Banyas

  • Syrie : Trois morts lors de frappes israéliennes près de Damas

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    Dans la nuit du 19 au 20 mai, l'armée israélienne a tiré des missiles sol-sol sur des cibles au sud de Damas, a rapporté l'agence de presse d'Etat syrienne SANA .

    Le rapport fait état de trois morts à la suite de cette attaque au missile qui a causé d'importants dégâts.

    SANA affirme que "la plupart des missiles ont été abattus".

    L'attaque, selon la source, a été menée vers 23h00 le 19 mai.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), rapporte que trois soldats syriens de la défense aérienne ont été tués et quatre autres blessés à la suite de l'attaque aux missiles. Selon l'OSDH, les frappes ont été menées non seulement sur des cibles près de Damas, mais également sur des cibles dans la région de Masyaf. Des cibles ont également été attaquées dans la zone de Jabl al-Maniyah (près d'al-Kiswah, au sud-ouest de Damas) et dans la zone de Jamrayah (au nord de Damas), ainsi que dans la zone de l'aéroport international de Damas. En outre, une cible a été touchée dans la région de Sayed-Zeinab au sud de Damas.

    Riposte de la défense anti-aérienne russe pour la première fois
    Dans la soirée du 16 mai, la chaîne de télévision israélienne 13 a rapporté que le 13 mai, l'armée russe a tiré pour la première fois sur des avions israéliens en Syrie. Le correspondant de guerre Alon Ben David a rapporté qu'une batterie de défense aérienne exploitée par l'armée russe a ouvert le feu sur des avions israéliens. Selon lui, il n'y avait aucune menace réelle pour l'avion. La chaîne 13 a affirmé que les défenses aériennes syriennes, comme d'habitude, avaient tiré tous leurs missiles anti-aériens, et lorsque les avions israéliens ont commencé à s'éloigner du site de l'opération, la batterie russe a tiré plusieurs missiles (sans qu'il y ait d'acquisition de cibles par les radars). Le rapport a mentionné que l'une des batteries russes S-300 installées en Syrie a tiré sur les avions israéliens. Certains médias russes ont écrit sur qu'une batterie S-400 avait été mise en action. D'une manière ou d'une autre, il s'agit d'un événement sans précédent.

    Les sources officielles n'ont pas confirmé cette information et ne l'ont pas commentée. Mais elle a été citée par de nombreux médias arabes.

    Auparavant, la Russie et Israël coordonnaient leurs actions en Syrie. Dans le cadre des accords conclus, l'armée russe  ignorait les actions de l'armée de l'air israélienne dans l'espace aérien syrien et les avions israéliens n'attaquaient pas les batteries de défense aérienne sur lesquelles se trouvaient les militaires russes.

    Récemment, depuis que la Russie a déclenché son offensive militaire en Ukraine, les relations entre la Fédération de Russie et Israël se sont nettement détériorées. Moscou est mécontente du fait que les Israéliens fournissent une assistance à l'Ukraine et que des armes israéliennes (via des pays tiers) ont commencé à être fournies aux forces armées ukrainiennes.

    Dans la soirée du 14 mai, le contre-amiral Oleg Zhuravlev, chef adjoint du « Centre russe pour la réconciliation des belligérants » en Syrie, s'est exprimé au sujet de la frappe de l'armée de l'air israélienne sur des cibles en territoire syrien. Il a déclaré ce qui suit : "Le 13 mai, de 20h25 à 20h32, six chasseurs tactiques F-16 de l'armée de l'air israélienne, sans pénétrer dans l'espace aérien syrien, ont attaqué les installations du Centre de recherche syrien dans le secteur de ​​​​la localité de Masyaf et le port maritime de Banias. Selon lui, la défense aérienne syrienne a détruit 16 missiles et un véhicule aérien sans pilote. « À la suite des frappes aériennes israéliennes, trois militaires syriens et deux employés civils ont été tués, deux militaires syriens ont été blessés. Les entrepôts d'équipements spéciaux du Centre de recherche syrien ont été endommagés », a déclaré Zhuravlev.

