Assad Bachar

  • Syrie : Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou est en Syrie

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    Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, est arrivé en Syrie, où il a inspecté le déroulement des exercices de la marine russe en mer Méditerranée. A noter qu'il ne se trouve donc pas à Moscou où une éventuelle intervention militaire russe contre l'Ukraine aurait pourtant nécessité sa présence.  A noter qu'après une brève visite en Syrie, il est retourné en Russie dans la soirée. 
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    Diverses questions de coopération militaro-technique entre les deux pays ont également été discutées dans le cadre de la lutte conjointe contre les restes de terroristes internationaux.

    Auparavant, le ministère russe de la Défense avait annoncé l'envoi en Syrie de chasseurs MiG-31 équipés de missiles hypersoniques Kinzhal, ainsi que de bombardiers à longue portée Tu-22M3.

    Ils auraient été transférés, après avoir parcouru 1500 km, à la base de Hmeimim pour participer à des exercices navals qui se déroulent dans la partie orientale de la mer Méditerranée. 

    Plus de 15 navires de guerre russes des flottes du Pacifique, du Nord et de la mer Noire participent aux exercices qui consistent en la recherche de sous-marins étrangers, au contrôle de la navigation en mer, ainsi qu'au processus de passage des avions dans la région.

    Les missions russes interviennent à un moment où un groupe de porte-avions de l'OTAN est présent en Méditerranée, dont le porte-avions américain "Harry Truman", le porte-avions français "Charles de Gaulle", et le porte-avions "Count Eddy Cavour" de la marine italienne avec un groupe de navires de soutien et de destroyers.

    En décembre 2017, la Russie et la Syrie ont signé un accord sur l'extension du point de soutien logistique naval de la marine russe à Tartous et l'entrée de navires de guerre russes dans les eaux territoriales syriennes et les ports syriens Selon l'accord, la marine russe utilise cette base logistique.

     

     

  • La Syrie a besoin de l'Iran en l'absence de l'aide des pays arabes

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    Syrie : L'Iran a mis la main sur l'économie et la sécurité syriennes
    L'Iran a accordé trois prêts au gouvernement syrien malgré sa propre crise économique. Le gouvernement iranien a voulu profiter du fait que le régime syrien était soumis à un boycott international et privé de tout soutien extérieur.

    Alors que la Syrie était dévastée par la guerre, l'Iran a conclu de nombreux accords de coopération et contrats économiques avec le gouvernement syrien. Ces contrats concernent la reconstruction des infrastructures, l'électricité, la santé, les moulins, les denrées alimentaires et les secteurs financiers.

    La Syrie a besoin de l'Iran qui est sa seule fenêtre sur le monde. Téhéran en a profité pour pousser Damas à faire de plus en plus de concessions. Le gouvernement syrien a exempté les produits des entreprises iraniennes de tous frais et taxes à leur importation en Syrie. Le régime syrien a été contraint d'hypothéquer les propriétés du gouvernement et les biens immobiliers en échange des prêts iraniens.

    Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays est passé de 280 millions de dollars en 2010 à un milliard de dollars en 2014, et l'ambition iranienne est d'atteindre 10 milliards de dollars, ce qui correspond plus ou moins au volume des échanges commerciaux avec l'Irak. 

    L'Iran a forcé la Syrie à signer des contrats commerciaux
    Téhéran a réussi à forcer le régime syrien à signer des contrats lucratifs avec des entreprises iraniennes.
    L'objectif de l'Iran reste la phase d'après-guerre, en particulier le processus de reconstruction. Des millions de maisons, d'installations et d'infrastructures ont été détruites par la guerre en Syrie. L'Iran, qui se classe comme le plus grand producteur de ciment et de fer au Moyen-Orient, a l'intention de jouer un rôle dominant dans le processus de reconstruction.

    Le peuple syrien n'est pas satisfait du soutien iranien et de la présence des milices chiites dans le pays. Il s'inquiète de la montée en puissance de l'Iran dans le pays. Il considère le régime religieux des Ayatollahs, le concept du Walih al-Faqih, comme un danger pour le peuple syrien et l'avenir du régime, pour l'environnement arabe, et la sécurité de la Syrie, notamment face à Israël. Mais le problème est l'absence d'un réel soutien international au peuple syrien à l'heure actuelle. 

    Les milices pro-iraniennes terrorisent la société syrienne
    Les milices pro-iraniennes exercent déjà leur autorité et leur pouvoir sur une bonne partie du territoire, ce qui se traduit par un niveau accru de violence et de meurtres. 

