AZERBAÏDJAN

  • Nagorny-Karabakh : 31 soldats arméniens tués lundi

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    Pour le deuxième jour, les combats se poursuivent sur la ligne de contact entre les troupes arméniennes et azerbaïdjanaises au Haut-Karabakh. Le représentant officiel du ministère arménien de la Défense Artsrun Hovhannisyan a déclaré que la densité avec laquelle l'ennemi mène des bombardements d'artillerie dans le Haut-Karabakh est sans précédent.

    Vingt-huit soldats séparatistes de la région caucasienne du Nagorny Karabakh ont été tués lundi 28 septembre dans les combats avec l'Azerbaïdjan, a annoncé le ministère de la Défense de cette province soutenue par l'Arménie. "31 militaires sont morts au combat" lundi, a-t-il déclaré, portant le bilan dans ce camp à 59 morts. Près de 200 civils ont été blessés.

    Bakou a fait état de sept civils tués, dont les six membres d'une famille azerbaïdjanaise, et le Karabakh de deux civils ayant péri.

    Depuis dimanche, ce sont au moins 68 personnes qui ont perdu la vie. L'Azerbaïdjan n'a donné aucune information sur ses pertes militaires. Le bilan réel pourrait être bien plus lourd, les deux camps affirmant chacun avoir tué des centaines de militaires de la partie adverse.

    Les autorités du Karabakh ont diffusé des vidéos de corps en uniforme et aux visages floutés, présentés comme des soldats azerbaïdjanais tués au combat.

    Ministère arménien de la Défense: la densité avec laquelle l'ennemi tire au Karabakh est sans précédent
    Le 28 septembre, lors d'une session d'urgence, le parlement arménien a adopté à l'unanimité une déclaration sur la guerre au Karabakh, rapporte "Armenia Sputnik" .

    "Les actions militaires contre les enfants, les personnes âgées et les femmes sont interdites par toutes les normes du droit international, de sorte que la communauté internationale est obligée de restreindre non seulement l'agression de l'Azerbaïdjan, mais aussi les empiétements constants de son alliée, la Turquie. Les tentatives d'Ankara pour intervenir dans le conflit du Karabakh entraîneront une déstabilisation extrême dans la région et deviendront une menace pour paix et sécurité", indique le communiqué de l'Assemblée nationale d'Arménie.

    Les deux camps s'accusent d'employer des mercenaires étrangers
    Le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, a déclaré que "l'Arménie devait immédiatement arrêter les attaques, renvoyer les mercenaires et terroristes qu'ils ont amenés de l'étranger". Le département arménien de la défense a déjà qualifié cette information de calomnie.

    "En répandant ce mensonge, les médias azerbaïdjanais et turcs tentent de détourner l'attention du fait que l'armée azerbaïdjanaise est en train de se reconstituer en extrémistes syriens", note le Centre d'information uni d'Arménie . En outre, le Centre unique d’information d’Arménie réfute les déclarations des autorités azerbaïdjanaises sur l’occupation réussie de positions stratégiquement importantes par l’armée azerbaïdjanaise.

    Vidéos côté azéri et turc







  • Arménie : L'Azerbaïdjan affirme avoir conquis des villages sous contrôle arménien

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    Dimanche, l'Azerbaïdjan a lancé une campagne de bombardements contre la région séparatiste du Haut-Karabakh, selon des sources arméniennes. La présidence de la région du Karabakh a confirmé que l'armée azerbaïdjanaise avait commencé dimanche matin à bombarder la ligne de contact entre les deux parties et des cibles civiles, notamment la capitale de la région, Stepanakert (Khankendi, selon le nom azerbaïdjanais).

    La France, la Russie et les États-Unis ont été impliqués dans les efforts visant à ramener la paix . Le groupe était connu sous le nom de "Groupe de Minsk", mais la dernière tentative pour parvenir à un accord de paix a échoué en 2010.

    L'Azerbaïdjan, riche en énergie, a investi massivement dans son armée et s'est engagé à plusieurs reprises à reprendre le Karabakh par la force.

    L'Arménie, à son tour, a déclaré qu'elle défendrait la région qui a déclaré son indépendance, mais qu'elle dépend toujours fortement d'Erevan.

