prévoyait de cibler des membres de l'armée et des forces de sécurité, dans la capitale, Beyrouth.

    Ces dernières années, le Liban a été témoin de plusieurs attaques et attentats à la voiture piégée, dont l'Etat islamique a revendiqué la responsabilité.

    À l'été 2017, l'armée libanaise a mené une bataille appelée «Fajr al-Jarud» contre «l'Etat islamique», et a libéré les régions de l'est bordant la frontière avec la Syrie.

  • Liban : L'armée libanaise découvre 4,3 tonnes de nitrate d'ammonium près du port de Beyrouth

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    Jeudi 3 septembre, l'agence de presse officielle libanaise NNA a rapporté que 4,3 tonnes de nitrate d'ammonium avaient été découvertes près de l'une des entrées du port de Beyrouth.

    L'agence cite un message reçu du ministère de la Défense, selon lequel les militaires ont contrôlé quatre conteneurs situés près de la porte 9, près du port maritime de Beyrouth. Les conteneurs contenaient 4,3 tonnes de nitrate d'ammonium. Les troupes du génie s'efforcent d'éliminer le danger.

    On ignore pour l'instant comment ce stock de nitrate d'ammonium a pu arriver à cet endroit.

    L'armée a fait sauter les 4,350 tonnes de nitrate d'ammonium sur un terrain de l'armée
    Samedi 5 septembre, l'armée libanaise a annoncé que ses unités du génie avaient fait exploser une quantité de "nitrate d'ammonium", pesant plus de 4 tonnes, qui avait été découverte plus tôt dans les vestiges du port de Beyrouth.

    Le commandement de l'armée a déclaré dans un communiqué que «4 tonnes et 350 kilogrammes de nitrate d'ammonium, qui ont été trouvés il y a quelques jours dans le port de Beyrouth, ont été traités par les unités du génie. Ils ont fait exploser les 4,350 tonnes sur un terrain de l'armée.

    L'explosion survenue sur le territoire du port de Beyrouth le 4 août a été causée par la détonation de 2750 tonnes de nitrate d'ammonium, stockées dans un entrepôt pendant six ans après la saisie sur le navire Rhosus (selon les documents, il est passé de la Géorgie au Mozambique sous pavillon de la Moldavie, appartenait à un citoyen russe, l'équipage du russe Ukrainien). Selon l'enquête préliminaire, l'explosion était le résultat d'un stockage à long terme de nitrate d'ammonium dans des conditions inappropriées, et la cause immédiate de l'explosion était l'allumage de feux d'artifice stockés à proximité, qui se sont enflammés par des étincelles lors du soudage de la porte du hangar métallique.

    L'explosion a tué 191 personnes et plus de 6 000 ont été blessées.

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  • Liban : Violents combats, ce soir, à Beyrouth : Des tribus arabes s'affrontent au Hezbollah

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    Les médias libanais ont rapporté qu'au moins trois personnes ont été tuées et d'autres blessées lors de violents combats, jeudi soir à Khaldeh, au sud de la capitale libanaise, Beyrouth.

    Les tribus arabes du Liban ont accusé le Hezbollah d’être à l’origine du conflit et jurent «de ne pas rester les bras croisés».

    Selon les médias, les affrontements ont débuté dans l'après midi à la suite d'une dispute entre plusieurs jeunes à proximité du supermarché «Rimal» à propos de banderoles religieuses et de drapeaux des partis. Le Hezbollah aurait hissé ses banderoles, ce qui aurait mis en colère les résidents sunnites de la région, partisans du Mouvement du Futur de Saad Hariri. La dispute s'est très transformée en violents affrontements au cours desquels des armes à feu ont été utilisées.

    Selon les informations, l'armée a délimité la zone des combats et a fermé les routes d'accès à la zone.

    Le site Internet "Lebanon 24" a rapporté qu'au cours de l'affrontement, un obus "B7" a été tiré depuis les environs de la mosquée arabe sur une force de l'armée stationnée près du supermarché "Rimal.

    A la nouvelle des affrontements, les les membres des tribus unnites du Akkar (nord Liban) ont bloqué les routes pour protester contre l'agression du Hezbollah à Khaldeh.  





