Benghazi

  • Libye : Deux hélicoptères des forces du maréchal Haftar s'écrasent lors d'une opération militaire

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    Un porte-parole militaire a annoncé que deux hélicoptères de l'armée nationale libyenne dirigés par le maréchal Khalifa Haftar s'étaient écrasés, dimanche 19 septembre 2021, lors d'une opération militaire près de Benghazi, dans l'est du pays, ajoutant que l'accident a également entraîné la mort de l'équipage de l'un des les hélicoptères.

    Miloud al-Zawi, porte-parole des forces spéciales du commandement général de l'armée nationale libyenne (ANL), a déclaré que "deux hélicoptères appartenant à l'armée de l'air s'étaient écrasés en raison d'une collision près de la zone de Masous" au sud-est de Benghazi. Pour être plus précis, l'accident a eu lieu près de Zawiyat Masus, à 100 km au sud est de Benghazi. 
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    Il a ajouté que l'équipage de l'un des hélicoptères a été tué, tandis que l'équipage de l'autre hélicoptère, composé de deux personnes, a survécu. Les deux membres d'équipage décédés sont le général de brigade (pilote) Bouzid al-Barasi et le caporal Milad al-Asaiba

    Depuis la semaine dernière, l'armée nationale libyenne basée dans l'est mène des combats contre le Front pour le changement et l'accord au Tchad (FACT) dans le sud de la Libye, près de la frontière tchadienne.

    Le porte-parole des Forces spéciales n'a pas précisé si les deux hélicoptères étaient impliqués dans les combats.

    Fact était basé en Libye et a combattu aux côtés de l'armée nationale libyenne pendant la guerre civile libyenne et a reçu des armes lourdes du maréchal Haftar.

    En avril, le front a avancé dans le nord du Tchad et y a combattu l'armée tchadienne. Les autorités tchadiennes ont déclaré que le président Idriss Deby, qui a gouverné pendant 30 ans, avait été tué dans les affrontements. Son fils assume depuis le poste de président par intérim.

    Les principales opérations militaires dans la guerre civile libyenne ont été interrompues depuis la fin de l'offensive de l'ANL l'année dernière et les deux parties ont accepté un cessez-le-feu, la formation d'un gouvernement d'union intérimaire et des élections et le renvoi des mercenaires bien que ceux-ci soient toujours présents au sein des deux parties.

     

  • Libye : Mahmoud al-Werfalli, recherché par la CPI, abattu à Benghazi

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    Le militaire libyen Mahmoud al-Werfalli (photo), visé par deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a été abattu de plusieurs balles mercredi alors qu'il se trouvait dans sa voiture à Benghazi (Est), a-t-on appris de source sécuritaire.

    Al-Werfalli était membre de la 17ème Brigade des Forces Spéciales (« Thunderbolt ») - également connue sous le nom de Brigade des Forces Spéciales Al-Saiqa. Il avait été promu Lieutenant-Colonel en juillet 2019

    Ce fidèle du maréchal Khalifa Haftar - homme fort de l'Est libyen et chef de l'autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) - a été abattu avec son cousin, après que des hommes armés non identifiés aient ouvert le feu sur sa voiture (...) dans le centre de Benghazi.

    Grièvement blessé, Al-Werfalli et son cousin sont décédés à leur arrivée au Centre médical de Benghazi, situé près du lieu de la fusillade, selon une autre source sécuritaire.

    Al-Werfalli était accusé par la Cour pénale internationale de "crimes de guerre, torture, traitements cruels, crimes contre l'humanité et d'autres crimes inhumains".

    Le militaire de 43 ans était notamment accusé d'avoir "directement commis et ordonné" des meurtres "en tant que crime de guerre dans le contexte de sept incidents, concernant 33 personnes", de juin 2016 à juillet 2017 dans la région de Benghazi, selon la CPI.

