Ayman al-Zawahiri

  • Sahel : La France annonce la mort du chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara

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    Les forces françaises ont tué le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara, Adnan Abu Walid Al-Sahrawi, a déclaré, jeudi 16 septembre 2021, le président français dans un tweet  : "C'est un autre grand succès dans notre guerre contre les groupes terroristes dans la région."

    Qui est « Adnan Abu Walid al-Sahrawi», le chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara ?
    "Al-Sahrawi" est né, selon les rapports, au début ou à la fin des années soixante-dix du siècle dernier dans la ville d'El-Ayoun au Sahara occidental une riche famille de marchands qui s'est réfugiée en Algérie. La famille vivait dans un camp appartenant au Front Polisario; Jeune homme, il a rejoint le Front Polisario et, après avoir obtenu son diplôme d'Algérie, il a rejoint l'Union de la jeunesse sahraouie en 1998. C'est à ce moment qu'il est entré dans l' Armée populaire de libération sahraouie (Polisario) et reçu un entraînement à l'école militaire appelée "école Martyr Al-Wali".

    Les informations disponibles indiquent qu'il est l'un des fondateurs, en 2011 du groupe salafiste "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" dont il est devenu le porte-parole officiel. Ce groupe islamique malien est responsable de l'enlèvement de travailleurs humanitaires espagnols dans le camp de réfugiés de Tindouf en l'Algérie et d'un groupe de diplomates algériens au Mali, en 2012. Al-Sahrawi a ensuite rejoint l'organisation "Al-Mourabitoun", avant de rallier l'Etat islamique. Il a été le premier à prêter allégeance au calife auto-proclamé Abou Bakr al-Baghdadi, en mai 2015.

    En 2013, l'organisation "Jama'at al-Tawhid wal-Jihad en Afrique de l'Ouest" s'est transformée en « Al-Mourabitoun », et Adnan Abu Walid Al-Sahrawi a annoncé le 19 mai sa responsabilité dans l'enlèvement d'un Garde roumain d'une mine près de la région de Tambau.

    Une scission s'est produite au sein de l'organisation « Al-Mourabitoun » en mai 2015. Al-Sahrawi faisait partie d'un groupe qui a prêté allégeance à Al-Baghdadi, le chef de l'Etat islamique (Daech), tandis que Mokhtar Belmokhtar, une figure célèbre connue pour son association avec "Al-Qaida", a rejeté la démarche et a confirmé son serment d'allégeance à Ayman Al-Zawahiri.

    La rupture a vite tourné aux affrontements entre les deux groupes. Ils se sont combattus au nord de la région de Gao (Mali)  le 14 juin 2015, au cours duquel Abou Walid al-Sahrawi a été blessé et 14 autres ont été tués.

    Il a été rapporté que Yahya Abu al-Hamam, le chef d'"Al-Qaïda" dans la région du Sahel, a réprimandé al-Sahrawi dans une interview avec un journal en ligne mauritanien pour son allégeance à al-Baghdadi, mais a déclaré qu'ils étaient toujours en contact avec lui.

    L'EIGS a perpétré des attaques particulièrement meurtrières, visant civils et militaires, au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Il avait pris pour cible des soldats américains dans une attaque meurtrière en octobre 2017, au cours de laquelle quatre soldats américains des Forces spéciales et quatre Nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger.

    Fin 2019, l'EIGS avait mené une série d'attaques d'ampleur contre des bases militaires au Mali et au Niger. Et le 9 août 2020, au Niger, le chef de l'EIGS avait personnellement ordonné l'assassinat de six travailleurs humanitaires français et de leurs guide et chauffeur nigériens. Cette attaque contre des jeunes engagés dans l'humanitaire avait suscité une vive émotion en France et au Niger, classé ensuite en zone rouge, soit "formellement déconseillée", à l'exception de la capitale Niamey, par le ministère français des Affaires étrangères.

    Plusieurs chefs djihadistes éliminés par l'opération française Barkhane mais d'autres sont toujours actifs
    Depuis le début de son intervention militaire au Mali en 2013, l'armée française a tué plusieurs membres de haut rang de l'EIGS dans le cadre de ses opérations visant des chefs djihadistes. 

    Le 8 juin 2020, les forces françaises ont tué le chef d'AQMI Abdelmalek Droukdel lors d'un raid dans le nord du Mali. Cette élimination a touché l'organisation, mais d'autres puissants dirigeants liés à al-Qaïda continuent d'opérer dans le Sahel semi-désertique. Deux, en particulier, sont toujours en fuite et prêts à dominer le soulèvement djihadiste dans la région. Il s'agit de Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa, tous deux liés au réseau al-Qaïda. Le premier dirige la puissante alliance GSIM (Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans). C'est un vétéran des conflits internes au Mali. D'origine touareg, il s'est d'abord fait connaître lors d'une rébellion menée par son ethnie dans les années 1990. Après une période passée dans l'ombre et à mener des affaires privées, il revient publiquement au militantisme en 2012, avec un groupe nouvellement créé appelé Ansar Dine. Cette année-là, les séparatistes touaregs ont lancé un vaste soulèvement dans le nord du Mali. L'événement a déclenché un conflit sanglant, désormais étendu au Burkina Faso et au Niger voisins. Initialement allié des séparatistes, Ansar Dine s'en est immédiatement séparé et, avec d'autres groupes djihadistes, a pris le contrôle de plusieurs villes du nord du Mali jusqu'à ce que les troupes françaises chassent les combattants islamistes de ces zones en 2013. Ansar Dine est membre du GSIM, qui comprend également la Katiba Macina d'Amadou Koufa et AQMI (al-Qaïda au Maghreb Islamique). Iyad Ag Ghaly dirige cette alliance.

    Koufa, autre membre clé du GSIM, est considéré comme subordonné à Ag Ghaly. Son influence a commencé à grandir depuis qu'il a fondé la Katiba Macina en 2015. Il a été accusé d'exploiter les tensions entre bergers et agriculteurs et d'attiser les tensions ethniques dans le centre du Mali, où la milice a organisé nombre de ses attaques. Le centre du Mali est désormais devenu l'un des principaux théâtres des attaques djihadistes au Sahel. Les massacres à motivation ethnique sont également courants. Les pasteurs peuls sont souvent accusés d'être proches des djihadistes, une perception qui a conduit à des meurtres et à des affrontements avec d'autres groupes ethniques.

