Baraka City (association salafiste)

  • Afghanistan : Evolution sécuritaire - mise à jour au fur et à mesure des évènements

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    Tout ça pour ça !
    En vingt ans de guerre entre les forces internationales et les talibans, les pertes sont les suivantes :
    Militaires américains  : 2 448
    Contractuels américains : 3 846
    Alliés des Etats-Unis : 1 144.
    Travailleurs humanitaires : 444
    Journalistes : 72
    Militaires et policiers afghans : 66 000
    Civils afghans : 47 245
    Talibans et autres insurgés :  51 191
    (Chiffres jusqu'en avril 2021 : projet Brown University Costs of War.)

    Parmi les alliés des Etats-Unis, on compte 90 Français tués, tandis que 400 autres ont été blessés :

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    Le 18 août 2008, il y a presque 13 ans, 10 soldats français tombaient dans l'embuscade d'Uzbeen. Parmi les 10 soldats décédés, se trouvaient 8 soldats du 8è RPIMA. Les deux autres sont un légionnaire et un soldat du Régiment de marche du Tchad (RMT). Ils ont vendu chèrement leur peau, tuant une quarantaine de talibans.
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    Aujourd'hui, nous pensons à leurs familles…

    Chaos à l'aéroport de Kaboul - les vols commerciaux suspendus

    L'aéroport de Kaboul est plongé dans le chaos alors que des milliers de personnes tentent de fuir. La rumeurs s'était propagée selon laquelle les pays occidentaux n'imposaient plus de visas aux réfugiés afghans et beaucoup ont voulu saisir leur chance. Malheureusement, ils  se sont vite rendus compte que ces mêmes pays allaient les abandonner, n'évacuant pratiquement que les ressortissants occidentaux.

    En effet, Les vols civils au départ de l'aéroport de Kaboul ont été suspendus indéfiniment, l'espace aérien au-dessus de l'Afghanistan étant fermé.

    United Airlines, British Airways et Virgin Atlantic ont déclaré qu'elles n'utilisaient plus l'espace aérien du pays.

    Une porte-parole de United a déclaré que le changement affectait plusieurs des vols de la compagnie aérienne entre les États-Unis et l'Inde.

    Le site Web de suivi des vols FlightRadar24 a montré peu de vols commerciaux au-dessus de l'Afghanistan à 03h00 GMT le 16 août, mais de nombreux avions survolaient le Pakistan et l'Iran voisins.

    En juillet, la Federal Aviation Administration des États-Unis a imposé des restrictions de vol au-dessus de l'Afghanistan pour les compagnies aériennes américaines et d'autres opérateurs américains.

    Dès que la nouvelle de la présence des talibans à la périphérie de Kaboul a éclaté, la question de la mise en sécurité du personnel des ambassades étrangères a commencé à se poser. La rapidité avec laquelle Kaboul est tombée a pris tout le monde de court, et notamment les services de renseignement occidentaux. Du coup, les plans d'évacuation n'étaient pas prêts pour une intervention aussi urgente.

    Il a fallu à la va-vite s'organiser pour transférer les diplomates et le personnel des ambassades à l'aéroport international de Kaboul.

    Le personnel des missions diplomatiques américaine, française, allemande, saoudienne et d'autres missions diplomatiques a pu être transféré à l'aéroport et quitter définitivement l'Afghanistan, sans être inquiété par les talibans. Mais de nombreux étrangers n'ont pu atteindre l'aéroport, la plupart de ses accès étant bloqués par les talibans ou des bandits se faisant passer pour des talibans.
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    Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a approuvé  l'envoi de 1 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, pour un total de 6 000 soldats américains qui seront bientôt dans le pays. Actuellement, il y a environ 3 000 soldats américains en Afghanistan.

    Leur mission principale est la sécurité de l'aéroport international de Kaboul, qui est le point d'entrée pour les troupes et le point de sortie pour le personnel de l'ambassade américaine et les Afghans qui quittent le pays.

    Selon des sources talibanes, un accord a été conclu avec les États-Unis  selon lequel les forces américaines prendraient en charge la sécurité de l'aéroport de Kaboul tandis que les talibans resteront à l'extérieur de l'aéroport et ce, jusqu'à la date fixée.

