Baalbeck

  • Liban : Inquiétude sécuritaire

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    Le chef de l'armée met en garde, Washington s'inquiète, et l'ONU demande la nomination d'un nouveau Premier ministre
    Le commandant de l'armée libanaise a averti vendredi 16 juillet 2021 que la situation dans le pays était sur le point de dégénérer à la suite des excuses de Saad Hariri pour la formation du gouvernement.

    Jeudi 15 juillet, Saad Hariri avait fait ses excuses pour n'avoir pas été capable de former un nouveau gouvernement après près de 9 mois de tractations à la suite de désaccords avec le président Michel Aoun.

    Le commandant de l'armée, le général Aoun, a déclaré, selon un communiqué officiel : « Il semble que la situation s'aggrave et que les choses soient sur le point de dégénérer, car nous sommes confrontés à un destin politique et social difficile.

    Il a ajouté dans le communiqué publié par l'armée sur son site officiel : "Notre responsabilité est grande à ce stade, et nous sommes tenus de préserver la sécurité et la stabilité de la patrie et d'empêcher le chaos".

    Le général Aoun a exprimé son espoir que ce que le pays traverse ces jours-ci soit "une crise de transition qu'il surmontera grâce aux éléments de l'armée".

    Plusieurs régions libanaises connaissent de temps à autre des manifestations populaires de colère, entrecoupées de blocages de routes, pour protester contre la réalité vivante et l'escalade de la crise économique.

    Pendant environ 9 mois, des différends entre Aoun et Hariri ont empêché la formation d'un gouvernement, pour succéder à l'actuel gouvernement par intérim dirigé par Hassan Diab, qui a démissionné le 10 août 2020, 6 jours après une explosion catastrophique dans le port de la capitale, Beyrouth.

    Les différends ont porté sur le droit de nommer des ministres chrétiens, Hariri accusant Aoun d'insister pour que son équipe, dont le Hezbollah, obtienne le « tiers de blocage », qui est le nombre de ministres qui permet de contrôler les décisions du gouvernement.

    Les observateurs disent que la situation au Liban va empirer politiquement et économiquement, après que Hariri ait adressé jeudi ses excuses pour l'impossibilité de former un gouvernement.

    Depuis fin 2019, le Liban souffre d'une grave crise économique qui a entraîné une détérioration financière et vitale, une pénurie de carburant, de médicaments et d'autres produits de base, ainsi qu'une augmentation sans précédent des taux de pauvreté.

    Protestations violentes 
    Vendredi, 15 militaires et 4 manifestants ont été blessés dans des affrontements qui ont éclaté dans le quartier de Jabal Mohsen  au nord du Liban sur fond de dégradation des conditions de vie.

    L'armée libanaise a déclaré dans un communiqué que 5 soldats ont été blessés lorsque des jeunes leur ont lancé une grenade dans le quartier de Jabal Mohsen, et 10 autres soldats ont été blessés par des jets de pierres lancées par un certain nombre de manifestants dans le même quartier.

    Les affrontements ont éclaté alors que l'armée libanaise tentait d'ouvrir une route coupée par les manifestants.

    Les manifestants ont jeté des pierres sur l'armée, qui a utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les manifestants, selon des témoins.

    L'agence de presse officielle libanaise a expliqué que les manifestants de Jabal Mohsen protestaient contre la détérioration des conditions de vie et les pénuries de diesel et d'essence, ainsi que de médicaments et de lait.

    L'agence a indiqué que 4 manifestants ont été blessés, dont un dans un état critique, tandis que l'armée renforçait son déploiement dans la zone de tension.

    Dans le même contexte, des dizaines de manifestants ont bloqué une route principale reliant la capitale, Beyrouth, au sud du pays pendant plus de deux heures avant de la rouvrir, ce qui a provoqué un embouteillage monstre.

    Dana Stroul.jpegDétérioration de la sécurité
    Le sous-secrétaire américain adjoint à la Défense pour les affaires du Moyen-Orient, Dana Stroul (photo ci-contre), a averti que la situation économique au Liban pourrait entraîner une détérioration de la sécurité.