    Ce sont les pires affrontements depuis 2016 et ont craint à présent qu'une guerre à grande échelle éclate entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, qui pendant des décennies se disputent le contrôle du Haut-Karabakh. Les Arméniens ont arraché le Karabakh à Bakou dans une guerre dans les années 1990 qui a tué 30 000 personnes.

    Les pourparlers ont été gelés pour résoudre le conflit du Karabakh, qui est l'un des pires de l'effondrement de l'Union soviétique en 1991.

    L'Azerbaïdjan a annoncé avoir conquis dimanche une demi-douzaine de villages sous contrôle arménien lors de combats le long de la ligne de front de la région du Nagorny Karabakh, informations démenties par son ennemi arménien.

    "Nous avons libéré six villages, cinq dans le district de Fizouli, un dans le district de Jebrail", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère azerbaïdjanais de la Défense. 

    Si les rapports sur la prise des villages arméniens de Garakhanbeyli, Garvand, Kend Gyaryadiz dans la région de Fizuli et des villages de Boyuk Marchanli et Ruzgar dans la région de Jebrail sont confirmés, les forces azerbaïdjanaises auraient fait un pas important vers leur objectif plus large de sécuriser les routes vers Fizuli et Mindjevan.

    Aux dernières nouvelles, l'Azerbaïdjan se serait emparé d'une zone stratégique du Nagorny Karabakh. 

    Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a fait état de l'occupation de la colline de Murov sur la crête du même nom à la suite d'une opération militaire dans le Karabakh en direction de la ligne de front.

    "À la suite de l'opération militaire menée par nos troupes en direction de Goranboy, la colline de Mourov sur la crête de Mourov a été libérée. Il s'agit d'un site qualifié de "stratégique" qui culmine à 3.000 mètres car clé pour les communications terrestres entre l'Arménie et le territoire séparatiste dont le contrôle échappe à l'Azerbaïdjan depuis des décennies. À la suite de l'opération, l'autoroute militaire Vardenis-Agdere, qui relie les territoires occupés de l' Azerbaïdjan à l' Arménie , a été placée sous le contrôle des tirs de l'armée azerbaïdjanaise. L'avantage militaire qui en résulte empêchera le transport de cargaisons militaires supplémentaires depuis l'Arménie le long de la route vers le Kelbajar et Agdera occupés. Les combats se poursuivent ", a indiqué le ministère dans un communiqué.

    Selon l'agence russe Interfax, l'Arménie a démenti les affirmations azerbaïdjanaises.

    "La déclaration du ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan sur la conquête de six localités ne correspond pas à la réalité. Cette information relève de la provocation", a indiqué une porte-parole du ministère arménien de la Défense.

    Selon le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, cité par Interfax, l'armée azerbaïdjanaise a perdu "quatre hélicoptères, 15 drones, notamment offensifs, 10 chars et transports de troupe blindés. Ils ont des pertes humaines" aussi.

    Les autorités du Nagorny Karabakh reconnaissent la mort de seize soldats
    Un premier bilan fait état d'au moins 16 soldats arméniens tués et plus d'une centaine blessés dimanche lors des affrontements avec l'armée azerbaïdjanaise dans la région disputée du Nagorny Karabakh, ont indiqué les autorités arméniennes.

    "Selon des informations préliminaires, 16 militaires ont été tués et plus de 100 blessés" lors de ces affrontements, a indiqué le ministère de la Défense du Nagorny Karabakh, soutenu par Erevan. On annonce également la mort d'une mère et d'un enfant.

    Dans la soirée, le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, a reconnu sur sa page Facebook que "des dizaines (de militaires arméniens) avaient été tués, des dizaines ont été blessés. Des dizaines de civils ont été blessés, et il y a des morts parmi la population civile".

    Erevan et Bakou s'accusent mutuellement d'avoir déclenché dimanche des violents combats pour le contrôle du Nagorny Karabakh, région séparatiste en Azerbaïdjan sous contrôle arménien depuis le début des années 1990.

    De son côté, l'Azerbaïdjan n'a pas encore communiqué le nombre de ses soldats tués au combat mais a annoncé que 19 civils avaient été tués dans divers bombardements. Une famille de cinq personnes a été entièrement décimée dans le village de Gachalty par un tir d'artillerie.