    L'armée américaine aura la capacité maximale de déplacer environ 5 000 personnes par jour hors de l'aéroport international de Kaboul, bien qu'elle ne soit pas encore en mesure de déplacer ce nombre, a déclaré le responsable. Ils atteindront cette capacité « en quelques jours ».

    A l'aéroport même, la situation est vite devenue chaotique, des centaines de personnes ont envahi le tarmac de l'unique piste et tentaient de prendre d'assaut les avions, même lorsque ceux-ci faisaient mouvement pour décoller. Pour garantir l'évacuation en toute sécurité de leurs citoyens, les forces américaines ont du tirer en l'air pour repousser la foule. Vidéo. - Autre vidéo.

    Des vidéos ont montré la chute de personnes ayant tenté de s'accrocher à différentes parties d'un avion au moment où celui)ci décollait. 

    "La foule était hors de contrôle", a déclaré le responsable à Reuters par téléphone. "Le tir n'a été fait que pour désamorcer le chaos." Selon l'armée américaine, sept personnes ont trouvé la mort dans le chaos qui régnait à l'aéroport.

    Plusieurs incidents à l'aéroport
    Il y a eu des incidents de sécurité à l'aéroport ou à proximité, a déclaré le responsable. Dans la journée du lundi 16 août, des Marines ont du ouvrir le feu et tuer deux hommes armés à l'aéroport international de Kaboul. Ces hommes armés, au nombre d'au moins deux, s'étaient approchés des troupes américaines de manière menaçante.
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    Les Marines ont également du intervenir pour protéger des femmes afghanes menacées par les Afghans près de l'aéroport.
    Les forces turques sont également sur place et participent aux efforts de sécurisation de l'aéroport. Le responsable n'a pas pu dire si les forces turques avaient été engagées dans des échanges de tirs.
    6D_eRS_K.jpegE86x4guX0AoSxgB.jpegIncident à la frontière ouzbèke : un avion militaire afghan abattu par la défense aérienne ouzbeke
    Un avion militaire afghan a été abattu par la défense- aérienne ouzbeke et s'est écrasé à Surkhandarya après avoir traversé la frontière avec l'Ouzbékistan, a déclaré lundi le ministère ouzbek de la Défense. L'avion abattu est un A-29 "Super Tucano" livré par les Etats-Unis à l'armée afghane. Apparemment, les pilotes tentaient de fuir vers l'Ouzbekistan, mais ils ne se sont pas identifiés correctement. Au moins un des membres de l'équipage a survécu et est soigné par des médecins militaires ouzbeks.
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    Lendemain de la chute de Kaboul
    Les talibans sont partout. On les voit à bord des chars et des HumVees de fabrication américaine et autres véhicules militaires dans les rues de Kaboul relativement désertes. Les  talibans semblent vouloir que la vie revienne à la normale au plus tôt. 
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    Les talibans se dépêchent de mettre en place une nouvelle administration. A Kaboul, le mollah Shirin, un ancien proche collaborateur du mollah Omar, a été nommé gouverneur de Kaboul. Shirin a été chef de la commission militaire des talibans et garde du mollah Omar.

    Les talibans semblent avoir mis en place leur propre service 911 à Kaboul.
    Ils ont publié des numéros de téléphone que les habitants de Kaboul peuvent appeler en cas de menace ou d'urgence.
    E82u5L1WUAYXNM9.jpegDes chefs talibans locaux à Kaboul ont rencontré des sikhs et des hindous afghans dans le district de Gurdwara à Kaboul .
    Les talibans les ont assurés qu'ils seront en sécurité et leur ont demandé de ne pas quitter l'Afghanistan.