    Le vendredi 13 mai, l'agence étatique syrienne SANA avait rapporté que l'armée israélienne avait lancé une attaque au missile dans la région de Masyaf. Selon l'agence, les défenses aériennes syriennes ont tenté de repousser l'attaque ; la plupart des missiles ont atterri dans des terrains vagues.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), a rapporté que l'armée de l'air israélienne a tiré au moins 8 missiles sur des dépôts d'armes et d'autres installations appartenant à des milices iraniennes et situées près de la ville de Masyaf : à l'ouest de celle-ci, dans le gouvernorat rural de Hama, et au sud-est, dans la province de Soueida. Selon les médias syriens, à la suite de l'attaque, il y a des morts et des blessés. Le journal Al-Watan a rapporté que deux personnes avaient été tuées et six blessées. Selon Sham FM, cinq personnes ont été tuées et sept autres blessées, dont un enfant.

    Le fondateur et directeur du groupe de l'OSDH, Osama Suleiman, commentant la frappe de l'armée de l'air israélienne sur des cibles dans la région de Masyaf, a déclaré que des civils, apparemment, sont morts à la suite de l'action des forces syriennes de défense aérienne. Dans le même temps, il note que la batterie russe S-300 était restée inactive. pour Suleiman, les civils syriens sont devenus les otages de la guerre irano-israélienne, qui se déroule sur le territoire syrien.

  • Liban : Des camions citernes chargés de pétrole iranien traversent l'Irak et la Syrie jusqu'au Liban, sous la protection des gardiens de la révolution

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    Une quarantaine de camions citernes chargés de pétrole iranien ont traversé la frontière irako-syrienne sous la protection du corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) et des milices qui lui sont fidèles, se dirigeant vers le territoire libanais, tandis que deux pétroliers sont arrivés dans les ports syriens transportant du pétrole brut à transporter vers le Liban. 

    Des sources locales dans la région orientale ont confirmé qu'environ 39 camions citernes sont entrés par les points de passage sous le contrôle des milices affiliées à l'Iran à Mayadin et Bukamal dans la province orientale de Deir Ezzor et se sont dirigés vers le territoire libanais.

    Elles ont expliqué que les camions citernes étaient accompagnés de véhicules militaires de la milice "Abu al-Fadl al-Abbas" affiliée à Qais al-Khazali, qui combat en Syrie sous prétexte de protéger des sanctuaires chiites. Les camions citernes ont pris la route allant de Deir ezZor vers Homs et de là vers le Liban.

    Il est à noter que ce convoi de camions citernes constitue le deuxième envoi de dérivés de carburant à destination du Liban, qui souffre d'une crise pétrolière aiguë.

    Pendant ce temps, le service Tanker Trackers, qui suit le mouvement des pétroliers, a déclaré que deux pétroliers étaient arrivés, lundi 6 septembre, d'Iran vers la Syrie, et que les deux pétroliers transportaient du pétrole brut vers la Syrie, et non pas du carburant vers le Liban.

    Le service Tanker Trackers a déclaré via "Twitter": "Les pétroliers DARAN et GOLROO sont arrivés à Baniyas en Syrie aujourd'hui, comme prévu. Ils transportent du pétrole brut vers la Syrie, pas de carburant pour le Liban.

    Tanker Tracks avait précédemment signalé que ces deux pétroliers, battant pavillon iranien et transportant du pétrole brut, avaient récemment traversé le canal de Suez et se dirigeaient vers la Syrie et non le Liban. 

    Le pétrolier, a rapporté le journal Guardian, devrait arriver au port syrien de Banias au début de la semaine prochaine, au mépris des sanctions américaines qui empêchent les exportations de pétrole d'Iran et les importations vers la Syrie, qui sont tous deux soumis à de strictes restrictions américaines sur le commerce. .

    La dernière étape du voyage est un test critique de la détermination des États-Unis à maintenir l'embargo.

