Badreddine Mustafa

  • Liban : Le Hezbollah traitera la décision du tribunal Hariri "comme si elle n'avait pas été rendue"

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    Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a déclaré vendredi que son parti traiterait la décision qui sera rendue par le Tribunal international contre les quatre accusés, membres du Hezbollah, dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafik Hariri "comme si elle n'avait pas été rendue".

    Environ 13 ans après sa création par un décret des Nations Unies, le tribunal doit prononcer son verdict par contumace contre quatre accusés appartenant au Hezbollah, dans l'affaire de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafik Hariri, dans une affaire qui a changé le visage du Liban et a provoqué le retrait des forces syriennes après 30 ans de tutelle de sécurité. Et politique imposée par Damas.

    Nasrallah a déclaré lors d'un discours télévisé à l'occasion de l'anniversaire de la fin de la guerre de juillet avec Israël en 2006: "Si l'un de nos frères est condamné à une décision injuste, comme prévu, nous sommes attachés à l'innocence de nos frères", soulignant que "la décision qui nous sera rendue est comme si elle n'avait pas été rendue ( ...) parce que la décision a été rendue il y a de nombreuses années. "

    "En ce qui concerne la décision de la Cour internationale, quelle qu’elle soit, nous ne nous considérons pas impliqués", at-il ajouté. Et il a averti qu '"il y a ceux qui essaieront d'utiliser la cour internationale (...) pour viser la résistance et le Hezbollah", appelant ses partisans à "faire preuve de patience" dans la rue après la décision.

    Le tribunal devait prononcer le verdict le sept de ce mois, mais il a décidé de reporter la séance en raison de l'explosion du port de Beyrouth il y a dix jours.

    Il est probable que l'ancien Premier ministre Saad Hariri assistera à la session à La Haye, où le verdict est censé être lu depuis la salle d'audience avec une participation partielle en ligne en raison de l'épidémie de Covid-19.

    Le 14 février 2005, Rafik Hariri a été tué avec 21 personnes. 226 autres personnes étaient blessées dans une explosion visant son convoi au centre-ville de Beyrouth.

    À l'exception de Mustafa Badr al-Din, un ancien chef militaire du Hezbollah qui a été tué en Syrie en 2016, les informations sur les quatre autres accusés se limitent à ce que la cour internationale a fourni. On ne sait rien de leur sort.

    Les quatre accusés, Salim Ayyash, Hassan Merhi, Hussein Oneissi et Assad Sabra, ont été inculpés de plusieurs chefs d'accusation, notamment de «participation à un complot en vue de commettre un acte terroriste, un meurtre intentionnel et une tentative de meurtre».

    La formation du tribunal international dès le début a déclenché une polémique et une division au Liban entre ses partisans alliés de Hariri et d'autres alliés du Hezbollah qui ont remis en question sa crédibilité et l'ont considéré comme «politisé».

    Les accusés, s'ils sont reconnus coupables, risquent la réclusion à perpétuité.

  • Elimination du chef des opérations militaires du Hezbollah en Syrie, Mustafa Badreddine - 14 mai 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 14 mai   2016
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