Benishangul-Gumuz

  • Ethiopie : Une nouvelle attaque dans l'ouest fait au moins 80 morts

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    La série meurtrière continue dans l'ouest de l'Ethiopie: théâtre de plusieurs massacres ces derniers mois, la région du Benishangul-Gumuz a subi une nouvelle attaque mardi qui a fait au moins 80 morts, de quoi accroître les tensions déjà vives dans ce pays d'Afrique de l'Est. Il n'existe aucun lien connu entre ces violences et le conflit actuellement en cours au Tigray, une région septentrionale de l'Ethiopie où les troupes gouvernementales ont été envoyées en novembre pour déloger les autorités locales dissidentes.
     
    Cette nouvelle tuerie devrait accentuer la pression sur le Premier ministre Abiy Ahmed, pour intervenir de manière plus importante au Benishangul-Gumuz, région située le long de la frontière avec le Soudan et le Soudan du Sud, et où doit être construit la plus grande installation hydroélectrique d'Afrique sur le Nil Bleu.
     
    "Nous avons reçu des informations prouvant que plus de 80 civils ont été tués le 12 janvier près de Daletti" dans le Benishangul-Gumuz, a expliqué mercredi à l'AFP un porte-parole de la Commission éthiopienne des droits de l'Homme (EHRC), Aaron Maasho.
     
    Le village de Daletti est situé dans la zone de Metekel, où des centaines de personnes ont péri lors d'attaques armées ces derniers mois. En décembre, l'une d'elles avait fait 207 morts.
     
    Si certains dirigeants locaux parlent de violences ethniques, M. Abiy peine à expliquer les motivations derrière ces attaques. Le Premier ministre n'arrive pas à sécuriser la zone, malgré sa visite dans la région en décembre et l'installation sur place d'un poste de commandement fédéral. L'attaque de mardi a eu lieu entre cinq et sept heures du matin, selon M. Aaron. Les victimes étaient âgées de deux à 45 ans. La Commission "essaie d'obtenir de plus amples informations sur les assaillants" et sur la manière dont les victimes ont été tuées, a ajouté le porte-parole.
     
    Violences intercommunautaires
    Un survivant, Ahmed Yimam, a expliqué à l'AFP avoir recensé 82 cadavres et 22 personnes blessées. "L'attaque a été menée principalement avec des couteaux, des armes à feu ont aussi été utilisées", a-t-il raconté. "J'ai peur que ça recommence car les assaillants ne sont pas sanctionnés et les autorités locales et régionales ne fonctionnent pas".
     
    En octobre, le Premier ministre avait attribué les violences dans la zone à des combattants venus de l'Etat voisin soudanais du Nil-Bleu, où ils sont "armés et entraînés". M. Abiy avait alors appelé Khartoum à régler le problème. A contrario, plusieurs leaders locaux de l'opposition assurent depuis des semaines que ces attaques sont menées par des membres de l'ethnie éthiopienne gumuz et motivées par des facteurs ethniques. Selon eux, les milices gumuz ciblent notamment les membres de la communauté Amhara, seconde ethnie du pays.
     
    Membre du Mouvement national amhara, un parti d'opposition, Dessalegn Chanie a expliqué à l'AFP soupçonner certains membres des autorités locales de la zone de coopérer avec les assaillants. "Le problème est très compliqué, car de nombreux responsables gumuz soutiennent ces milices. Ils leur fournissent des informations et une aide logistique", a-t-il assuré, sans fournir d'éléments pour étayer ses accusations.
     
    Plusieurs dirigeants du Benishangul-Gumuz ont été arrêtés en décembre. Ils sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans les violences commises dans la région le mois dernier. D'après M. Dessalegn, le bilan de l'attaque de mardi pourrait s'alourdir. Plusieurs sources, dont des travailleurs hospitaliers, lui ont rapporté qu'au moins 131 personnes auraient été tuées, a-t-il expliqué. 
     
    Lundi, la radio-télévision Fana BC, affiliée au pouvoir, assurait qu'une "paix relative a été restaurée à Metekel" grâce aux mesures prises par le gouvernement fédéral. Mais la Commission éthiopienne des droits de l'homme a appelé les autorités mercredi à intervenir davantage. Ces violences montrent que l'ouverture prônée par le Premier ministre Abiy Ahmed a libéré des ambitions territoriales locales et d'anciens différends intercommunautaires, qui ont débouché sur des violences meurtrières dans de nombreuses régions du pays.

