Baram Amir (commandant de la région nord de Tsahal

  • Israël : Un responsable militaire israélien brandit la menace d'assassiner Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah

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    Le commandant de la région nord de l'armée israélienne, Amir Baram (photo), a évoqué la possibilité d'assassiner le secrétaire général du «Hezbollah» libanais, Hassan Nasrallah, «dans certaines circonstances».

    Il a fait cette déclaration dans une interview avec le journal hébreu, "Israel Al-Youm", publié vendredi soir, alors qu'on lui demandait: "Nasrallah devrait-il être la cible d'un assassinat?"

    Baram, qui est le commandant de la région nord qui comprend les frontières avec le Liban et la Syrie, a répondu: "Oui, dans certaines circonstances (il n'a pas précisé quelles circonstances)", ajoutant que "pour le moment ce n'est pas approprié, mais les choses peuvent changer".

    Il a poursuivi: "Nasrallah a toujours besoin de savoir que sa cachette est un bon endroit, il a besoin de rester là-bas, et il a également besoin de savoir qu'il n'y a aucun endroit où personne ne peut être trouvée."

    "Il y a des patrouilles blindées, pas des jeeps ordinaires", a déclaré Baram en réponse à une question sur l'absence de soldats israéliens dans la zone frontalière, de peur qu'ils ne soient la cible du Hezbollah.

    Il a ajouté: «Il y a des patrouilles qui entrent et sortent. Je n'ai pas à agir comme un imbécile. (Nasrallah) veut tuer un soldat israélien, et je n'ai pas l'intention de lui permettre de le faire.

    Il a ajouté que si "le Hezbollah" réussissait à tuer des soldats israéliens, "ce ne sera pas le seul qui en paiera le prix, mais aussi les habitants du sud du Liban".

    Baram a appelé Nasrallah à "agir de manière rationnelle et à ne pas admettre rétroactivement avoir commis une erreur en évaluant la réponse israélienne, comme il lui est arrivé en 2006."

    Il a affirmé qu "il fait de son mieux pour empêcher l'escalade, d'autant plus que des milliers de randonneurs israéliens errent dans le nord et que les affaires y sont en plein essor".

    Les tensions ont monté aux frontières libano-israéliennes depuis un certain temps, à la suite de violations terrestres, aériennes et maritimes des deux côtés.

    Les zones du sud du Liban, adjacentes à la frontière avec Israël, sont sous le contrôle du "Hezbollah", allié du régime syrien et de l'Iran, que Tel Aviv considère comme son premier ennemi.