    Dans une interview avec Al-Hurra TV, Stroul a exprimé son inquiétude face à la confrontation de l'armée libanaise avec les manifestants dans la rue, soulignant que l'establishment militaire bénéficie toujours du soutien de la majorité des Libanais.

    Elle a souligné que les États-Unis se concentraient sur le soutien à l'armée libanaise, qui effectue une mission très importante, en raison de l'échec du gouvernement libanais à fournir une aide humanitaire, en particulier après l'explosion du port.

    Elle a souligné que le Pentagone surveille de près la situation et encourage les dirigeants libanais à "prendre des mesures dès maintenant pour empêcher le déclenchement de ce type de violence".

    D'autre part, elle a évoqué les conditions économiques vécues par les membres de l'armée libanaise, soulignant que les États-Unis examinent de près les mesures qui peuvent être prises pour soutenir l'armée libanaise.

    Joanna Wronecka.jpegDans un contexte connexe, la coordonnatrice spéciale des Nations unies au Liban, Joanna Wronecka (Photo ci-contre), a appelé vendredi à la formation d'un gouvernement "capable de mener les réformes nécessaires".

    Lors d'un cercle télévisé avec des journalistes au siège de l'Organisation internationale à New York, Farhan Haq, porte-parole adjoint du Secrétaire général, a cité le Coordonnateur de l'ONU disant que « des mesures rapides doivent être prises pour assurer la nomination d'un nouveau Premier ministre, conformément aux exigences constitutionnelles, et la formation d'un gouvernement capable de mener les réformes nécessaires pour mettre le Liban sur la voie de la reprise avant de tenir des élections libres et équitables l'année prochaine.

    Il a ajouté que Wronecka a exprimé son "profond regret sur l'incapacité des dirigeants libanais à parvenir à un accord sur la formation d'un nouveau gouvernement qui est absolument nécessaire pour faire face aux nombreux défis auxquels le pays est confronté".

    Perquisition de l'armée et affrontements à la roquette dans la région de Baalbeck
    Des incidents sécuritaires ont éclaté vendredi dans la région de Baalbeck, au soir d'une tournée du commandant en chef de l'armée libanaise dans la Békaa au cours laquelle il avait évoqué une "amélioration de la situation sécuritaire" dans cette région. 

    Dans le quartier de Charaouné, une dispute entre deux personnes du clan Jaafar a dégénéré en "combats violents" à l'arme automatique et à la roquette, rapporte notre correspondante dans la Békaa Sarah Abdallah. Une quinzaine de missiles de grade militaire ont été échangés lors de ces affrontements. 

    Et à Hour Taala, l'armée a mené des perquisitions, à la recherche de repris de justice. Certaines des personnes recherchées ayant pris la fuite, un hélicoptère de la troupe a été amené en renforts et a longuement survolé la zone. 
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  • Liban : Tirs nourris dans le quartier de Laylaki dans la banlieue sud de Beyrouth

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    Des tirs nourris ont été entendus dimanche après-midi 28 mars 2021 dans le quartier de Laylaki, dans la banlieue sud de Beyrouth. Vidéo.

    D'intenses coups de feu à l'arme automatique ont retenti pendant plus d'une dizaine de secondes. Les raisons de ces tirs ne sont toujours pas claires, mais selon certains médias, ces coups de feu ont eu lieu au moment de l'arrivée de la dépouille d'un homme tué la veille lors d'une opération de l'armée qui était à sa recherche. Il semblerait que ce soit un membre de la famille Zeaïter qui ait été tué, samedi, lors d'une descente menée par l'armée dans le quartier de Charawné à Baalbeck. L'homme était un repris de justice. L'armée n'avait pas divulgué l'identité de l'homme tué lors de cette opération qui a fait plusieurs blessés suite à des échanges de tirs.

    La banlieue sud de la capitale, fief du Hezbollah chiite, abrite également de nombreux membres de clans chiites, notamment ceux des familles rivales de Zeaïter et Jaafar, également présentes dans la plaine de la Békaa. La situation dans la Békaa est souvent instable et des accrochages armés sont régulièrement enregistrés entre membres de différents clans. Des patrouilles de l'armée essuient également régulièrement des tirs. En février dernier, Laylaki a été le théâtre d’une véritable scène de guérilla urbaine, entre les clans Hajoula et Zeaïter, qui dominent le quartier.

