Bagdad

  • Irak: 2 civils blessés dans une attaque à la roquette contre la zone verte de Bagdad

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    Deux civils ont été blessés, jeudi 13 janvier 2022, à la suite d'une attaque à la roquette qui a visé la zone verte fortement fortifiée de Bagdad.

    L'attaque a très probablement été menée avec des roquettes iraniennes Fadjr-1 de 107 mm (ou éventuellement par des roquettes de type 63-2 HE). De plus, il semble qu'elles ont été tirées avec des lanceurs fabriqués de manière artisanale.

    L'officier a ajouté que le système de défense aérienne C-RAM de l'ambassade américaine a abattu deux des roquettes et qu'une troisième a atterri sur le complexe résidentiel d'al-Qadisiyah près du centre diplomatique, causant les blessés.

    Aucun groupe n'a revendiqué l'attaque.

    La zone verte accueille la plupart des missions diplomatiques étrangères, y compris l'ambassade des États-Unis et la résidence du Premier ministre.

    La zone a été la cible à plusieurs reprises d'attaques à la roquette depuis le meurtre du général iranien Qassem Souleimani lors d'une frappe américaine en janvier 2020.

    Washington accuse les milices chiites soutenues par l'Iran d'attaques à la roquette contre des missions diplomatiques étrangères, les États-Unis et les troupes étrangères en Irak.

    Bagdad et Washington ont convenu le 26 juillet, lors d'un quatrième et dernier cycle du dialogue stratégique, de retirer les forces américaines d'Irak à la fin 2021.

  • Irak : Huit éléments de l'Etat islamique arrêtés lors d'opérations sécuritaires

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    Les forces de sécurité irakiennes ont arrêté, mercredi 5 janvier 2022, 8 membres de l'Etat islamique lors d'opérations menées dans 3 provinces.

    La Cellule des médias de sécurité (affiliée au ministère de la Défense) a déclaré dans un communiqué que "les forces de renseignement du ministère de l'Intérieur ont pu arrêter 8 éléments de l'Etat islamique dans les gouvernorats de Kirkouk (nord), Diyala (est) et Bagdad (centre)."

    "Quatre éléments de l'organisation terroriste Daech ont été arrêtés à Bagdad, travaillant dans le secteur dit de Diwan al-Dawa et des mosquées, et 3 autres à Kirkouk dans le secteur dit de Karma, tandis que le huitième a été arrêté dans la province de Diyala", selon le même communiqué.

  • Irak : Les manifestants contre les résultats des élections bloquent la "zone verte" de Bagdad

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    Des centaines de manifestants qui rejettent les résultats des élections parlementaires ont bloqué les entrées de la "zone verte", dans le centre de Bagdad. Vidéo.

    La « zone verte » fortement fortifiée abrite des bâtiments gouvernementaux, le parlement et des missions diplomatiques, y compris l'ambassade des États-Unis.

    Une source de sécurité irakienne a déclaré : « Des centaines de manifestants se sont avancés vers les portes de la zone verte, et ont empêché tout mouvement d'entrée et de sortie de cette zone. Les manifestants entendaient peser sur la décision du Tribunal fédéral spécial chargé d'examiner les poursuites demandant l'annulation des résultats de les élections qui ont eu lieu le 10 octobre 2021.

    La source, qui a requis l'anonymat, a indiqué que « des renforts militaires importants étaient arrivés aux entrées de la Zone verte et se sont déployés autour de la place, en prévision d'une tentative des manifestants de la prendre d'assaut.

    Le 4 décembre, le chef de la coalition al-Fatah, Hadi Al-Amiri, a annoncé avoir déposé une plainte devant le Tribunal fédéral pour faire annuler les résultats des élections. Il a déclaré lui avoir fourni  des preuves techniques et juridiques des irrégularités dans le processus de vote.

    Des dirigeants de l'Alliance al-Fatah ont expliqué en conférence de presse les raisons de leur plainte, détaillant des ratés survenus lors du vote. Citant des rapports d'expertise d'une entreprise allemande commandités par la commission électorale pour évaluer le déroulé du vote, ils ont rappelé que les empreintes digitales de nombreux électeurs n'ont pas pu être reconnues durant le vote électronique. Ils ont également pointé du doigt les défaillances d'un appareil électronique utilisé pour le vote, le C-1000. 

