Badia

  • Syrie : Des milices soutenues par l'Iran envoient des renforts dans le sud de la Syrie

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    Dimanche 8 août 2021, les milices Harakat Hezbollah al-Nujaba et Liwa Fatemiyoun (photo ci-dessus), soutenues par l'Iran, ont envoyé des renforts militaires vers la province du Rif-Dimashq, dans le sud de la Syrie. 

    Selon des sources locales, les renforts comprenaient au moins des véhicules à quatre roues motrices équipés de mitrailleuses et une centaine de combattants.

    Le convoi se serait déplacé sous pavillon syrien, afin d'éviter d'être repéré par les avions américains. Il est parti des environs de la ville de Sukhnah dans le désert syrien de la Badia et s'est déplacé vers les régions du sud du pays.

    Selon la source, le mouvement est conduit sous le commandement direct du Hezbollah libanais basé à Qousseir dans la province de Homs.

    S'il est confirmé, ce déplacement serait le premier renfort militaire iranien envoyé depuis la Badia syrienne vers d'autres régions syriennes.

  • Syrie : Sept combattants pro-régime tués dans une attaque de l'Etat islamique

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    Au moins sept combattants du régime syrien et de milices alliées à Damas ont été tués mercredi 28 juillet 2021 dans une attaque des jihadistes de l'Etat islamique dans l'est de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). 

    Au moins deux soldats syriens et cinq combattants de groupes alliés à Damas ont péri dans les attaques de l'Etat islamique menées dans plusieurs lieux de la zone désertique de la province de Deir ez-Zor (est), a indiqué l'OSDH. Plusieurs autres combattants pro-régime ont été blessés, dont certains sont dans un état critique, selon l'OSDH qui a également rapporté la mort de cinq jihadistes dans ces affrontements.

    Les attaques ont visé des postes situés près de la station pétrolière d'al-Kuratah, à Jabal al Bishri et le long de la frontière administrative de la province de Deir Ezzor avec celle de Raqqa. Les avions de guerre des forces aérospatiales russes sont entré en action en soutien des forces gouvernementales. Cinq jihadistes de l'Etat islamique ont été tués au cours des bombardements aériens et des affrontements..

    Depuis la chute en mars 2019 de son "califat" autoproclamé, l'Etat islamique a renoué avec la clandestinité et continue de mener des attaques meurtrières en Syrie contre l'armée du régime mais aussi les forces kurdes. Des cellules dormantes ont intensifié leurs attaques contre les forces pro-régime ces derniers mois dans la Badiya, le vaste désert syrien qui s'étend du centre du pays jusqu'à la frontière irakienne. En février, 26 combattants pro-régime avaient ainsi péri dans une embuscade à Deir ez-Zor.

  • Syrie : Damas viole la trêve à Edleb et Moscou pilonne des positions de l'Etat islamique

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    L’Armée Arabe Syrienne (AAS), du président Bachar al-Assad, a continué de violer le cessez-le-feu dans le gouvernorat nord-ouest d'Edleb dans la matinée du mercredi 21 juillet. Pendant ce temps, des avions russes ont effectué plus de 50 raids contre la région désertique de Badia, dans l'est de la Syrie, pour tenter de frapper les cellules de l'État islamique toujours actives.

    Mercredi 21 juillet, l’Armée Arabe Syrienne a été accusée d'avoir touché, au moyen de missiles et d'artillerie lourde, les zones sud d’Edleb, dont le secteur montagneux de Jabal al-Zawiya, violant une nouvelle fois la trêve établie par Moscou et Ankara le 5 mars 2020. Les raids ont causé des dommages matériels aux biens civils, tandis que des avions de reconnaissance continuent de survoler la région.