  • Liban : Plusieurs incidents dans le nord-est du pays

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    Une patrouille de l'armée attaquée par des membres du puissant clan Jaafar à la frontière syrienne
    Une patrouille de l'armée libanaise a été attaquée dimanche par des membres du puissant clan Jaafar près de la localité de Kasr, à la frontière syrienne, rapporte notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah.
     
    Les militaires avaient arrêté une camionnette utilisée pour la contrebande de carburant vers la Syrie dans la localité de Mansoura, située entre le village de Kasr et la ville de Hermel. Des membres du clan Jaafar ont alors attaqué les soldats avec des bâtons et des objets contondants pour tenter d'empêcher les militaires de confisquer le véhicule. Une bagarre s'en est suivie, après quoi la patrouille a réussi à saisir le véhicule.
     
    La situation dans la plaine de la Békaa est souvent instable, la contrebande frontalière y est active et des affrontements ont régulièrement lieu, soit entre membres de différents clans rivaux, soit avec l'armée.
     
    L'armée libanaise essuie des tirs à Baalbeck au cours d'une descente
    Une patrouille de l'armée libanaise a essuyé des tirs dimanche, alors qu'elle effectuait une descente dans le quartier de Charawné à Baalbeck (Békaa) à la recherche de prévenus, rapporte notre correspondante, Sarah Abdallah. Les militaires s'en sont sortis indemnes et ont saisi au moins une voiture volée, dans un secteur où ce genre d'incidents est très fréquent.
     
    La situation dans la Békaa, notamment dans la région de Baalbeck, est souvent instable et des tirs sont régulièrement enregistrés, soit entre membres de différents clans, soit en direction de patrouilles de l'armée. Mardi dernier, un homme a été blessé dans le même quartier, lors d'échanges de tirs suite à une dispute. Le même jour, des tirs à l'arme automatique et aux roquettes avaient été entendus dans la ville, au cours des funérailles d'un médecin de la famille Zeaïter.

    Des protestataires interceptent à Tripoli un camion en direction de la Syrie
    Des protestataires de Tripoli (Liban-Nord) ont intercepté dimanche un camion qui se dirigeait selon toute vraisemblance vers le territoire syrien
     
    Selon des informations préliminaires, l'un de ces manifestants aurait été arrêté. Des appels à se rassembler sur la place al-Nour à Tripoli, lieu symbolique du soulèvement populaire d'octobre 2019, ont été lancés.
     
    Les motivations des protestataires n'ont pas été exprimées, mais par le passé des camions suspectés de contrebande vers la Syrie avaient déjà été interceptés par des manifestants en colère, au moment où le pays commençait à sombrer dans une grave crise socio-économique.
     
    La contrebande bat son plein entre le Liban et la Syrie, notamment de biens subventionnés (farine, carburant, médicaments), ce qui constitue une perte sèche pour l’État et la population.

     

  • Liban : Regain de tension dans la région de Baalbeck

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    Des inconnus ont lancé dans la nuit de dimanche à lundi une grenade qui a explosé près d'un véhicule militaire, devant la gendarmerie de Nabha el-Mahfara dans le caza de Baalbeck (Békaa), sans faire de victime. 
     
    Cette grenade aurait été précédée par des tirs en l'air de roquettes RPG. Selon ses informations, l'armée est intervenue pour inspecter les lieux, a établi des points de contrôle mobiles et renforcé ses mesures de surveillance dans la ville et dans la région. Une enquête est en cours pour identifier les personnes impliquées dans ces violences. 
     
    La situation est instable depuis quelque temps dans la région de Baalbeck. Les incidents de ce type s'y sont multipliés au cours des derniers mois, que ce soit contre l'armée ou des affrontements entre clans rivaux.

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  • Liban : Affrontements entre l'armée syrienne et des contrebandiers d'un clan libanais

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    Des affrontements ont éclaté pour le deuxième jour consécutif entre l'armée syrienne et des contrebandiers appartenant à un clan libanais à la frontière syro-libanaise, dans la localité syrienne de Hoch el-Sayyed Ali.

    Lundi soir, les affrontements auraient fait deux blessés parmi les militaires syriens.