    Vidéo des combats ce soir

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  • Liban : La double explosion du port de Beyrouth a endommagé 601 bâtiments historiques de Beyrouth

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    601 bâtiments historiques endommagés
    Mercredi 12 août, le ministre libanais de la Culture Abbas Murdata a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré que 601 bâtiments historiques de Beyrouth avaient été endommagés par l'explosion.
    Selon lui, environ 70 bâtiments sont en mauvais état et peuvent s'effondrer à tout moment.
    Le ministère craint que les promoteurs, profitant de la situation, n'achètent ces bâtiments pour les démolir et faire une opération immobilière à leur place. Pour éviter cela, une interdiction temporaire a été introduite sur la vente de bâtiments historiques dans le centre de Beyrouth.
    Pour rassurer les propriétaires des maisons endommagées, Abbas Murdata a déclaré que la restauration aux frais de l'Etat commencerait dans les semaines à venir.

    Le coût des dégâts dépasse les 15 milliards de dollars, selon le président libanais
    Le coût des dégâts causés à Beyrouth par l'explosion meurtrière et dévastatrice au port dépasse les 15 milliards de dollars, a annoncé mercredi le président du Liban Michel Aoun.
    "Les estimations préliminaires pour les pertes essuyées (après) l'explosion au port dépassent les 15 milliards de dollars", a assuré le président libanais lors d'un entretien téléphonique avec le roi d'Espagne Felipe VI, selon le compte Twitter de la présidence.

    Sur 55 structures médicales évaluées, plus de la moitié "hors service", selon l'OMS
    Plus de la moitié des 55 structures médicales de Beyrouth évaluées, parmi lesquelles trois des principaux hôpitaux de la capitale libanaise, sont "hors service", a indiqué mercredi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Après évaluation, "nous savons qu'un peu plus de 50% de ces établissements sont hors service" du fait de la gigantesque explosion du 4 août, a déclaré Richard Brennan, directeur régional des urgences de l'OMS, lors d'une conférence de presse au Caire. Trois des principaux hôpitaux de Beyrouth sont concernés, et trois autres ne fonctionnent qu'à capacité réduite, selon lui. "Cela veut dire que nous avons perdu 500 lits."
    M. Brennan a appelé les autorités et leurs partenaires à "rétablir les capacités de ces établissements au plus vite" pour répondre aux besoins du pays afin de faire face également à la pandémie de Covid-19 et aux autres urgences médicales.
    Selon Iman Shankiti, représentante de l'OMS pour le Liban, les unités de soins intensifs et les lits épargnés sont occupés par les blessés graves. L'explosion combinée à la pandémie auront un "impact sur les capacités d'hospitalisation au Liban", notamment dans les services de réanimation, selon elle.

    Record de contaminations à la Covid-19
    Mardi, un record quotidien de contaminations au nouveau coronavirus a été enregistré au Liban: 309 cas et sept décès. Au total, 7.121 cas, dont 87 décès, depuis février, selon un dernier bilan officiel. La pandémie de Covid-19 avait été maîtrisée dans un premier temps mais les cas sont repartis à la hausse après la réouverture de l'aéroport international de Beyrouth le 1er juillet et la levée progressive des mesures de confinement. Le gouvernement avait décrété un re-confinement provisoire en deux temps fin juillet, mais avait annulé cette mesure après l'explosion au port.

  • Liban : Nouvelles émeutes dans le centre-ville de Beyrouth

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    Les violences ont repris mardi en début de soirée près du Parlement, dans le centre-ville de Beyrouth peu après que des centaines de Libanais se soient rassemblés pour rendre hommage aux victimes de la double explosion meurtrière qui a ravagé Beyrouth, il y a une semaine jour pour jour, et réclamer la chute des dirigeants qu'ils tiennent pour responsables de la tragédie. 
    Des protestataires ont lancé des projectiles sur les forces anti-émeutes qui en retour ont fait usage de bombes lacrymogènes. D'autres manifestants ont érigé sur le mur empêchant l'accès au Parlement, une potence à laquelle était accrochée une effigie du président Michel Aoun.
    Des dizaines de personnes ont ensuite tenté de faire tomber un des portails métalliques installé pour empêcher l'accès à la place de l'Etoile et au siège du Parlement, sans provoquer jusqu'à présent de réaction des forces de l'ordre, tandis que les rangs des protestataires grandissaient dans la rue de la municipalité de Beyrouth. 
    Selon des images retransmises en direct par la chaîne LBCI, l'on peut voir deux agents en civil se trouvant sur le balcon d’un immeuble tirer, ce qui semble être des balles en caoutchouc, sur les manifestants.
    Depuis la double explosion au port de Beyrouth, les Libanais sont dans la rue pour réclamer la chute de la classe dirigeante. Chaque manifestation s'est terminée par des affrontements avec les forces de l'ordre.

     

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