BELGIQUE

  • Mali : La Belgique envisage le déploiement de 255 militaires au Mali en 2022

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    La Belgique a décidé de renforcer sa présence militaire au Mali, avec un déploiement de 255 militaires en 2022, a annoncé, jeudi 18 novembre 2021, le commandant Van Belleghem, conseiller militaire de la ministre belge de la Défense.

    Le ministère belge de la Défense envisage l'envoi d'un "Combined Arms Tactical Sub-Group" (CATSG, un sous-groupement tactique interarmes) qui sera déployé de manière graduelle et évolutive a indiqué le conseiller militaire cité par le site « ouest-france».

    Les effectifs évolueront de 165 à 255 militaires en 2022, entre le milieu et la fin de l'année, en fonction de la situation politique et sécuritaire sur place, a-t-il ajouté.

    Selon la même source, ce CATSG, une unité conventionnelle équipée de blindés à roues, s'intègrera au sein de la Task Force Takuba, une opération des forces de l'Union européenne.

    ''L'analyse détaillée de cet engagement opérationnel inédit pour l'armée belge est encore en cours au sein de l'état-major de la Défense'' a-t-il ajouté.

    Van Belleghem a en outre précisé, que l'armée maintiendra sa participation à des niveaux différents dans plusieurs pays de la région du Sahel et alentours notamment au Mali, au sein des missions de l'ONU (la MINUSMA, avec sans doute un des nouveaux avions de transport Airbus A400M pour trois mois) et au sein de la mission de l'Union européenne chargée de la formation des Forces armées maliennes (l'EUTM-Mali).

  • Belgique/Bulgarie : Le jihadiste Yassine Lachiri, condamné par contumace en Belgique, vient d’être arrêté en Bulgarie. Il est un proche d’Abdelhamid Abaaoud, organisateur des attentats du 13-Novembre

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    Yassine Lachiri.jpegUn homme condamnée pour terrorisme en Belgique a été arrêté en Bulgarie alors qu’il entrait dans le pays via sa frontière avec la Turquie, ont annoncé jeudi les autorités bulgares.

    Selon ce communiqué, il était recherché “en lien avec une peine de 20 ans de prison pour terrorisme reçue d’un tribunal d’un pays européen” et une autre peine de neuf ans et cinq mois reçue en Turquie.

    Les médias bulgares ont présenté l’homme comme Yassine Lachiri (photo ci-contre), présumé proche d’Abdelhamid Abaaoud, le coordinateur des attentats du 13-Novembre à Paris en 2015.

    Une source proche de l’enquête a confirmé à l’AFP qu’il s’agissait bien de M. Lachiri.

    Yassine Lachiri a été condamné en 2015 à 20 ans de prison par contumace par un tribunal de Bruxelles, dans le cadre du procès d’un réseau de recrutement jihadiste en Belgique.

  • Syrie : Dix enfants et six mères belges rapatriés depuis le camp d'al-Hol

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    Dix enfants belges de combattants jihadistes et six mères ont quitté le camp de Roj en Syrie et étaient vendredi en cours de rapatriement vers la Belgique, a-t-on appris de source proche du dossier à Bruxelles. L'opération de retour est la plus importante organisée par les autorités belges depuis la chute de l'organisation Etat islamique en 2019.

    Le 4 mars, au lendemain d'un feu vert des services antiterroristes, le Premier ministre Alexander De Croo avait promis de "tout faire" pour rapatrier les enfants de moins de 12 ans. Il avait mis en avant la nécessité de prendre en compte le "bien-être" des enfants alors que la situation humanitaire et sécuritaire s'est nettement détériorée dans les camps du nord-est syrien gérés par les forces kurdes. Il s'agit aussi d'une question de "sécurité" pour la Belgique, avait relevé M. De Croo.

    L'Ocam, organisme belge chargé de l'analyse de la menace terroriste, a jugé que les enfants et mères ayant séjourné dans ces camps nécessitent "un suivi permanent", qui est "beaucoup plus facile" à assurer sur le sol belge. A leur retour en Belgique, les six mères devaient être arrêtées et présentées à la justice, tandis que tous les enfants devaient être pris en charge par les services de protection de la jeunesse après un examen médical, a précisé vendredi le journal belge Le Soir.

