Barcelone

  • Espagne : Arrestation de membres de Daech qui préparaient des attentats en Europe

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    La police espagnole a arrêté cinq personnes soupçonnées d'appartenir à un groupe terroriste islamique. Trois autres membres de la cellule avaient déjà été arrêtés un peu plus tôt cette année pour préparation d'actions terroristes.

    Les enquêtes ont révélé que les membres de la cellule étaient affiliés à l'Etat islamique. Ils tentaient d'établir des bases dans plusieurs pays de l'Union européenne et de former des cellules pour mener à bien des actions terroristes.

    La source a déclaré que ces éléments étaient arrivés dans les pays européens via des réseaux d'immigration illégale qui utilisaient les ports maritimes du sud de l'Espagne.

    Un porte-parole de la police espagnole a déclaré que les personnes interpellées étaient très dangereuses et qu'elles étaient sur le point d'acquérir des armes automatiques, dont des Kalachnikovs.

    La cellule comprenait plusieurs algériens, dont deux d'entre eux avaient participé à la guerre en Syrie. Les agences de renseignement avaient repéré leur entrée en Espagne à la fin de l'année dernière et les surveillaient depuis lors.

    Des sources policières ont indiqué qu'à la suite d'enquêtes et d'analyses de documents saisis auprès du premier groupe de suspects, une quatrième personne de nationalité algérienne, qualifiée de "Cheikh" a pu être arrêtée.

    Les sources ont déclaré que le "Cheikh" a gagné le sud de l'Espagne par la mer avec un groupe d'immigrants illégaux deux mois après l'arrestation des membres de la cellule. Sa mission était de recruter de nouveaux éléments pour le "djihad".

    Cet homme était déjà connu des forces de l'ordre pour avoir été arrêté en Turquie en 2016 alors qu'il tentait de rejoindre l'Etat islamique en Syrie. Il avait été expulsé vers l'Algérie et condamné à la prison pour terrorisme.

    Après sa libération, il s'est rendu dans des pays comme la Malaisie, la Tanzanie et au sud du Sahara, pour y recruter de nouveaux membres.

    La source a déclaré qu'il était en contact avec les principaux membres de l'Etat islamique et qu'il commandait la cellule dont les membres ont été arrêtés.

    Des enquêtes préliminaires ont révélé que le cheikh était entouré d'algériens qui avaient été précédemment poursuivis pour vol de touristes à Barcelone. ​Il les avait persuadés de rejoindre l'Etat islamique et ils ont commencé à l'aider à recruter des éléments.

  • Espagne : Trois membres présumés de l'Etat islamique incarcérés

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    La justice espagnole a ordonné lundi 11 janvier 2021 l'emprisonnement de trois membres présumés de l'organisation État islamique récemment arrêtés à Barcelone, dont un Algérien qui aurait combattu dans les rangs du groupe dans la zone syro-irakienne.
     
    L'enquête a débuté lorsque les services de renseignement ont détecté l'arrivée de cet individu "potentiellement dangereux" en Espagne peu avant les vacances de Noël, a déclaré la police nationale lundi dans un communiqué.
     
    Il s'agissait d'un "jihadiste de retour de la zone de conflit syro-irakienne, où il aurait servi (...) dans les rangs du Daesh",  et se trouvait dans un bâtiment à Barcelone (nord-est).
     
    Avec lui, "deux autres personnes de la même nationalité ont été arrêtées, l'une étant un acolyte du terroriste et l'autre, la personne qui leur a fourni un soutien logistique en Espagne", a détaillé la police.
     
    Lundi, les détenus ont été remis à l'Audience nationale, un haut tribunal de Madrid chargé de ce type d'affaires, où un juge a ordonné leur "admission inconditionnelle en prison" pour "un crime d'appartenance à une organisation terroriste", selon un communiqué de la cour.
     
    Ce même tribunal s'apprête à conclure le procès contre deux membres présumés et un collaborateur de la cellule qui a commis un double attentat en août 2017 à Barcelone et dans la ville côtière de Cambrils, à une centaine de km au sud-ouest de la ville catalane.
     
    L'attaque revendiquée par l'Etat islamique avait fait 16 morts, majoritairement des touristes, la plupart lors d'une attaque multiple sur la populaire promenade des Ramblas de Barcelone.
     
