Bagdad

  • Irak : Attaque à la roquette près de l'ambassade américaine à Bagdad

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    La cellule des médias de la sécurité irakienne a annoncé mardi soir qu'un missile de type Katyusha avait atterri près du pont suspendu près de la zone verte de Bagdad, sans faire de dégâts importants.
    Elle a révélé que le missile avait été lancé depuis le camp Rashid. Les forces de sécurité ont retrouvé un autre missile préparé pour le lancement au même endroit et l'ont neutralisé.
    Aucune partie n'a encore revendiqué la responsabilité du lancement du missile.
    Les attaques contre les Américains se sont multipliées depuis que le commandant de la Force al-Qods, du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI), Qassem Soleimani, et le chef de la coalition de milices chiites irakiennes (al-Hashd al-Chaabi), Abu Mahdi al-Muhandis, ont été tués par une frappe aérienne américaine à Bagdad le 3 janvier.
    Washington accuse le Hezbollah irakien et d'autres factions proches de l'Iran d'être derrière ces attaques.
    Suite aux attaques de missiles, les forces américaines se sont retirées de 7 sites et bases militaires dans tout l'Irak au cours des derniers mois, dans le cadre du repositionnement.
    Les récentes frappes ont coïncidé avec la reprise du dialogue américano-irakien, auquel se sont opposées certaines factions fidèles à l'Iran.

  • Irak : Deux roquettes visent l'aéroport de Bagdad

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    Deux roquettes ont visé jeudi soir l'aéroport de Bagdad, où sont postés des soldats américains, a annoncé l'armée irakienne, la 39e attaque de ce type depuis octobre en Irak où Etats-Unis et Iran se disputent l'influence.
    Les deux projectiles de type Katyusha n'ont pas fait de victime ni de dégâts, poursuit le communiqué de l'armée.
    Selon le communiqué de l'armée, les deux roquettes Katyusha ont été lancées à partir de deux endroits différents dans la région de Radwaniyah près de l'aéroport international de Bagdad.
    Comme les précédents, ces tirs n'ont pas été revendiqués, même si Washington pointe du doigt les pro-Iran depuis des mois.
    Les tensions entre Washington et Téhéran, ennemis jurés qui se disputent l'influence en Irak, ont dégénéré ces derniers mois et l'assassinat début janvier du général iranien Qassem Soleimani et de son lieutenant irakien à Bagdad a failli donner lieu à un conflit ouvert.
    Depuis, l'Irak s'est doté d'un nouveau gouvernement, qui passe pour plus pro-Américain, et les tirs de roquettes -qui ont tué trois Américains et un Britannique ces derniers mois- ont connu une accalmie, avant de reprendre en juin.
    Le Premier ministre Moustafa al-Kazimi doit se rendre prochainement à Washington, qui a toujours plusieurs milliers de soldats en Irak malgré une décision d'expulsion votée par le Parlement irakien mais jamais mise en application par le gouvernement.