    Selon le journal, les États-Unis n'ont pas révélé ce qu'ils ont l'intention de faire une fois que le cargo franchira le canal de Suez et se dirigera vers le nord en direction de la Syrie. Il devrait être déchargé au port syrien de Banias, et le carburant acheminé par camion de l'autre côté de la frontière vers le Liban.

    Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, a annoncé le départ des premiers navires iraniens chargés de dérivés du pétrole vers le Liban, ajoutant qu'ils les considérait comme "territoire libanais" dès l'instant où ils quittaient le port iranien.  

    Le Liban souffre d'une pénurie de carburant nécessaire au fonctionnement des centrales de production d'électricité, et de diesel utilisé pour faire fonctionner les générateurs privés, alors que l'épuisement des réserves en dollars de la Banque centrale du Liban l'empêche de financer les importations.

     

  • Syrie : Double explosion et incendie à bord d'un pétrolier au large de la raffinerie de Banyas

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    Un petit incendie s'est déclaré dimanche 9 mai 2021 à bord d'un pétrolier au large de la raffinerie de Banyas  en raison d'une "panne technique", ont rapporté les médias d'Etat.

    "Une panne technique dans l'un des moteurs d'un pétrolier stationné au large des côtes de la ville de Banyas a provoqué un petit incendie et l'apparition d'une trainée de fumée noire", a indiqué dimanche l'agence officielle Sana. L'incendie a "été immédiatement maitrisé" par l'équipage du pétrolier et n'a pas causé de dommages, selon la même source.

    L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a, lui, fait état d'une "explosion à bord du pétrolier vide alors qu'il était en cours de réparation". Selon le directeur de l'OSDH, il s'agit du même "pétrolier iranien" ayant pris feu le 24 avril lors d'une attaque non revendiquée ayant fait trois morts, dont deux membres de l'équipage. Le ministère syrien du Pétrole avait imputé l'incendie à une possible attaque de drone.

    Le site "Tanker Trackers" a identifié le navire sur lequel s'est déclenché l'incendie, indiquant qu'il s'agit du bateau Wisdom battant pavillon panaméen - le même ayant été ciblé par l'attaque présumée le mois dernier. 

    La raffinerie pétrolière de Banyas est située dans la province côtière de Tartous, contrôlée par le régime de Damas, allié de l'Iran.

    Un incendie a également été signalé dans une raffinerie de pétrole située dans la ville de Homs. Il n'y a pas eu de blessés, mais le complexe a subi des dommages. Une fuite d'huile d'une station de pompage a été désignée comme la cause de l'incendie. Le feu est éteint.

    Ces derniers mois, la Syrie a été témoin de plusieurs incendies et explosions mystérieux dans des installations pétrolières, y compris des pétroliers. Des sources étrangères parlent de l'implication d'Israël, mais il ne peut être exclu que la raison en soit le non-respect des règles de sécurité et la détérioration des équipements.

    Plusieurs infrastructures d'hydrocarbures ont été la cible d'attaques en Syrie ces dernières années. En février 2020, quatre sites pétroliers et gaziers dans la province centrale de Homs avaient été attaqués par des drones armés, provoquant des incendies et des dégâts matériels.

    La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, a coûté des dizaines de milliards de dollars au secteur des hydrocarbures. Les sanctions contre la Syrie ainsi que les mesures punitives américaines contre l'Iran, pays pétrolier, ont rendu d'autant plus compliquées les importations. Avant le conflit, la production de pétrole brut syrien atteignait près de 400.000 barils par jour. En 2020, celle-ci s'élevait à seulement 89.000 b/j selon le ministre du Pétrole, dont jusqu'à 80.000 en provenance des zones kurdes échappant au contrôle du pouvoir.

     

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  • Syrie : Attaque contre un pétrolier iranien au large de la côte syrienne

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    Une attaque a visé samedi un pétrolier iranien au large de la ville côtière de Banias en Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). C'est l'un des trois pétroliers iraniens qui sont récemment arrivés au terminal pétrolier syrien de Banyas.