    Joints par l'AFP, ni le cabinet du Premier ministre ni le parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme, n'ont souhaité faire de commentaire dans l'immédiat. Une conférence de presse pourrait être organisée samedi quand les rapatriés auront été "mis en sécurité", a indiqué une source officielle.

    Début juin une mission consulaire avait été organisée par la Belgique dans le Nord-Est syrien pour organiser ce rapatriement. La mission était notamment destinée à recueillir des prélèvements sanguins pour s'assurer du lien de filiation des enfants et de leur nationalité belge. Faute d'un accès sécurisé au camp d'Al-Hol, la visite n'avait été possible que dans celui de Roj.

    Le 10 juin, devant les députés, Alexander De Croo avait insisté sur la nécessité d'agir le plus vite possible pour ramener les enfants belges, précisant que la situation des mères serait examinée "au cas par cas".

    La Belgique compte avec la France parmi les pays européens ayant vu partir le plus grand nombre de combattants étrangers après le déclenchement de la guerre en Syrie en 2011. A partir de 2012, plus de 400 Belges sont partis y combattre dans les rangs des organisations jihadistes. Le précédent gouvernement belge, remplacé en 2020, défendait depuis 2017 le principe de "faciliter" le rapatriement des enfants de moins de dix ans dont la filiation belge a été prouvée.
    Mais ces retours n'ont pu être organisés qu'au compte-gouttes ces deux dernières années depuis la défaite de l'organisation Etat islamique à Baghouz, dans le sud-est de la Syrie.

    En 2019, la Belgique estimait que plusieurs dizaines d'enfants belges se trouvaient dans le pays.

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  • Belgique : Un islamiste Belge de 15 ans, partisan de "Sharia4Belgium"  arrêté pour avoir menacé la femme écrivain néerlandaise d'origine turque Lale Gül (23 ans)

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    La police belge a arrêté, vendredi 23 avril 2021, un islamiste de 15 ans, soupçonné d'avoir menacé en ligne l'écrivain Lale Gül, âgée de 23 ans (photo ci-dessus). L'auteur, résident d'Amsterdam a été menacée en ligne après la sortie de son best-seller «Je vais vivre». 

    Dans le roman, qui parle d'une famille islamique stricte turque d'Amsterdam-Ouest, elle critique de nombreuses traditions turques et islamiques avec lesquelles elle a grandi.

    Gül a précisé la menace au journal d'Amsterdam Het Parool: «Je crois qu'il s'agissait d'images d'armes à feu, mais je ne suis pas sûre. Je n'ai pas demandé. Je ne me soucie pas non plus des menaces de mort. 

    Selon elle, le suspect est connu de la police. «Il est partisan de Sharia4Belgium, et il y a déjà un procès contre lui au sujet d'une alerte à la bombe.» Elle a ajouté qu'il lui semblait qu'il connaissait un islamiste du Brabant du Nord. Ils feraient partie du même réseau.

    Gül faisait référence à une menace antérieure d'un islamiste de 19 ans. Selon Gül, il lui avait envoyé des photos d'armes à feu, dont un AK47, avec le texte «S4H» (charia pour la Hollande).

    Gül: «Ce ne sont que deux menaces de mort, mais j'en ai eu bien d'autres. Heureusement, la police  travaille dur. »

    L'homme de 15 ans a avoué avoir menacé Gül en ligne. En raison de son âge, la police néerlandaise ne veut rien dire à son sujet. 

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  • La Belgique "doit tout faire" pour les rapatrier les enfants de jihadistes, affirme son Premier ministre

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    La Belgique "doit tout faire" pour rapatrier les enfants belges de jihadistes encore présents dans les camps du nord-est syrien sous contrôle kurde, où la sécurité et les conditions de vie "se détériorent", a affirmé jeudi le Premier ministre Alexander De Croo.

    Il a évoqué une limite d'âge fixée à 12 ans pour ces rapatriements, un seuil "souvent retenu par les services de protection de la jeunesse", a dit le dirigeant libéral flamand devant les députés. Une trentaine d'enfants sont concernés, selon lui.

  • Maroc : La "veuve noire" du djihadisme, Malika El Aroud, ne sera pas expulsée de Belgique, faute de coopération du Maroc

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    Veuve noire de Belgique.jpgLe Conseil du Contentieux des Etrangers a estimé que Malika El Aroud (photo) ne devait plus demeurer dans une maison de retour de l'Office des étrangers, a indiqué lundi le secrétaire d'Etat à l'Asile, Sammy Mahdi. Le Maroc n'a pas coopéré à son extradition, ce qui a rendu son retour impossible.

