Beyrouth

  • Liban : Des routes bloquées dans plusieurs régions du Liban

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    En réaction à la nouvelle chute de la livre libanaise sur le marché parallèle, des manifestants ont coupé samedi 13 mars plusieurs axes à travers le Liban. 

    A Beyrouth, le rond-point dit de "Cola", dans le sud, a été fermé au moyen de bennes à ordures renversées, tout comme les routes de Corniche Mazraa, la Cité sportive et Manara. L'autoroute menant vers le Sud a, elle, été bloquée au niveau de Damour et Naamé, obligeant certains véhicules à faire demi-tour afin d'emprunter des routes secondaires, ainsi qu'à Choueifate. 

    Dans le Sud, les voies menant à la place de l'Etoile, à Saïda, ont été fermées par des conducteurs de taxis et services. 

    Dans la Békaa, l'axe reliant Masnaa à Rachaya a été bloqué, tout comme la route d'Ablah et celle allant de Taalabaya à Saadnayel. 

    A Tripoli (Nord), plusieurs axes ont été verrouillés par des manifestants, notamment le rond-point Abou Ali et les accès à la place al-Nour.

    Le début de la semaine dernière avait été marqué par des blocages de route en série au Liban, après que la monnaie nationale avait atteint le seuil des 10.000 livres libanaises pour un dollar sur le marché parallèle. Les routes avaient ensuite été dégagées suite à l'intervention de l'armée libanaise. Ce samedi, le taux a encore augmenté, pour atteindre les 12.000 L.L..

    Tensions devant le Parlement à Beyrouth
    Des contestataires ont brièvement réussi à ouvrir samedi une des barrières métalliques installées pour empêcher tout accès au siège du Parlement à Beyrouth, en marge d'une manifestation organisée par des groupes du soulèvement populaire. 

    Après s'être rendus devant une des rues menant à la Chambre, une dizaine de manifestants ont porté des coups sur cette fortification en métal et lancé des projectiles par dessus. Certains d'entre eux ont réussi à pratiquer une ouverture au moyen d'un levier, mais se sont aussitôt retrouvés face à un mur de blocs de béton érigés en hauteur. Les forces de sécurité déployées derrière ce mur se sont défendues à coups de bombes de gaz lacrymogène, dispersant rapidement les manifestants. 

    La manifestation de ce samedi avait commencé en début d'après-midi par l'installation de tentes sur la place des Martyrs, avant qu'une marche ne s'élance dans le centre-ville, en direction du port de Beyrouth, afin de protester contre la crise et réclamer justice pour la double explosion du 4 août dernier.

    Un supermarché pris d'assaut dans le Kesrouan
    Un supermarché de la localité d'Adonis, dans le Kesrouan au nord de Beyrouth, a été pris d'assaut samedi soir par plusieurs dizaines de personnes vêtues de noir, qui s'en sont pris aux employés, rapporte l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle). Les pillards se sont rués sur les rayons alimentaires de l'enseigne locale du "Charcutier", provoquant la panique des clients se trouvant dans l'établissement. 

    Au cours des dernières semaines, de multiples incidents ont éclaté dans les supermarchés du pays, pendant que les clients dévalisent les produits subventionnés, dans un contexte de crise économique et financière aiguë. Cette crise s'aggrave de jour en jour, sur fond de dépréciation de la monnaie locale, d'inflation des prix et de pauvreté accrue. 

  • Liban : "Lundi de la colère" dans tout le pays - Vidéo Live

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    Vidéo Live


    Point sur les routes fermées

    De nombreux axes routiers ont été bloqués lundi matin 8 mars par des manifestants, afin de marquer un "lundi de la colère, dans le cadre de la contestation qui s'est à nouveau attisée face à la crise socio-économique. Des centaines de personnes déployées sur nombre d'artères importantes à travers le Liban manifestent contre la chute vertigineuse de la livre libanaise qui a dépassé le taux des 10.000 LL pour un dollar, les répercussions de la grave crise économique commencée à l'été 2019, et l'inaction des responsables. 