    La coalition al-Fatah est considérée comme le parapluie politique des factions armées irakiennes pro-iraniennes qui sont les plus grands perdants des élections législatives. 

    Selon les résultats, le bloc sadriste est arrivé en tête des élections avec 73 sièges sur 329, suivi par l'Alliance du progrès avec 37 sièges, la coalition État de droit avec 33 sièges et le Parti démocratique du Kurdistan avec 31 sièges. La coalition al-Fatah n'a obtenu que 17 sièges alors qu'elle en avait 48 aux élections de 2018.

    Dernière nouvelle : La plus haute instance judiciaire refuse d'annuler les résultats des législatives
    La Cour suprême fédérale, plus haute instance constitutionnelle d'Irak, a rejeté lundi 27 décembre 2021 une plainte déposée par la coalition al-Fatah, qui regroupe les groupes paramilitaires du Hachd al-Chaabi pour annuler les résultats des dernières élections législatives.

    "Le tribunal fédéral a décidé de rejeter la plainte visant à ne pas faire entériner les résultats définitifs des élections et faire assumer les frais (de l'affaire) au plaignant", a indiqué le juge Jassem Mohamed Aboud en lisant le verdict. "Le verdict est contraignant pour toutes les autorités."

    Cela ne signifie pas encore que le tribunal a officiellement entériné les résultats des élections législatives, a souligné un des avocats de la commission électorale, présent à l'audience lundi. Il a précisé qu'une autre décision doit encore être prise pour annoncer officiellement que les résultats ont été entérinés.

    Malgré son échec, le Hachd al-Chaabi reste un acteur politique incontournable, fort du soutien de l'Iran et de ses 160.000 combattants intégrés aux forces régulières.

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  • Irak : Un drone s'est écrasé près du siège du service de renseignement à Bagdad

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    Un drone est tombé près du siège des services de renseignement à Bagdad.

    Une source policière de Bagdad a indiqué qu'un drone non identifié est tombé peu avant minuit dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 décembre 2021 dans le quartier de Mansour, à l'ouest de la capitale, Bagdad, sans faire de victime.

    Il a souligné que "la zone de l'impact du drone n'était qu'à 1 500 mètres du siège des services de renseignement irakiens".

    La source a expliqué que "le drone, après examen, a découvert s'est révélé ne transporter ni armes ni explosifs, et les parties derrière l'envoi du drone dans la zone ou sa cible ne sont pas encore connues".

    Le 11 novembre 2021, Bagdad a annoncé que le Premier ministre, Mustafa Al-Kazimi, avait survécu à une tentative d'assassinat par trois drones munis d'explosifs, dont deux ont été abattus, tandis que le troisième est tombé dans sa résidence. dans la capitale Bagdad, blessant plusieurs de ses gardes.

    L'attaque est survenue quelques jours après qu'Al-Kazimi ait été critiquée par les factions irakiennes pro-iraniennes réunies au sein du Hashd al-Chaabi. Ces factions accusent al-Kazimi d'avoir truqué les élections pour les tenir à l'écart de la scène politique.

     

  • Irak : Deux roquettes tirées vers la zone verte à Bagdad

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    La zone verte ultra-sécurisée de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine, a été ciblée avec deux missiles Katyusha, à l'aube du dimanche 19 décembre 2021, , ont annoncé dans un communiqué les forces de sécurité irakiennes.

    Les forces de sécurité ont déclaré que « l'un des missiles a été abattu en l'air par le système de défense  C-RAM », « et le second a atterri près de la place des célébrations », ajoutant que l'attaque a causé des dommages à deux voitures.

    Le communiqué ajoute que "les forces de sécurité ont lancé une enquête et localisé le site de lancement".

    L'attaque survient environ deux semaines avant le retrait prévu des forces de combat étrangères du pays.

    Ces derniers mois, des dizaines d'attaques de missiles ou de bombes par drones ont visé les forces américaines et les intérêts américains en Irak.

    Ces attaques ne sont pas revendiquées, mais les États-Unis les attribuent à des factions pro-iraniennes.