    Les initiatives arabes sont nécessaires pour contrer l'Iran
    Les initiatives arabes comme celles menées par le roi de Jordanie Abdallah II concernant les infrastructures de gaz et d'électricité de la Jordanie et de l'Égypte au Liban via la Syrie sont à saluer. Il est également important que les États-Unis lèvent les restrictions et les sanctions contre le peuple syrien et de permettre aux institutions, entreprises, usines et pays arabes, avec leurs ministères et gouvernements, de traiter avec les Syriens sans entraves ni pénalités. Cette étape permettrait d'offrir aux Syriens des options et des possibilités pour concurrencer l'Iran, qui ne résisterait pas longtemps face à une assistance arabe. Les pays arabes riches interviendraient en Syrie, non pas par profit, comme le fait l'Iran, mais dans le but d'aider ce peuple qui a vécu les affres de la guerre.

    Un premier petit pas des Emirats Arabes Unis
    La visite du ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Abdullah bin Zayed, à Damas et sa rencontre avec le président syrien Bachar al-Assad, s'inscrivent dans le cadre du retour du soutien arabe à la Syrie. Mais des actions plus larges que des visites et une aide rationnée sont nécessaires. Il faut exploiter ce que le roi jordanien Abdallah II a déjà entamé, pour reconstruire l'économie syrienne et restaurer une vie normale dans ce pays, notamment en étudiant sérieusement les plans russes qui visent à se passer de l'Iran pour la reconstruction des infrastructures détruites par la guerre civile.

    Obstacles américains
    La Russie a présenté des projets et des plans de reconstruction, mais ils se sont heurtés aux obstacles américains et aux menaces de sanctions de Washington aux pays, entreprises et institutions internationales qui envisageraient d'intervenir pour reconstruire la Syrie.

     

     

     

  • La Syrie et l'Arabie saoudite rétablissent leurs relations après une réunion décisive à Damas

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    Le chef du renseignement saoudien a tenu une réunion décisive avec son homologue syrien à Damas, la capitale syrienne, a rapporté The Guardian le 4 mai.

    L'histoire hostile des relations entre l'Arabie saoudite et la Syrie souligne l'importance de la récente réunion. La délégation saoudienne qui a participé à la réunion était dirigée par le général Khalid Humaidan, chef de la Direction générale des renseignements. La partie syrienne était représentée par le général Ali Mamlouk, chef du bureau de la sécurité nationale.

    Le Royaume a été parmi les premiers pays arabes à sévir ses relations avec Damas et à exprimer son soutien à la révolte de 2011. Plus tard, Riyad a joué un rôle clé dans le financement et l'armement des rebelles en Syrie.

    Des responsables à Riyad ont déclaré au Guardian que le Royaume pourrait rétablir ses relations avec Damas peu de temps après la fête de trois jours de l'Aïd al-Fitr qui marquera la fin du Ramadan dans une semaine.

    "C'est prévu depuis un certain temps, mais rien n'a bougé", a déclaré l'un des responsables au quotidien britannique. «Les événements ont changé au niveau régional et cela a fourni l'ouverture.»

    Les informations du Guardian sont conformes à un récent rapport de Rai al-Youm, qui a été le premier à rendre compte de la réunion saoudo-syrienne à Damas.

    Dans son rapport, le média basé à Londres allègue que le président syrien Bashar al-Assad a assisté à la réunion décisive à Damas. Le média affirme également qu'une réunion plus large aura lieu après l'Aïd al-Fitr et que l'Arabie saoudite soutiendra le retour de la Syrie dans la Ligue arabe.

    Ces dernières années, de nombreux reportages dans les médias arabes et internationaux parlaient d'un rapprochement entre l'Arabie saoudite et la Syrie. Pourtant, ces rapports ne se sont pas concrétisés.

    Le rétablissement des relations avec l'Arabie saoudite serait une victoire politique majeure pour Damas. Cette étape peut également aider à stimuler l'économie en difficulté du pays déchiré par la guerre.

  • Syrie : Le président Assad et son épouse Asma atteints du coronavirus

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    Le président syrien Bachar al-Assad et son épouse Asma sont porteurs du Covid-19 mais ils sont "en bonne santé" et leur état est "stable", a annoncé lundi la présidence dans un communiqué.

    "Ils poursuivront leur travail durant leur période d'isolement à domicile, qui va durer deux ou trois semaines", a précisé le communiqué, ajoutant que le couple avait effectué un test de dépistage PCR après "avoir ressenti des symptômes légers semblables à ceux du Covid-19".

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  • Syrie : Le mufti de Damas tué dans un attentat

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    Le mufti de la province de Damas, Adnane al-Afyouni, a été tué jeudi dans l'explosion d'une bombe placée à bord de son véhicule près de la capitale syrienne, a rapporté l'agence officielle Sana en dénonçant une attaque "terroriste".

    Agé de 66 ans, le dignitaire religieux sunnite était considéré comme un proche du président Bachar el-Assad, issu de la minorité alaouite, une branche du chiisme. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), le mufti avait joué un rôle de premier plan ces dernières années dans les accords entre pouvoir et rebelles pour faire cesser les combats dans la province de Damas.

