Beita

  • Cisjordanie : Émeutes près de Naplouse ; Les médias palestiniens font état de dizaines de blessés

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    Les médias palestiniens, dont l'agence du Centre d'information palestinien (CIP), rapportent des affrontements entre des militants palestiniens et les forces de défense israéliennes ont eu lieu, vendredi 20 mai, lors de manifestations "anti-implantation" (israélienne) dans plusieurs localités au sud et à l'est de Naplouse : en particulier, à Jabal Salih, de la localité Beita, et Beit Dajan. 

    Les villages de Beita et Beit Dajan sont régulièrement le théâtre d'activités populaires contre la confiscation de leurs terres à des fins d'implantation israélienne.

    De nombreux manifestants brandissaient des photographies de la journaliste décédée d'Al Jazeera, Shirin Abu Akla.

    Selon le Croissant-Rouge, 65 Palestiniens ont été blessés au cours des affrontements. 18 ont été atteints par des tirs à balles en caoutchouc et 3 par balles réelles. Une manifestante a été renversée par un véhicule militaire israélien et a subi diverses contusions.

    Tous les blessés ont été transférés à l'hôpital Istishari de Ramallah pour y être soignés. Leur état est stable, à l'exception d'un blessé par balles réelles, dont l'état est grave.

    Les affrontements ont éclaté avec l'armée lorsqu'elle a pris d'assaut le village d'Al-Mazra'a Al-Gharbiyye au nord de Ramallah (centre ) en route vers l'un des avant-postes établis sur des terres palestiniennes.

    Dans la ville de Kufr Qaddoum, à l'est de la ville de Qalqilya (nord), 4 Palestiniens ont été blessés par des tirs de balles en caoutchouc et des dizaines d'autres asphyxiés par les gaz lacrymogènes, lorsque l'armée israélienne a réprimé la marche hebdomadaire. Depuis 17 ans, les habitants de Kufr Qaddoum organisent des marches hebdomadaires pour s'opposer au maintien de la fermeture de l'entrée principale du village par l'armée.

    A l'est de la ville de Yatta, au sud d'Hébron (sud), l'armée israélienne a dispersé des dizaines de manifestants refusant de déplacer plusieurs villages palestiniens à Masafer Yatta. Le 4 mai, la Cour suprême israélienne a rejeté une requête déposée par les habitants de 13 communautés pastorales de la région de Masafer Yatta contre la décision de l'armée israélienne d'utiliser 30 dounams de leur terre comme "zone de tir", qui menace de déplacer environ 1 200 Palestiniens, selon les Nations Unies.

  • Cisjordanie : Encore trois Palestiniens tués au cours d'opérations israéliennes

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    Les autorités palestiniennes ont annoncé jeudi la mort de trois Palestiniens tués par des forces israéliennes en Cisjordanie, où l'Etat hébreu dit mener depuis près d'une semaine des "opérations de contreterrorisme", après des attaques meurtrières en plein coeur de la métropole Tel-Aviv.

    "Deux jeunes ont succombé à leurs blessures dues à une attaque israélienne jeudi dans le district de Jénine", bastion des mouvements armés palestiniens dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé le ministère palestinien de la Santé dans un communiqué.

    Un troisième Palestinien est mort jeudi après avoir été "grièvement blessé par des balles israéliennes" la veille lors de heurts dans le village de Beita près de Naplouse, également dans le nord du territoire palestinien, a indiqué la même source. 

    L'armée israélienne a lancé samedi une vaste opération en Cisjordanie pour traquer des suspects liés selon elle à de récentes attaques anti-israéliennes meurtrières.

    Depuis le 22 mars, Israël a été frappé par quatre attaques, les deux premières menées par des Arabes israéliens liés à l'Etat islamique et les deux dernières par des Palestiniens originaires du secteur de Jénine. Ces attaques ont fait au total 14 morts, tandis que 21 Palestiniens, incluant des assaillants étaient tués dans des violences depuis cette date, selon un décompte de l'AFP.

    Nombreuses arrestations
    L'armée israélienne a dit effectuer des "opérations de contre-terrorisme" en Cisjordanie, sans se prononcer dans l'immédiat sur les victimes rapportées par les autorités palestiniennes.