    L'Irak a annoncé la semaine dernière la fin des « missions de combat » des forces de la coalition internationale dirigée par Washington sur son sol, de sorte que les tâches de ces forces se sont limitées à la formation et au conseil.

    Environ 2 500 soldats américains et 1 000 soldats de la coalition resteront en Irak.

     

     

  • Irak : Attaque de drones contre la résidence du premier ministre au coeur de la zone verte ultra-protégée de Bagdad

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    Une roquette s'est abattue à 02H15 dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 novembre 2021 sur la résidence du Premier ministre irakien dans la Zone verte à Bagdad, sans que ce dernier ne soit blessé dans l'attaque, a-t-on appris auprès de deux sources sécuritaires. Vidéo.

    al-Kazimi 2.jpeg"Une roquette est tombée sur la maison" du premier ministre Moustafa al-Kazimi (photo ci-contre) a déclaré une source, sous couvert de l'anonymat, tandis qu'une autre a indiqué que ce dernier était "indemne" après l'attaque.

    Le premier ministre indemne
    Le Premier irakien Moustafa al-Kazimi "n'a pas été blessé" lors d'une "tentative d'assassinat ratée" commise dans la nuit de samedi à dimanche au moyen d'un "drone piégé" qui a visé sa résidence dans la Zone verte à Bagdad, a indiqué son bureau.

    Le Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi a confirmé aller "bien" et a appelé "au calme et à la retenue'" dimanche après l'attaque au "drone piégé" contre sa résidence dans la Zone verte à Bagdad. "Je vais bien, Dieu soit loué, et j'appelle au calme et à la retenue de la part de tous pour le bien de l'Irak", a écrit M. Kazimi sur Twitter. Rappelons qu'en novembre 2020, un de ses conseillers avait révélé que « Kazimi était certain qu'il serait assassiné »

    L'attaque a été menée par trois drones kamikazes, dont deux ont été abattus
    La tentative d'assassinat contre le Premier ministre irakien dimanche à Bagdad a été menée par "trois drones, dont deux ont été abattus" par la garde rapprochée de Moustafa al-Kazimi, a-t-on appris auprès de deux sources de sécurité.

    Les trois appareils "ont été lancés depuis un site proche du pont de la République", sur la rive orientale du fleuve Tigre. Ils se sont ensuite dirigés vers la Zone verte, sur la rive occidentale, où se trouve la résidence du Premier ministre, a indiqué l'une de ces sources. "Deux drones ont été abattus" en vol, a précisé ce responsable qui a requis l'anonymat. Le troisième a pu faire exploser sa charge contre la maison, blessant deux gardes du corps de M. Kazimi qui s'en est, lui, sorti indemne. La source sécuritaire a affirmé que les batteries de défense C-RAM de l'ambassade américaine, également située dans la Zone verte, n'étaient "pas entrées en action", sans pouvoir expliquer pourquoi.

    L'opération n'a pas été revendiquée dans l'immédiat.

    Les attaques au drone piégé se sont multipliées ces derniers mois en Irak, notamment contre des sites abritant des intérêts américains. Ces opérations sont rarement revendiquées mais très souvent saluées par les pro-Iran en Irak.

    L'attaque contre Moustafa al-Kazimi, condamnée par les Etats-Unis et plusieurs pays voisins de l'Irak, est la première à viser la résidence du Premier ministre. Elle survient au moment où les partis mènent des tractations en vue de former des coalitions parlementaires sur la base des résultats préliminaires des législatives du 10 octobre. L'Alliance de la conquête, vitrine politique du Hachd al-Chaabi, une influente coalition d'anciens paramilitaires pro-Iraniens, a vu son nombre de sièges fondre à l'issue du vote et dénonce une "fraude" électorale. Certains partisans du Hachd accusent M. Kazimi d'être "complice" de cette "escroquerie". Plusieurs d'entre eux ont entamé des sit-in à proximité de deux entrées de la Zone verte pour protester contre les résultats des élections. Des heurts ont eu lieu vendredi avec les forces de sécurité près de l'une des entrées de la Zone verte. Selon une source sécuritaire, un manifestant a été tué, tandis qu'une source au sein du Hachd al-Chaabi a évoqué "deux morts".