    On signale cependant quelques incidents. A Kaboul, les talibans ont envahi les maisons d'au moins deux femmes journalistes, ce lundi 16 août. L'une a réussi à s'échapper, l'autre est inaccessible pour l'instant.
    A Jalalabad, des talibans ont attaqué le bureau du Hizb-e-Islami et dégradé des affiches d'Hekmatyar. Ils ont également pris les armes des gardes du bureau, selon un dirigeant du Hizb-e-Islami. On ne sait pas si ces talibans ont agi sur ordre de leur organisation ou s'ils étaient tout simplement hors de contrôle de leurs dirigeants.
    Malgré les déclarations apaisantes des dirigeants talibans, il faut s'attendre à une répression dans les prochains jours. En effet, les talibans auront bientôt accès aux fichiers du QG des services de renseignement afghans, le NDS, s'ils ne l'ont pas déjà fait. Cela signifie que de nombreux informateurs pourraient être compromis, traqués et exécutés.  Les talibans n'aiment pas les espions.

    Polémique aux Etats-Unis 
    Mis en question, le renseignement américain a déclaré avoir prédit avec précision la prise de contrôle rapide de l'Afghanistan par les talibans, mais regrette que l'administration Biden ait ignoré ses rapports.
    « L'évaluation de la communauté du renseignement a toujours été précise ; ils l'ont simplement ignorée", a déclaré un responsable à ABC News, parlant de l'administration Biden.

    Fils Massoud.jpegLe fils du commandant Massoud appelle à la résistance
    Ahmad Massoud (photo ci-contre), fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par al-Qaïda, a appelé, lundi 16 août 2021, ses compatriotes à le rejoindre pour résister aux talibans qui sont en train de prendre le pouvoir en Afghanistan, tout en pressant les "amis de la liberté" étrangers d'aider son pays.

    Le fils du héros de la résistance anti-soviétique qui lutta ensuite contre les talibans, affirme vouloir faire "sien" le combat de son père pour la liberté, alors que "la tyrannie triomphe en Afghanistan".

    "Mes compagnons d'armes et moi allons donner notre sang, avec tous les Afghans libres qui refusent la servitude et que j'appelle à me rejoindre dans notre bastion du Panjshir, qui est la dernière région libre de notre pays à l'agonie", lance-t-il à l'adresse des Afghans "de toutes régions et de toutes tribus".

    Il estime que "malgré la débâcle totale", "tout n'est pas perdu". "Nous sommes, Afghans, dans la situation de l'Europe en 1940", écrit-il, dans ce texte citant Winston Churchill et le général Charles de Gaulle, pour plaider la cause de la résistance auprès des occidentaux notamment : "Je m'adresse à vous tous, en France, en Europe, en Amérique, dans le monde arabe, ailleurs, qui nous avez tant aidés dans notre combat pour la liberté, contre les Soviétiques jadis, contre les Talibans il y a vingt ans : allez-vous, chers amis de la liberté, nous aider une nouvelle fois comme par le passé ? Notre confiance en vous, malgré la trahison de certains, est grande".

    "Soyez, amis de la liberté, le plus nombreux possible à nos côtés.", déclare-t-il dans cet appel à soutenir la résistance adressé aux Afghans restés dans le pays, comme à ceux de l'étranger et aux occidentaux. 

    Il a été rejoint au Panjshir par Amrullah Saleh, vice-président d'Afghanistan avant la prise de pouvoir des talibans. Sur la photo Ahmad Massoud, Amrullah Saleh et quelques autres commandants discutant des moyens d'organiser la résistance aux talibans.
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    Mulawi Faqir Muhammad.jpegBaitullah Mehsud.jpegDes islamistes pakistanais libérés par les talibans
    780 combattants talibans pakistanais - TTP -, y compris des commandants clés, ont été libérés des prison afghanes par les talibans, en particulier de la prison de Bagram et de celle de Pul-e-Charkhi.
    Des membres du "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP) pakistanais et les membres de la tribu Mamund se sont rendus dans la province afghane de Kunar pour acclamer le chef adjoint et fondateur du TTP, Muhammad (photo de gauche), libéré de Kaboul par les talibans afghans avec un autre dirigeant du TTP, Emir Baitullah Mehsud (photo de droite).
    Mulawi Faqir Muhammad est un aîné tribal influent en dehors du fait d'être un haut dirigeant du TTP. Il a affirmé Faqir publiquement avoir des liens étroits avec le chef d'Al-Qaïda Ayman al Zawahiri
    Rappelons que "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP ) a annoncé le 7 août 2021 avoir fusionné avec un groupe affilié à al-Qaeda, autrefois dirigé par Ustad Aslam. C'est le neuvième groupe djihadiste à rejoindre le TTP depuis juillet 2020".
    "La fusion du groupe Ustad Aslam avec le TTP a permis à ce dernier de bénéficier des experts les plus qualifiés en matière de terrorisme urbain. Ils sont maintenant sous les ordres du TTP". 