    Les habitants ont appelé le clan, originaire de Baalbeck, à résoudre les problèmes après que des balles soient tombées sur la localité de Hoch el-Sayyed Ali. Dans un enregistrement vocal, un homme du clan affirme essuyer des tirs de la part de l'armée syrienne et appelle à l'aide. Selon notre correspondante, l'armée syrienne a dépêché des renforts dans la zone.

    Une ambulance de la Croix-Rouge a été visée par des coups de feu dans le secteur. Elle a par la suite pu regagner son siège dans le Hermel.

    Les violences armées et les tensions sont fréquentes entre les membres de différents clans, actifs dans la contrebande entre la Syrie et le Liban, qui font la loi sur leur territoire et échappent à l'autorité de l'Etat libanais. Toutefois, les affrontements entre un clan et l'armée syrienne sont plus rares.

  • Liban: Appels à la grève générale et la fermeture des routes à partir de plusieurs régions du pays

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    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) arالعربية (Arabe)

    Des appels à la fermeture des routes et à la grève générale étaient lancés dimanche en début de soirée, depuis différentes régions du Liban où étaient rassemblés sur les places publiques des milliers de manifestants qui réclament depuis le 17 octobre la chute de toute la classe dirigeante.
    Dans le centre-ville de Beyrouth, à Saïda et dans les villages de Halba et Aabdé, dans le Akkar, les représentants de certaines organisations locales menant le mouvement de révolte ont appelé à la fermeture de tous les commerces et administrations et au blocage des routes à partir de lundi, et ce jusqu’à ce que soit formé un nouveau gouvernement.
    Ces appels étaient également lancés sur les réseaux sociaux, accompagnés de « #Non aux atermoiements »
    Rassemblement des partisans du CPL à Baabda en soutien du président Aoun
    Le regain d’intensité de la contestation intervient alors qu’un rassemblement avait été organisé, dimanche midi, des partisans du Courant Patriotique Libre (CPL) à Baabda, en soutien du président Michel Aoun et au chef du CPL, Gebran Bassil, tous les deux cibles privilégiées des manifestants. Ces deux derniers ont prononcé un discours pour l’occasion.
    « Les Libanais ont perdu confiance en l’État. Nous devons restaurer cette confiance », a lancé Michel Aoun, devant ses partisans.
    « Cette révolution doit rester la révolution contre l’injustice, sinon elle s’effondrera », avait averti Gebran Bassil, quelques minutes avant le président.
    « Vous dites « Tous, c’est à dire tous », mais tout le monde n’est pas corrompu. Si vous vous en prenez à tout le monde, les corrompus et les autres, il ne peut pas y avoir de reddition des comptes. Nous ne devons pas être la cible des symboles de la corruption, et celle de leurs victimes », a ajouté M. Bassil. « Au lieu de bloquer la route aux citoyens en érigeant des barrages, qui nous rappellent le temps de la guerre et des milices, coupons la route aux corrompus et à ceux qui ne votent pas les lois contre le recouvrement des fonds volés, la levée de l’immunité et du secret bancaire », a-t-il également dit.
    Importante mobilisation à Nabatiyé malgré les pressions exercées sur les manifestants
    Des centaines de personnes ont manifesté dimanche à Nabatiyé, scandant « le peuple veut la chute du régime », malgré les pressions exercées au cours des derniers jours sur les protestataires.
    Les protestations avaient baissé d’intensité au cours de la semaine écoulée, notamment en raison des pressions exercées sur les manifestants dans cette zone où le Hezbollah et le mouvement Amal sont prépondérants.
    « C’est une nouvelle intifada à Nabatiyé », a affirmé un manifestant qui a requis l’anonymat. « C’est une des plus grandes manifestations dans la ville », a déclaré un autre protestataire. « Nous sommes revenus dans la rue aujourd’hui, après une semaine au cours de laquelle le mouvement avait baissé d’intensité, en raison des pressions et aussi parce que les gens avaient du travail », a-t-il expliqué.
    Les protestataires s’étaient rassemblés en petit nombre dès le matin près du Sérail gouvernemental, et leur nombre a grossi au cours de la journée. A midi, ils ont organisé un déjeuner villageois traditionnel sous une tente, avant d’effectuer une marche commune avec les manifestants du village voisin de Kfar Remmane en direction de la branche de la Banque du Liban à Nabatiyé, répétant « A bas le règne des banques ».