    A Beyrouth, la route longeant la Banque du Liban dans le quartier de Hamra, les accès à la place des Martyrs, la rue bordant le journal al-Nahar ainsi que Corniche Mazraa et la Cité sportive étaient fermés depuis l'aube par les manifestants.1788401.jpeg

    En direction du Sud, le tunnel vers l'Aéroport international de Beyrouth et le carrefour de Khaldé ont été verrouillés par des barrages, ainsi que les routes de Doha-Aramoun, Choueifte, Bchamoun et l'autoroute principale au niveau de Jiyeh et Naamé. Au sud, l'autoroute entre Saïda et Tyr était fermée dans les deux sens de la circulation.

    Au nord de Beyrouth, l'autoroute menant vers Tripoli a été bloquée au niveau de Dora, Jal el-Dib, sous le pont d'Antélias, à Zouk Mosbeh, ainsi qu'à Jbeil.

    Au Liban-Nord, l'autoroute entre Chekka et Herri a été fermée à la circulation, puis plus loin un barrage a été installé au niveau du complexe de Palma. Les routes de Halba, Bohsas, Haykaliyé, Beddaoui, Wadi Jamous, Mouhammara, Bourj el-Arab, Kousba et le rond-point de Abdé ont été bloqués.

    Dans la Békaa, les routes Rachaya-Masnaa, Jdeita el-Ali, Marj, Sednayel et le carrefour de Kab Élias ont été bloqués.

    Echauffourées à Tripoli entre manifestants et militaires
    Des échauffourées ont éclaté lundi à Bohsas à l'entrée-sud de Tripoli entre des manifestants, rassemblés depuis les premières heures de la matinée, et des militaires. Sur des vidéos diffusées par plusieurs médias locaux, on peut voir des soldats s'en prendre à coups de matraques à certains manifestants installés devant un barrage de pneus enflammés, afin de les disperser.

    Files d'attente devant des stations-essence de Zahrani et du Koura, de crainte d'une pénurie de carburant
    Plusieurs stations-service ont dû fermer lundi matin en raison d'un épuisement de leur stock de carburant, dans les régions de Koura et de Zahrani, respectivement dans le nord et le sud du Liban, tandis que des files d'attente se sont formées devant d'autres stations de ces régions, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

    Le prix du carburant, quoique toujours largement subventionné par la Banque centrale, a augmenté au cours des dernières semaines. Le prix des 20 litres d’essence 95 octanes, fixé par le ministère de l’Énergie et de l’Eau, s’est ainsi établi à 33 500 livres mercredi dernier, en hausse de 1 300 livres par rapport à fin février, et celui de 98 octanes à 34 500 livres, lui aussi en hausse de 1 300 livres. Sur fond d’augmentation des cours du brut, les prix de l’essence commencent à atteindre des niveaux de plus en plus préoccupants pour des Libanais dont le pouvoir d’achat a fondu en un an et demi de crise économique et financière.

    Un homme tente de s'immoler par le feu lors d'un sit-in près de Tyr
    Un homme a essayé lundi de s'immoler par le feu dans la localité de Abbassiyé, près de Tyr (Liban-sud), au moment où des protestataires bloquaient la route, rapportent plusieurs médias. L'homme, qui s'était aspergé d'essence, a été arrêté dans son geste par les manifestants et militaires présents sur les lieux.

    Le blocage des routes est un acte de sabotage, déclare le président Aoun
    Le blocage des routes est un acte de sabotage qui va au-delà de l'expression d'opinions, et les services de sécurité doivent s'acquitter de leurs devoirs et appliquer la loi sans hésitation, a déclaré le président Michel Aoun.
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  • Liban : Plusieurs routes bloquées à Beyrouth, Tripoli et dans la Békaa pour le 4e jour consécutif

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    La colère populaire des Libanais face à la dépréciation de la monnaie nationale, dans un contexte de grave crise politique, économique et sociale, s'est manifestée à nouveau vendredi 5 mars à travers le territoire. Des centaines de protestataires ont ainsi bloqué des routes en banlieue de Beyrouth, à Tripoli, capitale du Liban-Nord, et dans la Békaa, pour le quatrième jour consécutif. 

    Le croisement dit de "Chevrolet", en banlieue est de la capitale a été fermé par des protestataires en début d'après-midi. Plus tôt, de contestataires ont organisé des sit-in devant les domiciles des principales figures politiques de la ville, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Selon plusieurs médias locaux, les manifestants ont brûlé des pneus devant la résidence de Fayçal Karamé, député de Tripoli, et Talal Hawat, ministre sortant des Télécoms. Un autre groupe a bloqué l'autoroute dite de Palma, qui relie Beyrouth à la capitale du Nord.