    Nombreuses destructions dans les localités du Nagorny Karabakh
    Plus de 50 localités de la République arménienne du Haut-Karabakh ont été attaquées par les troupes azerbaïdjanaises, a déclaré Artak Beglaryan, médiateur au Karabakh, lors d'un point de presse dimanche.

    "Selon les données préliminaires, plus de 50 colonies ont été attaquées par des drones et de l'artillerie azerbaïdjanais. Parmi ces colonies -. Tous les centres régionaux", - a déclaré Beglaryan, un briefing qui a été diffusé sur la page Information Staff NKR Facebook .

    Selon lui, des centaines de biens immobiliers, des infrastructures, des lignes électriques, des gazoducs, des conduites d'eau, des voitures ont été endommagés. "La population civile a été ciblée, c'est une violation du droit international et la communauté internationale doit donner son évaluation", a déclaré Beglaryan.

    L'Arménie décrète la mobilisation générale et la loi martiale
    Les autorités arméniennes ont décrété la mobilisation générale et la loi martiale dimanche, alors que de nouveaux combats meurtriers ont éclaté entre les séparatistes du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, et les forces de l'Azerbaïdjan voisin.

    "La loi martiale et la mobilisation générale sont décrétées en Arménie. J'exhorte tout le personnel à se présenter aux commissariats militaires", a déclaré sur Facebook le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

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    L'Azerbaïdjan déclare la loi martiale, couvre-feu à Bakou
    L'Azerbaïdjan a déclaré dimanche la loi martiale ainsi qu'un couvre-feu à Bakou et dans plusieurs autres grandes villes.

    "La loi martiale sera introduite à partir de minuit ainsi qu'un couvre-feu de 21H00 à 06H00", à Bakou, dans plusieurs grandes villes ainsi que dans les zones proches de la ligne de front du Karabakh, a déclaré à la presse le porte-parole de la présidence azerbaïdjanaise, Hikmet Hajiyev.

    Erdogan promet un soutien total à l'Azerbaïdjan
    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis dimanche un soutien total à l'Azerbaïdjan et a appelé l'Arménie à "cesser son agression", à la suite des violents combats au Nagorny Karabakh.

    "Le peuple turc va soutenir nos frères azerbaïdjanais avec tous nos moyens, comme toujours", a déclaré M. Erdogan sur Twitter. Il a critiqué la communauté internationale pour ne pas avoir "réagi de manière suffisante, comme il le fallait" à ce qu'il a appelé une "agression" de l'Arménie. Il a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, dont il a salué "la position avisée et déterminée".

    Le ministre turc de la défense Hulusi Akar avait auparavant estimé que "la plus grave menace à la paix et à la stabilité dans le Caucase est l'agression menée par l'Arménie, et (qu')elle doit cesser cette agression qui risque de mettre le feu à la région".

    Le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a "fermement" condamné les affrontements au Karabakh et affirmé que l'Arménie avait "une nouvelle fois violé les lois internationales et montré qu'elle ne souhaitait pas la paix et la stabilité". Il a appelé sur Twitter la communauté internationale à "dire non à cette dangereuse provocation". "L'Azerbaïdjan n'est pas seul, il a le soutien total de la Turquie", a-t-il ajouté.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a eu dimanche un entretien téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov et les deux hommes ont évoqué "l'agression arménienne", a indiqué une source diplomatique turque, sans donner plus de détails.

    Des avions turcs participent aux combats
    Selon Le président de la république du Haut-Karabakh, Arayik Harutyunyan, des « avions F-16 turcs , qui étaient en Azerbaïdjan pendant environ un mois sous prétexte d'exercices», ont été utilisés au Karabakh. «Les armes les plus modernes, qui sont au service de l'armée turque», sont utilisées, a déclaré Harutyunyan.

    Erevan met en garde contre l'ingérence "agressive" de la Turquie
    Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a mis en garde dimanche contre l'ingérence "agressive" de la Turquie dans les combats en cours entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste arménienne du Nagorny Karabakh, soutenue par Erevan. "J'appelle la communauté internationale à utiliser tous les moyens existants pour empêcher l'ingérence turque, qui peut déstabiliser une fois pour toute la région" du Caucase, a-t-il déclaré dans une adresse télévisée, disant son inquiétude face au "comportement agressif" d'Ankara en soutien à Bakou.