  • Irak: Envoie de renforts militaires à la frontière avec la Syrie

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    ≈L'armée irakienne a annoncé mercredi qu'elle avait envoyé des renforts militaires pour sécuriser la bande frontalière avec la Syrie, à la suite d'une attaque de l'Etat islamique qui a coûté la vie à un officier supérieur de l'armée, le général de brigade Ahmed al-Lami, et un autre officier ont été tués dans l'attaque dans la province d'Anbar, à l'ouest du pays.
    "Des renforts militaires ont été envoyés pour sécuriser la bande frontalière avec la Syrie et les pays voisins, en conjonction avec le début de l'opération militaire lancée par les forces irakiennes pour poursuivre les éléments terroristes islamistes et empêcher leur infiltration de terroristes dans le pays", a déclaré le porte-parole de l'armée, le général de division Yahya Rasool.
    Dans une interview accordée à la chaîne satellite locale «Change» (privée), Rasoul a ajouté: «Les unités militaires qui détiennent les zones appartiennent à l'armée, au Hashd al-Chaabi (coalition de milices chiites) et aux gardes-frontières."
    Il a expliqué que "les frontières sont sécurisées à l'aide de technologies modernes, de caméras thermiques et de drones".
    En outre, les opérations militaires menées par divers secteurs se poursuivent, dans les limites des quartiers généraux de commandement d'Anbar, Al-Jazeera et West Ninive, afin d'empêcher l'infiltration de terroristes vers le territoire irakien », a ajouté Rasool.
    Les forces irakiennes lancent des opérations militaires continues dans le nord, l'ouest et l'est du pays, contre les cellules endormies de l'Etat islamique, mais l'organisation a récemment commencé à lancer davantage d'attaques contre des cibles militaires, de sécurité et civiles.
    Par ailleurs, l'armée irakienne a annoncé mercredi que 5 personnes avaient été blessées lorsqu'un engin explosif a explosé à l'intérieur d'un minibus transportant des passagers dans la capitale, Bagdad.
    La cellule des médias de sécurité de l'armée a déclaré dans un communiqué qu '"un engin explosif avait explosé à l'intérieur de la roue d'un minibus de type Kia près de la station-service Al-Kilani" dans le quartier de Bab Sharqi, au centre de Bagdad.
    Aucune partie n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attentat.
    Cependant, planter et faire exploser des engins explosifs est une méthode généralement utilisée par les jihadistes de Daech depuis des années.
    Depuis le début de cette année, les attaques de l'Etat islamique se sont multipliées, en particulier dans la région située entre Kirkouk, Salaheddine (nord) et Diyala (est), connue sous le nom de "Triangle de la mort".

  • Irak : Un manifestant tué à Bagdad, le troisième en deux jours

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    Un manifestant a succombé mardi à ses blessures après avoir été touché à la tête par une grenade lacrymogène lors de heurts nocturnes avec les forces de l'ordre sur la place Tahrir de Bagdad, ont indiqué des sources médicales et policières, le troisième en deux jours.
    Dans la nuit de dimanche à lundi, deux manifestants avaient déjà été atteints au visage par des grenades lacrymogènes, les premiers protestataires morts depuis la nomination du gouvernement de Moustafa al-Kazimi il y a moins de trois mois. M. Kazimi est arrivé au pouvoir parce que son prédécesseur, Adel Abdel Mahdi, a été poussé vers la sortie par la classe politique, déterminée à se maintenir coûte que coûte face à une révolte populaire inédite réprimée dans le sang.
    Depuis octobre 2019, le mouvement dénonçant la corruption et réclamant emplois et services fonctionnels déplore plus de 550 morts, 30.000 blessés et des dizaines de militants assassinés ou enlevés. M. Kadhimi a promis la lumière sur toutes ces violences et il s'est de nouveau engagé lundi soir à préserver le "droit légitime" de manifester après la mort de deux hommes.
    Mais quelques heures plus tard, de nouveau, les forces de l'ordre tiraient des grenades lacrymogènes pour disperser des dizaines d'Irakiens à bout, excédés par les coupures d'électricité qui les privent de courant – et donc de ventilation – dans l'un des pays les plus chauds au monde. "Un manifestant, touché à la tête et au torse par une grenade lacrymogène tirée directement sur lui, a succombé à ses blessures après avoir été admis en soins intensifs", a indiqué un médecin à l'AFP.
    Treize autres manifestants ont été blessés dans la nuit, ont précisé des sources médicales. Les défenseurs des droits humains avaient déjà accusé les autorités sous M. Abdel Mahdi d'utiliser des grenades lacrymogènes dix fois plus lourdes qu'ailleurs dans le monde pour viser des manifestants au visage.
    L'Irak traverse la pire crise économique de son histoire récente: l'austérité s'annonce rigoureuse alors même que le prix du pétrole – unique source de devises du pays – ne cesse de baisser. Les Irakiens ne cessent de dénoncer des hôpitaux publics incapables de gérer la crise du nouveau coronavirus, alors que le nombre de cas a dépassé les 112.000 dans le pays, dont près de 4.500 morts.