    Selon la télévision iranienne al-Alam, deux projectiles auraient été tiré contre le tanker iranien. Le premier missile a apparemment manqué sa cible. Le deuxième a frappé le pont et a causé des dommages. Le navire naviguait sous pavillon panaméen mais transportait du pétrole iranien. Selon des informations non officielles, au moins trois personnes auraient été tuées, dont deux membres de l'équipage.

    L'OSDH n'était pas en mesure de préciser dans l'immédiat s'il s'agissait d'une attaque au drone ou d'un missile. "On ne sait pas non plus s'il s'agit d'une attaque israélienne ou pas", a affirmé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "Le pétrolier iranien qui venait d'Iran était à l'arrêt non loin du port de Banias au moment de l'attaque". Il s'agit de la première attaque du genre depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, d'après l'ONG.

    La République islamique d'Iran est un pays allié du régime de Bachar el-Assad en Syrie mais un ennemi d'Israël. Israël cible régulièrement des positions iraniennes en Syrie. Et il y a une dizaine de jours, l'Iran a accusé Israël de "sabotage" dans son usine d'enrichissement d'uranium de Natanz.

    A Damas, le ministère du Pétrole, cité par l'agence officielle Sana, a affirmé que le feu s'était déclaré dans un des réservoirs d'un pétrolier non identifié, touché "vraisemblablement" par une attaque de drone, au large de Banias. "Un incendie s'est déclaré dans l'un des réservoirs (...) après avoir été vraisemblablement la cible d'une attaque au drone" en provenance des eaux territoriales libanaises, a indiqué le ministère dans un communiqué. L'incendie est désormais "maîtrisé".

    Pas d"informations sur d'éventuelles victimes.
    Voisin de la Syrie, Israël a mené depuis 2011 des centaines de frappes, y compris à l'aide de drones, contre des positions du pouvoir syrien et de ses alliés, les troupes iraniennes et des combattants du Hezbollah libanais, un autre ennemi de l'Etat hébreu. Israël dit chercher à éviter que l'Iran ne s'implanter en Syrie. L'armée israélienne n'a que rarement reconnu publiquement ses frappes en Syrie. Jeudi, un officier syrien a été tué près de Damas dans des frappes israéliennes selon l'OSDH, Israël affirmant avoir riposté à un tir de missile tiré de la Syrie et tombé dans le sud du territoire israélien,à 35 km de l installation nucléaire de Dimona.

    La république islamique d'Iran dément que le pétrolier ait été attaqué
    Après avoir rapporté qu'un pétrolier iranien avait été attaqué par deux tirs de drone, les autorités iraniennes ont démenti que le pétrolier ait été la cible d'une attaque. Selon elles, l'incident serait du à une erreur technique.

  • Frontlive-Chrono du mardi 4 février 2020 - Principaux évènements du Moyen Orient, Afrique du nord et Sahel

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    Syrie : attaque contre des sites pétroliers et gaziers

    Quatre sites pétroliers et gaziers en Syrie ont été attaqués dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 février par des drones armés, provoquant des incendies et des dégâts matériels, a rapporté l’agence officielle Sana. Les incendies ont été maîtrisés tandis que des équipes évaluent les dégâts, a ajouté Sana. Deux usines de gaz,…

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  • Frontlive-Chrono : Principaux évènements du Moyen Orient, Afrique du nord et Sahel

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    La Syrie affirme que ses oléoducs offshore ont encore été la cible d’un sabotage

    Le gouvernement syrien a affirmé lundi que des explosifs avaient été placés sur les oléoducs offshore de la raffinerie de Banias, précisant que les dommages n’avaient toutefois pas interrompu les opérations. Des hommes-grenouilles ont placé des « engins explosifs » pour endommager les infrastructures destinées aux navires qui déchargent leur cargaison par des pipelines sous-marins, a déclaré…

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