    Dans la Békaa, plusieurs manifestants ont coupé l'autoroute de Chtaura, brandissant des pancartes pour dénoncer la détérioration de la situation économique. 

    La mobilisation survenue vendredi intervient au lendemain d'une nuit de colère populaire à l'heure où le taux de change de la livre libanaise par rapport au dollar gravite autour des 10.000LL contre un dollar, un record. historique. 

  • Liban : Sit-in et routes coupées à Beyrouth et dans les régions

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    Des sit-in anti-pouvoir ont été organisés mercredi 3 mars 2021dans plusieurs régions du Liban et de nombreux axes routiers étaient bloqués dans la soirée, notamment à Beyrouth, afin de protester contre la chute record de la livre libanaise sur le marché parallèle et les détériorations des conditions de vie. Ces actions n'ont pas drainé autant de monde que lors des manifestations qui s'étaient étendues la veille dans tout le pays quand la monnaie nationale avait atteint le taux record de 10.000 livres libanaises pour un dollar, dans un pays en plein effondrement économique. Officiellement, la monnaie locale reste indexée sur le billet vert au taux de 1.507 livres pour un dollar, observé depuis plus de deux décennies. Mais sur le marché noir, elle connaît depuis l'automne 2019 une dégringolade sans précédent.

    En fin de journée, des manifestants ont bloqué la route longeant la mosquée al-Amine, dans le centre-ville de Beyrouth, et l'ancienne route de l'aéroport, dans la banlieue sud, selon le centre de contrôle du trafic routier (TMC).

    Dans la Békaa, le rond-point principal à l'entrée de Zahlé a également été fermé, ainsi que les routes de Dahr el-Ahmar, Rachaya, Qab Elias et le rond-point d'Ablah. Dans la journée, plusieurs dizaines de personnes se présentant comme les "révolutionnaires de Baalbeck" s'étaient rassemblées sur la place Moutrane, haut-lieu de la contestation dans cette ville, appelant à la démission de tous les dirigeants politiques "corrompus, qui ont appauvri et affamé" le peuple.

    A Saïda (Sud), quelques dizaines de manifestants ont forcé plusieurs changeurs à fermer boutique afin de protester contre la "manipulation" du taux de la livre libanaise. Les contestataires ont notamment scandé des slogans accusant les changeurs d'être des "voleurs, tout comme Riad Salamé", le gouverneur de la Banque du Liban (BDL). Suite à cette action, tous les bureaux de change de la ville ont fermé leurs portes. Quelques activistes se sont ensuite rendus vers la place Elia, haut-lieu de la contestation dans cette localité, où le sit-in restait timide dans la soirée. A Tyr, également dans le sud du pays, une centaine de contestataires ont sillonné les rues de la ville au départ de la place Alam au rythme d'hymnes révolutionnaires, rapporte notre correspondant.

    Au Liban-Nord, des manifestants ont bloqué tous les accès à la place al-Nour, la route longeant le Sérail et celle de Qobbé au moyen de pneus enflammés et de bennes à ordures, dans la soirée. Plus tôt dans la journée, ils avaient bloqué dans l'après-midi l'autoroute de Bohsas à l'aide de pierres et bennes à ordures, ainsi que plusieurs axes intérieurs de la ville de Tripoli. Dans cette grande ville, une poignée de manifestants avait fait le tour des bureaux de change, les appelant à baisser leurs rideaux et les accusant d'être derrière la dépréciation de la livre.

  • Liban : Un Think Tank israélien identifie de nouveaux emplacements de missiles Fatah 110 du Hezbollah

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    Le 24 Février, le Centre de recherche Israël Alma a publié un rapport, prétendant montrer des sites de missiles  Fatah 110 du Hezbollah à Beyrouth.

    En juillet 2020, après un long travail de recherche indépendant, Israel Alma a découvert à Beyrouth 28 sites liés au déploiement du réseau de missiles du Hezbollah. Cette révélation a provoqué de nombreuses réactions qui ont même conduit à la démission des membres du conseil municipal de la ville de Baabda, à l'est de Beyrouth.

    Le 29 septembre 2020, lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dévoilé trois autres sites liés au déploiement de missiles du Hezbollah à Beyrouth.

