Béni

  • République Démocratique du Congo : La situation à Beni en “détérioration continue" (ONU)

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    Les Nations Unies ont déploré, lundi soir 23 août 2021, une "détérioration continue" de la situation à Beni, dans le Nord-Kivu, province de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) en proie à des attaques de groupes armés depuis plusieurs décennies.

    Dans un bulletin d’informations, le bureau de coordination des affaires de l’ONU (OCHA) estime que "la protection des civils dans le territoire de Beni, notamment dans la zone d'Oicha, ne cesse de se détériorer à cause des attaques armées".

    Durant la première quinzaine d'août, détaille OCHA, "au moins 27 civils ont été tués dans cette zone", la majorité étant morts dans la localité de Mamove, à l'ouest d'Oicha, "où 37 autres civils avaient déjà été tués en juillet 2021".

    Ces exactions provoquent également d'importants déplacements de populations parce qu’à ce jour, “plus de 710 000 personnes sont déplacées dans le territoire de Beni", affirme OCHA.

    Le Nord-Kivu et l'Ituri, voisine, sont depuis début mai en état de siège. Cette mesure exceptionnelle, forme aggravée de l’état de siège, avait été décrétée par le président Felix Tshisekedi pour tenter de mettre fin à la violence des groupes armés.

    Le Premier ministre Jean - Michel Sama Lukonde en déplacement, lundi, à Beni après avoir passé un week-end en Ituri a appelé à “soutenir l'état de siège pour ramener la paix et la sécurité”.

    Il a insisté : "Soutenons les policiers et les Forces armées", a-t-il déclaré adressant un message aux jeunes à se détourner des groupes armés qui cherchent à les enrôler.

    L’armée a récemment affirmé que les rangs du groupe armé le plus sanglant dans la région depuis 2014, Forces démocratiques alliés (ADF), sont à 90 % composés des Congolais.

    Les Forces démocratiques alliées (ADF) sont présentées par l’organisation terroriste Daech comme sa branche en Afrique centrale.

    L’armée américaine a dépêché une mission des forces spéciales pour évaluer les capacités de l’armée congolaise et lui apporter un appui.

  • République Démocratique du Congo : 8 civils tués lors d’une nouvelle incursion de rebelles affiliés à l'Etat islamique dans l’Est

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    Au moins huit civils dont trois femmes ont été tués par balles et à coups de machette, jeudi soir 5 août 2021, lors d’une attaque des rebelles ADF (Forces démocratiques alliées), dans un village du territoire de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé la société civile locale.

    Les assaillants sont venus du village voisin de Tchanitchani et ont visé notamment les villageois qui se rendaient aux champs, a indiqué Kinos Katuho, président de la société civile de Mamove.

    « Le bilan est de 8 morts et quatre blessés », a-t- il ajouté, faisant également état de « plusieurs personnes qui manquent à l’appel et qui pourraient avoir été kidnappées par les assaillants ».

    L’attaque de jeudi survient après celle du 22 juillet dernier, perpétrée dans le village de Kapoka, faisant 16 morts.

    Le lieutenant Anthony Mwalwishay, porte-parole de l’armée dans la région a attribué les exactions au groupe armé, Forces démocratiques alliés (ADF), présenté depuis 2019 par Daesh comme sa branche en Afrique centrale.

    En mars, les États-Unis ont placé les ADF sur la liste des "organisations terroristes" affiliées à Daesh.

    A l'origine des rebelles ougandais opposés au régime de Yoweri Museveni, les ADF se sont établis depuis près de 30 ans dans l'est de la RDC où ils sont accusés d'être responsables des massacres de plus de 6.000 civils depuis 2013, d'après un bilan de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO).

    Mi-juillet, 13 chefs de villages du territoire de Beni et une trentaine de collaborateurs ont été arrêtés par l'armée pour leur complicité présumée avec des rebelles ADF, selon l'armée.

  • Congo : Au moins 22 personnes massacrées par des islamistes 

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    Jeudi 26 mai 2021, des militants islamistes ont tué au moins 22 civils au couteau et à la machette au cours d'une attaque de nuit contre les villages près de la ville de Beni en République démocratique du Congo.