     

  • Al-Qaïda en Afghanistan, vingt ans après le 11 septembre

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    (Maria Grazia Rutigliano)

    Vingt ans après les attentats du 11 septembre 2001, non seulement al-Qaïda est toujours présent en Afghanistan, où il a soutenu la diplomatie et la guerre des talibans jusqu'à la prise de Kaboul, mais ses ramifications se sont étendues en un réseau qui va de l'Inde au Sahara, en passant par la péninsule arabique. 

    Le 19 mai 2020, un rapport d'une agence de surveillance des Nations Unies avait dénoncé le fait que les talibans ne respectaient pas l'un des éléments fondamentaux de l'accord avec les Etats-Unis, signé à Doha le 29 février 2020 par les représentants de l'administration de l'ancien président américain, Donald Trump, et par les talibans au Qatar. Cet accord prévoyait le retrait de toutes les troupes étrangères d'Afghanistan, en échange d'une série d'efforts des talibans pour garantir la sécurité et la paix dans le pays. L'une des principales clauses était la fin de tout type de liens entre les talibans et al-Qaïda. Cette clause n'a jamais été respectée. 

    En juillet 2020, les autorités locales de la province du Helmand, dans le sud de l'Afghanistan, ont signalé  qu'al-Qaïda était actif dans les régions d'Afghanistan frontalières du Pakistan et de l'Iran, et qu'il entrainait des talibans dans ses camps. Un mois plus tôt, en juin 2020, le département américain de la Défense avait publié  un rapport dans lequel il soulignait la présence d'al-Qaida sur le territoire afghan et le fait que l'organisation soutenait et coopèrait régulièrement avec les talibans. Selon le document, l'objectif du groupe était de menacer la stabilité du gouvernement soutenu par l'OTAN à Kaboul avec un « intérêt à long terme particulier pour les attaques contre les forces américaines et des cibles occidentales ». Cependant, selon les États-Unis, la principale menace n'était pas représentée par la section centrale de l'organisation terroriste, mais par sa branche la plus orientale, connue sous le nom d' Al-Qaïda dans le sous-continent indien (AQIS)., dont la naissance avait été annoncée par le chef d'al-Qaïda, Ayman al Zawahiri, en septembre 2014. Selon le rapport de la Défense américaine de juillet 2020, le noyau originel de l'organisation terroriste, en revanche, était faible, concentré principalement sur sa propre survie, garanti par ses abris éloignés et infranchissables. 

    Au cours  de l'une des nombreuses opérations antiterroristes, le 24 octobre 2020, les forces de sécurité afghanes, soutenues par l'OTAN, avaient annoncé  avoir tué Abou Muhsin al-Masri., un membre éminent d'al-Qaïda sur la liste des terroristes les plus recherchés du Federal Bureau of Investigation (FBI) des États-Unis. La Direction nationale de la sécurité (NDS) d'Afghanistan avait précisé que l'élimination d'Al-Masri avait eu lieu lors d'une opération spéciale menée dans la province de Ghazni, dans le centre de l'Afghanistan. Le jihadiste en question était considéré comme « le commandant en second d'al-Qaïda », après al-Zawahiri. L'homme, d'origine égyptienne, était également connu sous le nom de Husam Abd-al-Ra'uf. Les États-Unis avaient émis un mandat d'arrêt contre lui en décembre 2018, l'accusant d'avoir comploté pour tuer des citoyens américains et d'avoir fourni un soutien matériel et des ressources à une organisation terroriste étrangère. Chris Miller, directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme des États-Unis, avait confirmé la nouvelle de la mort d'al-Masri en ajoutant que son « retrait du champ de bataille » était un coup dur pour l'organisation islamiste, qui continuait à subir des pertes stratégiques également grâce à la pression sur le terrain exercée par les États-Unis et ses partenaires. Cependant, les développements résultant des engagements pris avec les talibans à Doha ont changé la donne pour le gouvernement afghan, ses forces armées et ses alliés occidentaux. 

    Le 20 mai 2021, moins de trois mois avant la conquête de Kaboul par les talibans et le retrait total de l'OTAN, un nouveau rapport d'une agence de surveillance des Nations Unies avait confirmé la présence et la menace d'Al-Qaïda en Afghanistan. Le document rapporte les résultats des activités de surveillance menées de mai 2020 à avril 2021, déclarant : « Une partie importante des dirigeants d'al-Qaïda réside dans la région frontalière entre l'Afghanistan et le Pakistan. Un grand nombre de combattants d'al-Qaïda et d'autres extrémistes étrangers alignés avec les talibans sont stationnés dans diverses régions d'Afghanistan ». Le rapport a ensuite souligné le fait que l'organisation terroriste avait continué à subir des attaques de l'OTAN au cours de la même période, entraînant une usure normale. Cependant, ses relations avec les talibans sont restées solides, selon l'agence. À cet égard, le document a mis en évidence une question très pertinente aujourd'hui :le réseau Haqqani ». Comme on le sait, vingt ans après le 11 septembre 2001, le 7 septembre 2021,  les talibans ont nommé au poste de ministre de l'Intérieur justement  Sirajuddin Haqqani , leader du réseau homonyme et fils du fondateur de celui-ci. Par le biais de cette nomination, l'exécutif taliban se retrouve étroitement lié à al-Qaïda. 

    Le rapport du 20 mai des Nations unies avait souligné que « les liens entre les deux groupes restaient étroits, fondés sur un alignement idéologique, sur des relations forgées à travers des luttes communes et à travers des mariages mixtes ». Selon le document, les talibans avaient commencé à renforcer leur contrôle sur al-Qaïda en collectant des informations sur les jihadistes étrangers présents sur le territoire, afin de les enregistrer et de limiter leurs déplacements ou leurs activités. Cependant, al-Qaïda n'a accepté que des concessions minimales, qu'elle pourrait retirer facilement et rapidement, selon le rapport. Par conséquent, l'analyse a conclu qu'il était « impossible de dire avec certitude si les talibans resteront déterminés à éviter toute future menace à la sécurité internationale posée par al-Qaïda en Afghanistan ». 