  • Ethiopie: 207 morts dans l'attaque de Metakal, dans l'ouest du pays

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    L'attaque menée mercredi 23 décembre (voir notre blog du 23 décembre) dans l'ouest de l'Ethiopie par des hommes armés est monté à 207 morts, selon un communiqué consulté samedi par l'AFP de la Commission éthiopienne des droits de l'Homme (EHRC), qui faisait auparavant état de 100 victimes. Cet organisme indépendant, rattaché au gouvernement, avait annoncé que des résidents de Metakal, une zone de la région du Benishangul-Gumuz, avaient été attaqués mercredi avant l'aube, dans leur sommeil.
    Cette attaque est la dernière en date d'une série meurtrière ces derniers mois dans cette zone où vivent notamment des habitants des ethnies oromo, amhara - les deux plus nombreuses du pays - et shinasha. Selon des dirigeants locaux, ces attaques sont menées par des membres de l'ethnie gumuz et motivées par des facteurs ethniques.
     
    "(La Commission) continue de suivre avec les autorités compétentes la situation au Benishangul-Gumuz et confirme que le bilan de l'attaque qui a eu lieu (...) aux premières heures du 23 décembre 2020 est monté à 207 (morts)", indique ce texte publié vendredi soir.
     
    Ce bilan avait été évoqué vendredi par des autorités locales qui organisaient des funérailles.
     
    "L'effort continue pour identifier les victimes avec l'aide des survivants et des cartes d'identité", ajoute la Commission, précisant que les victimes, en majorité des hommes (133 tués), comptent aussi des femmes, des enfants et des personnes âgées.
     
    L'EHRC réitère son appel à l'envoi "en urgence d'aide humanitaire" et s'inquiète du nombre de déplacés, soulignant que plus de 10.000 résidents de la localité de Bekuji Kebele marchent vers la ville de Bulen, l'une des principales de la zone, qui accueille déjà "des milliers" de déplacés. "Un témoin raconte que "la ville de Bulen est submergée. Les routes menant à la ville sont pleines de personnes déplacées et de leur bétail, qui marchent vers la ville"", écrit la Commission.
     
    Jeudi, les autorités régionales ont annoncé que l'armée éthiopienne avait tué 42 hommes armés accusés d'avoir participé au massacre, sans préciser qui ils étaient.
     
    Le Premier ministre Abiy Ahmed, qui a qualifié cette attaque de "tragédie", avait attribué en octobre les violences dans la zone à des combattants venus de l'Etat voisin soudanais du Nil-Bleu, où ils sont "armés et entraînés" et appelé Khartoum à régler le problème. Il a affirmé jeudi que cette dernière attaque avait pour objectif "d'éparpiller l'importante force" mobilisée dans le cadre de l'opération militaire en cours au Tigray (nord), un conflit a priori sans rapport avec les violences dans le Benishangul-Gumuz.

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  • Ethiopie : 34 morts dans une attaque armée contre un bus dans l'ouest de l'Éthiopie

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    La Commission nationale éthiopienne des droits de l'homme a annoncé, dimanche 15 novembre, que des militants dans l'ouest de l'Éthiopie avaient tué au moins 34 personnes dans une attaque contre un bus.

    Le comité a déclaré que les hommes armés avaient attaqué le bus samedi soir, craignant de plus en plus un vide sécuritaire tandis que s'étend la campagne militaire dans le nord du pays.

    La Commission éthiopienne des droits de l'homme a déclaré que le nombre de morts est susceptible d'augmenter après ce qu'elle a décrit comme une attaque "horrible" contre un bus de passagers dans la région de Benishangul-Gumuz.

    25.000 réfugiés au Soudan
    Pendant ce temps, les réfugiés éthiopiens continuent de s'amonceler au Soudan voisin, créant un nouveau problème humanitaire. Leur nombre dépasserait, dimanche 15 novembre, le chiffre de 25.000.

    Les autorités du Tigray accusent les Emirats Arabes Unis
    Les autorités de la région du Tigray affirment que des drones fournis par les Émirats arabes unis effectuent des frappes aériennes au-dessus du Tigray.

    Les EAU sont un allié très proche de l'Éthiopie et de l'Érythrée.

     

  • Éthiopie: au moins 12 personnes tuées à Metakal

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    Au moins 12 personnes ont été tuées dans la région de Metakal, y compris la région occidentale de Benishangul-Gumuz. Le porte-parole du gouvernement régional, Melese Beyene, a rapporté ce mardi 13 octobre.