    Conséquences internationales :
    La Turquie et l'Azerbaïdjan sont des partenaires stratégiques de longue date et entretiennent des liens étroits dans le secteur militaire et de la sécurité. La Turquie soutient régulièrement l'Azerbaïdjan sur la scène internationale, notamment dans le cadre du conflit avec l'Arménie. Tout récemment, les deux parties ont mené des exercices militaires conjoints à l'intérieur de l'Azerbaïdjan et, selon des sources pro-arméniennes, au moins une partie des équipements turcs y sont restés. Il y a également des rapports sur le déploiement de groupes de rebelles syriens pro-turcs en Azerbaïdjan.

    De son côté, l'Arménie a récemment participé à des exercices multinationaux à grande échelle en Russie - Kavkaz 2020 (ils se sont terminés le 26 septembre). Par conséquent, le groupe militaire russe déployé en permanence dans la région du Caucase est prêt et mobilisé.

    Ainsi, le développement du conflit dans la région du Haut-Karabakh dépendra principalement de la position des alliés de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Malgré l'attitude pro-américaine du régime politique actuel en Arménie, la Russie reste un partenaire proche du pays et le principal garant de sa souveraineté. Par conséquent, si Moscou intervient et use de son influence, la menace d'une défaite militaire de la partie arménienne devrait être écartée et la situation aura toutes les chances de s'apaiser. La volonté de la Turquie et de l'Azerbaïdjan de progresser sur le terrain au détriment des Arméniens dépendra de l'ampleur du soutien apporté à l'Arménie par la Russie.

    Il reste que nii la Russie ni la Turquie ne sont intéressées par une confrontation ouverte. Par conséquent, les deux pays s'efforceront probablement de trouver une solution politique à l'escalade actuelle et de rétablir le régime de cessez-le-feu. A cela s'ajoute que les États-Unis, le nouveau meilleur ami du régime arménien, peuvent être intéressés par une déstabilisation de la région et une aggravation des tensions entre la Turquie et la Russie.

    Une propagation du conflit à la région du Caucase peu probable, selon un expert du Caucase
    Vadim Mukhanov , un employé du Centre pour les problèmes du Caucase et la sécurité régionale au MGIMO, estime que la propagation du conflit dans le Haut-Karabakh en dehors de la région est peu probable. Selon lui, le conflit se poursuivra probablement pendant plusieurs jours, après quoi l' Arménie et l' Azerbaïdjan s'assoiront à la table des négociations.

    "Une guerre à grande échelle au Karabakh secouerait toute la région du Caucase et affecterait tous les pays voisins, y compris la Turquie et la Russie, l'espace de la mer Noire à la mer Caspienne . Ceci, à son tour, pourrait conduire à une catastrophe humanitaire. Mais, à mon avis, un tel scénario est peu probable. au total, il y aura d'abord des batailles pendant plusieurs jours, puis une trêve fragile viendra » , a déclaré Mukhanov à RIA Novosti.

    L'expert a noté que chaque escalade qui a lieu au Karabakh éloigne l'espoir de régler ce "vieux conflit sanglant" pacifiquement.

    Poutine appelle à la fin des hostilités
    Le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche à mettre fin aux nouveaux combats meurtriers opposant les Arméniens du Nagorny Karabakh, soutenus par Erevan, aux forces azerbaïdjanaises.

    "Il est important de mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour éviter une escalade de la confrontation, mais l'essentiel est qu'il faut mettre fin aux hostilités", a affirmé M. Poutine, cité dans un communiqué du Kremlin, à l'issue d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian.

    Téhéran prêt à aider Erevan et Bakou à entamer des pourparlers
    L'Iran a appelé dimanche l'Arménie et l'Azerbaïdjan à cesser immédiatement leurs hostilités, et s'est déclaré prêt à lancer des pourparlers entre les deux pays voisins. Des combats meurtriers ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et les séparatistes de la région du Nagorny Karabakh soutenus par l'Arménie.