    L'affrontement entre les forces de sécurité irakiennes et les milices pro-iraniennes est inévitable
    La confrontation entre les forces irakiennes et les milices pro-iraniennes est inévitable. Si le Premier ministre ne prend pas la décision de les affronter, les milices, elles, prendront la décision. La survie des milices pro-iraniennes en Irak dépend du résultat de cet affrontement armé.

    Les menaces des miliciens pro-iraniens ont été faites publiquement comme en témoigne cette vidéo montrant le chef de la milice pro-iranienne Asa’ib Ahl al-Haq proférant des menaces contre le Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi, quelques heures avant l'attaque de drone.

    Principaux leaders des milices pro-iraniennes liées à Ismaïl Qa'ani, le chef du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) :
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  • Irak : Heurts entre forces de sécurité et partisans de groupes pro-Iraniens

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    Des heurts ont opposé, vendredi 5 novembre 2021 à Bagdad, les forces de sécurité irakiennes à plusieurs centaines de partisans de groupes pro-Iraniens, qui manifestaient contre les résultats des législatives, selon une source sécuritaire et des journalistes de l'AFP.

    Les partisans du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires chiites, ont lancé des objets en direction de la police et "bloqué trois des quatre accès à la zone verte", où se trouvent des bâtiments gouvernementaux, avant d'être "repoussés" par les forces de l'ordre, a indiqué une source au sein des forces de sécurité, ajoutant que la police "a tiré en l'air". Selon des journalistes de l'AFP sur place, les forces de sécurité étaient déployées en nombre aux abords de la zone verte.
    Certains manifestants "lancent des pierres et toutes sortes d'objets" vers les policiers équipés de boucliers, a précisé la source au sein des forces de sécurité.

    Les forces de sécurité irakiennes ont riposté en tirant à balles réelles pour empêcher les manifestants de prendre d'assaut la zone verte. Les affrontements auraient fait des victimes des deux côtés (le nombre n'a pas été précisé), et la situation sécuritaire est toujours tendue dans le secteur.

    La zone verte de Bagdad, qui abrite notamment l'ambassade américaine et la commission électorale irakienne, est ultra-sécurisée.

    Selon la source sécuritaire, "les manifestants soutiennent Assaïb Ahl al-Haq et les brigades du Hezbollah", deux factions pro-Iraniennes réunies au sein du Hachd al-Chaabi. Le Hachd est une coalition pro-Iranienne d'anciens paramilitaires intégrés aux forces régulières, dont l'un des leitmotivs est le départ des troupes américaines d'Irak.

    Plusieurs centaines de leurs partisans ont entamé le 19 octobre un sit-in à proximité de la zone verte pour dénoncer les résultats préliminaires des élections législatives du 10 octobre, marquées par un fort recul de la vitrine politique du Hachd al-Chaabi. Après le scrutin, les dirigeants du Hachd ont crié à l'"escroquerie" et annoncé qu'ils feraient appel des résultats définitifs, qui doivent être publiés dans les prochaines semaines. Vendredi encore, certains manifestants brandissaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Non à la fraude !". 

    Jeudi 4 novembre, le "comité préparatoire des manifestations de rejet des résultats des élections" a menacé de recourir à l'escalade  si les résultats annoncés étaient maintenus.

    Dans un communiqué, le comité a appelé à "des manifestations pacifiques sous le slogan (Vendredi de la dernière chance) avant qu'elles n'entament une autre étape d'escalade (non précisée).

    Le "Comité préparatoire des manifestations de rejet des résultats des élections" a été constitué la semaine dernière, avec l'organisation, devant les entrées de la Zone verte, d'un sit-in ouvert aux partisans des forces politiques rejetant les résultats du scrutin.

    De son côté, la Commission électorale en Irak a commencé la semaine dernière à recompter les votes de 2 000 bureaux électoraux en réponse à environ 1 400 appels soumis par des candidats et des blocs politiques.

    La commission a indiqué que les résultats du dépouillement manuel sont pour l'instant totalement identiques aux résultats électroniques. La commission n'a pas donné de date pour l'achèvement de l'ensemble du re-comptage.