    Les islamistes à travers le monde crient "victoire"
    Les nombreux groupes affiliés ou proches d'al-Qaïda ont crié "victoire" dès qu'a été connue la nouvelle de la chute de Kaboul aux mains des talibans.
    Le provocateur islamiste Idriss Sihamedi a explosé de joie en apprenant la victoire des Talibans.
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    ikx_F3Ct.jpegLe fondateur de l'association BarakaCity (photo ci-contre), dissoute en France,  se réjouit du retour des talibans. 

    A Gaza, le groupe djihadiste Jaysh al-Ummah, pro-al-Qaida, a distribué des bonbons pour célébrer la conquête de Kaboul par les talibans.

    A noter que le Hamas et les talibans entretiennent également des liens étroits.
    Ci-dessous, une photo de la réunion qui a eu lieu en mai 2021 entre le Hamas et les dirigeants talibans.
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    En Syrie, le groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham, anciennement affilié à al-Qaïda mais qui s'en était officiellement écarté pour acquérir une respectabilité internationale, a félicité les talibans pour leur victoire en Afghanistan.
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    Le Mufti général du Sultanat d'Oman a également fait une déclaration pour féliciter le peuple frère musulman afghan pour la nette conquête et la chère victoire sur les Américains. 

    Qui reconnaîtra le régime des talibans ?
    La Chine a été le premier pays à faire part de sa décision. Elle s'est dit prête à développer des "relations amicales" avec les talibans afghans

     
  • France : Prison avec sursis requise contre le fondateur de l'ONG islamiste BarakaCity

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    Une peine de prison avec sursis a été requise vendredi par a justice française contre le fondateur de l'ONG musulmane BarakaCity, récemment dissoute par le gouvernement, jugé pour avoir harcelé en ligne une journaliste radio.

    Le parquet d'Evry, près de Paris, a requis huit à dix mois de prison avec sursis à l'encontre d'Idriss Sihamedi (photo), qui avait reconnu devant les enquêteurs avoir envoyé 133 tweets en septembre, mettant en cause une journaliste de la radio RMC, Zohra Bitan. Le fondateur de BarakaCity l'accusait de "déverser sa haine sur les femmes musulmanes".

    Le 11 septembre, BFM avait publié la vidéo d'une étudiante en hidjab dispensant des conseils de cuisine. La chroniqueuse avait réagi en déclarant publiquement que ce choix de porter le voile correspondait "à une idéologie d'où découlent d'innombrables inégalités femmes-hommes".

    Sur Twitter, Idriss Sihamedi avait alors interpellé la chroniqueuse et ses deux fils, à propos de supposées infractions pénales, en poussant la communauté Twitter à demander des explications, via le hashtag BalanceZohraBitan. Le prévenu avait également publié une photographie de la boîte aux lettres de la famille ainsi qu'un courrier en recommandé volé.

    Le procureur a fustigé une logique "d'intimidation", en évoquant des "propos diffamatoires" et le "caractère répété et dégradant" des faits. Les experts ont estimé que les victimes présentaient des troubles anxio-dépressifs et des symptômes de stress post-traumatiques, a rappelé le président, à l'audience.

    L'avocat de Mme Bitan, Jean-Philippe Dom, a dénoncé les "agressions verbales, menaces et propos diffamatoires" et fustigé "un corbeau des temps modernes". Le conseil de M. Sihamedi, Samim Bolaky, a fait valoir que son client - absent à l'audience et placé sous contrôle judiciaire - n'avait pas eu l'intention de se livrer au cyberharcèlement mais souhaitait "mettre en exergue les contradictions" supposées de Mme Bitan. M. Sihamedi, de son vrai nom Driss Yemmou, avait déjà comparu pour des faits similaires.