    Le nombre de protestataires a augmenté en soirée, notamment en raison de la présence du chanteur engagé Khaled Habre qui a donné un concert improvisé au carrefour de Kfar Remmane. Dimanche dernier, Marcel Khalifé avait également drainé des foules lorsqu’il était venu se solidariser avec les manifestants.
    Certains protestataires ont confié avoir reçu au cours des derniers jours des appels téléphoniques ou des messages sur la messagerie instantanée Whatsapp les mettant en garde contre toute participation aux rassemblements. D’autres ont été traités sur les réseaux sociaux de traîtres ou d’agents à la solde d’Israël ou de certaines ambassades, recevant de l’argent de l’étranger pour conduire un mouvement contre le pouvoir ou le Hezbollah.
    Mardi dernier, 25 personnes avaient été blessés lorsque des fonctionnaires du conseil municipal de Nabatiyé, affilié au Hezbollah, avaient attaqué les manifestants.
    Plus de 3.000 manifestants rassemblés sur la place Élia de Saïda
    Quelque 3.000 manifestants se sont rassemblés dimanche en fin de journée sur la place Élia, rebaptisée place de la Révolution du 17 octobre, dans le centre-ville de Saïda (Liban-Sud), épicentre de la contestation dans cette ville, qui a connu au cours des derniers jours plusieurs échauffourées entre les protestataires et les forces de l’ordre.
    Selon Mountasser Abdallah, correspondant de l’OLJ, les manifestants se sont rassemblés sur cette place stratégique, brandissant des drapeaux libanais et au son des chants révolutionnaires, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à des manifestations de grande ampleur sur toutes les places du Liban pour « le dimanche de l’unité ». Ils ont bloqué les accès à cette place et ont paradé avec un énorme drapeau libanais, de près de 40 mètres de long.
    Les protestataires ont également organisé un convoi d’une centaine de voitures qui ont sillonné les rues de la ville, drapeaux libanais flottant au vent.
    A plusieurs reprises au cours de la semaine écoulée, les manifestants dans la capitale du Liban-Sud avaient été forcés d’évacuer la place Élia au cours des derniers jours, à la faveur d’échauffourées avec l’armée qui avaient fait plusieurs blessés.
    Plusieurs centaines de personnes manifestent dans une ambiance festive à Baalbeck
    A Baalbeck, dans la Békaa, quelque 500 personnes ont manifesté sur la place Khalil Moutran selon des habitants, dans une atmosphère festive au son de chansons patriotiques, à l’appel lancé sur les réseaux sociaux à une mobilisation massive dans le cadre d’un « dimanche de l’unité ».
    Hommes et femmes étaient rassemblées sur la place Moutran de cette localité considérée comme une zone d’influence du Hezbollah, brandissant des drapeaux libanais et appelant à la « Révolution ».
    A Baalbeck, les manifestations avaient baissé d’intensité au cours des derniers jours.
    Madi K, le « DJ de la révolution », au centre-ville de Beyrouth ce soir
    Mahdi Karimeh, connu sous le nom de DJ Madi K, et rebaptisé « le DJ de la révolution » depuis qu’il a fait danser les manifestants de Tripoli, dans la nuit du 19 octobre, officie ce dimanche soir depuis 18h dans le centre-ville de Beyrouth. L’annonce a été faite sur le compte Instagram du Tripolitain de 29 ans.
    Alors que samedi soir, c’est Tripoli qui a maintenu la flamme de la révolution, avec des milliers de manifestants, certains venant de Beyrouth et d’autres régions du Liban, rassemblés sur la place al-Nour, un grand rassemblement a lieu ce dimanche, à partir de 16h, dans le centre-ville de Beyrouth. Un nouveau rassemblement anti-pouvoir placé sous le slogan du « dimanche de l’unité » et où sont attendus des manifestants de tout le pays.



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  • Liban : Ras Baalbeck - Une autre localité chrétienne sur le pied de guerre - 1er juillet 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 1er juillet  2016
    Extrait de la newsletter publiée par Jean René Belliard hier,  jeudi 30 juin, sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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