Bay Hassan oil field

  • Irak : Attaque jihadiste sur des puits de pétrole - Un policier tué

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    Des jihadistes ont tué tôt mercredi 5 mai 2021 un policier avant d'incendier deux puits d'un champ pétrolier de Kirkouk, province disputée par les Kurdes à Bagdad, a indiqué à l'AFP un responsable de la sécurité.

    L'attaque a commencé par un assaut contre un poste gardant le champ pétrolier. Un des policiers a été tué, deux autres ont été blessés. Il s'agissait apparemment d'une diversion pour permettre à d'autres jihadistes de mettre le feu aux puits 177 et 183 du champ de Bay Hassan à l'aide d'engins explosifs.

    L'un des deux incendies a été rapidement éteint, mais les pompiers travaillent toujours sur le second. L'administration du champ pétrolifère affirme que l'attaque n'entraînera pas d'interruptions dans l'approvisionnement en pétrole.

    Le champ de Bay Hassan, passé sous contrôle kurde en 2014 dans le chaos de la percée de l'Etat islamique, est, comme toutes les réserves pétrolières de la province de Kirkouk --environ 250.000 barils par jour--, disputé par Erbil et Bagdad.

    L'Irak, deuxième producteur de pétrole de l'OPEP, tire la quasi-totalité de ses revenus de l'or noir. En avril, selon le ministère, il a exporté 88,39 millions de barils pour 5,5 milliards de dollars.

    L'Etat islamique, qui a perdu le territoire qu'il tenait en Irak fin 2017, conserve malgré tout un pouvoir de nuisance dans le pays. Ses cellules clandestines opèrent généralement de nuit, dans des zones reculées et avec des armes légères, visant presque systématiquement les forces de sécurité. Elles profitent en outre des zones disputées, où forces kurdes et fédérales ont installé de facto des no man's land les séparant, pour trouver des abris.

  • Irak : Des militants attaquent des puits de pétrole dans le nord du pays

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    Le ministère irakien du Pétrole a déclaré que des hommes armés avaient attaqué deux puits de pétrole dans le champ de Bay Hassan dans le nord du pays, samedi 17 avril 2021, sans causer de dégâts ni affecter la production.

    Le ministère a déclaré dans un communiqué que l'attaque n'avait provoqué aucun incendie ni aucun dommage et n'avait pas affecté la production ni arrêté le pompage de pétrole, selon "Reuters".

    Rappelons que l'Etat islamique a déjà ciblé, à la fin de 2020, deux puits de pétrole dans le champ pétrolifère de Khabaz situé dans le sud-ouest du gouvernorat de Kirkouk (250 km) au nord de la capitale Bagdad, ce qui avait provoqué leur incendie