    Malika El Aroud, surnommée la "veuve noire" du djihad ou encore la "fiancée des djihadistes", a été condamnée en 2010 pour participation à un groupe terroriste. Elle a été déchue de sa nationalité belge par un arrêt de la cour d'appel de Bruxelles du 30 novembre 2017, "pour avoir gravement manqué à ses devoirs de citoyenne belge". Elle ne possède donc plus que sa nationalité marocaine.

    Punir les pays qui n'acceptent pas de reprendre leurs citoyens
    Mme El Aroud avait été placée par les services de l'OE dans un "logement FITT" en vue d'un éloignement vers le Maroc que les services tentent d'organiser depuis 2019. Vu l'absence de coopération du Maroc, il n'est pas possible d'opérer un retour dans un délai raisonnable et l'intéressée se refuse à partir volontairement. "Pour l'instant, elle ne peut pas être éloignée du territoire belge. Bien sûr, elle reste dans le collimateur des services", explique le secrétaire d'Etat dans un communiqué.

    M. Mahdi juge "frustrant" cet état de fait et demande des sanctions en matière de visas pour les pays qui ne reprennent pas leurs propres citoyens. "Le retour ne doit pas rester une proposition facultative pour les pays d'origine. Les pays qui coopèrent bien peuvent être récompensés par des avantages en matière de visas, mais ces avantages devraient être retirés lorsque les pays ne le font pas", a-t-il souligné.

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  • Belgique : Une association soupçonnée de vouloir relancer le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dissous en France

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    Belgique : Une association soupçonnée de vouloir relancer le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) dissous en France
    Une association belge baptisée "Collectif contre l'islamophobie en Europe" est soupçonnée de vouloir poursuivre depuis Bruxelles les activités du CCIF récemment dissous en France, ce qui a valu au ministre belge de la Justice de devoir s'expliquer mercredi à la Chambre des députés.

    Le CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) a été dissous début décembre par le gouvernement français, qui a reproché à cette organisation de faire de la "propagande islamiste" dans le contexte de l'assassinat mi-octobre de l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.

    L'organisation, qui conteste la décision devant le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, a dénoncé un "acharnement". En Belgique, une association reprenant quasiment le même intitulé a été créée le 1er novembre 2020, avec des statuts publiés officiellement le 13 janvier 2021, a expliqué mercredi le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.

    Mais "même s'il existe des liens entre cette organisation et celle dissoute en France, la Sûreté de l'Etat (le service de renseignement civil belge) indique que l'association n'a jusqu'à présent pas encore développé d'activités concrètes", a-t-il ajouté. Le ministre a insisté sur le nécessaire respect de la liberté d'association, et rappelé qu'en l'état actuel de la loi belge le pouvoir exécutif n'était pas habilité à dissoudre une association, seule la justice pouvant se saisir de faits délictueux.

    M. Van Quickenborne était interpellé par plusieurs députés jugeant "inacceptable" qu'une telle association puisse s'installer en Belgique pour "propager l'islam radical", selon eux.

    "Aucun d'entre nous n'a oublié que les terroristes qui ont frappé la France le 13 novembre (2015) venaient de Belgique, avaient créé un réseau ici, s'étaient radicalisés à partir de la Belgique", a affirmé l'un de ces députés, Georges Dallemagne (centriste). "Cela crée une responsabilité particulière de notre pays, notamment à l'égard de la France, mais aussi en termes de coordination et de cohésion européenne par rapport à la menace radicale islamiste", a-t-il poursuivi.

    Le ministre de la Justice a dit "comprendre l'inquiétude" à propos du CCIE, établi à Bruxelles, et promis la vigilance de l'Etat belge. "La Sûreté de l'Etat consacrera l'attention nécessaire à cette association si elle devait développer des activités dans notre pays, et la justice interviendra comme il se doit", a assuré le ministre libéral flamand.

    En France, la dissolution du CCIF avait été annoncée par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin dans la foulée de la décapitation, le 16 octobre, de Samuel Paty par un extrémiste islamiste. Avant même cette mesure, le collectif avait annoncé s'être auto-dissous et avoir redéployé des activités à l'étranger.