    Enfin, sur la menace que représente aujourd'hui al-Qaïda, il convient de mentionner l'un des plus grands experts mondiaux du terrorisme, Bruce Hoffman. L'universitaire, dans une analyse publiée le 12 août 2021 dans le Council on Foreign Relations, a souligné que les attentats terroristes du 11 septembre 2001 ont non seulement avaient redéfini les contours de la politique étrangère américaine, mais avaient également représenté un tournant pour l'extrémisme salafiste et donc pour al-Qaïda. Dans son analyse, Hoffman a noté le fait que l'organisation jihadiste d'aujourd'hui n'est plus la même qu'il y a vingt ans. Son fondateur, Oussama ben Laden, est mort depuis longtemps. Les nouvelles sur le dirigeant actuel, Ayman al-Zawahiri, sont rares. Par ailleurs, la disparition de Ben Laden a touché la quasi-totalité des plus hauts commandants du noyau central d'Al-Qaïda, à l'exception du probable successeur du chef de l'organisation, Saif al-Adel, ancien officier de l'armée égyptienne.

    Cependant, selon l'expert, « l'idéologie et la motivation défendues par al-Qaïda sont, malheureusement, plus fortes que jamais ». Par exemple, Hoffman souligne que les groupes terroristes salafistes-jihadistes désignés comme tels par le département d'État américain ont quadruplé depuis le 11 septembre. « Le rapport le plus récent de l'équipe de surveillance des Nations Unies  indique la croissance continue d'al-Qaïda en Afrique, l'enracinement en Syrie et la présence du groupe dans au moins quinze provinces afghanes, ainsi que ses relations étroites continues avec les talibans ». Enfin, a averti Hoffman, les citoyens américains ne devraient même pas « se laisser bercer en pensant qu'al-Qaïda ne veut plus attaquer les États-Unis ». L'expert a ensuite rappelé l'attaque du 6 décembre 2019, menée par un agent dormant saoudien sur une base aérienne de l'US Navy à Pensacola, en Floride, qui a fait trois morts et huit blessés. 

    Les autorités américaines n'ont aucun doute sur le fait que l'attaquant était motivé par une idéologie islamiste radicale et ont souligné que l'homme avait visité le mémorial de New York pour les attentats du 11 septembre 2001, peu de temps avant de commettre l'attentat. Le terroriste avait agi après des années de planification et de préparation et avait été en contact avec al-Qaïda à cet égard. De plus, l'agresseur saoudien avait publié des messages anti-américains et anti-israéliens sur les réseaux sociaux deux heures seulement avant d'ouvrir le feu. Enfin, al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) a revendiqué l'agression. AQPA, en raison de sa planification agressive et fortement anti-occidentale, a longtemps été considérée comme l'un des groupes les plus dangereux du réseau terroriste international. Aujourd'hui comme il y a vingt ans, 

  • Afghanistan : Evolution sécuritaire - mise à jour au fur et à mesure des évènements

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    Tout ça pour ça !
    En vingt ans de guerre entre les forces internationales et les talibans, les pertes sont les suivantes :
    Militaires américains  : 2 448
    Contractuels américains : 3 846
    Alliés des Etats-Unis : 1 144.
    Travailleurs humanitaires : 444
    Journalistes : 72
    Militaires et policiers afghans : 66 000
    Civils afghans : 47 245
    Talibans et autres insurgés :  51 191
    (Chiffres jusqu'en avril 2021 : projet Brown University Costs of War.)

    Parmi les alliés des Etats-Unis, on compte 90 Français tués, tandis que 400 autres ont été blessés :

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    Le 18 août 2008, il y a presque 13 ans, 10 soldats français tombaient dans l'embuscade d'Uzbeen. Parmi les 10 soldats décédés, se trouvaient 8 soldats du 8è RPIMA. Les deux autres sont un légionnaire et un soldat du Régiment de marche du Tchad (RMT). Ils ont vendu chèrement leur peau, tuant une quarantaine de talibans.
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    Aujourd'hui, nous pensons à leurs familles…

    Chaos à l'aéroport de Kaboul - les vols commerciaux suspendus

    L'aéroport de Kaboul est plongé dans le chaos alors que des milliers de personnes tentent de fuir. La rumeurs s'était propagée selon laquelle les pays occidentaux n'imposaient plus de visas aux réfugiés afghans et beaucoup ont voulu saisir leur chance. Malheureusement, ils  se sont vite rendus compte que ces mêmes pays allaient les abandonner, n'évacuant pratiquement que les ressortissants occidentaux.

    En effet, Les vols civils au départ de l'aéroport de Kaboul ont été suspendus indéfiniment, l'espace aérien au-dessus de l'Afghanistan étant fermé.

    United Airlines, British Airways et Virgin Atlantic ont déclaré qu'elles n'utilisaient plus l'espace aérien du pays.

    Une porte-parole de United a déclaré que le changement affectait plusieurs des vols de la compagnie aérienne entre les États-Unis et l'Inde.

    Le site Web de suivi des vols FlightRadar24 a montré peu de vols commerciaux au-dessus de l'Afghanistan à 03h00 GMT le 16 août, mais de nombreux avions survolaient le Pakistan et l'Iran voisins.

    En juillet, la Federal Aviation Administration des États-Unis a imposé des restrictions de vol au-dessus de l'Afghanistan pour les compagnies aériennes américaines et d'autres opérateurs américains.

    Dès que la nouvelle de la présence des talibans à la périphérie de Kaboul a éclaté, la question de la mise en sécurité du personnel des ambassades étrangères a commencé à se poser. La rapidité avec laquelle Kaboul est tombée a pris tout le monde de court, et notamment les services de renseignement occidentaux. Du coup, les plans d'évacuation n'étaient pas prêts pour une intervention aussi urgente.

    Il a fallu à la va-vite s'organiser pour transférer les diplomates et le personnel des ambassades à l'aéroport international de Kaboul.