    En février 2021, Israel Alma révélait que le Hezbollah utilisait les locaux scolaires du Comité islamique chiite du Waqf à Borj al Brajneh, comme bouclier humain pour son réseau de missiles à moyenne portée.

    Sur Wikimapia on peut voir la zone avec un certain nombre de bâtiments. Après avoir examiné la zone définie, les analystes d'Alma Center ont identifié la zone du polygone et y ont localisé les sites où se trouvent les missiles. Un cercle rouge sur la photo aérienne marque les positions des sites.

    AAA. Propriété utilisée pour contrôler et commander le réseau de missiles:

    Coordonnées: 33 ° 51'38''N 35 ° 30'2''E.
    Situé à proximité des camps de réfugiés de Sabra et Chatila.
    BBB. Propriété utilisée pour le stockage / la production du réseau de missiles Fatah 110:

    Coordonnées: 33 ° 51'39''N 35 ° 30'46''E.
    Situé à proximité du quartier Ghobeiry, près du bâtiment du ministère du Travail.
    CCC. Propriété utilisée pour le stockage du réseau de missiles Fatah 110:

    Coordonnées: 33 ° 50'28''N 35 ° 29'45''E.
    Situé à environ 100 mètres d'une station-service, à environ 250 mètres du terrain de football «Ansar» et de divers restaurants.
    DDD. Emplacement présumé du site de lancement de missiles Fatah 110:

    Coordonnées: 33 ° 50'13''N 35 ° 29'43''E.
    Situé dans une zone ouverte à environ 100 mètres du terrain de football Ansar, de la station-service Al Amena et d'un tarmac pour avions d'affaires à côté de l'aéroport international Hariri

    Ces emplacements suspects seraient des emplacements présumés du Fatah 110, sans qu'une preuve formelle ait été fournie.
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  • Liban : Affrontements nocturnes à l'arme lourde dans la banlieue sud de Beyrouth

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    Dimanche soir, la zone d'Al-Laylaki dans la banlieue sud de Beyrouth a été le thépatre d'affrontements à l'arme automatique et au RPG (roquette anti-char), faisant un certain nombre de blessés, tandis que les médias libanais ont rapporté un mort. Vidéo

    Quatre personnes ont été blessées au cours des violents affrontements qui ont eu lieu dans la soirée entre deux familles à Al-Kafaat et Al-Laylaki dans la banlieue sud de Beyrouth.

    Pour sa part, le site Internet «Liban 24» a déclaré que les affrontements d'Al-Laylaki avait fait un mort.

    Des affrontements  armés ont régulièrement lieu dans la banlieue sud de Beyrouth, du fait de la propagation incontrôlée des armes d'une part, et de l'absence de l'Etat de l'autre.

    Le calme est revenu après un déploiement de l'armée dans le quartier. Vidéo.

  • Liban : Des manifestants bloquent la voie rapide du Ring avec des pneus enflammés

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    Quelques dizaines de manifestants ont bloqué dimanche soir la voie express du "Ring" dans les deux sens de la circulation, à l'aide de pneus enflammés; rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). Les manifestants protestent contre la détérioration des conditions de vie au Liban et les arrestations arbitraires de militants, en soutien notamment aux "révolutionnaires de la Békaa et du Nord". Les protestataires ont scandé des slogans hostiles aux forces de l'ordre.

    Plus tôt dans l'après-midi, à Beyrouth également, quelques contestataires avaient bloqué brièvement la route passant sous le rond-point dit de "Cola" à la sortie sud de Beyrouth pour dénoncer entre autre "le musellement" des activistes ant-ipouvoir et condamner l'assassinat de l'intellectuel et critique notoire du Hezbollah Lokman Slim, dont la dépouille mortelle avait été retrouvée criblée de balles jeudi matin.

    Le Liban connaît une crise sans précédent, couplée d'une inflation galopante, elle-même aggravée par les mesures sanitaires prises pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Depuis plusieurs semaines, des sit-in et autres actions ponctuelles sont régulièrement organisés pour réclamer des aides de la part de l'État et un assouplissement des mesures restrictives. Ces sit-in ont été particulièrement marquants à Tripoli, où ils ont dégénéré en affrontements violents avec les forces de l'ordre faisant un mort et des centaines de blessés, la semaine dernière.