    Connu pour ses exécutions sommaires de prisonniers politiques, il aurait en outre "exécuté par balle 10 personnes devant la mosquée Bi'at al-Radwan à Benghazi" en janvier 2018, selon la même source.

    Ce qui ne l'a pas empêché d'être promu par le maréchal Haftar lieutenant-colonel en juillet 2019, après avoir servi en tant que major. "Cette promotion envoie un message clair selon lequel Khalifa Haftar n'a aucune intention" de le faire poursuivre en justice, avait alors déploré la procureure générale de la CPI, Fatou Bensouda.

    Al-Werfalli était récemment apparu dans une vidéo s'en prenant violemment au patron d'une concession automobile à Benghazi, suscitant une vive polémique en Libye.

    Impunité
    La Libye tente de s'extraire d'une décennie de conflit, depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, un chaos marqué par l'existence ces dernières années de pouvoirs rivaux, en Tripolitaine (ouest) et Cyrénaïque (est).

    Les combats se sont arrêtés à l'été 2020, un cessez-le-feu est observé depuis l'automne et un nouveau gouvernement d'unité vient d'être mis sur pied pour gérer la transition jusqu'à des élections en décembre.

    La situation sécuritaire reste néanmoins précaire à Benghazi, deuxième ville de Libye et berceau de la révolte de 2011 contre le régime de Kadhafi.

    Deux autres Libyens sont poursuivis par la CPI, Seif al-Islam Kadhafi, fils de l'ex-dictateur Mouammar, et Al-Tuhamy Mohamed Khaled, ex-chef de l'Agence de sécurité intérieure libyenne.

    Le sort de Seif al-Islam (48 ans), qui a longtemps fait figure de successeur à son père, reste un mystère. Capturé en novembre 2011 par un groupe armé à Zenten, au sud-ouest de Tripoli, il a été condamné à mort en 2015 à l'issue d'un procès expéditif. Mais le groupe le détenant a refusé de le livrer. La CPI le recherche pour des accusations de crimes contre l'humanité.

    La trace du fils le plus en vue de Kadhafi s'évapore après l'annonce en juin 2017 de sa libération - jamais confirmée - par le même groupe armé. La CPI a cependant déclaré l'avoir localisé à Zenten fin 2019.

    Al-Tuhamy Mohamed Khaled est accusé pour des crimes qu'il aurait commis durant la révolte de 2011. II aurait torturé des opposants au régime de Kadhafi, selon la CPI. Il est toujours en fuite. En novembre 2019, plusieurs membres du Conseil de sécurité de l'ONU avaient jugé honteuse et incroyable l'impunité bénéficiant aux deux fugitifs ainsi qu'à Mahmoud al-Werfalli.

  • Libye : Reprise des vols entre les deux villes rivales de Benghazi et Misrata après 7 ans d'interruption

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    Les liaisons aériennes entre les villes libyennes de Benghazi et Misrata, contrôlées par des autorités rivales, ont repris mardi après sept ans d'interruption, nouveau signe d'un début de normalisation dans un pays en quête de stabilité.

    Un avion d'Afriqiyah Airways en provenance de Benghazi (est) a atterri mardi à 09H00 locales (07H00 GMT) à l'aéroport de Misrata (ouest), a annoncé la compagnie. Quatre vols hebdomadaires sont désormais programmés "pour rassembler les habitants du même pays", selon la compagnie nationale fondée par l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, tué en 2011 par des rebelles après huit mois de révolte.

    Le pays a été ensuite le théâtre de violences sanglantes entre milices armées et de luttes de pouvoir et d'influence.

    Les liaisons Benghazi-Misrata avaient été suspendues en avril 2014, en raison d'affrontements entre milices et des luttes d'influence entre libéraux et islamistes.