    Le 15 janvier, le tribunal correctionnel de Paris l'avait relaxé des poursuites de harcèlement en ligne à l'encontre de l'ancienne journaliste de Charlie Hebdo et militante Zineb el Rhazoui.

    Le tribunal de Paris avait reconnu que les messages postés sur Twitter relevaient bien du cyberharcèlement, mais aussi jugé qu'il n'existait "aucune preuve de la dégradation effective des conditions de vie de Zineb El Rhazoui". Le parquet a fait appel de cette relaxe. L'association BarakaCity, fondée par des musulmans salafistes, a été dissoute en octobre par le gouvernement qui l'accuse de liens avec la mouvance islamiste radicale.

  • France : le CCIF s’est auto-dissous avant le décret du gouvernement

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    Le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) s’est auto-dissous sans attendre que soit prononcée sa dissolution en conseil des ministres, a annoncé vendredi l’ONG islamiste dans un communiqué de presse.

    Qualifié « d’ennemi de la République » par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, le CCIF faisait l’objet de vives pressions depuis plusieurs semaines.

    « Comme nous vous l’avions annoncé le 26 octobre, le CCIF a activé un plan d’ampleur permettant de déployer une large partie de ses activités à l’étranger », rappelle la direction dans son écrit, avant de préciser que « la notification de dissolution reçue le 19 novembre a donc été sans objet, puisque le CCIF n’existe plus en tant que structure ».

    En effet, l’ONG fait savoir ce vendredi que son « Conseil d’administration a prononcé, le 29 octobre dernier, la dissolution volontaire du CCIF » et que ses « actifs » ont été « transférés à des associations partenaires ».

    « Concernant nos adhérents, nos partenaires, nos soutiens et les personnes qui suivent notre travail, il leur sera proposé de prendre attache avec nos associations partenaires», conclut l’équipe du CCIF, dont les moyens de communication seront fermés dans les 24 heures.

    Cette décision prise par les équipes de l’association vient mettre un terme à l’acharnement du gouvernement à son encontre.

    Dans un courrier reçu le 19 novembre dernier, le ministre de l’intérieur a accusé notamment le CCIF d’avoir eu comme trésorier, un certain Abdelhakim Sefrioui, mis en cause dans le cadre de l’enquête sur l'assassinat par décapitation du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine qu.

    Une accusation formellement démentie par le collectif, qui pointe une confusion des services de l’Etat, entre le CCIF et le CIF (Conseil des Imams de France), qui n’ont absolument aucun lien.

    « Depuis plus d’une semaine, nous avons répondu aux différents griefs qui nous sont reprochés dans la notification de dissolution, et nous avons démontré que celle-ci se basait sur des éléments infondés, biaisés ou mensongers », souligne à cet effet le CCIF dans son communiqué final.

    À noter également que l’association humanitaire musulmane Barakacity a été dissoute le 28 octobre dernier par le gouvernement français pour des motifs, eux aussi, formellement contestés par sa direction.

    Les avocats de Barakacity ont d’ailleurs annoncé jeudi qu’ils saisissent la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme), pour faire annuler cette décision.

     

  • France : Rejet d'une requête de l'ONG islamiste BarakaCity contre sa dissolution

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    Le conseil d'État, a rejeté mercredi une requête en référé déposée par l'ONG BarakaCity pour contester sa dissolution prononcée par le gouvernement, qui l'accuse d'inciter à la haine et d'être proche de l'islamisme radical.

    "Le juge des référés du Conseil d'État estime que les propos incriminés du président de l'association peuvent être imputés à l'association elle-même et constituent des discours incitant à la discrimination, à la haine ou à la violence, pouvant justifier une dissolution", a expliqué l'institution dans un communiqué annonçant la décision.