    Edleb est le dernier bastion encore contrôlé, en grande partie, par des groupes rebelles, et abrite environ 4 millions d'habitants. Ce sont les présidents turc et russe, Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine, qui ont conclus un accord de cessez-le-feu dans le gouvernorat, signé le 5 mars 2020 et prolongé à l'issue des pourparlers tenus à Sotchi les 16 et 17 février 2021. Bien que la trêve ait été violée à plusieurs reprises au cours de l'année écoulée, l'accord entre Moscou et Ankara a évité le risque d'une offensive à grande échelle. Cependant, déjà au mois de juin, le gouvernorat du Nord-Ouest a de nouveau connu des tensions, qui ont duré environ quatre semaines. Elles s’étaient apparemment apaisées à partir du 29 juin. A l’époque, les bombardements avaient principalement touché les zones de Jabal al-Zawiya, au sud d'Edleb, et la plaine d'Al-Ghab, à l'ouest de Hama.

    Parallèlement, la Russie a continué de lancer des frappes aériennes contre la région de Badia, en utilisant des missiles à « potentiel explosif élevé ». Les cibles touchées par Moscou ne sont pas claires, et aucune information n'a été fournie sur d'éventuelles victimes et pertes. Selon des sources, au moins six avions de combat ont participé aux bombardements de ces dernières heures, en se concentrant sur certains axes en particulier le désert de Maadan, au sud de Raqqa, jabal Bishri, le désert de Sukhna, à la périphérie de la province de Homs, et ses extension dans la zone rurale nord-est de Hama. Ces opérations s'inscrivent dans le cadre des efforts déployés par Moscou et Damas pour éliminer définitivement ces cellules qui opèrent principalement dans le vaste désert syrien,

    L'armée du régime syrien est assistée par la Russie et par l'Iran, ainsi que par les milices libanaises pro-iraniennes du Hezbollah. De l'autre côté se trouvent les rebelles, parmi lesquels de nombreux groupes jihadistes, qui reçoivent le soutien de la Turquie.

    Dans ce contexte, le gouvernement « intérimaire »,lié à des groupes d'opposition, a déclaré que, rien qu'en juin, les opérations et les attaques menées par les forces d'Assad et les Forces démocratiques syriennes (Kurdes) ont fait 54 victimes civiles, dont 8 femmes et 12 enfants, tandis que le nombre de blessés s'élevait à au moins 115 Le rapport du district chargé de surveiller les violations des droits de l'homme a également indiqué que les forces de Damas ont frappé des villes et villages syriens 206 fois, en utilisant divers types d'armes. 

  • Syrie : 19 personnes dont des civils "kidnappées" par l'Etat islamique

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    Au moins 19 personnes, 11 civils et huit policiers, ont été "kidnappées" mardi 6 avril 2021 par l'Etat islamique (Daech) dans une province centrale de la Syrie en guerre, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'agence officielle syrienne Sana a confirmé "l'enlèvement d'un certain nombre d'habitants" du village d'al-Saan, dans la province de Hama, alors qu'ils étaient en train de "chercher des truffes" dans la Badiya, le vaste désert syrien. L'agence étatique, qui pointe du doigt l'Etat islamique, fait état de blessés qui ont été hospitalisés.

    "L'organisation Etat islamique a kidnappé huit membres de la police et 11 civils du village d'al-Saan", a indiqué le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane, assurant que près de 40 personnes étaient "portées disparues" et qu'on ignore tout de leur sort. On serait également sans nouvelles d'une quarantaine de personnes sans qu'on sache si, elles aussi, ont été enlevées, ou si elles ont réussi à s'enfuir et se cacher.

    Malgré sa mise en déroute en mars 2019 avec la chute de son "califat", l'Etat islamique continue de lancer des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans la Badiya qui s'étend des provinces centrales de Hama et de Homs jusqu'à celle de Deir ez-Zor, dans l'extrême est de la Syrie. Dans ce secteur, les jihadistes qui ont renoué avec la clandestinité engagent des combats contre les forces du régime, appuyées par des frappes aériennes de l'allié russe. 

    Ces derniers mois, les jihadistes ont aussi à plusieurs reprises "kidnappé des civils, des bergers et des soldats", assure M. Abdel Rahmane. "Dans la plupart des cas, les personnes enlevées sont tuées, surtout quand il s'agit de militaires", a-t-il précisé.