  • Irak: À Bagdad, la police a ouvert le feu sur des manifestants - deux morts

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    Deux personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans la soirée du 26 juillet, après que la police a ouvert le feu sur des manifestants de l'opposition rassemblés place Tahrir dans le centre de la capitale irakienne.
    Ces affrontements sanglants sur la place Tahrir, au centre du soulèvement populaire qui a débuté en octobre 2019, sont les premiers depuis que le gouvernement de Mustafa Al-Kazemi a reçu les rênes du pouvoir en mai dernier.
    La police a utilisé des balles réelles. Selon des enregistrements de téléphonie mobile diffusés sur les réseaux sociaux, ils ont également bloqué l'entrée de la place pour les ambulances.
    Les militants irakiens ont appelé le Premier ministre Mustafa al-Kazimi à intervenir et à les protéger de la brutalité policière. Al-Kazimi est considéré comme un homme politique pro-occidental, il a dirigé le gouvernement à la suite de plusieurs mois de manifestations de l'opposition.
    Le chef de l'armée interdit la violence contre les manifestants
    Le porte-parole du commandant en chef des forces armées, le général de division Yahya Rasoul, a déclaré que les forces de sécurité avaient reçu pour instructions strictes de ne pas user de violence contre les manifestants, même s'ils les provoquaient.
    Il a accusé "les partis qui ne veulent pas que l'Irak se stabilise" d'avoir "entraîner les manifestants à provoquer les forces de sécurité dans le but de les entraîner dans la confrontation".
    Il a poursuivi: «Nous sommes tous conscients des difficultés vécues par notre peuple, que ce gouvernement, avec sa courte vie, tente de gérer dans des conditions économiques et sanitaires exceptionnelles, et nous ne pouvons pas reprocher au citoyen d'exprimer son opinion de manière pacifique, sans provocation ni affrontement avec les forces de sécurité. ".

     

  • Irak : Libération à Bagdad d'une Allemande après trois jours de captivité

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    La directrice allemande de l'institut Goethe à Bagdad, Hella Mewis (photo), a été libérée et remise vendredi à son ambassade en Irak, après trois jours de captivité, ont indiqué les autorités des deux pays.
    Mme Mewis, qui travaille à Bagdad depuis 2013, avait pris fait et cause pour les manifestations anti-pouvoir déclenchées en Irak en octobre 2019. Des dizaines de militants ont disparu, plus ou moins brièvement, l'ONU accusant des "milices" de ces disparitions forcées. On ignore toujours l'identité des ravisseurs et les raisons de l'enlèvement de l'Allemande, qui fait partie des rares Occidentaux vivant hors de la Zone Verte ultra sécurisée de Bagdad, où siègent plusieurs missions diplomatiques. Mais une source de sécurité irakienne a précisé à l'AFP que sa libération dans la nuit avait été obtenue au terme d'un échange.
    L'unité d'élite du renseignement irakien, les Faucons, est parvenue à remonter la piste d'un des ravisseurs, qui a été interpellé. Ce dernier a "dit appartenir à une faction se réclamant du Hachd al-Chaabi", une coalition de paramilitaires pro-iraniens intégrée aux forces de sécurité, selon la même source. Un accord a ensuite été trouvé: "l'homme a été libéré en échange de l'otage allemande". Mme Mewis se trouvait à Sadr City, un quartier chiite de Bagdad où les forces de l'ordre tentent depuis des années d'imposer la loi mais en vain, a-t-on ajouté. Elle a ensuite "été remise au chargé d'affaires allemand à Bagdad", selon le ministère de l'Intérieur.
    Sur caméra
    Après sa libération, Mme Mewis, dont le centre d'art, Tarkib, est connu pour soutenir de jeunes artistes, a contacté son amie Dhikra Sarsam. "Elle m'a dit qu'elle allait bien et qu'elle n'avait pas été maltraitée", a affirmé Mme Sarsam à l'AFP. "Elle va partir au plus vite en Allemagne."
    Des médias locaux ont diffusé des images de vidéosurveillance présentées comme celles de l'enlèvement de Mme Mewis, sur la corniche du Tigre. Prise en étau entre une berline noire et un pick-up blanc, un modèle utilisé par certaines forces de sécurité, la femme a été forcée de descendre de son vélo par des hommes qui la poussent violemment à l'intérieur du pick-up. Les policiers du commissariat à quelques mètres de là ne sont pas intervenus, a affirmé un responsable de la sécurité.
    Les autorités n'ont jamais arrêté ni accusé une quelconque partie dans les enlèvements de militants irakiens ces derniers mois dans un pays où les factions armées pro-iraniennes gagnent en influence. Le porte-parole du Hachd s'est félicité sur Twitter de la libération de Mme Mewis, tout en appelant à "enquêter sur la présence clandestine de cette étrangère depuis huit ans à Bagdad sans autorisation de la sécurité". Mme Mewis assiste pourtant régulièrement à des événements publics, souvent avec des officiels. Le juge Abdelsattar Bayraqdar, porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, a indiqué que "l'enquête sur ce crime se poursuit".
    "Soulagé"
    Après sa libération, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, s'est dit "très soulagé". Selon Mme Sarsam, Mme Mewis était inquiète depuis l'assassinat début juillet à Bagdad du chercheur Hicham al-Hachémi, connu lui aussi pour son soutien à la révolte anti-pouvoir.
    Cette mort violente a relancé les craintes de nouveaux assassinats politiques, coutumiers durant les années de guerre dans le pays (2006-2009), mais devenus ensuite très rares. Depuis le début de l'année, deux journalistes français ont été retenus en otage plusieurs jours, ainsi que trois humanitaires, libérés après deux mois de captivité et enlevés avec un Irakien dans le même quartier de Karrada que Mme Mewis. Le turbulent leader chiite Moqtada Sadr, silencieux depuis que les manifestations anti-pouvoir se sont essoufflées en début d'année après s'être longtemps posé en protecteur des contestataires, a dit sur Twitter "espérer que ce genre d'incident n'arrive plus à l'avenir".
    Le gouvernement de Moustafa al-Kazimi – dans la ligne de mire des parties pro-Iran car il a longtemps tenté de leur tailler les ailes à la tête du renseignement – ne cesse d'appeler les factions armées à rendre les armes et à cesser le rançonnement aux check-points et postes-frontières. Cela pourrait avoir suscité les dernières violences à Bagdad, disent les observateurs.