    Téhéran entretient de bonnes relations à la fois avec l'Arménie et l'Azerbaïdjan, deux pays frontaliers de l'Iran.

    La République islamique "suit de près" et "avec préoccupation" les hostilités entre les deux parties, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué. Elle invite les parties à "faire preuve de retenue", les appelant à une "cessation immédiate des hostilités et à l'ouverture de pourparlers entre les deux pays", selon le texte publié par l'agence de presse officielle iranienne, Irna. Téhéran est "prêt à utiliser toutes ses capacités pour établir un cessez-le-feu et lancer des pourparlers entre les deux parties", assurent les Affaires étrangères iraniennes.

    Un conflit majeur impliquant Erevan et Bakou pourrait entraîner l'intervention des puissances en concurrence dans la région du Caucase, la Russie et la Turquie. La République islamique compte une communauté de langue azérie de plus de dix millions de personnes, ainsi qu'une communauté arménienne d'un peu moins de 100.000 personnes.

    L'Arménie fait appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme
    L'Arménie a fait appel à la Cour européenne des droits de l'homme avec une demande d'obliger l' Azerbaïdjan à cesser de bombarder des biens civils, selon la représentation de la République dans le tribunal.

    "L'Arménie a exigé d'appliquer des mesures provisoires contre l'Azerbaïdjan, en particulier pour l'obliger à cesser de bombarder des biens civils, à s'abstenir de mener des actions offensives aveugles, en utilisant des citoyens, des biens civils et des colonies comme cibles", indique un communiqué sur la page Facebook du bureau.

    Vidéo azérie montrant la destruction d'un tank arménien par un drone :

    Vidéos arméniennes :




    Vidéo de combattants syriens se rendant vers le front de Nagarno Karabakh

  • L'Arménie transporterait des combattants kurdes au Nagarno-Karabakh, selon l'Azerbaïdjan

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    L'Arménie a transporté des combattants des Unités de protection du peuple kurde (YPG) et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) vers le territoire contesté du Haut-Karabakh, a dénoncé le 25 septembre le quotidien turc Yeni Şafak, citant des médias azerbaïdjanais.

    Le Haut-Karabakh est une région enclavée de l'Azerbaïdjan, régie par la République de l'Artsakh, un État indépendant de facto à majorité ethnique arménienne, établi sur la base de l'Oblast autonome du Haut-Karabakh de la République d'Azerbaïdjan.

    L'Azerbaïdjan n'a pas exercé d'autorité politique sur la région depuis l'émergence du mouvement du Karabakh en 1988.

    Selon les médias azerbaïdjanais, l'Arménie transporte des combattants kurdes au Haut-Karabakh pour former des formations locales au sabotage, aux raids et aux engins explosifs improvisés.

    Des sources azerbaïdjanaises ont affirmé que l'ambassadeur d'Arménie en Irak, Hrachya Poladian, avait orchestré l'accord avec le YPG et le PKK en Syrie et en Irak. Poladian a également conclu un accord avec l'Union patriotique du nord de l'Irak pour le transfert des combattants kurdes d'Irak.

    Les combattants kurdes suivraient plusieurs itinéraires à travers l'Iran pour atteindre le Haut-Karabakh. Les deux principales routes sont les suivantes :

    De Sulaymaniyah en Irak à Sabis, puis à Kermanshah en Iran et de là au Nagorno-Karabakh.

    Du Mont Qandil en Irak à l'Urmiya en Iran puis au Haut-Karabakh.

    Les allégations de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie semblent être une réponse aux récentes informations selon lesquelles des militants syriens soutenus par la Turquie se rendraient en Azerbaïdjan pour y travailler comme mercenaires pour les forces armées du pays.

    Un récent rapport de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a révélé que la Turquie avait déjà envoyé 300 militants syriens en Azerbaïdjan.

    De nombreux rebelles syriens soutenus par la Turquie ont confirmé le déploiement en Azerbaïdjan. Un message audio récemment divulgué a même révélé que les militants, dont la plupart sont des radicaux, étaient choqués que l'Azerbaïdjan soit un pays à majorité chiite.

    Message audio des radicaux sur leur refus de se battre avec des chiites

    Les forces armées azerbaïdjanaises et l'armée arménienne se sont engagées dans une série d'escarmouches en juillet. À l'époque, la Turquie s'était engagée à fournir une assistance militaire aux forces armées azerbaïdjanaises.