    Les auteurs directs des attentats ont été tués par la police et deux autres membres de la cellule, dont l'imam qui la dirigeait, sont morts après la détonation d'explosifs qu'ils préparaient pour une attaque.

  • Espagne : Un marocain interpellé pour avoir loué la décapitation de Samuel Pati et appelé à d'autres attaques

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    Les forces de l'ordre catalanes, Mossos de Escuadra, ont arrêté un Marocain pour glorification du terrorisme et appel à de nouvelles attaques terroristes, a indiqué le ministère.
    Le Marocain aurait fait circuler sur les réseaux sociaux des publications justifiant le meurtre par décapitation à la mi-octobre du professeur d'histoire Samuel Pati, et appelé à des "actes de représailles" similaires contre ceux qui "ne respectent pas le prophète" Mahomet et à la proclamation d'un califat mondial ".

    L'islamiste marocain a été remis en liberté
    L'homme a été interpellé à Barcelone . Présenté devant un juge, celui-ci l'a aussitôt remis en liberté en attendant l'examen de l'affaire au fond. Le passeport du suspect a été saisi; il doit comparaître au tribunal tous les 15 jours.

  • Espagne : Deux Algériens arrêtés à Barcelone dans une opération antiterroriste

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    Deux Algériens ont été arrêtés mardi matin 14 juillet à Barcelone dans le cadre d'une opération antiterroriste, a annoncé la police catalane sur son compte Twitter. Les deux hommes préparaient un attentat, selon la radio espagnole Cadena Ser, citant des sources anonymes proches de l'enquête. La police espagnole n'a pas confirmé cette affirmation.

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  • Espagne: La police démantèle une cellule recrutant des djihadistes à Barcelone

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    La police nationale a démantelé une cellule terroriste qui recrutait et endoctrinait des djihadistes à Badalona, en Catalogne.
    "La police nationale a arrêté trois personnes dans la ville de Badalona [Barcelone] pour leur implication présumée dans des crimes de recrutement et d'endoctrinement à des fins terroristes", a indiqué la police espagnole dans un communiqué.
    À la suite de l'opération, les trois détenus ont été traduits en justice et ont été incarcérés sur ordre du juge.
    Les trois hommes faisaient partie d'une organisation dont le but était d'attirer les jeunes et de les endoctriner à la lutte djihadiste par un processus de radicalisation qui avait déjà atteint un stade avancé.
    Les agents avaient commencé à enquêter sur la cellule de Badalona il y a un an et demi, après avoir obtenu des informations indiquant que les trois hommes effectuaient un travail de recrutement et d'endoctrinement de plusieurs personnes de leur environnement.
    Des enquêtes policières ont permis de relier les membres du groupe à la radicalisation d'un citoyen marocain qui s'était rendu en Syrie pour rejoindre Daech.
    Selon la police, les djihadistes "tenaient régulièrement des réunions avec un petit groupe de personnes et les endoctrinaient avec des messages sur la création d'un califat universel".
    Au cours de ces séances d'endoctrinement, ils ont fourni aux jeunes recrues un "contenu radical dans lequel ils incitaient au djihad".
    Afin d'effectuer les réunions sans être découverts par la police, les membres de la cellule avaient adopté des mesures de sécurité scrupuleuses telles que des manœuvres de diversion aux entrées et sorties des lieux où se tenaient les réunions.
    L'opération de police à Badalona a conduit à trois perquisitions aux domicilex des personnes détenues, où les agents ont saisi du matériel électronique, des téléphones et divers faux documents.
    Ces derniers mois, la police nationale a mené six opérations antiterroristes qui se sont soldées par l'arrestation de 13 suspects djihadistes.

  • https://www.frontlive-chrono.com - Mardi 15 janvier 2019

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    Espagne: Opération « anti-terroriste » à Barcelone, une dizaine d’Algériens et de Marocains arrêtés

     

    Jordanie: un leader salafiste condamné à neuf ans de prison

     

    Kenya : Attaque terroriste dans un luxueux complexe hôtelier à Nairobi – au moins 3 morts

     
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  • La cellule jihadiste de Barcelone et Cambrils "démantelée", selon le ministre espagnol de l'Intérieur

