Bandiagara

  • Mali: des jihadistes tuent 9 civils dans le centre du pays

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    Dimanche 28 février 2021,  9 civils ont été tués lors d'une attaque dans la région de Mopti, au centre du Mali. Les responsables locaux soupçonnent que les responsables soient des djihadistes.

    Selon les rapports de l'agence de presse internationale Reuters, les assaillants ont attaqué les villages de Gorey, Simikanda et Djamnati, voyageant dans des véhicules tout-terrain et armés de mitrailleuses. 

    Yacouba Kassogue, l'adjoint au maire de Doucoumbo, une ville située à proximité des lieux attaqués, a rapporté que lors de l'offensive, les djihadistes présumés ont incendié certaines propriétés et volé du bétail appartenant aux villageois. Le maire de Bankass, une municipalité rurale de Mopti, Moulaye Guindo, a déclaré que, à son avis, les mêmes hommes armés qui ont mené l'assaut contre le poste de contrôle militaire près de la ville de Bandiagara, le 25 février, étaient responsables. 

    Le centre du Mali, habité par de nombreuses communautés différentes, a été mis à l'épreuve lorsqu'un groupe armé, affilié à al-Qaïda, s'est infiltré dans la région en 2015. Les djihadistes ont exploité les conflits inter-ethniques, les frustrations des communautés locales dues au banditisme croissant, à la corruption du gouvernement et à la concurrence pour les ressources, telles que la terre et l'eau.

    Les violences perpétrées dans le centre du pays sont à replacer dans un tableau plus large, à savoir celui de la crise au Mali, qui a débuté en 2012. Cette année-là, les séparatistes de l'ethnie Touareg, alliés aux combattants affiliés à al- Qaïda, ont lancé une rébellion, prenant le contrôle du nord du pays. Cependant, al-Qaïda a rapidement profité de la rébellion des rebelles touaregs pour s'emparer des grandes villes du nord. Le 10 janvier 2013, des groupes islamistes ont été chassés par les troupes françaises, avec l'aide des forces maliennes et des soldats d'autres pays africains, grâce à la mission Serval.

    Ce dernier a été remplacé, le 1er août 2014, par l'opération conjointe Barkhane, dirigée par la France et impliquant les soldats dits du G5 Sahel, en provenance du Burkina Faso, du Tchad, de la Mauritanie, du Mali et du Niger. Malgré cette opération militaire, des groupes liés à l'État islamique et à al-Qaïda se sont  implantés dans les régions du centre et du nord du pays, menant régulièrement des raids contre l'armée et les civils.

    Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), plus de  deux millions de personnes  dans la région du Sahel ont dû fuir leur foyer en raison de la violence perpétuelle. La région est confrontée à une crise en raison du nombre élevé de personnes déplacées à l'intérieur du pays, dans lesquelles les femmes et les enfants sont les catégories les plus touchées. 

  • Mali : 9 soldats maliens tués et 8 autres blessés au cours d'une attaque terroriste

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    9 soldats ont été tués et 8 autres blessés au cours d'une attaque menée jeudi soir 25 février par des hommes armés non identifiés contre la base de détachement des FAMa à Dialoubé et l’escadron de la ville de Bandiagara. au centre du pays.
    Selon les informations reçues, les assaillants ont contrôlé le camp pendant quelques minutes.

    Hier jeudi 25 février 2021 aux environs de 21 heures, des individus armés ont attaqué une base de détachement à Dialoubé et l’escadron de la ville de Bandiagara. Selon des sources locales, lesdits bandits non identifiés et lourdement armés ont attaqués  simultanément ces deux positions dans le secteur de Bandiagara.

    Le bilan provisoire selon des sources locales serait de huit morts (un complétement  calciné), neuf Blessés (cinq Graves et trois légers). L'attaque a occasionné des dégâts matériels très importants  : au niveau de l’escadron (2 véhicules emportés, 1 calciné une arme lourde emportée et le poste de Garde incendié, au niveau du détachement des FAMa à Dialoubé (2 véhicules, deux armes lourdes et deux PKM emportés et  2 maisonnettes de repos incendiées).

     

     

  • Mali : deux morts dans une attaque au centre

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    ATT.E.B.

    Deux personnes ont été tuées, samedi, dans une attaque contre un bus de transport en commun, dans le centre du Mali, ont rapporté des médias locaux. L'attaque a également fait douze blessés, dont une femme gravement atteinte. Ils ont tous été évacués à l'hôpital Somino Dolo de Sevaré.