    Les récents rapports sur le déploiement en Azerbaïdjan de militants syriens soutenus par la Turquie et les déclarations des médias azéris sur la coopération en cours entre Erevan et les groupes kurdes indiquent que la tension entre les deux pays va continuer à augmenter.

  • La Turquie pourrait avoir envoyé des centaines de combattants syriens pro-turcs en Azerbaïdjan

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    La Turquie a envoyé 300 militants syriens en Azerbaïdjan, où ils doivent soutenir les forces armées azerbaïdjanaises en conflit avec l'Arménie, a rapporté le 24 septembre l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Selon l'OSDH, les combattants syriens ont été recrutés dans de nombreuses villes et villages de la région d'Afrin, au nord de la Syrie, occupée par la Turquie. La plupart d'entre eux sont membres des brigade Suleyman Shah et Sultan Mourad soutenues par la Turquie,.

    Les militants ont été informés qu'ils se rendaient en Azerbaïdjan pour garder la frontière avec l'Arménie. On leur a promis un salaire mensuel de 1 500 à 2 000 dollars.

    "L'Observatoire syrien n'a pas été en mesure de confirmer, avec certitude, que la destination finale [des militants] était bien l'Azerbaïdjan. Ils pourraient finalement sse retrouver en Libye ou une autre région", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.

    Il y a quelques jours, des militants de l'opposition syrienne ont partagé une photo qui prétendait montrer des militants syriens pro-turcs à bord d'un avion se dirigeant vers la capitale azérie, Bakou. La photo n'a pas encore été authentifiée. A noter que la Turquie a démenti l'information révélée par l'OSDH.

    Au cours des deux derniers mois, plusieurs rapports ont allégué que la Turquie avait recruté des militants syriens pour combattre avec les forces armées azerbaïdjanaises en tant que mercenaires contre les forces arméniennes.

    L'Azerbaïdjan et l'Arménie se sont engagés dans une série d'escarmouches militaires en juillet. À l'époque, la Turquie s'était engagée à fournir une assistance militaire aux forces armées azerbaïdjanaises.

  • Grèce/Turquie : Quelle est la position de Donald Trump et Angela Merkel face à la crise entre la Grèce et la Turquie ?

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    On connaît la position de la France qui s'est résolument rangée du côté de la Grèce. La position des Etats-Unis et de l'Allemagne est moins claire. Pourtant, le rôle du président américain Donald Trump et de la chancelière allemande Angela Merkel est crucial alors qu'Athènes se prépare à faire face à la poursuite des provocations turques, la semaine prochaine, en raison de la tenue par la Turquie de grandes manœuvres militaires. Il est clair que tout incident en Méditerranée orientale coûtera aux deux parties un coût élevé et alourdira le fardeau sur l'économie turque déjà épuisée. La Turquie a commencé à sentir le prix de son intervention en Libye. À la lumière de cela, Athènes compte sur l'intervention diplomatique de Washington et de Berlin pour tenter de désamorcer les tensions avec la Turquie.

    Ni Trump ni Merkel ne veulent d'un conflit armé en Méditerranée
    La Grèce ne sous-estime pas les liens étroits que le président américain Trump a développés avec le président turc Erdogan. Néanmoins, Athènes a été encouragée par la volonté dont Trump a fait preuve en réponse à la crise de la Méditerranée orientale, puisqu'il a appelé Mitsotakis, le premier ministre grec, à deux reprises, lorsque les tensions ont atteint leur apogée et a proposé d'aider à calmer la situation.

    Trump est confronté à des élections présidentielles difficiles dans les deux mois et le soutien de la diaspora grecque aux États-Unis est également important. Il est peu probable que Trump soit prêt à risquer sa réélection en raison d'un conflit militaire entre deux pays de l'OTAN.