    Le responsable religieux "est mort après qu'une bombe a été placée dans sa voiture dans la ville de Qoudsaya", au nord-ouest de la capitale Damas, a indiqué Sana, en citant le ministère des Affaires religieuses. En septembre 2016, le mufti de Damas avait présidé la prière à la mosquée de Daraya, près de la capitale, où M. Assad avait fait une rare apparition en public à l'occasion de la fête de l'Adha. Daraya était un fief rebelle et les insurgés venaient de l'évacuer après un accord de reddition conclu avec le régime.

    Le mufti Afyouni avait alors déclaré que Daraya devait être un exemple pour "la réconciliation entre tous les Syriens et l'abandon des combats" dans le pays déchiré par la guerre depuis 2011. Les attaques sont devenues très rares dans et autour de la capitale, bastion du régime, depuis que les forces gouvernementales ont chassé les rebelles et les jihadistes de leurs derniers fiefs en 2018. Après une série de victoires grâce à l'aide militaire de l'allié russe, le régime Assad a repris le contrôle d'environ 70% du territoire syrien.

    Déclenché par la répression d'une révolte populaire contre le pouvoir, le conflit s'est transformé en guerre dévastatrice, impliquant une multitude d'acteurs régionaux et internationaux, ainsi que des groupes jihadistes. La guerre a fait plus de 380.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.

  • Syrie : Le président Assad désigne un nouveau Premier ministre

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    Hussein_Arnous.jpgLe président Bachar el-Assad a nommé mardi un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement après les élections parlementaires tenues en juillet, a rapporté la présidence syrienne.

    Hussein Arnous (photo), ancien ministre des Ressources hydrauliques, a été nommé chef de gouvernement en vertu d'un décret présidentiel publié par les médias officiels.

    M. Arnous avait déjà assumé cette fonction à titre temporaire jusqu'aux législatives du 19 juillet, après le limogeage en juin de l'ancien Premier ministre Imad Khamis, sur fond d'aggravation de la crise économique.

    Tout comme son prédécesseur, le nouveau Premier ministre fait l'objet depuis plusieurs années de sanctions imposées par les Etats-Unis et l'Union européenne contre le régime d'Assad. Sa nomination intervient dans un contexte de crise économique aiguë et d'une dépréciation sans précédent de la monnaie syrienne, ayant provoqué une hausse vertigineuse des prix à travers le pays, et poussé certains commerces à mettre la clé sous la porte.

    Le prochain gouvernement devra également faire face à un nouveau train de sanctions américaines entrées en vigueur en juin, sous le nom de la loi "César", qui sanctionne toute entité collaborant avec Damas, ainsi que des hommes d'affaires et des personnalités clés du régime.

    Originaire de la ville de Maarat al-Noumane dans la province d'Idleb, Hussein Arnous est diplômé de la faculté d'ingénierie civile de l'Université d'Alep. Âgé de 67 ans, il a déjà occupé plusieurs postes ministériels.

    La crise économique en Syrie, déchirée par une guerre qui dure depuis 2011, a été amplifiée par les mesures de confinement adoptées face au Covid-19, mais aussi par le naufrage économique au Liban voisin, touché par une pénurie de dollars et une dégringolade historique de sa monnaie nationale. Le parti Baas, au pouvoir en Syrie, et ses alliés ont raflé la majorité des 250 sièges de l'Assemblée nationale lors des dernières législatives.

  • Syrie : Le président syrien Bashar al-Assad a interrompu son discours au parlement en raison d'un malaise vagal

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    Le président syrien Bashar al-Assad a interrompu son discours au parlement en raison d'un malaise vagal. Son service de presse a rapporté que la pression du président avait soudainement baissé. Il a fait une courte pause, puis il a repris son discours.
    Bashar al-Assad, commentant l'incident, a expliqué qu'il avait des vertiges et que la raison est sans doute du au fit qu'il n'avait pas mangé aujourd'hui.
    Le discours de Bachar al-Assad était dédié à l'ouverture de la première session du parlement après les élections tenues le mois dernier.
    L'agence officielle syrienne SANA a déclaré dans un communiqué que le président avait commenté la situation actuelle dans le pays, et s'était également concentré sur la lutte contre le terrorisme. Il a affirmé que les États-Unis étaient intéressés par la présence d’organisations terroristes comme l’État islamique dans la région. Il a également mentionné les attaques israéliennes contre des cibles en Syrie. En particulier, Bashar al-Assad a dénoncé les frappes israéliennes dans la région de Deir ez-Zor, affirmant qu'elles avaient été menées par Israël afin de faciliter les mouvements des terroristes de l'Etat islamique.

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