BENIN

  • Benin : L'Etat islamique revendique pour la première fois des attaques au Bénin

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    L'Etat islamique a revendiqué pour la 1ère fois 2 attaques au Bénin. Les attaques ont fait 6morts les 1er et 2 juin à Alibori. 

    Dans la même publication, l'Etat islamique a revendiqué 15 morts du groupe de sécurité russe Wagner à Ansongo, au Mali,  le 31 juin et  60 morts du Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) et du Mouvement pour le Salut de l'Azawad (MSA) à Telataï (Mali).

  • Togo : Recrudescence des attaques de groupes islamiques armés

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    Près de 30 personnes ont été tuées par des djihadistes présumés dans le nord du Togo au cours des trois derniers jours. Les islamistes ont lancé des attaques contre quatre villages distincts et déclenché un engin piégé. 

    Voir la carte de l'historique des attaques islamistes en Afrique de l'Ouest littorale.
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    Au cours des trois derniers jours, près de 30 personnes ont été tuées par des djihadistes présumés lors d'attaques contre cinq villages distincts du nord du Togo. Une sixième attaque, un engin explosif improvisé (EEI) signalé, a également été enregistrée dans ce pays littoral d'Afrique de l'Ouest. 

    Le 13 juillet, un individu a été enlevé dans le village de Bombengou, siète de la préfecture de Kpendjal, au nord du Togo, dans la région des Savanes. L'homme a été retrouvé le lendemain criblé de balles. Aucun groupe n'a assumé la responsabilité de la mort de l'homme, bien que des reportages locaux aient allégué qu'il travaillait pour le gouvernement togolais, faisant des reportages contre les mouvements djihadistes. 

    Lee 14 juillet, le Togo a connu sa pire journée de violence djihadiste à ce jour. Au cours de la nuit, les villages de Kpemboli , Blamonga, Lalabiga et Sougtangou ont été attaqués presque simultanément. Ces villages se trouvent tous à proximité des frontières avec le Burkina Faso. Trois des villages sont situés dans la préfecture de Kpendjal tandis que le dernier village, Kpemboli, se trouve dans la préfecture de Tône, au nord du Togo. 

    Les estimations varient quant au nombre total de civils tués. Les autorités locales togolaises ont dénombré au moins 25 tués dans les assauts contre les quatre villages. D'autres parlent de 30 civils tués.

    Le 15 juillet, alors qu'il se rendait pour inspecter les suites de l'un des attentats, le commissaire de Mandouri, siège de Kpendjal, a heurté un engin piégé placé sur la route. Au moins une personne aurait été tuée par l'explosion tandis que le commissaire et deux de ses assistants ont été blessés . 

    C'est que le deuxième engin explosif improvisé signalé dans le nord du Togo. Le premier s'est produit en mai lorsque des soldats togolais ont été visés par une explosion alors qu'ils allaient renforcer une base attaquée par des jihadistes. L'assaut contre la base avait tué au moins 8 soldats togolais tandis que 13 autres étaient blessés. 

    Le Groupe d'Al-Qaïda pour le soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) a par la suite revendiqué l'assaut d la base. C'est la première fois qu'il revendiquait publiquement une action à l'intérieur du Togo. Le GSIM est probablement à l'origine d'une grande partie de la violence djihadiste à l'intérieur du Togo et d'une grande partie du littoral de l'Afrique de l'Ouest. 

    Alors que la violence s'est aggravée dans une grande partie de la région sahélienne de l'Afrique et s'infiltre dans le littoral de l'Afrique de l'Ouest, le Togo a sérieusement renforcé ses défenses le long de ses frontières avec le Burkina Faso. En 2018, par exemple, il a lancé son opération Koundjoare, déployant des centaines de soldats le long de la région frontalière.

    Bien qu'il ait largement échappé à la violence djihadiste croissante hors du Sahel africain au cours des dernières années, le Togo a maintenant subi au moins 10 attaques à l'intérieur de ses frontières depuis novembre 2021 (voir la carte ci-dessous pour en savoir plus). 
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    Le Bénin voisin a également subi sa part de violence djihadiste, tout comme la Côte d'Ivoire voisine. Le Ghana a jusqu'à présent été épargné par la violence, même si cela ne signifie pas que des Ghanéens n'aient pas rejoint les rangs djihadistes au Sahel. On estime que jusqu'à 200 Ghanéens aient rejoint les rangs d'Al-Qaïda et de l'État islamique dans la région. Ce n'est probablement qu'une question de temps avant que le Ghana ne subisse également sa première attaque.

    Alors que la violence djihadiste, en particulier de la part du GSIM, continue de se propager vers le sud de manière plus meurtrière, les États côtiers d'Afrique de l'Ouest devront développer des stratégies plus efficaces et consacrer des ressources pour endiguer le flux désormais plus fréquent d'attaques. 

     

  • Niger et Bénin signent un accord de coopération militaire contre le terrorisme

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    Le ministre nigérien de la Défense nationale Alkassoum Indatou et son homologue béninois Nouatin Fortuney Alain ont signé un accord de coopération militaire entre leurs deux pays à l'occasion d'une visite de travail effectuée par le ministre béninois à Niamey.

    "Le Bénin et le Niger vont désormais mener une lutte commune contre le terrorisme", a rapporté la page Facebook officielle du ministère de la Défense nationale.