    "Au cours de l'opération, des dizaines de Palestiniens ont violemment attaqué les soldats, tiré sur les forces (israéliennes) et lancé des engins explosifs sur eux, mettant leur sécurité en danger", a déclaré l'armée à l'AFP, ajoutant que ses "soldats avaient riposté avec des balles réelles".

    Selon des sources locales, les trois Palestiniens tués ont été identifiés comme étant Fawaz Hamayel, 45 ans, père de six enfants, ainsi que deux jeunes hommes, Moustafa Abou Al-Rab et Shaas Kamamji. Ce dernier est le frère d'Ayham Kamamji, un membre du Jihad islamique qui s'était évadé d'une prison de haute sécurité en Israël en septembre avec cinq autres détenus avant d'être capturé.

    Selon le Club des prisonniers palestiniens, organisation civile de défense des détenus palestiniens écroués en Israël, l'Etat hébreu a arrêté plus de 200 Palestiniens depuis le début du mois d'avril, dont environ la moitié au cours des six derniers jours.

    "L'unique voeu de mon fils était de devenir un martyr", déclare un père palestinien
    Faisant référence aux opérations des forces israéliennes à Jénine, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Omer Bar-Lev, a promis mercredi que leur "intensité ne fera qu'augmenter".

    Mercredi 13 avril, Mohammad Assaf, un avocat palestinien des droits humains âgé de 34 ans et deux jeunes palestiniens, Qousaï Hamara, 16 ans et Amer Elyan, 18 ans, avaient été tués par l'armée israélienne qui menait des opérations dans différents secteurs de Cisjordanie où les violences ont fait des dizaines de blessés selon le Croissant-Rouge palestinien.

    Le Jihad islamique, principal mouvement islamiste armé après le Hamas, a salué dans un communiqué le "martyre héroïque" des deux jeunes palestiniens.

    Amer Elyan, dont le corps porté par la foule était enveloppé d'un drapeau palestinien, a été enterré jeudi soir à Silwad, au nord de Ramallah (centre). "L'unique voeu de mon fils était de devenir un martyr, comme toute sa génération, car ils ne voient ni futur ni horizon politique pour eux", a déclaré son père Mohammad à l'AFP.

    Lundi, deux Israéliens ont été blessés par balles après être rentrés à Naplouse, l'un d'eux affirmant à la chaîne israélienne Kan avoir voulu visiter la tombe de Joseph, lieu de pèlerinage.

    Tsahal annonce le blocus durant Pâques des territoires palestiniens
    Le service de presse des Forces de défense israéliennes a annoncé que le vendredi 15 avril à 16h00, un blocus complet de la Judée et de la Samarie sera instauré et les points de contrôle à la frontière avec la bande de Gaza seront fermés.

    Il est prévu que le régime de blocus soit en vigueur jusqu'à 00h00 le samedi 16 avril. Cependant, une réunion des représentants des services de sécurité aura lieu samedi soir, au cours de laquelle, selon la situation, le blocus pourra être prolongé jusqu'à la fin de la semaine de vacances.

    Le général de division Rasan Alian, coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires, a déclaré que le ministre de la Défense Benny Gantz avait décidé d'ouvrir les points de contrôle de Jalameh et Rihan à partir du 16 avril pour le passage des Arabes israéliens vers le territoire de Jénine. Cette décision peut être annulée si la situation en matière de sécurité change.

    En outre, les hommes d'affaires et commerçants palestiniens seront autorisés à entrer en Israël par les points de contrôle de Jalameh et Rihan.

    Pendant la fête de Pessah, le passage des résidents de l'Autorité palestinienne vers Israël ne sera autorisé que pour des raisons humanitaires.

    A noter que Tsahal ne bloque pas chaque année le territoire de l'Autorité Palestinienne pendant la fête de Pessah. La décision est prise sur la base d'informations opérationnelles, elle est coordonnée avec les dirigeants politiques du pays et le Service général de sécurité (SHABAK). Pendant la période du blocus, l'entrée des territoires palestiniens en Israël n'est généralement autorisée qu'en cas d'urgence humanitaire, médicale et autre, et uniquement avec l'approbation du coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires.