  • Irak : Un officier supérieur de l'armée tué lors d'une embuscade tendue par des jhadistes de Daech près de Bagdad.

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    Brig. Gen. Ali Hamid Ghaidan al-Khazraji..jpgLe 17 juillet dernier, le général de brigade Ali Hamid Ghaidan al-Khazraji (photo), commandant de la 59e brigade de l'armée irakienne, a été tué lors d'un affrontement avec des terroristes de l'Etat islamique.
    Les terroristes ont tendu une embuscade au convoi du commandant dans la région de Tarmiyah, 50 km au nord de la capitale, Bagdad. Le général de brigade al-Khazraji a été tué dès le début de l'attaque. Amaqq, l'agence de presse de l'Etat islamique, a affirmé que trois de ses gardes du corps avaient également été tués au cours de l'embuscade.
    Le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kadhimi a ordonné aux forces gouvernementales de traquer les terroristes responsables de l'assassinat d'al-Khazraji.
    Le major général Yahya al-Rasoul, porte-parole militaire du Premier ministre, a déclaré que les autorités enquêtaient actuellement sur cette attaque criminelle, soulignant que les auteurs de l'attentat seraient châtiés.
    Les cellules de Daech (Etat islamique) sont assez actives autour de Bagdad, malgré les efforts des forces de sécurité. Il y a deux jours, les services de renseignement irakiens ont éliminé le gouverneur du groupe terroriste pour la capitale, Omar Shallal Ubaid al-Kartani, au cours d'une opération spéciale.
    L'assassinat du général de brigade al-Khazraji est un coup dur pour les forces de sécurité irakiennes. L'attaque contre le convoi du commandant était apparemment bien planifiée. Cela prouve que les cellules de l'Etat islamique disposent clairement d'informations détaillées sur les mouvements des commandants. Le groupe terroriste pourrait attaquer d'autres officiers supérieurs.