    Berceau de la révolution, Benghazi est la deuxième ville de Libye et le siège du pouvoir du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est. La cité portuaire et marchande de Misrata, située à quelque 200 km de la capitale Tripoli, est le siège des plus puissantes milices de l'ouest libyen, ralliées au gouvernement d'union nationale basé à Tripoli et reconnu par l'ONU. Elle est la troisième ville de Libye.

    Un premier vol symbolique Benghazi-Tripoli a été effectué en octobre dernier. Cette liaison avait été interrompue après une offensive lancée en avril 2019 par les pro-Haftar pour s'emparer de Tripoli et qui s'est soldée par un échec 14 mois plus tard.

    C'est à la suite de l'échec de l'assaut du maréchal septuagénaire que les combats ont cessé. Un accord de cessez-le-feu entre les deux autorités rivales a été conclu en octobre 2020 et une nouvelle autorité exécutive transitoire a été désignée en février dernier, sous l'égide de l'ONU, pour tenter d'unifier le pays. L'accord prévoit la réouverture des principales voies terrestres et les liaisons aériennes internes. Des discussions sont désormais en cours pour la réouverture de la route terrestre reliant l'Ouest à l'Est. Des opérations de déminage ont été menées ces dernières semaines, notamment autour de Syrte où se situe la ligne de front.

  • Libye : Affrontements à Tripoli entre milices affiliées au Gouvernement d'Accord National (GNA)

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    Des affrontements armés ont eu lieu jeudi 28 janvier entre membres de la sécurité du gouvernement d'accord national (GNA) dans la capitale libyenne Tripoli.

    Des témoins oculaires ont déclaré que les parties belligérantes avaient utilisé des armes lourdes et moyennes.

    L'affrontement a eu lieu entre la Force générale de sécurité et la Force spéciale de dissuasion dans le quartier Andalus, au centre de Tripoli.

    Aucune déclaration officielle n'a été faite par le gouvernement ou les organes de sécurité. Cependant, des sources ont révélé que les affrontements ont été provoqués par un différend entre des milices affiliées au GNA.

    Les affrontement ont eu lieu alors que le chef du GNA, Fayez Al-Sarraj, promettait de payer les soldes des forces combattantes et d'indemniser les blessés

    Il a fait cette promesse lors d'une réunion  avec des chefs militaires, des représentants de conseils de notables, des hommes d'affaires et la municipalité de Misrata.

    Parallèlement, la Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL) a appelé mercredi à l'unification des autorités électorales du pays pour les élections au conseil municipal.

    Pendant ce temps, le processus politique libyen continue de progresser à travers le Forum de dialogue politique libyen (LPDF) pour garantir les conditions nécessaires à la tenue d'élections nationales le 24 décembre 2021.

    La Mission a exhorté toutes les parties prenantes, institutions et acteurs libyens impliqués dans les élections municipales, y compris la Chambre des représentants (HoR) basée à l'est, à soutenir et à faciliter la coopération entre les deux entités électorales de la capitale Tripoli et de la ville orientale de Benghazi, en tant qu'étape essentielle. vers l’unification des institutions libyennes.

  • Libye : Le Gouvernement intérimaire libyen (Est) a présenté sa démission au Président du Parlement

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    Al-Thinni.jpgDimanche 13 août, le gouvernement libyen intérimaire (gouvernement de l'est libyen), dirigé par Abdullah Al-Thinni (photo), a présenté sa démission au président du Parlement, Aguila Saleh, qui sera présentée au Parlement pour examen, selon le site Internet du Parlement.

    La démission du gouvernement intérimaire est intervenue lors d'une réunion d'urgence organisée par le président du Parlement pour répondre aux demandes de la rue concernant la détérioration du service et des conditions de vie des citoyens, dont la première est la crise des coupures d'électricité.

    L'armée met en garde contre les infiltrés
    Dans ce contexte, le porte-parole du commandement général de l'Armée Nationale Libyenne (ANL), Ahmed Al-Mesmari, a appelé les manifestants à prêter attention aux «infiltrés des takfiri et des éléments des Frères musulmans» qui modifient la direction des revendications pour frapper les agences gouvernementales.