    Il en va de même pour la chancelière allemande Merkel, qui ne veut pas d'un conflit gréco-turc à un moment où son pays détient la présidence tournante de l'Union européenne pour une période de 6 mois. Malheureusement, Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères, n'a obtenu aucun résultat tangible au cours de sa récente visite à Ankara; Et lors de sa visite à Athènes, Maas a clairement laissé entendre que des sanctions seraient inévitables à la fin du mois de septembre si la Turquie continue ses violations de l'espace maritime grec

    La Grèce manoeuvre bien jusqu'à maintenant
    Athènes estime avoir marqué deux points alors qu'Erdogan tente d'opérer un changement de statut des eaux territoriales en Méditerranée orientale et en mer Égée: l'acceptation d'un accord avec l'Égypte qui définit en partie des zones économiques exclusives, et l'annonce par la Grèce d'une extension de ses eaux territoriales dans la mer Ionienne de 6 milles à 12 milles marins.

    Quel est l'objectif du bellicisme d'Erdogan ?
    Quel est l'objectif d'Erdogan ? Essaye-t-il de préserver l'adhésion sans faille de ses partisans, de les détourner des problèmes les plus urgents, ou encore de se préparer à des élections anticipées ? Et s'il décide de prendre le risque d'une guerre, quel bénéfice espère-t-il obtenir ? Ecraser les Grecs, étendre le territoire turc et gagner en influence dans la région ?

    Même si la Turquie parvenait à réaliser des gains territoriaux au détriment des Grecs, ces gains resteraient illégaux et auraient un coût politique et économique énorme pour Ankara.

    Erdogan se trouve dans une impasse : exécuter ses menaces ou reculer piteusement
    Malheureusement, Erdogan se trouve maintenant dans une impasse. S'il recule, cela signifiera que les menaces de la Turquie ne sont qu'un canular. C'est peut être pour cela que le bureau d'information de la présidence turque a fait une déclaration affirmant que «La Turquie continue d'être (la Turquie pour la paix), aux quatre coins du monde, avec des solutions pacifiques et à long terme qu'elle propose aux problèmes internationaux.»

    Erdogan : le nouveau sultan islamiste
    Mais il y a un autre aspect du "problème Erdogan" et c'est une erreur que font beaucoup de critiques internationaux: Erdogan est obnubilé par son idéologie "frères musulmans" ainsi que par le mythe de la résurrection  de l'empire ottoman. Et on aurait tort de croire qu'Erdogan joue sur les nerfs de la communauté internationale et n'a pas vraiment l'intention de passer à l'acte, quelle qu'en soit la conséquence. Il ambitionne de devenir le leader incontesté des Frères musulmans et le sultan d'un nouvel empire ottoman dont l'influence s'étendrait du Moyen Orient, à l'Afrique du nord, à l'Asie centrale et même aux confins sud de l'Europe.

    Sous la bannière des Frères Musulmans, il a le soutien du Qatar, le financier de la cause, du gouvernement libyen de Tripoli, seul reconnu par l'ONU et des sympathies en Tunisie. Il compte également des "proxies" au Yémen au sein du parti al-Islah, représentant local des Frères, et en Somalie.

    Sous la bannière ottomane, on trouve l'Azerbaïdjan (qui parle une langue turque), les Turkmènes syriens, la Bulgarie, et des sympathies dans un certain nombre de pays d'Asie centrale et dans les Balkans.

    Un axe anti-Ottoman ?
    Les manoeuvres d'Erdogan sont en train de redéfinir la carte géopolitique de toute la région et c'est sans doute pour cela que la Serbie, ennemie héréditaire de la Turquie, a décidé de transférer son ambassade à Jérusalem, un nouvel allié de la coalition déjà formée par la Grèce, Israël, l'Egypte et la France, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis, sans compter la Libye du maréchal Khalifa Haftar. On pourrait rajouter l'Autriche, qui se souvient sans doute de la menace ottomane, et qui semble soutenir la Grèce dans son conflit avec la Turquie.