    Le personnel des missions diplomatiques américaine, française, allemande, saoudienne et d'autres missions diplomatiques a pu être transféré à l'aéroport et quitter définitivement l'Afghanistan, sans être inquiété par les talibans. Mais de nombreux étrangers n'ont pu atteindre l'aéroport, la plupart de ses accès étant bloqués par les talibans ou des bandits se faisant passer pour des talibans.
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    Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a approuvé  l'envoi de 1 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, pour un total de 6 000 soldats américains qui seront bientôt dans le pays. Actuellement, il y a environ 3 000 soldats américains en Afghanistan.

    Leur mission principale est la sécurité de l'aéroport international de Kaboul, qui est le point d'entrée pour les troupes et le point de sortie pour le personnel de l'ambassade américaine et les Afghans qui quittent le pays.

    Selon des sources talibanes, un accord a été conclu avec les États-Unis  selon lequel les forces américaines prendraient en charge la sécurité de l'aéroport de Kaboul tandis que les talibans resteront à l'extérieur de l'aéroport et ce, jusqu'à la date fixée.

    L'armée américaine aura la capacité maximale de déplacer environ 5 000 personnes par jour hors de l'aéroport international de Kaboul, bien qu'elle ne soit pas encore en mesure de déplacer ce nombre, a déclaré le responsable. Ils atteindront cette capacité « en quelques jours ».

    A l'aéroport même, la situation est vite devenue chaotique, des centaines de personnes ont envahi le tarmac de l'unique piste et tentaient de prendre d'assaut les avions, même lorsque ceux-ci faisaient mouvement pour décoller. Pour garantir l'évacuation en toute sécurité de leurs citoyens, les forces américaines ont du tirer en l'air pour repousser la foule. Vidéo. - Autre vidéo.

    Des vidéos ont montré la chute de personnes ayant tenté de s'accrocher à différentes parties d'un avion au moment où celui)ci décollait. 

    "La foule était hors de contrôle", a déclaré le responsable à Reuters par téléphone. "Le tir n'a été fait que pour désamorcer le chaos." Selon l'armée américaine, sept personnes ont trouvé la mort dans le chaos qui régnait à l'aéroport.

    Plusieurs incidents à l'aéroport
    Il y a eu des incidents de sécurité à l'aéroport ou à proximité, a déclaré le responsable. Dans la journée du lundi 16 août, des Marines ont du ouvrir le feu et tuer deux hommes armés à l'aéroport international de Kaboul. Ces hommes armés, au nombre d'au moins deux, s'étaient approchés des troupes américaines de manière menaçante.
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    Les Marines ont également du intervenir pour protéger des femmes afghanes menacées par les Afghans près de l'aéroport.
    Les forces turques sont également sur place et participent aux efforts de sécurisation de l'aéroport. Le responsable n'a pas pu dire si les forces turques avaient été engagées dans des échanges de tirs.
    6D_eRS_K.jpegE86x4guX0AoSxgB.jpegIncident à la frontière ouzbèke : un avion militaire afghan abattu par la défense aérienne ouzbeke
    Un avion militaire afghan a été abattu par la défense- aérienne ouzbeke et s'est écrasé à Surkhandarya après avoir traversé la frontière avec l'Ouzbékistan, a déclaré lundi le ministère ouzbek de la Défense. L'avion abattu est un A-29 "Super Tucano" livré par les Etats-Unis à l'armée afghane. Apparemment, les pilotes tentaient de fuir vers l'Ouzbekistan, mais ils ne se sont pas identifiés correctement. Au moins un des membres de l'équipage a survécu et est soigné par des médecins militaires ouzbeks.
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    Lendemain de la chute de Kaboul
    Les talibans sont partout. On les voit à bord des chars et des HumVees de fabrication américaine et autres véhicules militaires dans les rues de Kaboul relativement désertes. Les  talibans semblent vouloir que la vie revienne à la normale au plus tôt. 
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    Les talibans se dépêchent de mettre en place une nouvelle administration. A Kaboul, le mollah Shirin, un ancien proche collaborateur du mollah Omar, a été nommé gouverneur de Kaboul. Shirin a été chef de la commission militaire des talibans et garde du mollah Omar.

    Les talibans semblent avoir mis en place leur propre service 911 à Kaboul.
    Ils ont publié des numéros de téléphone que les habitants de Kaboul peuvent appeler en cas de menace ou d'urgence.
    E82u5L1WUAYXNM9.jpegDes chefs talibans locaux à Kaboul ont rencontré des sikhs et des hindous afghans dans le district de Gurdwara à Kaboul .
    Les talibans les ont assurés qu'ils seront en sécurité et leur ont demandé de ne pas quitter l'Afghanistan.

    On signale cependant quelques incidents. A Kaboul, les talibans ont envahi les maisons d'au moins deux femmes journalistes, ce lundi 16 août. L'une a réussi à s'échapper, l'autre est inaccessible pour l'instant.
    A Jalalabad, des talibans ont attaqué le bureau du Hizb-e-Islami et dégradé des affiches d'Hekmatyar. Ils ont également pris les armes des gardes du bureau, selon un dirigeant du Hizb-e-Islami. On ne sait pas si ces talibans ont agi sur ordre de leur organisation ou s'ils étaient tout simplement hors de contrôle de leurs dirigeants.
    Malgré les déclarations apaisantes des dirigeants talibans, il faut s'attendre à une répression dans les prochains jours. En effet, les talibans auront bientôt accès aux fichiers du QG des services de renseignement afghans, le NDS, s'ils ne l'ont pas déjà fait. Cela signifie que de nombreux informateurs pourraient être compromis, traqués et exécutés.  Les talibans n'aiment pas les espions.

    Polémique aux Etats-Unis 
    Mis en question, le renseignement américain a déclaré avoir prédit avec précision la prise de contrôle rapide de l'Afghanistan par les talibans, mais regrette que l'administration Biden ait ignoré ses rapports.
    « L'évaluation de la communauté du renseignement a toujours été précise ; ils l'ont simplement ignorée", a déclaré un responsable à ABC News, parlant de l'administration Biden.

