Badr Albusaidi (ministre des AE)

  • Yémen : Le sultanant d'Oman s'oppose à la désignation des houthis comme groupe terroriste

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    Oman a déclaré que désigner les Houthis comme une organisation terroriste était "inutile".
    Dans une interview accordée à Al-Monitor, le ministre des Affaires étrangères du Sultanat d'Oman, Badr bin Hamad bin Hamoud al-Busaidi (photo ci-dessus), a déclaré : « Il y a un besoin urgent d'un cessez-le-feu car cela permettra au Yémen et à toutes les parties en conflit comme pour les amis du Yémen de commencer la tâche de réparer les dommages humanitaires illimités qui se sont produits. »

    En réponse à une question sur ce qu'il pensait de la proposition des États-Unis de reclasser les Houthis comme une organisation « terroriste », Al-Busaidi a ajouté : « Les Houthis sont un élément important de la solution en fin de compte, et nous devons interagir avec eux. et les reconnaître comme une composante importante comme le reste des autres composantes au Yémen, parce que nous voulons qu'ils fassent partie de la solution.

    "Ils existent, et nous ne pouvons pas les isoler et les catégoriser d'une manière qui pourrait détruire ce que nous essayons tous de faire, c'est-à-dire les amener à la table des négociations et trouver des solutions à la raison pour laquelle ce conflit a éclaté en premier lieu. ."

    Le ministre omanais a estimé qu'"il est faux de ne regarder que les symptômes", ajoutant : "Nous voulons nous attaquer aux causes, et cela ne peut se faire qu'en impliquant toutes les parties, y compris les Houthis, qui sont un acteur important dans ce conflit". cela a pris beaucoup de ressources et fait de nombreuses victimes.

    Il a ajouté : "Je pense qu'il est dans l'intérêt de tous de recentrer notre énergie sur la recherche de solutions par le dialogue et les négociations dans un environnement calme et peut-être un environnement de cessez-le-feu, comme je l'ai déjà dit".

    Le ministre omanais a ajouté: "Je pense qu'isoler une partie ou la classer dans cette catégorie ne sera probablement pas utile, et cela ne permettra pas d'atteindre ce que nous voulons tous, c'est-à-dire la fin du conflit."

     

     

  • Yémen : La coalition dirigée par l'Arabie saoudite annonce avoir arrêté ses raids

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    La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen contre les rebelles chiites houthis a annoncé jeudi 10 juin 2021 avoir arrêté ses raids dans ce pays en vue d'ouvrir la voie à un règlement politique.

    Cette déclaration du porte-parole de la coalition Turki al-Maliki survient sur fond d'efforts diplomatiques redoublés pour mettre fin au conflit dévastateur  qui oppose les forces loyales au pouvoir, appuyé par Riyad, et les rebelles, soutenus par l'Iran, qui contrôlent la majeure partie du nord du pays, dont Sanaa. Elle suit par ailleurs des informations selon lesquelles la coalition a attaqué jeudi des véhicules blindés de houthis près de la capitale.

    Des correspondants de l'AFP à Sanaa ont entendu de fortes explosions et vu des nuages de fumée s'élever dans le ciel. Mais selon M. Maliki, qui s'exprimait à la télévision publique saoudienne, "aucune opération militaire a été menée dans les environs de Sanaa ou dans toute autre ville yéménite dans cette période récente". Pour lui, il s'agit de "préparer un environnement politique propice pour un processus de paix".

    Plus tôt en juin, des responsables omanais, dont le pays joue régulièrement le rôle de médiateur dans les conflits régionaux, étaient venus à Sanaa pour tenter de convaincre les rebelles d'accepter un cessez-le-feu, selon des sources au sein des insurgés.

    Le ministre omanais des Affaires étrangères Badr Albusaidi est arrivé mercredi à Riyad pour y rencontrer des responsables saoudiens. Autre signe allant dans le sens d'une désescalade, les houthis ont commencé à faire réparer des routes près de l'aéroport de Sanaa, ont indiqué des sources locales à l'AFP, indiquant qu'il pourrait bientôt être rouvert.

    La coalition dirigée par Riyad contrôle l'espace aérien du Yémen depuis qu'elle a lancé son opération militaire dans le pays en 2015 pour aider le gouvernement à lutter contre les houthis.

    Les rebelles font de la réouverture de tout l'espace aérien une condition préalable à tout cessez-le-feu. Le conflit, déclenché en 2014 par la prise de Sanaa par les houthis, a fait des dizaines de milliers de morts selon des organisations humanitaires, et des millions de déplacés. Plus des deux tiers des 30 millions d'habitants, confrontés à des risques accrus d'épidémies et de famine, dépendent de l'aide internationale. C'est, selon l'ONU, actuellement la pire crise humanitaire au monde.