    Il y a un peu plus de trois semaines, le gouvernement avait déclaré la loi martiale au Nord-Kivu et en Ituri, deux provinces limitrophes de l'Ouganda.

    Un bébé de quatre mois a été retrouvé vivant sur le dos de l'une des victimes, l'un des sept enfants d'une même famille qui auraient été orphelins lors des dernières violences qui ont frappé plusieurs villages à environ 40 km à l'est de Beni.

    Jean-Paul Katembo, chef de la commune de Bulongo, a déclaré que le nombre de morts se montait à 22. En outre, plusieurs villageois auraient été enlevés.

    Il a déclaré que les Forces démocratiques alliées (ADF) étaient responsables de la tuerie. Les ADF sont une milice ougandaise active dans l'est du Congo depuis les années 1990.

    Plus de 1200 civils ont été tués dans le territoire de Beni depuis novembre 2019, selon le Kivu Security Tracker. Pour mettre fin à l'insurrection des ADF, l'armée a lancé une opération sécuritaire.

    L'offensive a déraciné les ADF de ses bases et elles se sont divisées en groupes plus petits, mais le groupe armé a réagi en intensifiant les attaques de représailles contre les civils.

    Le 17 mai, l'Ouganda a annoncé qu'il avait accepté de partager des renseignements et de coordonner les opérations contre les rebelles, mais qu'il ne déploierait pas de troupes au Congo.

    Cette décision est intervenue une semaine après que les responsables congolais aient déclaré que les deux pays allaient mettre en place un centre d'opérations dans l'est du Congo pour combattre les ADF.

    "Certainement, il y aura coordination, partage de renseignements, partage d'informations et toutes sortes d'activités de nature sécuritaire", a déclaré le Brigadier Flavia Byekwaso, porte-parole des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF).

    Le président rwandais Paul Kagame, à la suite d'une rencontre à Paris avec le président congolais Félix Tshisekedi, a également affirmé sa collaboration avec le Congo dans la lutte contre les rebelles.

    «Nous serons également aux côtés de la RDC pour toutes les initiatives mises en place pour renforcer la sécurité à l'est de son territoire, qui borde notre pays», a déclaré Kagame.

    En mars, les États-Unis ont qualifié les ADF d'organisation terroriste étrangère en raison de ses liens présumés avec le groupe État islamique, bien que les Nations Unies aient minimisé la force et la nature de l'influence de l'Etat islamique au Congo.

  • République Démocratique du Congo : un imam tué en plein culte à Béni

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    L’imam représentant la communauté islamique à Beni dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), cheikh Ali Amin, a été tué d'une balle dans la tête samedi soir 1er mai  en pleine prière à la mosquée, ont indiqué dimanche les autorités locales.

    C’est vers 19 heures que ce prédicateur musulman, qui a récemment été entendu par les renseignements militaires, a été tué, rapporte le maire de la ville de Béni dans la province du Nord - Kivu, Modeste Bakwanamaha.

    Des responsables militaires dans la région  ont fait état de « menaces sérieuses » qui pesaient contre l’imam engagé contre le radicalisme et les groupes armés locaux.

    Les meurtriers n’ont pas encore été identifiés. Cependant, dans cette région, une faction insurrectionnelle ougandaise est active dans l’est du Congo depuis les années 1990, à savoir les Forces démocratiques alliées (ADF).

    Ce groupe armé est accusé par Kinshasa et l’ONU d’être responsable d'un bain de sang dans le territoire de Beni depuis 2014.

    Pour endiguer le groupe armé, le président Félix Tshisekedi a déclaré vendredi l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, frontalières avec l’Ouganda.

    Il n’a pas précisé quelles seraient les mesures seraient qui seraient adoptées dans le cadre de cet état de siège.

    Les ADF ont fait une incursion dans le village Kyaninga, frontalier avec l'Ouganda, dans la nuit de jeudi à vendredi, tuant six civils à l'arme blanche, selon les autorités locales.

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