    Fils Massoud.jpegLe fils du commandant Massoud appelle à la résistance
    Ahmad Massoud (photo ci-contre), fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par al-Qaïda, a appelé, lundi 16 août 2021, ses compatriotes à le rejoindre pour résister aux talibans qui sont en train de prendre le pouvoir en Afghanistan, tout en pressant les "amis de la liberté" étrangers d'aider son pays.

    Le fils du héros de la résistance anti-soviétique qui lutta ensuite contre les talibans, affirme vouloir faire "sien" le combat de son père pour la liberté, alors que "la tyrannie triomphe en Afghanistan".

    "Mes compagnons d'armes et moi allons donner notre sang, avec tous les Afghans libres qui refusent la servitude et que j'appelle à me rejoindre dans notre bastion du Panjshir, qui est la dernière région libre de notre pays à l'agonie", lance-t-il à l'adresse des Afghans "de toutes régions et de toutes tribus".

    Il estime que "malgré la débâcle totale", "tout n'est pas perdu". "Nous sommes, Afghans, dans la situation de l'Europe en 1940", écrit-il, dans ce texte citant Winston Churchill et le général Charles de Gaulle, pour plaider la cause de la résistance auprès des occidentaux notamment : "Je m'adresse à vous tous, en France, en Europe, en Amérique, dans le monde arabe, ailleurs, qui nous avez tant aidés dans notre combat pour la liberté, contre les Soviétiques jadis, contre les Talibans il y a vingt ans : allez-vous, chers amis de la liberté, nous aider une nouvelle fois comme par le passé ? Notre confiance en vous, malgré la trahison de certains, est grande".

    "Soyez, amis de la liberté, le plus nombreux possible à nos côtés.", déclare-t-il dans cet appel à soutenir la résistance adressé aux Afghans restés dans le pays, comme à ceux de l'étranger et aux occidentaux. 

    Il a été rejoint au Panjshir par Amrullah Saleh, vice-président d'Afghanistan avant la prise de pouvoir des talibans. Sur la photo Ahmad Massoud, Amrullah Saleh et quelques autres commandants discutant des moyens d'organiser la résistance aux talibans.
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    Mulawi Faqir Muhammad.jpegBaitullah Mehsud.jpegDes islamistes pakistanais libérés par les talibans
    780 combattants talibans pakistanais - TTP -, y compris des commandants clés, ont été libérés des prison afghanes par les talibans, en particulier de la prison de Bagram et de celle de Pul-e-Charkhi.
    Des membres du "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP) pakistanais et les membres de la tribu Mamund se sont rendus dans la province afghane de Kunar pour acclamer le chef adjoint et fondateur du TTP, Muhammad (photo de gauche), libéré de Kaboul par les talibans afghans avec un autre dirigeant du TTP, Emir Baitullah Mehsud (photo de droite).
    Mulawi Faqir Muhammad est un aîné tribal influent en dehors du fait d'être un haut dirigeant du TTP. Il a affirmé Faqir publiquement avoir des liens étroits avec le chef d'Al-Qaïda Ayman al Zawahiri
    Rappelons que "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP ) a annoncé le 7 août 2021 avoir fusionné avec un groupe affilié à al-Qaeda, autrefois dirigé par Ustad Aslam. C'est le neuvième groupe djihadiste à rejoindre le TTP depuis juillet 2020".
    "La fusion du groupe Ustad Aslam avec le TTP a permis à ce dernier de bénéficier des experts les plus qualifiés en matière de terrorisme urbain. Ils sont maintenant sous les ordres du TTP". 

    Les islamistes à travers le monde crient "victoire"
    Les nombreux groupes affiliés ou proches d'al-Qaïda ont crié "victoire" dès qu'a été connue la nouvelle de la chute de Kaboul aux mains des talibans.
    Le provocateur islamiste Idriss Sihamedi a explosé de joie en apprenant la victoire des Talibans.
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    ikx_F3Ct.jpegLe fondateur de l'association BarakaCity (photo ci-contre), dissoute en France,  se réjouit du retour des talibans. 

    A Gaza, le groupe djihadiste Jaysh al-Ummah, pro-al-Qaida, a distribué des bonbons pour célébrer la conquête de Kaboul par les talibans.

    A noter que le Hamas et les talibans entretiennent également des liens étroits.
    Ci-dessous, une photo de la réunion qui a eu lieu en mai 2021 entre le Hamas et les dirigeants talibans.
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    En Syrie, le groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham, anciennement affilié à al-Qaïda mais qui s'en était officiellement écarté pour acquérir une respectabilité internationale, a félicité les talibans pour leur victoire en Afghanistan.
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    Le Mufti général du Sultanat d'Oman a également fait une déclaration pour féliciter le peuple frère musulman afghan pour la nette conquête et la chère victoire sur les Américains. 

    Qui reconnaîtra le régime des talibans ?
    La Chine a été le premier pays à faire part de sa décision. Elle s'est dit prête à développer des "relations amicales" avec les talibans afghans

     
  • 2 mai 2011 - Il y a 10 ans élimination de Ben Laden...et al-Qaïda est encore plus menaçant

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    En 2021, al-Qaïda a plus de combattants, est présent plus de terrain et jouit de plus d'expertise que jamais, écrit Katherine Zimmerman à l'occasion du 10e anniversaire de la mort de Ben Laden.

    Il y a dix ans, L'équipe 6 des US Navy SEALs Team Six a liquidé au cours d'un raid héliporté le terroriste le plus recherché au monde, Oussama ben Laden, dans un complexe à Abbottabad, au Pakistan . "L'élimination de Ben Laden était supposé vaincre définitivement l'organisation jihadiste Al-Qaïda. Mais la mort n'a pas entraîné la disparition du mouvement islamiste. Loin de là. L'œuvre d'Oussama ben Laden s'est perpétuée. On peut mettre dire que son héritage est aujourd'hui plus puissant que jamais.