  • Nouveau conflit en Irak ? l'armée irakienne avance en direction de Kirkouk

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    Irak
    Kirkouk
    Nouveau conflit en Irak ? l'armée irakienne avance en direction de Kirkouk
    Les forces gouvernementales irakiennes, notamment la 9ème division, se sont mises en mouvement, vendredi 13 octobre, dans le sud de la province de Kirkouk, reprenant des positions occupées depuis trois ans par les combattants kurdes. Cette province pétrolière du nord de l'Irak est revendiquée par le Kurdistan autonome.
    Face à elles, des milliers de combattants kurdes (peshmergas) étaient prêts à "défendre" leurs positions, selon les autorités kurdes, en crise ouverte avec le gouvernement central depuis la tenue le 25 septembre de leur référendum d'indépendance contre l'avis de Bagdad.
    "Les forces armées irakiennes avancent pour reprendre (aux peshmergas) les postes militaires dont ils se sont emparés lors des événements de juin 2014", dans le chaos créé par la percée jihadiste, a indiqué à l'AFP un général des forces armées irakiennes qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat depuis une position au sud de la ville de Kirkouk.
    Il a indiqué que les forces gouvernementales faisaient mouvement vers le sud de la province. Elles ont repris "vendredi matin la Base-102, à l'ouest de la ville de Kirkouk, près de l'autoroute menant à Tikrit, désertée sans combat par les peshmergas" dans la nuit, a-t-il poursuivi.
    Cheikh Jaafar Moustafa, commandant peshmerga dans la province de Kirkouk, a indiqué lors d'une conférence de presse à la mi-journée que les combattants kurdes s'étaient retirés de zones où ils s'étaient avancés pour combattre les jihadistes de l'Etat islamique (EI).
    "Nous sommes revenus sur nos lignes dans les environs de Kirkouk et nous défendrons la ville de Kirkouk en cas d'attaque", a-t-il ajouté. "Si l'armée irakienne s'y avance, nous nous battrons".
    Des médias kurdes ont évoqué un retrait des peshmergas sur 72 km².
    Le premier ministre dit être prêt à négocier mais l'armée a reçu un ordre de marche
    Cheikh Moustafa a en outre affirmé avoir tenté une médiation. "Nous avons informé les commandants militaires présents sur place que nous étions en contact" avec le Premier ministre Haider al-Abadi et "qu'il nous avait dit que nos problèmes seraient réglés par le dialogue sous 48 heures", a-t-il rapporté.
    "Mais les commandants militaires nous ont répondu qu'ils avaient des ordres leur intimant d'avancer vers ces régions et qu'ils ne se préoccupaient pas des déclarations de M. Abadi", a ajouté le commandant peshmerga.
    Les unités d'élite de la police et du contre-terrorisme, ainsi que les Unités paramilitaires de mobilisation populaire (Hached al-Chaabi, une coalition de milices majoritairement chiites et soutenue par l'Iran) participent à ces opérations, a affirmé à l'AFP le général des forces armées irakiennes.
    Le Hached  al-Chaabi a  publié des photos montrant un de ses membres en tenue kaki faisant le V de la victoire devant un drapeau kurde. Sur d'autres images, on peut voir des affiches de cette force paramilitaire collées sur un panneau routier.
    L'armée se défend de mener une offensive et parle seulement d'opération de sécurisation
    Le Commandement des opérations conjointes nie qu'une opération militaire ait démarré au sud de Kirkouk. "Nous confirmons que nos forces sont toujours en train de mener des opérations de déminage, d'inspection et de sécurisation dans les zones libérées et avertissons les médias qui tentent de tromper l'opinion publique que nous intenterons des poursuites contre eux."
    Les Peshmergas ont reçu l'ordre de défendre le Kurdistan coûte que coûte
    Des véhicules Peshmergas positionnés le long de la route menant à Kirkouk
    En face, Hemin Hawrami, conseiller du président du Kurdistan autonome Massoud Barzani, a assuré sur Twitter que "des milliers de peshmergas lourdement armés" étaient dans la province de Kirkouk avec "pour ordre de se défendre quel qu'en soit le prix". "L'escalade ne viendra pas de notre part, nous nous défendrons seulement et nous les repousserons s'ils attaquent", a-t-il ajouté.
    Un conflit dévastateur
    Pour Qubad Talabani, vice-premier ministre du Kurdistan, "les mouvements militaires irakiens sur Kirkouk mèneront à un conflit dévastateur. La sagesse doit prévaloir, la progression (des troupes irakiennes) doit cesser et le dialogue doit commencer."
    Pétrole et base militaire
    Les autorités du Kurdistan autonome disent redouter que les forces gouvernementales disséminées à travers le pays à l'issue des différentes batailles contre l'EI ne retournent désormais leurs armes contre les peshmergas.
    Dans la ville même de Kirkouk, les habitants se ruaient sur les stations-service. Dans les quartiers à majorité kurde, dans le nord de la ville, des civils étaient sortis avec des armes, ont rapporté des témoins.
    Le gouvernement kurde affirme citant ses services de renseignement que les forces de Bagdad ont l'"intention de s'emparer des champs pétroliers, d'un aéroport et d'une base militaire".
    Les autorités centrales, par le biais de la société d'Etat, la North Oil Company (NOC), étaient en charge de l'ensemble des champs pétroliers de la riche province de Kirkouk.
    Mais en 2008, les Kurdes avaient pris le contrôle du champ de Khormala. Et en 2014, dans le chaos créé par l'offensive des jihadistes, ils se sont également emparés de Havana et Bay Hassan.
    Quant à la base, il s'agit de celle de la 12e division de l'armée irakienne, dont les peshmergas s'étaient emparés en juin 2014 en chassant les soldats peu après la chute de Mossoul aux mains des jihadistes. L'aéroport est mitoyen.
    Les trois champs pétroliers de la province de Kirkouk fournissent 250.000 barils par jour sur les 600.000 b/j de pétrole qu'exporte la région du Kurdistan irakien en dépit du refus de Bagdad. Si les Kurdes perdaient ces champs, cela constituerait une perte considérable pour la région autonome qui traverse sa pire crise économique.
    Une  opportunité pour l'Etat islamique
    L'affrontement prévisible entre Kurdes et l'autorité centrale irakienne est non seulement un conflit entre Kurdes et Arabes, éventuellement Turkmènes, mais également entre Sunnites et Chiites, les Kurdes étant majoritairement de confession sunnite alors que le gouvernement de Bagdad est plutôt contrôlé par la majorité chiite. On peut prévoir que l'Etat islamique, comme il l'a fait à d'autres occasions et dans d'autres pays, va s'activer pour exploiter à fond cette soudaine  opportunité, profitant de l'éclatement du front anti-jihadistes en morceaux.
     
    Jean René Belliard

     

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