Ayatollah Ali Khameneï

  • Iran : Manifestations : plus de 75 morts en dix jours selon une ONG

    Imprimer

    Plus de 75 personnes ont été tuées  dans la répression de la contestation déclenchée il y a onze jours par la mort d'une jeune femme détenue par la police des moeurs, selon une ONG, des pays occidentaux appelant Téhéran à cesser l'usage de la force.

    Mehsa Mogoi 2.jpegParmi les décès dont nous avons déjà parlé, on trouve une jeune fille de 18 ans, Mahsa Mogoi (photo). Elle a été tuée par les sbires de la République islamique lors d'une manifestation contre la mort brutale de Mahsa Amini à Ispahan. Les forces de sécurité lui ont tiré deux balles dans la tête. Vidéo.

    Les autorités iraniennes avancent de leur côté un bilan de 41 morts incluant des membres des forces de l'ordre. Elles ont aussi annoncé l'arrestation de plus de 1.200 manifestants. Des militants, avocats et journalistes ont aussi été interpellés selon des ONG. Les manifestations, qui ont repris lundi soir 26 septembre, ont éclaté le 16 septembre après le décès à l'hôpital de la jeune Iranienne de 22 ans, Mahsa Amini, arrêtée trois jours auparavant à Téhéran pour non respect du code vestimentaire strict pour les femmes en République islamique d'Iran.

    Selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée à Oslo, "au moins 76 personnes ont été tuées dans les manifestations" dont "six femmes et quatre enfants", dans 14 provinces du pays. L'IHR a affirmé avoir obtenu des "vidéos et des certificats de décès confirmant des tirs à balles réelles sur des manifestants". Depuis le décès de Mahsa Amini, des Iraniens manifestent tous les soirs à Téhéran et ailleurs dans le pays.

    Photos du guide déchirées
    De nombreux policiers casqués et armés de bâtons prennent alors position pour tenter d'empêcher les rassemblements. Certains manifestants lancent depuis des toits d'immeubles des slogans antigouvernementaux entrecoupés de "Femme, Vie et liberté", raconte un habitant de la capitale.

    Sanandaj
    Lundi soir, les protestations ont été ponctuées des mêmes slogans de "Mort au dictateur" dans la capitale et dans d'autres villes, selon des témoins. À Sanandaj, chef-lieu de la province du Kurdistan (nord-ouest), d'où est originaire Mahsa Amini, des femmes sont montées sur des toits de voitures et enlevé leur voile, selon des images publiées par IHR. Aucune force de police n'était visible sur les images.

    Tabriz
    À Tabriz (nord-ouest), des policiers tirant du gaz lacrymogène contre les manifestants apparaissent sur une vidéo diffusée par l'IHR, où l'on entend aussi des coups de feu. De récentes vidéos des protestations publiées par l'AFP, ont montré la police anti-émeute frappant des manifestants à coups de matraque et des étudiants déchirant de grandes photos du guide suprême iranien Ali Khamenei et de son prédécesseur, l'ayatollah Khomeiny, père fondateur de la République islamique.

    Et d'après des groupes de défense des droits humains, la police a aussi tiré des plombs et à balles réelles sur les protestataires qui ont lancé des pierres, incendié des voitures de police et mis le feu à des bâtiments publics. D'autres images ont montré des femmes mettant le feu à leur voile, ou se coupant symboliquement les cheveux, encouragées par la foule, dans plusieurs villes. 

    L'Iran dénonce des "complots étrangers"
    L'Iran dénonce des "complots étrangers" derrière le mouvement de contestation, pointant du doigt les Etats-Unis, son ennemi juré.
    Son chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian a critiqué "l'approche interventionniste des Etats-Unis dans les affaires de l'Iran", leur reprochant de soutenir "les émeutiers". L'Union européenne a dénoncé l'usage "généralisé et disproportionné de la force" contre les manifestants, Berlin appelant les autorités iraniennes à "ne pas recourir à la violence".

    Condamnant une "répression brutale", la France a dit examiner avec ses partenaires européens "les options disponibles en réaction à ces nouvelles atteintes massives aux droits des femmes et aux droits de l'Homme en Iran". Le président américain Joe Biden a dénoncé la répression des manifestations, se disant solidaire des "femmes courageuses d'Iran". Et le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a dit sa "grande inquiétude" face à la "réponse violente (...) des forces de sécurité" ainsi que les "restrictions (...) sur les communications téléphoniques, l'Internet et les réseaux sociaux."