    Pourtant, le président Joe Biden a récemment déclaré que la "mission était accomplie" en Afghanistan, d'où Al-Qaïda avait planifié les attentats du 11 septembre 2001. "Ben Laden est mort, et Al-Qaïda est diminuée", a déclaré Biden. En conséquences, le 1er mai 2021, les États-Unis commenceront leur retrait définitif d'Afghanistan, mettant fin au déploiement militaire américain dans ce pays aux lendemains des attaques du 11 septembre 2001. Biden et son administration savent pertinemment, pourtant, qu'au moment où Biden mettra fin à une "guerre éternelle", les talibans et Al-Qaïda reprendront le contrôle de l'Afghanistan, comme c'était le cas dans les années qui ont précédé le 11 septembre. Un autre signe que le mouvement forgé par Ben Laden est toujours aussi présent.

    Oussama ben Laden avait transformé le mouvement jihadiste, qui avait ses racines en Afghanistan, en une menace terroriste mondiale. Il a fondé Al-Qaïda en 1988 à partir d'un noyau de moudjahidines arabes. Alors que le djihad en Afghanistan visait à défendre le pays contre les Soviétiques, avec l'aie financière et matérielle des Etats-Unis, le mouvement al-Qaïda de Ben Laden a rapidement dépassé cette mission. Son objectif est devenu de chasser les occidentaux du monde arabe. L'attentat au camion piégé du  Hezbollah contre la caserne des Marines au Liban en 1983 est devenu pour les dirigeants d'al-Qaïda l'exemple à suivre.

    Mais le terrorisme n'a jamais été qu'un outil permettant à Al-Qaïda d'accomplir une mission plus vaste : la domination islamiste mondiale. Et ce n'est pas parce que les attaques revendiquées par al-Qaïda dans les pays occidentaux se sont faites plus rares que cela signifie que l'organisation jihadiste a perdu sa capacité de nuisance.  Ben Laden avait soigneusement établi un équilibre entre la guerre "lointaine" contre les États-Unis et l'Europe et la guerre "proche" pour les communautés musulmanes qui formeraient la base d'un futur califat. L'établissement de liens avec la population locale par le biais de la charité, de la prédication et d'autres moyens est un élément crucial de la stratégie d'Al-Qaïda. Au Yémen, il a conseillé de minimiser les opérations militaires et d'accroître le soutien au sein de la population. En Somalie, il a promu la plantation de palmiers à huile malaysiens plus rentables que les arbres locaux, contribuant ainsi à soutenir l'économie locale.

    Aujourd'hui, Al-Qaïda s'est implantée dans de nombreuses communautés et s'est renforcée sur le terrain. En 2021, al-Qaïda dispose de plus de combattants, contrôle plus de terrain et jouit de plus d'expertise que jamais auparavant. L'expansion d'al-Qaïda en Afrique - qui s'étend sur une grande partie du continent - et dans certaines parties du Moyen-Orient et de l'Asie du Sud lui confère une base véritablement mondiale à partir de laquelle il peut opérer.

    Pourtant, l'héritage de Ben Laden ne se limite pas à Al-Qaïda. Il inclut l'État islamique et ses adeptes. Malgré des désaccords philosophiques avec Abu Mus'ab al Zarqawi - le fondateur du prédécesseur de l'État islamique, Al-Qaïda en Irak - c'est Ben Laden qui a donné à Zarqawi le capital de départ pour son premier camp d'entraînement à Herat, en Afghanistan. Abu Bakr al Baghdadi, qui a finalement succédé à Zarqawi, a adopté sa stratégie et s'est mis à réaliser l'État islamique. Finalement, le successeur de Ben Laden, Ayman al Zawahiri, n'a pas été à la hauteur pour garder Baghdadi dans le droit chemin. La relation a explosé de manière spectaculaire avec la déclaration du califat par l'État islamique en 2014. Sans la volonté initiale de Ben Laden de financer Zarqawi, le proto leader de l'Etat islamique aurait disparaître dans l'obscurité des sans-noms du jihad.

    Al-Qaïda a étendu son influence du sud de la Méditerranée au golfe de Guinée, tandis qu'en Syrie, l'idéologie extrémiste d'al-Qaïda s'est généralisée grâce à Hayat Tahrir al Sham. De l'Afghanistan à l'Irak et à l'est de la Syrie, en passant par le Sinaï, et de la République centrafricaine au Mozambique, les armées salafistes-djihadistes de Ben Laden se sont greffées aux insurrections indigènes et contrôlent un territoire nettement plus étendu qu'avant le 11 septembre.  Oussama ben Laden est mort, mais son combat continue - et dans de trop nombreux endroits, ses combattants sont en train de gagner.

  • Al-Qaïda : Des informations font état de la mort de Zawahiri, successeur de Ben Laden

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    Des journalistes, des militants et des politiciens ont diffusé sur les réseaux sociaux des informations affirmant que le dirigeant égyptien d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, âgé de 68 ans, était décédé.

    L'écrivain et journaliste syrien résidant aux États-Unis, Hassan Hassan, a déclaré que, selon les informations circulant parmi les groupes armés liés à Al-Qaïda, le chef de l'organisation jihadiste, Ayman Al-Zawahiri, serait décédé il y a un mois dans sa cache non spécifiée.

    L'écrivain syrien a expliqué sur son compte Twitter que les informations sur la mort d'Al-Zawahiri n'ont pas étéconfirmées ou annoncées par l'organisation, mais une source du groupe syrien Horas ad-Din, étroitement lié à Al-Qaïda, a confirmé l'information.

    Al-Zawahiri souffrait d'une maladie grave, mais on ignorer la gravité de ses problèmes de santé.

    Un responsable de la sécurité internationale avait déclaré en août 2019 qu'il y avait des informations indiquant que le chef d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, souffrait d'une maladie cardiaque.

    Selon le responsable, la possibilité qu'Al-Zawahiri, soit "gravement malade", voire décédé, augmente l'incertitude quant à l'avenir d'Al-Qaïda et quelle pourrait être sa future direction.

    Ayman Muhammad Rabi al-Zawahiri (né le 19 juin 1951) est le chef d'Al-Qaïda. Il a succédé à Oussama ben Laden après avoir été le deuxième dirigeant en importance de l'organisation militaire d'Al-Qaïda que la plupart des pays du monde classent comme une organisation terroriste.