  • Azerbaïdjan : Des dizaines de rebelles syriens pro-turcs s'apprêtent à partir pour l'Azerbaïdjan

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    Des dizaines de rebelles syriens, recrutés par la Turquie, se préparent à partir en Azerbaïdjan, où ils soutiendront les forces armées azerbaïdjanaises sur les lignes de front avec l'Arménie, a rapporté l'agence de presse Hawar (ANHA) le 30 juillet.
    Selon l'agence de presse, les militants, qui ont été recrutés par les bureaux d'Afrin et d'Edleb, devraient partir après les vacances de l'Aïd al-Adha, qui prendront fin le 3 août.
    "Après l'Aïd al-Adha, ils seront envoyés sur le territoire turc et de là en Azerbaïdjan", a déclaré l'ANHA, citant une source bien informée sur la question.
    En Azerbaïdjan, les militants syriens recevront un salaire de 5 000 dollars, soit plus du double du salaire des rebelles syriens pro-turcs envoyés en Libye.
    Il y a deux semaines, la radio syrienne Sham FM a rapporté que la Turquie recrutait des combattants syriens pour combattre comme mercenaires avec les forces armées azerbaïdjanaises contre les forces arméniennes.
    Les forces armées azerbaïdjanaises et l'armée arménienne s'affrontent dans une série d'escarmouches depuis le début de ce mois. À l'époque, la Turquie avait promis de fournir une assistance militaire à l'Azerbaïdjan.
    La Turquie pourrait envisager de soutenir l'Azerbaïdjan avec des militants syriens, comme elle l'a fait avec le gouvernement d'accord national en Libye. Néanmoins, ces allégations n'ont pas encore été confirmées par une source indépendante.

  • Azerbaïdjan : Les forces turques se déploient en Azerbaïdjan pour participer à des exercices militaires conjoints dans un contexte de tensions avec l'Arménie.

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    La Turquie et l'Azerbaïdjan se préparent à mener des exercices militaires conjoints de grande envergure en Azerbaïdjan, a déclaré le ministère azerbaïdjanais de la défense le 27 juillet.
    "Selon le plan, des exercices impliquant les forces terrestres auront lieu du 1er au 5 août à Bakou et au Nakhitchevan", peut-on lire dans la déclaration.
    "Les exercices conjoints, a-t-il ajouté, impliqueront du personnel militaire, des véhicules blindés, des supports d'artillerie et des mortiers, ainsi que de l'aviation militaire et des équipements de défense aérienne".
    "Des exercices avec la participation de l'aviation militaire auront lieu du 29 juillet au 10 août - à Bakou, Nakhitchevan, Ganja, Kurdamir, et Yevlakh."
    Les troupes et les équipements turcs ont déjà commencé à être déployés dans le Nakhitchevan en Azerbaïdjan.
    L'annonce des exercices communs est intervenue quelques jours seulement après l'escalade des tensions à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans la région de Tovuz. Au moins 11 soldats azerbaïdjanais - dont un général de division et un colonel - ont été tués. L'Azerbaïdjan a blâmé l'Arménie pour ses actions agressives et son rôle d'instigateur du conflit. La Turquie a déclaré un soutien total à Azerbaijan, affirmant qu'elle n'hésiterait pas à soutenir son voisin de l'Est dans le conflit.
    L'Arménie, à son tour, a blâmé l'Azerbaïdjan pour l'escalade en disant qu'elle avait commencé par une attaque des forces azerbaïdjanaises sur les positions arméniennes. Le déploiement des forces turques en Azerbaïdjan et les exercices conjoints annoncés ont été décrits par le ministère arménien des affaires étrangères comme une menace pour la sécurité régionale. Il a ajouté que l'annonce a été faite juste un jour après qu'un soldat arménien ait été tué par des tirs de sniper à la frontière avec l'Azerbaïdjan.
    "Tout cela témoigne du fait que les dirigeants de l'Azerbaïdjan ... entravent les efforts des médiateurs internationaux pour régler la situation et reprendre le processus de paix", a déclaré la partie arménienne.
    Il est également intéressant de noter que les dirigeants arméniens ne cessent de critiquer certains "médiateurs internationaux" qui ne font rien pour aider à désamorcer la situation et à sauver l'Arménie en cas de conflit ouvert avec l'Azerbaïdjan et la Turquie. En fait, aucun pays autre que la Russie ne semble vouloir lever le petit doigt pour aider réellement Erevan. Pourtant, la politique étrangère menée par les dirigeants arméniens au cours des années précédentes visait clairement à saper ses relations avec la Russie et à plaire à ses "partenaires occidentaux". Par conséquent, les actions du gouvernement arménien ont mis le pays tout entier dans une position assez dangereuse dans la région.