    Les enlèvements de mardi imputés à l'Etat islamique sont les plus importants depuis la chute du "califat", selon M. Abdel Rahmane. En juillet 2018, les jihadistes avaient enlevé une trentaine de personnes dans la province de Soueida, à la faveur d'une série d'attaques visant la communauté druze dans le sud. Les otages, des femmes et des enfants surtout, avaient été libérés, à l'exception de cinq d'entre eux exécutés ou morts en raison des conditions de détention.

  • Syrie: 21 jihadistes de Daech tués dans des raids russes au cours des dernières 24 heures

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    Au moins 21 jihadistes du groupe Etat islamique (Daech) ont péri dans plusieurs raids menés par l'aviation russe dans plusieurs régions en Syrie, a indiqué samedi 20 févrierl'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'ONG a fait état de 21 jihadistes tués dans "au moins 130 frappes aériennes (...) menées au cours des dernières 24 heures par l'aviation russe et ciblant l'organisation Etat islamique".

    Les frappes ont été menées "dans une zone à cheval sur les provinces d'Alep, Hama et Raqqa" dans le nord de la Syrie, mais aussi "dans le désert de Homs (centre) et Deir Ezzor (est)".

    Les raids, qui se sont poursuivis samedi matin, font suite à une série d'attaques menées vendredi par l'Etat islamique contre les forces du régime et ses alliés, ayant tué au moins huit membres d'une milice pro-Damas, selon l'OSDH.

    Malgré sa mise en déroute avec la chute de son "califat" en mars 2019, l'Etat islamique mène toujours des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans le désert de la Badiya, qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir Ezzor, à la frontière avec l'Irak.

    Des combats de plus en plus réguliers ont eu lieu ces derniers mois dans cette vaste zone entre les jihadistes et les forces du régime, appuyées par ses alliés.

    Depuis mars 2019, plus de 1.300 combattants du régime ont été tués dans ces affrontements, ainsi que 145 membres de milices pro-Iraniennes, contre plus de 750 jihadistes de l'Etat islamique, selon l'OSDH.

  • Syrie : Près de 700 frappes aériennes russes en 10 jours contre les positions de l'Etat islamique dans le centre du pays

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    Des avions de combat russes ont effectué environ 700 frappes aériennes sur des positions de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie au cours des dix derniers jours, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 13 février. Selon l'OSDH, au moins 40 frappes aériennes ont été menées dans le triangle Hama-Alep-Raqqa au cours des dernières 24 heures.

    Pour l'OSDH? les frappes aériennes intenses de la Russie sont destinées à réduire les activités croissantes du groupe islamiste radical dans la région centrale».

    Les derniers jours ont vu une baisse des attaques de l'Etat islamique dans la région centrale. Néanmoins, des affrontements limités se poursuivent encore sur plusieurs fronts.

    L'OSDH affirme que 33 terroristes de l'Etat islamique et 56 combattants de l'armée arabe syrienne et d'autres factions pro-gouvernementales ont été tués dans la région centrale au cours des dix derniers jours.

    L'Etat islamique s'efforce d'étendre son influence dans le centre de la Syrie depuis plus d'un an. Les cellules du groupe islamiste ont réussi à pénétrer un certain nombre de zones dans l'est de Hama, le sud d'Alep, le sud de Raqqa et l'ouest de Deir Ezzor. Cependant, ils n'ont pas réussi à établir de nouveaux bastions.

    Les forces gouvernementales syriennes et les forces aérospatiales russes s'emploient actuellement à éliminer la présence de l'Etat islamique dans le désert de Homs, qui s'étend entre l'est de Homs et l'ouest de Deir Ezzor.

  • Syrie : inquiétude pour une unité de l’armée syrienne dans le désert syrien

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    On est sans nouvelles d’une unité de l’armée syrienne disparue dans le centre désertique  syrien, une région où l’Etat islamique est particulièrement actif et à déjà mené de sanglantes embuscades. L’armée de l’air syrienne effectue actuellement de nombreux vols dans la région pour tenter de savoir ce qu’il se passe.