    Le gouvernement américain a promis une récompense de 25 millions de dollars à quiconque fournirait des informations menant à son arrestation.

    Il a travaillé comme chirurgien (spécialisé en chirurgie générale) et a aidé à fonder le groupe du Jihad égyptien, et certains experts estiment qu'il est un élément clé des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

    Le nom d’Al-Zawahiri était en deuxième position, après Ben Laden, sur une liste de 22 noms des terroristes les plus recherchés aux États-Unis après 2001. 

    Al-Zawahiri, né dans la capitale égyptienne, Le Caire, est issu d'une famille de la classe moyenne qui comprend de nombreux médecins et érudits religieux. Son grand-père Rabi al-Zawahiri a assumé le poste de cheikh de la mosquée Al-Azhar, son père, le professeur Muhammad al-Shafi`i al-Zawahiri, était l'un des dermatologues égyptiens les plus célèbres. Quant à son grand-père maternel, il s’agit d’Abd al-Wahhab Azzam, un homme de lettres en Égypte avant la révolution de 1952, et l’oncle de sa mère est Abd al-Rahman Azzam, le premier secrétaire général de la Ligue arabe. L’une des personnes les plus proches de lui est son oncle Mahmoud al-Zawahiri, médecin spécialiste des maladies dans le monde. Ayman Al-Zawahiri a longtemps vécu dans le village de Rizeigat Bahary, dans le gouvernorat de Louxor, où il a pu diffuser ses idées d’obédience salafiste.

    Al-Zawahiri s'est impliqué très jeune dans les activités des mouvements politiques islamiques alors qu'il était encore à l'école. Il a été arrêté à l'âge de quinze ans pour avoir rejoint les Frères musulmans interdits. Les Frères musulmans sont l'un des groupes islamiques les plus anciens et les plus importants d'Égypte. L'activité politique d'Al-Zawahiri ne l'a pas empêché d'étudier la médecine à l'Université du Caire, dont il a obtenu son diplôme en 1974 et obtenu une maîtrise en chirurgie quatre ans plus tard.

    Au début, Al-Zawahiri a commencé à suivre les traditions familiales, en établissant une clinique médicale dans une banlieue du Caire, mais il a rapidement été attiré par les groupes islamistes qui réclamaient le renversement du gouvernement égyptien. Il a rejoint le Groupe du Jihad islamique égyptien dès sa création en 1973. En 1981, il a été arrêté parmi les personnes accusées d'avoir assassiné le président égyptien de l'époque, Anouar Sadate. Sadate avait mis en colère des militants islamistes en signant un accord de paix avec Israël et en arrêtant des centaines de ses détracteurs dans le cadre d'une répression sécuritaire.

    Au cours de l'une des sessions du tribunal, Al-Zawahiri a comparu en tant que porte-parole des accusés, en raison de sa maîtrise de la langue anglaise, et a été filmé en train de dire au tribunal: "Nous sommes des musulmans qui croyons en notre religion et cherchons à établir un État islamique et une société islamique." Bien qu'il ait été acquitté dans l'affaire de l'assassinat de Sadate, il a été reconnu coupable de possession illégale d'armes et condamné à trois ans de prison au cours desquels il a été régulièrement torturé par les autorités pendant son incarcération en Égypte, une expérience qui l’aurait rendu encore plus extrémiste. Après sa libération, il part pour l'Arabie saoudite

    Al-Zawahiri a pris la direction de l'organisation à la suite de l’élimination de Ben Laden par les forces américaines le 2 mai 2011. On l'appelait souvent le bras droit d'Oussama Ben Laden et le principal idéologue d'Al-Qaïda. Certains experts soulignent que l'organisation du Jihad égyptien a pris le contrôle d'Al-Qaïda lorsqu'elle a uni ses forces à la fin des années 90 du siècle dernier. Al-Zawahiri a été vu pour la dernière fois dans la ville orientale de Khost en octobre 2001, lorsque les États-Unis ont lancé une campagne militaire pour renverser le gouvernement taliban. Depuis lors, il avait réussi à échapper aux poursuites en se cachant dans les zones montagneuses le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, avec l'aide de membres de tribus islamistes.

    Lien permanent Catégories : AL-QAÏDA, Ayman al-Zawahiri 0 commentaire
  • Mali : El-Qaëda revendique l'attaque qui a tué un hussard parachutiste français