    Les meurtres, qui ont eu lieu lundi soir, ont fait suite à deux attaques dans la même zone le mois dernier, précisément entre le 6 et le 13 septembre, au cours desquelles environ 45 personnes ont été tuées par des hommes armés non identifiés. L'incident met en évidence les obstacles sécuritaires pour le gouvernement d'Addis-Abeba.

    Les meurtres ont commencé par vengeance après le meurtre du frère d'un responsable local, a expliqué le porte-parole. Parmi les victimes du lundi 12 octobre, plusieurs femmes et enfants ont été identifiés, beaucoup massacrés à leur domicile. "J'ai vu une petite fille de six mois qui a été tuée chez elle et son petit corps jeté dans un champ", a déclaré à l'agence de presse Reuters un haut responsable du Mouvement national Amhara (NAMA) et un survivant local. ils ont tous deux demandé à rester anonymes par crainte de répercussions.

    Le vice-Premier ministre éthiopien Demeke Mekonnen a appelé les habitants de la région de Metakal à s'armer et à se défendre, car la situation sécuritaire dans la région semble être «tragique». Benishangul-Gumuz est situé à la frontière avec le Soudan. En septembre, la Commission éthiopienne des droits de l'homme a déclaré que des centaines de civils avaient été déplacés par la violence et a appelé les autorités régionales à ouvrir une enquête approfondie sur les événements.

    Le 24 juin de l'année dernière, un groupe d'hommes en tenue de camouflage a tué plus de 50 personnes dans la même zone. Pour le chef de la sécurité locale, les assaillants étaient les mêmes personnes impliquées dans le coup d'État manqué deux jours plus tôt. Le 22 juin, une tentative de coup d'État avait eu lieu à Bahir Dar, la capitale régionale de l'État d'Amhara. Les conspirateurs avaient l'intention de renverser Ambachew Mekonnen, le chef du gouvernement régional d'Amhara, situé au nord de la capitale. Mekonnen a été tué lors de la tentative de coup d'État , avec l'un de ses conseillers. Le 24 juin, les autorités éthiopiennes ont déclaré avoir tué le chef du coup d'État manqué, le général Asamnew Tsige.

    220px-Abiy_Ahmed_during_state_visit_of_Reuven_Rivlin_to_Ethiopia,_May_2018.jpgLe Premier ministre éthiopien est le plus jeune dirigeant du continent africain. Au cours de son mandat, Abiy (photo) a été le promoteur d'une série de réformes sociales, économiques et sécuritaires qui ont conduit à la fois à un tournant dans la politique intérieure et étrangère du pays, la plus peuplée d'Afrique après le Nigéria, et à un nouvel équilibre diplomatique dans la région de la Corne de l'Afrique. Son action de réforme est si déterminée que l'Éthiopie semble être à la croisée des chemins entre dictature et démocratie.

    Selon divers analystes, l'une des conséquences de la ligne dure du premier ministre a été d'élargir les divisions ethniques du pays. De cette façon, les partis ethnocentriques, tels que la NAMA, gagnent un soutien croissant et leur rhétorique alimente une forte violence interethnique. Depuis sa fondation en 2018, la NAMA s'est imposée comme le principal rival de la coalition au pouvoir, qui détient le pouvoir en Éthiopie depuis 1991.

     

     

     

     

  • Ethiopie : au moins 15 civils tués dans l'attaque d'une milice

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    Au moins 15 personnes ont été tuées, samedi, dans une attaque armée perpétrée dans la région éthiopienne de Benishangul-Gumuz, frontalière avec le Soudan.

    Le Comité éthiopien des droits de l'homme a indiqué dans un communiqué publié vendredi soir qu'une milice armée (dont le nom n'était pas mentionné) avait mené une attaque dans la région de Metakal, dans la région ouest du pays, tuant 15 civils, dont 4 femmes.

    Dans sa déclaration, le Comité a appelé les autorités fédérales et locales à prendre les mesures nécessaires pour imposer l'état de droit et tenir les auteurs pour responsables, notant que cette attaque est la troisième consécutive au cours du mois de septembre.

    L'attaque fait suite à des incidents similaires dans la même région, qui se sont produits entre le 6 et le 13 septembre, et ont entraîné le meurtre de 30 civils, dont des femmes et des enfants.