    "Ce samedi 28 novembre 2020 aux environs de 08h sur l'axe Bandiagara-Sevaré, des individus armés non identifiés ont attaqué un bus de transport en commun (compagnie Air Konna) entre Tilekanda et Songho", a rapporté le site d'information "Malijet".

    Selon le média, l'attaque aurai fait deux morts et douze blessés parmi les voyageurs, évacués au centre de santé de Bandiagara.

    C'est la troisième attaque contre un bus de transport enregistrée ces dernières semaines au Mali. Dans la nuit du 19 au 20 novembre, des hommes armés ont attaqué un bus de transport dans la région de Sikasso, au sud-ouest du Mali.

    Un militaire membre de l'escorte a été tué et sept voyageurs ont été blessés dans cette attaque.

    Le 3 novembre, un autre bus de transport a été attaqué par des hommes armés non identifiés près de la localité de Bandiagara, dans le centre du Mali. Au moins, huit civils ont été tués dans cette attaque.

    Le Mali fait face depuis 2012 à un climat d'insécurité alimenté par des groupes terroristes armés (GAT) installés sur son territoire.

    Au départ basés dans le nord du Mali, ces groupes se sont éparpillés dans le sud et le centre du Mali du fait de la pression de l'armée malienne et des forces étrangères déployées dans le pays.

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  • Mali : huit civils tués dans le centre, près de Bandiagara

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    Att.E.B.

    Au moins huit civils ont été tués, mardi, lors d'une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés près de la localité de Bandiagara (photo ci-dessus), dans le centre du Mali..

    Les huit civils ont été tués lors de l'attaque d'un bus de transport en provenance de Mopti. Deux bébés figurent parmi les victimes.

    Aucune partie n'a revendiqué l'attaque et aucune déclaration officielle n'avait été faite, mercredi à 16h GMT.

    Cette attaque est la deuxième du genre perpétrée dans la même zone en l'espace d'un mois.

    Il y a trois semaines, un autre bus de transport avait été attaqué par des hommes armés. Au moins treize civils avaient été tués dans cette attaque.

    Le Mali fait face, depuis 2012, à des attaques menées par des groupes terroristes liés à Al-Qaïda et à Daech au Sahel.

    Concentrées dans un premier temps dans le Nord du pays, ces attaque ont progressivement atteint le centre du Mali.

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  • Mali : au moins 33 personnes, dont 12 militaires maliens, tuées dans deux attaques au centre du pays

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    Trente-trois morts dont douze militaires maliens et quatorze blessés, c’est le bilan provisoire d'une série d'attaques perpétrées dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 octobre 2020. Les attaques ont eu lieu à Sokoura, dans le cercle Bankass, et près de Bandiagara (photo ci-dessus), région de Mopti. Au même moment, dans la région de Ségou, les habitants du village de Farabougou sont pris en otage par de présumés terroristes.

    L’armée malienne a été attaquée dans la nuit du 12 au 13 octobre, à Sokoura dans le cercle Bankass, région de Mopti. Le bilan provisoire est de neuf morts et quatre blessés. Quelques heures plus tard, le renfort dépêché sur les lieux est aussi tombé dans une embuscade sur le pont de Parou dans la même localité. Selon un communiqué des forces armées et de sécurité, l’armée a enregistré trois morts, dix blessés et des militaires portés disparus suite à cette embuscade. Le même document indique que les présumés terroristes comptent neuf morts et deux véhicules détruits. Quatorze personnes ont également été tuées ce même mardi alors qu'elles quittaient Bandiagara pour Bankass.

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    Dans la région de Ségou, une vingtaine de personnes ont été enlevées samedi dernier à Farabougou dans la commune de Dogofri. Neuf autres personnes ont été tuées sur place par les assaillants qui seraient toujours présents dans le village. Pour rappel, depuis bientôt une semaine, les populations de ce village vivent un blocus imposé par les jihadistes. Personne n'entre et ne sort du village. Cette situation provoque le manque de nourriture dans le village, selon des élus communaux. Pour l'instant, ces deux attaques n'ont pas été revendiquées.

    Elles interviennent quelques jours après l’opération de ratissage de l’armée malienne dans le cercle de Djenné, précisément à Samadougou. Une quantité importante de munitions avait été récupérée et des présumés terroristes arrêtés à travers cette opération.

    Qu’est ce qui explique la recrudescence des attaques terroristes contre les civils et les militaires ? Pourquoi les assaillants occupent actuellement les villages attaqués ? Le manque de patrouilles militaires et l'absence des forces armées et de sécurité dans les zones concernées sont entre-autres les réponses à ces questions estiment certains analystes.