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    Dans une déclaration publiée en ligne plus tôt dans la journée du jeudi 30 juillet, le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à al-Qaïda, a pris la responsabilité de l'attaque suicide contre les troupes françaises dans le nord du Mali la semaine dernière. Un soldat français avait été tué dans l'attaque.
    La déclaration du GSIM affirme que «les moudjahidines ont frappé la base française dans la région de Gossi [dans la région de Tombouctou au Mali] le 23 juillet». Le groupe djihadiste poursuit en ajoutant que «deux véhicules explosifs avaient été utilisés dans le raid».
    Le GSIM explique que deux voitures suicide ont explosé à l’entrée de la base, tandis qu'une troisième réussissait à exploser à l’intérieur du camp. Selon la branche d'al-Qaïda, des mortiers ont ensuite été tirés sur l'enceinte avant qu'une équipe d'assaut de deux autres djihadistes se lancent à l'assaut.
    Le raid du 23 juillet à Gossi a été confirmé par l'armée française à l'époque, bien que la déclaration officielle du ministère français de la Défense diffère grandement de la version des événements telle que l'explique le GSIM.
    L'armée française a confirmé qu'un soldat avait été tué dans l'attaque, mais cela est intervenu après qu'une patrouille de reconnaissance dans la région de Gossi ait essuyé des tirs et que son véhicule ait été touché par une voiture piégée . Deux autres soldats avaient également été blessés dans l'explosion .
    Des affrontements entre les forces françaises et les djihadistes ont alors éclaté. Des informations supplémentaires de France 24 ont également confirmé que les affrontements avaient eu lieu en dehors de la base militaire de Gossi.
    En ce qui concerne la présence de deux autres véhicules suicide, cette présence n'a été confirmée ni par les reportages locaux ni par la déclaration militaire française.
    La zone proche de Gossi a connu une importante activité militaire française ces derniers mois. En avril, un légionnaire étranger français a été tué par un engin piégé dans les régions frontalières entre le Mali et le Burkina Faso . En mai, un autre légionnaire a été tué dans la même région .
    L'attaque de la semaine dernière marque également le premier attentat suicide de GSIM cette année. Si le groupe djihadiste a mené plusieurs raids sur des bases militaires maliennes depuis janvier, il a néanmoins fait un usage modéré de cette tactique.
    Par exemple, le mois dernier, le GSIM a tué au moins 20 soldats maliens lors d'une attaque contre une base près de Sokolo dans la région centrale de Ségou au Mali. En mars, au moins 29 soldats maliens ont été tués à Tarkint dans la région de Gao. Et en avril, 25 autres soldats ont été tués à Bamba également dans la région de Gao.
    Aucun de ces cas n'a vu l'utilisation de voitures piégées.
    Le GSIM continue de constituer une menace sérieuse non seulement pour la sécurité malienne, mais aussi pour la situation sécuritaire globale au Sahel. Malgré une mission antiterroriste dirigée par la France, des troupes du G5 Sahel et une force de maintien de la paix des Nations Unies, Al-Qaïda conserve toujours la capacité d'opérer ouvertement à l'intérieur du Mali et de la région au sens large.
    GSIM
    Le GSIM est dirigé par Iyad Ag Ghaly, un membre de la tribu touareg des Ifoghas, originaire de Kidal (nord du Mali), incontournable depuis plusieurs décennies sur l'échiquier sahélien, d'abord à la tête d'une rébellion touareg dans les années 1990, puis en tant que chef de groupes islamistes armés. Il est aujourd'hui le représentant au Sahel du chef suprême d'el-Qaëda, Ayman Zawahiri. L'armée française avait annoncé la semaine dernière la mort d'un parachutiste, survenue lorsque "son engin blindé avait sauté au contact d'un véhicule suicide chargé d'explosifs", au cours d'une mission de reconnaissance.
    Barkhane
    L'opération française antijihadiste au Sahel, Barkhane, compte autour de 5.100 soldats. Ces derniers mois, l'armée française et celles des pays du G5 Sahel ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans la zone dite des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso. Paris a revendiqué la "neutralisation" de plusieurs dizaines de jihadistes au total, dont en juin l'émir d'el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi), l'Algérien Abdelmalek Droukdal, figure du jihadisme dans la région depuis 20 ans.

  • Frontlive-Chrono: Récapitulatif des principaux évènements du Moyen Orient, Afrique du nord et Sahel du 14 mars 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le jeudi 14 mars 2019.


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    • Afghanistan : 31 insurgés tués dans des frappes aériennes – Abonnés
    • Algérie – Le pouvoir tente de reprendre le contrôle – Évènements minute par minute – Abonnés
    • Indonésie: l’épouse du terroriste Abou Hamzah se fait sauter à Sibolga au moment de son arrestation – Abonnés
    • Maroc: Démantèlement d’une cellule de l’Etat islamique qui tentait de planifier des attentats – Abonnés
    • Philippines: Les combats entre l’armée philippine et l’Etat islamique font rage à Datu Piang (île de Mindanao) – Abonnés
    • Syrie : Nouvelle reddition de centaines de jihadistes à Baghouz – Abonnés
    • Syrie : l’armée de l’air russe attaque Idlib, des dizaines de morts et de blessés – Abonnés

     

    ENGLISH

    • Afghanistan: 31 insurgents killed in air strikes – Subscribers
    • Algeria – The power launches its media counter-offensive – Events Minute by minute – Subscribers
    • Indonesia: Terrorist Abu Hamzah’s wife blows herself up in Sibolga at the time of her arrest – Subscribers
    • Morocco: Dismantling of an Islamic state cell that was planning attacks in the Kingdom – Subscribers
    • Philippines: Fighting between the Philippine army and the Islamic state rages in Datu Piang (Mindanao Island) – Subscribers
    • Syria: ISIS Militants, Families Surrender in Baghuz – Subscribers
    • Syria: Russian Air Force attacks Idlib, dozens killed and wounded – Subscribers

     

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    سوريا: 13 قتيلاً في ضربات روسيّة هي الأولى على إدلب منذ الاتفاق الروسي التركي
    سوريا: 
    استسلام عشرات الدواعش وأسرهم.. وقسد تتوغل في الباغوز
    المغرب
     يفكك خلية موالية لداعش سعت للتخطيط لعمليات إرهابية

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    • Afganistán: 31 insurgentes muertos en ataques aéreos – Suscriptores
    • Argelia: El poder intenta convencer a los argelinos de una crucial movilización – Suscriptores
    • Filipinas: Violentos combates entre el ejército filipino y el Estado islámico en Datu Piang (isla de Mindanao)
    • Filipinas: Violentos combates entre el ejército filipino y el Estado islámico en Datu Piang (isla de Mindanao) – Suscriptores
    • Indonesia: La esposa del terrorista Abu Hamzah se hizó explotar con su niño en Sibolga en el momento de su detención – Suscriptores
    • Marruecos: Desmantelamiento de una célula del Estado islámico que intentaba planear ataques – Suscriptores
    • Siria: Rendición de cientos de yihadistas en Baghuz – Suscriptores
    • Siria: La Fuerza Aérea Rusa ataca a Idlib, decenas de muertos y heridos – Suscriptores

     

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    • Siria: Capitolazione di centinaia di jihadisti a Baghouz – Abbonati
    • Siria: l’aviazione russa attacca Idlib, decine di morti e feriti – Abbonati

     

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    • Filipinas: Violentos combates entre o exército filipino e o Estado Islâmico em Datu Piang (Ilha de Mindanao) – Assinantes
    • Indonésia: A esposa do terrorista Abu Hamzah explodiu-se com seu filho em Sibolga no momento de sua prisão – Assinantes
    • Marrocos: desmantelamento de uma célula do estado islâmico que tentava planear ataques – Assinantes
    • Síria: Centenas de jihadistas em Baghouz renderam-se – Assinantes
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