    "L'accord de coopération militaire entre les deux pays a été signé le 11 juillet 2022 à Niamey par les deux ministres de la Défense nationale Alkassoum Indatou et Dr Nouatin Fortuney Alain", a ajouté la même source, précisant que l'accord découle des travaux de la première réunion sur le renforcement de la coopération militaire.

    "Ça fait 10 ans que le Niger fait face à ce terrorisme, ça fait donc 10 ans que le Niger, progressivement, s'est relevé et a dominé la situation", a indiqué le ministre Nouatin Fortuney Alain, précisant que l'accord de coopération militaire permettra à son pays de "tirer beaucoup d'expériences du Niger" en matière de lutte contre le terrorisme.

    "Si aujourd'hui nos frères du Bénin montrent leur besoin de coopérer avec nous, c'est qu'ils besoin de coopérer avec nous, c'est qu'ils ont besoin de notre aide, de notre expérience,

    c'est en effet un devoir pour nous de le faire", a indiqué le ministre nigérien de la Défense nationale. Le Niger et le Bénin partagent plus de 200 kilomètres de frontières et sont tous deux membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cédéao). Le Niger est confronté depuis 2015 aux attaques terroristes, tandis que le Bénin a enregistré ses premières attaques en décembre 2021 dans sa partie nord.

  • Bénin : Attaque d'un commissariat dans le nord du pays

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    Un 2e commissariat a été attaqué dans le nord du pays en 2 mois. Un groupe armé a visé ce dimanche 26 juin 2022 à l’aube le commissariat de Dassari, non loin de la frontière du Burkina Faso et à plus de 600 kilomètres au nord de Cotonou.

    Le bilan provisoire fait état de 2 policiers tués, deux terroristes neutralisés et un policier blessé. 
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    Le commissariat de Dassari a été attaqué peu avant 2h ce dimanche matin par un groupe armé, dont les hommes sont tous arrivés à moto. Ils sont restés un bon moment sur les lieux. Des sources locales disent avoir entendu des tirs nourris pendant de très longues minutes. Et des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des impacts de balles sur la façade du commissariat.

    L’armée a été alertée pour appuyer les policiers dans leur riposte. Elle a dépêché sur les lieux de l’attaque son unité de réserve positionnée à Porga, à une vingtaine de kilomètres du commissariat visé. À son arrivée, la force d’intervention a trouvé les assaillants à l’intérieur du commissariat. Dans la cour, des motos mis en fourrière ont été incendiées par les éléments du groupe armé terroriste. Deux gardés à vue en cellule ont été sauvés par les militaires.

    « L’ennemi a été mis en déroute », rassure une source sécuritaire en milieu de matinée. La force d’intervention procédait ce dimanche à des ratissages, ne voulant pas prendre de risque dans la nuit noire. L’attaque n’a pas été revendiquée pour l’instant et les autorités béninoises ne se sont pas encore exprimées.

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  • Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans officialise sa coopération avec Ansaru du Nigeria

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    Pour la première fois, le Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM) reconnaît sa collaboration avec Ansaru au Nigeria. Les deux organisations revendiquent leur affiliation à al-Qaïda.

    L'arc de l'nsurrection islamique au Sahel se concrétise. L'affirmation du GSIM du 28 mai concernant l'attaque au sud-est du Burkina Faso témoigne de l'augmentation la coopération entre le GSIM et Ansaru au Nigeria".

    Il s'agit d'une évolution inquiétante pour le Bénin, le Ghana et le Togo.

  • Mali : cinq civils tués dans l'explosion d'une mine à Waya (centre)

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    Cinq civils ont été tués et deux autres blessés, jeudi 2 juin 2022, dans l'explosion d'une mine au passage de leur charrette près de Waya (cercle de Djenné dans la région de Mopti) a déclaré, vendredi une source administrative locale.

    « Une charrette qui transportait des civils a heurté un engin explosif improvisé au niveau du village de Waya situé dans la commune rurale de Femaye. Malheureusement nous déplorons cinq morts et deux blessés », a déclaré la même source.

  • Bénin : un mort et un blessé dans des affrontements entre forces de l’ordre béninoises et nigérianes

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    « Des agents de sécurité publique du Bénin et du Nigéria se sont affrontés » mercredi 25 mai, et « au moins une personne est morte dans ce sanglant affrontement survenu à Kabo, dans la commune de Tchaourou », a rapporté jeudi, Bénin Web Tv. Tchaourou est située au sud de Parakou.

    Selon un article publié, jeudi, par le journal 24 Heures Au Bénin, les affrontements ont éclaté « suite à un malentendu entre forces nigérianes et la police béninoise » et se sont soldés par « un mort et un blessé parmi les forces nigérianes ».

    Selon le même média, tout est parti de l'interpellation d'un motocycliste transportant du riz en direction du Nigeria.

    « Les forces nigérianes en faction avancée dans une zone que le motocycliste identifie comme un territoire béninois ont saisi le produit. 

    Alertée, les Unités Spécialisés de la Surveillance des frontières (USSF) du Bénin se sont dépêchées sur les lieux en territoire béninois pour constater la position territoriale des forces nigérianes afin d'informer la hiérarchie. Cette mission a dégénéré puisque des coups de feu ont retenti et l'inévitable est survenu », a indiqué la même source.

    Selon les informations publiées, vendredi, par le journal Les 4 Vérités du Bénin, le chef traditionnel de Kabo dans l’arrondissement de Kika (République Bénin) et l’émir d’Okuta (Nigéria) sont très vite intervenus pour calmer les tensions. Mais les populations de la localité redoutent des représailles des forces nigérianes.
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