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    La cellule jihadiste de Barcelone et Cambrils "démantelée", selon le ministre espagnol de l'Intérieur
    La cellule d'une douzaine de terroristes, auteurs des attentats de Barcelone et Cambrils, est désormais "démantelée", a affirmé samedi 19 août le ministre espagnol de l'Intérieur, alors qu'un homme, Younès Abouyaaqoub, est toujours activement recherché par la police.
    Notons au passage que cette annonce du ministère intérieur espagnol a déplu à Barcelone où la police catalane a rappelé que c'était elle qui dirigeait l'enquête.
    Younès Abouyaaqoub
    Le groupe a été "démantelé", a déclaré Juan Ignacio Zoido lors d'une conférence de presse. A ce stade, quatre suspects sont toujours en garde à vue, cinq ont été abattus à Cambrils et trois autres identifiés, dont Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans.. Les deux autres pourraient avoir péri dans l'explosion d'Alcanar.
    "Nous pouvons presque dire que la cellule est totalement démantelée à Barcelone, puisque des personnes sont mortes, des personnes ont été arrêtées et que des identifications ont été rapidement réalisées et que d'autres recherches sont en cours dont nous ne pouvons pas parler en ce moment (...) nous pouvons dire que la cellule a été démantelée".
    Les Mossos d'Esquadra, la police catalane, ont de leur côté expliqué qu'"une personne [faisait] toujours l'objet d'un avis de recherche", sans préciser s'il s'agissait ou non du conducteur de la camionnette de las Ramblas.
    Opération policière chez un imam de Ripoll dont le corps pourrait avoir été découvert dans les ruines de la maison d'Alcanar
    Interrogé sur l'opération policière chez une personne décrite comme un imam à Ripoll samedi à l'aube, il a refusé de confirmer que cette "neuvième perquisition" dans cette ville où vivaient plusieurs des suspects avait eu lieu chez un imam. Les enquêteurs pensent que les restes d'un second corps humain découverts dans les ruines de la maison qui a explosé à Alcanar pourraient être ceux de l'Imam de Ripoll disparu.  
    Les terroristes de Cambrils identifiés
    3 des 5 Marocains, abattus par la police après une attaque terroriste dans la nuit de jeudi à vendredi à Cambrils dans le nord-est de l'Espagne, ont été formellement identifiés, a annoncé vendredi soir la police catalane en révélant leur identité.
    Il s'agit de Moussa Oukabir, soit le petit frère de Driss Oukabir, l'homme arrêté jeudi soir à Ripoll, de Saïd Aallaa et de Mohamed Hychami. Respectivement âgés de 17, 18 et 24 ans, ils vivaient tous les trois à Ripoll, selon la police catalane.
    Les terroristes identifiés sont :
    - Younès Abouyaaqoub concentre tous les regards, car il n'a pas été retrouvé. Agé de 22 ans, il est Marocain, né à Mrirt. On ignore son degré d'implication.
    - Moussa Oukabir, 17 ans, né à Ripoll mais Marocain, son voisin d'immeuble Mohamed Hychami, de 24 ans, lui aussi de Mrirt, et Said Aallaa, de 18 ans, né à Naour au Maroc, sont tous morts dans la nuit de jeudi à vendredi après avoir lancé à toute allure une Audi A3 sur la promenade de la station balnéaire de Cambrils. La voiture s'est encastrée contre un véhicule de la police et un policier les a abattus.
    La photo de Younès Abouyaaqoub se trouve en bas à droite. Les trois autres ont été tués. Moussa Oukabir est en haut à gauche. 
    Quatre personnes sont en garde à vue: trois Marocains et un Espagnol.
    Les détenus sont âgés de  21, 27, 28 et 34 ans.
    Parmi eux figure Driss Oukabir, frère aîné de Moussa, arrêté jeudi. Un autre homme interpellé est un Espagnol originaire de l'enclave de Melilla en Afrique du Nord, un des principaux viviers de jihadistes en Espagne, comme la Catalogne, où le groupe semble s'être formé.
    Marocains mais élevés en Catalogne
    La plupart semblent être des habitants de longue date de la Catalogne et ne sont pas arrivés de loin pour commettre ces actions, même si l'Etat islamique a revendiqué les attentats.
    500.000 Musulmans en Catalogne
    La région d'Espagne où la communauté musulmane est la plus importante est la Catalogne, avec quelque 500.000 musulmans, sur 1,9 million fin 2016, selon l'Union des communautés islamiques d'Espagne.
    Les arrestations en lien avec le terrorisme jihadiste y sont les plus nombreuses, avec Madrid... et les enclaves sous administration espagnole de Ceuta et Melilla au Maroc.
    Aucun n'avait d'antécédents en matière terroriste
    Aucun des interpellés et des terroristes abattus n'était connu des services de police pour des faits en lien avec le terrorisme, mais certains auraient des antécédents judiciaires pour des faits de délinquance commune
    Des apprentis ?
    Selon la police, le groupe auquel aurait appartenu les auteurs des attentats fabriquait à Alcanar un engin explosif et préparait "des attentats de plus grande envergure".
    Une explosion accidentelle survenue dans leur atelier de fabrication de bombes à Alcanar semble avoir poussé les terroristes, faute de matériel, à commettre à Barcelone et Cambrils des attentats dans la précipitation, "qui n'étaient pas de l'ampleur qu'ils envisageaient", selon Josep Lluis Trapero.
    Armés de couteaux
    Les cinq suspects abattus à Cambrils portaient de fausses ceintures d'explosifs. Selon certains experts, cela peut être une manière de s'assurer une mort en martyrs, la police n'hésitant pas à abattre les personnes porteuses d'explosifs. Mais cela peut aussi être une technique pour gagner du temps face aux forces de l'ordre.
    Ils avaient aussi dans leur voiture une hache et des couteaux, avec lesquels ils ont blessé une très jeune personne au visage avant d'être abattus.
    Trois véhicules loués par les assaillants ont par ailleurs été récupérés par les forces de l'ordre et étaient vendredi après-midi en cours d'analyse. Les personnes chargées de la location font aussi l'objet d'une enquête policière.  
     