    Dans le passé, des terroristes palestiniens ont perpétré à plusieurs reprises des attentats pendant la fête juive de Pessah.

  • Autorité Palestinienne (AP) : Le convoi d'un ministre palestinien attaqué par des habitants israéliens

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    Vendredi 17 décembre 2021, le convoi du ministre palestinien de l'Agriculture, Riyad al-Atari, a été attaqué par des citoyens israéliens dans le gouvernorat de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon le gouvernement palestinien.

    Le porte-parole officiel du gouvernement palestinien a écrit sur sa page Facebook : "Le ministre de l'Agriculture, Riad al-Atari, et un certain nombre d'employés du ministère ont survécu à l'attaque terroriste des colons sur la route de Naplouse."

    Le porte-parole n'a pas donné plus de détails, publiant uniquement des images montrant des dommages au véhicule du ministre à la suite de jets de pierres et d'autres objets.

    Cela s'est produit alors que des dizaines de Palestiniens ont été blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie.

    La Société palestinienne du Croissant-Rouge (non gouvernementale) a déclaré que ses équipes avaient soigné 72 blessés dans les villages de "Beita", "Beit Dajan" et "Burqa" dans le gouvernorat de Naplouse.

    L'association a ajouté dans un bref communiqué qu'il y a eu 10 blessés par balles en caoutchouc, 5 par des chutes au sol et  57 intoxications par des gaz lacrymogènes".

    Depuis des mois, de violents affrontements ont lieu entre Palestiniens et forces israéliennes dans la ville de Beita. Les manifestants palestiniens exigent la restitution des terres situées au sommet du mont Sabih à leurs propriétaires, après que l'armée les ait saisies.

    La région orientale de Beit Dajan est également témoin de manifestations hebdomadaires qui rejettent la décision de confisquer une grande partie des terres palestiniennes au profit des Israéliens.

     

     

     

     

  • Cisjordanie : Un Palestinien tué par l'armée israélienne

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    Un Palestinien a été tué, vendredi 10 décembre 2021, par l'armée israélienne lors de heurts dans le nord de la Cisjordanie au cours d'un rassemblement contre la "colonisation israélienne", a rapporté le ministère palestinien de la Santé dans un communiqué.

    Un citoyen ayant été "gravement blessé à balles réelles dans la tête" lors d'affrontements avec les forces israéliennes près de l'avant-poste israélien d'Evyatar, dans le village de Beita, a succombé à ses blessures, à l'hôpital Rafidia de Naplouse où il avait été admis, a indiqué le ministère palestinien.

    D'après l'agence officielle palestinienne Wafa, Jamil Abou Ayash, 31 ans, était originaire du village de Beita, théâtre depuis plusieurs mois de manifestations contre une colonie israélienne qui a été implantée à ses abords.

    Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a fait état d'une "émeute violente" qui a éclaté au sud de Naplouse, durant laquelle "des centaines de Palestiniens ont lancé des pneus en feu et des pierres" en direction des soldats israéliens et des gardes-frontières du MAGAV. Ceux-ci ont "riposté avec des moyens de dispersion anti-émeute afin de restaurer l'ordre", a indiqué l'armée israélienne, précisant être au courant d'informations selon lesquelles un Palestinien avait été tué.

    Les vendredis, jour de repos hebdomadaire, de nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie pour protester contre l'expansion des colonies israéliennes. A Beita, les rassemblements dégénèrent fréquemment en affrontements avec l'armée israélienne et ont déjà fait plusieurs morts.

    Environ 475.000 Israéliens vivent en Cisjordanie, où habitent plus de 2,8 millions de Palestiniens.

  • Cisjordanie : Un jeune Palestinien tué par l'armée israélienne à Deir el-Hatab

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    Un jeune Palestinien a été tué, vendredi 5 novembre 2021, par l'armée israélienne lors de heurts en marge d'une manifestation dans le nord de la Cisjordanie, a annoncé le ministère de la Santé palestinien.

    Mohammed Daadas, 13 ans, a été blessé par balle au ventre par les forces israéliennes dans le village de Deir al-Hatab près de Naplouse, a indiqué le ministère à l'AFP. Hospitalisé en arrêt cardiaque, il n'a pas pu être sauvé, selon cette source.

    Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat.

    De nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie les vendredis, jour de repos hebdomadaire, pour protester contre l'expansion des implantations israéliennes, jugées illégales par le droit international.

    Ces manifestations sont parfois émaillées de heurts avec l'armée israélienne.

    A Beita, deux Palestiniens ont été blessés par des balles recouvertes de caoutchouc tirées par les forces israéliennes lors d'un de ces rassemblements, selon l'agence officielle palestinienne Wafa.

    Le village de Beita est le théâtre depuis plusieurs mois de manifestations contre une implantation israélienne toute proche. Les rassemblements y dégénèrent fréquemment en affrontements avec l'armée israélienne et ont déjà fait plusieurs morts.

    Environ 475.000 Israéliens vivent en Cisjordanie, où habitent plus de 2,8 millions de Palestiniens.

  • Cisjordanie : Affrontements près d'Evyatar; un Palestinien du village arabe de Beita tué

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    Vendredi 24 septembre, des émeutes ont éclaté à nouveau près de l'avant-poste d'Evyatar, dans les localités de Beita et Kafr Qaddoum. Environ 300 Palestiniens ont jeté des pierres sur les soldats israéliens et brûlé des pneus. Vidéo.

    Au cours des émeutes, un habitant du village arabe de Beita, Muhammad Ali Khabisa, a été grièvement blessé par une balle reçue en pleine tête. L'homme a été transporté à l'hôpital de Naplouse, où les médecins ont déclaré son décès.

    28 autres manifestants ont été blessés, dont 8 par des balles en métal recouvert de caoutchouc, 18 à la suite de l'inhalation de gaz lacrymogène et 2 à la suite de chutes et de brûlures.

    Depuis plusieurs mois, la ville de Beita est le théâtre d'affrontements entre l'armée israélienne et les Palestiniens qui refusent l'établissement d'un avant-poste israélien sur leurs terres.

    D'autre part, le coordinateur de la résistance populaire dans la ville de "Kafr Qaddoum" dans le gouvernorat de Qalqilya (nord), Murad Shteiwi, a déclaré que les soldats israéliens avaient pris d'assaut le village après le début de la marche hebdomadaire contre l'avant-poste d'Eviatar, et ont tiré des balles recouvertes de caoutchouc et des grenades lacrymogènes.

    Shtowi a ajouté que les affrontements avaient entraîné la blessure de 4 civils par balles métalliques recouvertes de caoutchouc, tandis que des dizaines ont été intoxiqués par le gaz lacrymogène et ont du être soignés sur le terrain.

    Selon des témoins oculaires, des affrontements ont également éclaté dans la ville de Beit Dajan, à l'est de Naplouse, lorsque l'armée israélienne a cherché à interrompre une marche similaire, mais aucun blessé n'a été signalé. 

     

  • Cisjordanie: 46 Palestiniens blessés par les balles de l'armée israélienne

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    Vendredi 17 septembre 2021, 46 Palestiniens ont été asphyxiés ou touchés par balles par les forces israéliennes qui essayaient de disperser les marches condamnant la colonisation en Cisjordanie.

    L'association du Croissant-Rouge palestinien a indiqué, dans un communiqué que ses équipes avaient pris en charge 46 blessés, lors des affrontements qui ont éclaté dans les villes de Beita et Beit Dajan, dans le gouvernorat de Naplouse (nord).

    Cinq manifestants ont été touchés par des balles métalliques et quarante et un autres ont été asphyxiés suite à l'inhalation de gaz lacrymogène à Kafr Qaddum, à l'est de Qalqilya (nord), à al-Mughayyir, à l'est de Ramallah et al-Bireh (centre) et à al-Tawana, au sud d'Hébron, selon le communiqué.

    Les Palestiniens organisaient vendredi des rassemblements dans plusieurs endroits de la Cisjordanie, pour protester contre les "colonies israéliennes".

    Les estimations israéliennes et palestiniennes indiquent qu'il y a environ 650 000 "colons" en Cisjordanie, y compris à Jérusalem.