    Le 28 octobre, douze jours après l'assassinat du professeur, Samuel Paty, par un islamiste radicalisé, le gouvernement dissolvait BarakaCity en l'accusant d'"inciter à la haine", de liens avec "la mouvance islamiste radicale", et de "justifier des actes terroristes". Le décret de dissolution reprochait à l'ONG de diffuser et d'inviter à la diffusion "d'idées haineuses, discriminatoires et violentes" en ligne avec l'islam radical, notamment via ses comptes Facebook et Twitter et via le compte Twitter personnel de son président et fondateur, Idriss Sihamedi.

    Les avocats de l'ONG, créée en 2010 et qui dit apporter de l'aide à plus de deux millions de démunis dans le monde, ont contesté cette décision "brutale et discrétionnaire" devant le Conseil d'État. L'ONG agit dans un cadre "strictement humanitaire", ne participe à aucune activité "susceptible de troubler l'ordre public, encore moins de nature terroriste", avaient-ils plaidé dans leur requête, qui avait été examinée lundi.

    Prisée notamment des jeunes musulmans des quartiers populaires, BarakaCity avait fait l'objet ces dernières années d'enquêtes approfondies des autorités, qui n'ont débouché sur aucune poursuite. Avec le collectif "Cheikh Yassine", c'est l'une des deux organisations dont le gouvernement a annoncé la dissolution après la mort de Samuel Paty.

    Le gouvernement en a depuis annoncé une troisième, imminente: celle du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), une association de lutte contre la discrimination des musulmans qu'il accuse d'être une "officine islamiste oeuvrant contre la République".

    Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, avait été décapité en pleine rue près de son lycée de Conflans-Sainte-Honorine (en région parisienne) le 16 octobre par un Russe Tchétchène de 18 ans qui lui reprochait d'avoir montré en classe des caricatures du prophète Mohammad.

  • France : L'ONG islamiste BarakaCity dissoute mercredi en Conseil des ministres

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    L'association islamiste BarakaCity a été dissoute en France mercredi 28 octobre en Conseil des ministres, accusée par le gouvernement de "relations au sein de la mouvance islamiste radicale" et de "se complaire à justifier des actes terroristes", a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérard Darmanin dans un tweet.

    Cette ONG, présidée par Driss Yemmou, dit Idriss Sihamedi, "incitait à la haine, entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale, se complaisait à justifier des actes terroristes", a fait valoir le ministre, qui avait réclamé sa dissolution après la décapitation d'un professeur dans un attentat islamiste mi-octobre.

  • France : Le fondateur de l'organisation islamique "Baraka City" a été arrêté pour harcèlement électronique

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    Le responsable de "Baraka City", Idris Yamou, est actuellement interrogé dans le cadre de la dissolution de l'organisation islamique. On a appris qu'il avait été arrêté mercredi pour avoir harcelé un ancien journaliste du journal satirique "Charlie Hebdo".

    «Baraka City» fait partie des associations que les autorités considèrent comme «proches de la tendance islamique radicale» et la ciblent depuis l'assassinat par décapitation d'un professeur par un islamiste tchétchène.

    Idriss Yamou, dit Idris Si Hamdi, était interrogé par la police judiciaire de Paris mercredi matin pour répondre d'une plainte déposée par Zainab Al-Razwi, qui travaillait pour le journal satirique Charlie Hebdo.

    Si Hamdi a été arrêté la semaine dernière dans le cadre d'une autre enquête sur le harcèlement sur Internet, après une plainte déposée le 18 septembre par une autre journaliste de Monte Carlo, Zahra Petan. La plainte concernait "120 tweets diffamatoires" que Si Hamdy avait postés sur Twitter.

    Si Hamdi a attaqué les deux femmes pour leur critique de l'islam dans les médias.

    Dans cette première affaire, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire le 15 octobre. Il comparaîtra à nouveau devant le tribunal correctionnel d'Ivry en région parisienne le 4 décembre.

    La convocation de Si Hamdi a coïncidé mercredi avec le jour où le gouvernement français a pris des mesures pour dissoudre son organisation.

    Son avocat, Sameem Pollaki, a déclaré à France Press que "les circonstances de cette procédure, son timing, et le délai de cinq jours pour ce qui concerne la dissolution de Baraka Siti ne sont pas une coïncidence". Il a ajouté que la question est "définitivement politique, et c'est ce que nous condamnons".