    Polemique 
    Espagne : Polémique sur l'absence de bornes anti-intrusion sur les Ramblas
    L'absence de bornes anti-intrusion sur les Ramblas de Barcelone a généré un début de polémique en Espagne que la mairie juge hors de propos, deux jours après l'attentat meurtrier perpétré avec une camionnette sur cette avenue bondée.
    "Il n'y a pas lieu de parler aujourd'hui de ce qui aurait pu être évité avec une borne posée sur les Ramblas", a dit la maire de la ville, Ada Colau, aux médias.
    Depuis vendredi 18 août, réseaux sociaux et médias ont multiplié les articles sur cette absence, certains allant jusqu'à exiger la démission de la maire, qui aurait fait la sourde oreille aux recommandations de la police nationale.
    "Les auteurs de l'attentat voulaient tuer et s'ils n'avaient pas pu entrer par les Ramblas, ils l'auraient fait par un autre endroit, nous ne pouvons pas emplir une ville comme Barcelone de barrières", a insisté la maire de la deuxième ville d'Espagne et la plus fréquentée par les touristes.
    Surtout, la mairie a fait valoir que ce type de décisions étaient adoptées lors de réunions locales tripartites Etat-région-ville.
    Le premier adjoint au maire, Gerardo Pisarello, avait écrit sur Twitter, dès le lendemain de l'attentat: "Que les choses soient claires. La mairie de Barcelone n'a jamais refusé de poser des bornes".
    "Les mesures de sécurité antiterroriste sont déterminées par les responsables de l'Intérieur. La mairie collabore et applique ces instructions", a-t-il ajouté.
    Le ministère espagnol de l'Intérieur avait bien recommandé aux villes de poser des bornes anti-intrusion dans les endroits les plus fréquentés, selon la mairie.
    Mais le conseil local de sécurité - où sont représentés l'Etat, la région et la mairie - n'a pas souhaité ajouter des obstacles dans la zone des Ramblas, "parce qu'il y en avait déjà beaucoup - arbres, bancs, kiosques, lampadaires... - et en rajouter représentait un danger pour l'accès des véhicules d'urgence", a expliqué à l'AFP une porte-parole de la mairie.
    Pour sa part le ministre de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido n'a pas voulu se laisser entraîner dans la polémique, soulignant que la police avait "recommandé" ce mobilier urbain et que la décision appartenait à "chaque mairie".
    Dans un pays en niveau d'alerte antiterroriste 4 sur 5 depuis 2015, Barcelone avait cependant appliqué d'autres mesures telles que la pose de barrières ou le renforcement des contrôles pour des concerts ou des festivités.
    Le gouvernement a demandé samedi l'adoption de mesures supplémentaires, notamment pour renforcer encore la sécurité dans les lieux de grande affluence. Madrid a notamment installé de nouvelles jardinières en béton dans plusieurs rues du centre.
     
    Jean René Belliard

     

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