    Il a déclaré dans une déclaration vidéo, dimanche, sur "Facebook", que les dirigeants affirmaient le droit du peuple à manifester, et affirmaient qu'ils se tenaient aux côtés du peuple afin de réaliser ses justes revendications et de manifester pour revendiquer ses droits.

    Il a également souligné la protection continue des manifestants et les a appelés à manifester sur les places publiques en plein jour jusqu'à ce qu'ils soient bien sécurisés.

    Protestations contre les coupures de courant
    Un certain nombre de manifestants (photo du haut) sont descendus dans les rues de la ville de Benghazi (dans l'est du pays) jeudi soir dernier, pour protester contre les coupures d'électricité pendant des périodes supérieures à 8 heures par jour, et les prix élevés du carburant, des biens et des denrées alimentaires.

    Manifestations similaires dans l'ouest libyen
    La manifestation dans l'est de la Libye a été précédée par le départ de centaines de personnes de l'ouest libyen, en particulier vers la capitale, Tripoli, le mois dernier, pendant plusieurs jours successifs, pour protester contre la corruption, exigeant la démission du Gouvernement d'Accord National (GNA) et le départ de toutes les forces étrangères présentes sur les terres libyennes.

  • Libye : Des manifestants incendient le siège du gouvernement parallèle à Benghazi

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    Des manifestants ont mis le feu tôt dimanche, au siège du gouvernement parallèle installé à Benghazi, deuxième ville de la Libye, provoquant d'importants dégâts matériels, selon une source de sécurité.

    "Aux premières heures de dimanche, un groupe de manifestants a attaqué le bâtiment du conseil des ministres et l'a incendié avant de prendre la fuite", a indiqué à l'AFP une source du ministère de l'Intérieur du gouvernement parallèle installé dans l'Est du pays. Les policiers et les pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux pour tenter de maîtriser les flammes qui ont ravagé l'entrée principale de l'immeuble, selon cette source.

    A al-Marj, une centaine de kilomètres à l'est de Benghazi, des policiers ont tiré à balles réelles pour disperser des manifestants qui ont forcé l'entrée de la direction de la police de la ville. Au moins cinq personnes ont été blessées, selon des témoins contactés par l'AFP et l'hôpital central de la ville.

    Le ministère de l'Intérieur du gouvernement parallèle a exhorté les manifestants dans les villes de l'Est à "a ne pas porter atteinte aux biens de l'Etat" et à "respecter le droit de manifester pacifiquement", selon un communiqué dont l'AFP a reçu copie.

    La Libye, qui dispose des réserves de pétrole les plus abondantes d'Afrique, est déchirée par un conflit entre deux pouvoirs rivaux: le Gouvernement d'union nationale (GNA) reconnu par l'ONU et basé à Tripoli et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l'Est et une partie du Sud.

    Depuis janvier, des groupes pro-Haftar bloquent les champs et ports pétroliers les plus importants du pays pour réclamer une répartition équitable, selon eux, des recettes pétrolières gérées par le GNA. Ce blocage, qui a engendré plus de 9,6 milliards de dollars (8,1 milliards d'euros) de pertes de revenus, selon les derniers chiffres de la Compagnie nationale du pétrole, a exacerbé les pénuries d'électricité et de carburants dans le pays.

    Il y a deux semaines, des centaines de personnes avaient manifesté à Tripoli contre la corruption et les conditions de vie difficiles dans leur ville qui a été, durant plus de 14 mois, la cible d'une offensive militaire meurtrière du maréchal Haftar. Les deux parties rivales ont annoncé le 22 août, séparément, un cessez-le-feu et des élections.

  • Libye : Les forces du général Khalifa Haftar progressent dans l'Est libyen - 22 novembre 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 22 novembre  2016
    Extrait de la 511ème newsletter publiée le 17 novembre sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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