Banikoara

  • Bénin : deux soldats tués dans le nord-ouest

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    « Un véhicule des Forces armées béninoises (FAB) a sauté dans la matinée du jeudi 6 janvier 2022 sur une mine artisanale à Tanguiéta, département de l’Atacora », près de la frontière avec le Burkina Faso, a rapporté le journal local La Nouvelle Tribune.

    « Cette explosion du véhicule militaire a occasionné deux morts du côté béninois », a précisé cette source.

    D’après le journal béninois Daabaaru, « l’incident est survenu après que le véhicule qui transportait les agents de sécurité ait sauté sur la mine » dans « la région Nord Ouest du pays qui est sous menace terroriste ».

    C'est la quatrième explosion en moins de trois mois concernant un véhicule de l’armée béninoise.

    Il faut rappeler que la première attaque contre l’armée béninoise a eu lieu le mercredi 30 novembre 2021 au niveau du pont de Mékrou à l’Ouest de la commune de Banikoara où un policier avait trouvé la mort.

    La seconde attaque s’est produite à Porga dans la commune de Matéri dans la nuit du mercredi 1er décembre 2021. Une position des Forces armées béninoises (FAB) a été attaquée une nouvelle fois par des présumés terroristes près de la frontière avec le Burkina Faso.

    Une autre attaque a été perpétrée dans le nord-ouest du Bénin près de la frontière du Burkina Faso mercredi 22 décembre 2021. C’est une position des forces armées béninoises qui a été attaquée. Il s’agit de la troisième attaque survenue au cours du mois de décembre dans cette région du nord-ouest du Bénin. Il y a eu des victimes des deux côtés.

    Dans son discours sur l’état de la nation le 29 décembre dernier, le président du Bénin Patrice Talon est revenu sur l’insécurité dans le nord du pays.

    Il a annoncé la mise en place d’un dispositif de renforcement des capacités des forces de défense sur le plan humain, logistique et technologique avec l’appui des pays voisins.

    Afin de garantir davantage la sécurité des personnes et des biens, Patrice Talon a également souligné que la coopération avec les pays limitrophes sera renforcée pour mutualiser les moyens de prévention et de lutte contre les terroristes, tout en rappelant que depuis deux ans des investissements importants ont été consentis pour équiper les forces nationales de défense et de sécurité.Pendjori.jpeg

  • Benin : Deux attaques djihadistes en une semaine

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    Sans surprise, le Benin est désormais soumis à des attaques djihadistes. Deux attaques contre l'armée ont eu lieu en deux jours. Lors de la dernière attaque, 2 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées. 2 djihadistes ont également été tués lors de ces deux attaques.

    Une position de l'armée béninoise située à Porga, à la frontière avec le Burkina Faso, a été prise pour cible dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 décembre 2021. Cette attaque fait suite à une autre survenue mardi 30 novembre dans une autre localité, toujours à la frontière avec le Burkina Faso. Le bilan fait état de trois personnes tuées, dont deux membres de l'armée béninoise et plusieurs blessés. 

    Deux attaques en deux jours, un coup dur pour le Bénin. Pour l'état-major de l'armée de terre, touchée par ces attaques, cette nouvelle épreuve montre que le danger est réel sur le terrain. L’information a été confirmée par le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique.

    Alassane Séidou, le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, était dans la matinée devant les responsables en charge de la sécurité dans le département de l'Atacora.

    "Dans la commune de Banikoara, l'arrondissement de Suroko, dans un village dénommé Mékrouyinyin, il y a une victime dans leur camp (de l'armée). Hier, ils ont frappé chez nous, nous avons aussi enregistré une victime, il y en a eu aussi dans leur camp. Si on a pu leur infliger cela, c'est parce qu'on s'attendait à ça. C'est parce que beaucoup de choses ont été faites en amont " a précisé le ministre.

    Depuis plusieurs mois en effet, les positions militaires ont été sérieusement renforcées au niveau des localités frontalières avec le Burkina Faso. Et c'est justement l'une des bases avancées de l'armée qui a été investie dans la nuit de mercredi. 

    Selon un habitant de Porga, dont un parent militaire était de l'opération, les éléments armés ont attaqué le campement près de la rivière Pendjari et des tirs nourris ont été échangés entre les deux camps.

    Si l'armée béninoise a réussi à repousser les djihadistes, elle a tout de même enregistré un mort, comme dans l'attaque de la veille dans le lit de la rivière Mékrou, dans le département de l'Alibori.

    Le ministre Alassane Séidou rappelle ainsi que le Bénin n’est désormais plus épargné.

    "Comme nous avons l'habitude de le dire, ça n'arrive pas qu'aux autres et nous sommes en train d'avoir la preuve que ça peut nous arriver aussi. Heureusement que nous avons anticipé " tente t-il toutefois de rassurer.

    Pour le ministre béninois de l'Intérieur, de nouvelles stratégies et surtout une synergie d'action dans la sous-région s'imposent pour faire face aux attaques djihadistes.

    "Ces terroristes, ils ont des ambitions territoriales illimitées, ils ne veulent pas se limiter aux pays du Sahel. Ils ont déjà frappé plusieurs fois la Côte d'ivoire, ce n'est pas aujourd'hui qu'ils tentent de venir vers notre pays. C'est parce que nous avons un certain niveau d'organisation qu'on a tiré jusqu'à ce jour à plusieurs reprises. Nous avons frappé en amont, nous avons anticipé. Ils sont nombreux aujourd'hui dans nos mains mais malgré cela ils ont insisté jusqu'à frapper. Ça veut dire que si on ne fait rien, ils ont l'ambition d'aller très loin " précise t-il.

    La présence des groupes extrémistes dans cette zone entre le Bénin et le Burkina Faso est un autre défi sécuritaire majeur qui nécessite donc un état de veille permanent.
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