    Dans sa notification concernant la demande de dissolution administrative qu’il a adressée à Si Hamdi mardi soir, le ministère de l’Intérieur a indiqué que les messages postés sur Internet sur les comptes de l’association ou les comptes de son président (…) contiennent de nombreux commentaires anti-occidentaux, anti-laïques, anti-francs-maçons, anti-juifs et même contre certains musulmans qui témoignent du concept d'islam promu par l'association. "

    Les avocats William Burdon et Vincent Bringarth, qui défendent l'ONG, ont dénoncé sur Twitter la faiblesse des arguments que l'administration a tirés de rien pour discréditer l'association.

  • France : Opérations en France contre la mouvance islamiste et la haine en ligne

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    Les autorités françaises ont lancé lundi une vaste opération policière contre la mouvance islamiste, après la décapitation vendredi d'un professeur d'histoire-géographie victime d'une "fatwa", selon le ministre de l'Intérieur, pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.

    Dans le viseur : "des dizaines d'individus" qui n'ont pas un "lien forcément avec l'enquête" mais auxquels le gouvernement a "manifestement envie de faire passer un message : (...) pas une minute de répit pour les ennemis de la République", a dit le ministre, Gérald Darmanin, à la radio Europe 1.

    Selon une source proche du dossier, il s'agit de personnes connues des services de renseignement pour des prêches radicaux et des messages de haine sur les réseaux sociaux.

    Depuis l'assassinat de Samuel Paty qui enseignait à Conflans Sainte-Honorine, à l'ouest de Paris, "plus de 80 enquêtes" ont par ailleurs été ouvertes contre "tous ceux qui de façon apologique ont expliqué d'une manière ou d'une autre que ce professeur l'avait bien cherché", a indiqué M. Darmanin, affirmant que des interpellations avaient eu lieu.

    Le président Emmanuel Macron a réuni dans la soirée du dimanche 18 octobre un conseil de défense, durant lequel il a martelé : "La peur va changer de camp" ; "les islamistes ne doivent pas pouvoir dormir tranquilles dans notre pays", selon le palais présidentiel de l'Élysée.

    À l'issue de 2H30 de réunion avec le Premier ministre Jean Castex, cinq ministres ainsi que le procureur anti-terroriste Jean-François Richard, le chef de l'État a annoncé un "plan d'action" contre "les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés" et qui propagent des appels à la haine.

    Selon M. Darmanin, 51 structures associatives "verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l'État et plusieurs d'entre elles (...) se verront dissoudre en Conseil des ministres". Le ministre veut notamment dissoudre le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) -- "un certain nombre d'éléments nous permettent de penser que c'est un ennemi de la République" -- et l'association humanitaire Baraka City, fondée par des musulmans au profil salafiste.

    "Fatwa"
    Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a de son côté convoqué en urgence les procureurs généraux lundi matin, afin notamment, selon son entourage, qu'ils s'assurent "une parfaite collaboration avec les préfets et les forces de sécurité intérieure dans la mise en œuvre et le suivi des mesures nécessitées par la situation".

    Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs accusé le père d'une collégienne de Conflans Saint-Honorine et le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui d'avoir "manifestement lancé une fatwa" contre M. Paty pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Les deux hommes qui avaient lancé une campagne de mobilisation pour dénoncer l'initiative du professeur, font partie des onze personnes gardées à vue dans l'enquête sur cet attentat perpétré vendredi par un Russe tchétchène de 18 ans.

    Ce dernier Abdoullakh Anzorov, né à Moscou, a été tué de neuf balles par la police. Les enquêteurs cherchent à savoir s'il a été "piloté" ou s'il a décidé lui-même décidé de s'en prendre au professeur.

    Parallèlement, le gouvernement espère répondre aux inquiétudes d'une communauté éducative fortement secouée en renforçant la sécurité des établissements scolaires à la rentrée après les vacances d'automne.

    Hasard du calendrier, le Sénat doit examiner à partir de lundi une proposition de loi du parti Les républicains (droite), majoritaire à la chambre haute, qui vise à inscrire dans la Constitution la prééminence des règles de la République.