    Mais les autorités iraniennes restent fermes. Samedi, le président conservateur Ebrahim Raïssi a appelé les forces de l'ordre à agir "fermement contre ceux qui portent atteinte à la sécurité et la paix du pays et du peuple". Après lui, le chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a exclu toute "indulgence" envers les instigateurs des "émeutes". Néanmoins, le grand ayatollah Hossein Nouri Hamédani, important religieux conservateur et ardent défenseur de l'ayatollah Khamenei, a appelé les autorités à "écouter les demandes du peuple".

    Les protestations sont les plus importantes depuis celles de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l'essence en Iran, qui avaient été sévèrement réprimées (230 morts selon un bilan officiel, plus de 300 selon Amnesty International).

    Les autorités iraniennes ont confisqué la maison d'un célèbre footballeur qui avait appelé au renversement du régime des ayatollahs
    L'opposition iranienne rapporte que la maison d'Ali Karimi, une star du football iranien qui a exprimé sa sympathie pour les manifestations et appelé au renversement du régime de l'ayatollah, a été confisquée par les autorités.

    Mohammad Ali Karimi Pashaki, 43 ans, n'a pas vécu en Iran depuis longtemps. Il est né à Shahriar (ouest de Téhéran). Il a joué comme milieu de terrain. En 2004, il a été reconnu comme le meilleur joueur de football d'Asie. Il a joué pour l'équipe nationale iranienne lors de la Coupe du monde 2006. Karimi a fait 112 apparitions pour l'équipe nationale iranienne et a marqué 36 buts.

    Le 17 juin 2009, Ali Karimi a disputé son dernier match contre l'équipe nationale sud-coréenne pour l'équipe nationale iranienne. Il a été suspendu à vie de l'équipe nationale avec Mehdi Mahdavikia, Hossein Kaabi et Wahid Hashemian pour être entré sur le terrain contre la Corée du Sud avec des brassards verts symbolisant le soutien au principal rival de Mahmoud Ahmadinejad, Mir-Hossein Mousavi, lors des élections présidentielles en Iran.

    En août 2010, Il a été expulsé du club iranien "Steel Azin" pour avoir refusé de jeûner pendant  Ramadan.

    Il a joué pour le club munichois du Bayern. Puis il a signé un contrat avec le club allemand de Schalke 04.

    Golshifteh Farahani.jpegUne nouvelle actrice iranienne soutient les manifestants
    L'actrice iranienne "Golshifteh Farahani" a rejoint la révolution iranienne et déclare son plein soutien aux manifestations en Iran.

  • Iran : Les protestations se multiplient après la mort de Mahsa Amini, 22 ans par la police des moeurs

    Imprimer

    Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont eu lieu dans de nombreuses villes iraniennes. Les manifestants sont descendus dans la rue après la mort de Mahsa Amini, 22 ans, qui a été battue à mort par la police.

    La jeune fille a été enterrée à Sakaz et ses funérailles se sont transformées en une manifestation de l'opposition. Les femmes qui y participaient ont enlevé avec défi leur hijab - foulard, dont le port est obligatoire pour les femmes iraniennes. Les manifestants ont alors commencé à jeter des pierres sur les portraits du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Des dizaines de personnes ont été blessées, certaines ont été tuées.

    Les autorités, essayant d'arrêter le mouvement de protestation, ont déconnecté Sakaz d'Internet. Mais cela n'a servi à rien. Des manifestations ont eu lieu à Senandej, Mashhad et dans d'autres villes. Ils ont atteint Téhéran.

    Dans la capitale, les manifestants ont défilé le long de la rue la plus longue de la ville et de tout le Moyen-Orient - Wali Asr, jusqu'à ce que la police leur bloque le passage. Des canons à eau ont été utilisés. Les affrontements ont eu lieu sur le territoire de l'Université polytechnique de Téhéran.

    Amini et sa famille étaient venus à Téhéran pour une visite. La raison de son arrestation était le "mauvais" port du hijab. Les responsables du régime affirment qu'au cours d'une conférence sur la rééducation, elle a eu une crise cardiaque et qu'une ambulance a été immédiatement appelée pour l'emmener à l'hôpital.

    Cependant, les proches de Mahsa et les militants des droits humains sont convaincus qu'elle a été torturée. Selon eux, elle a perdu connaissance après avoir été battue dans une fourgonnette de la police des moeurs. Les militants des droits de l'homme ont également constaté une forte augmentation de l'activité de la police des mœurs ces derniers mois.

  • Iran : l'ayatollah Ali Khamenei est hospitalisé, dans un état grave

    Imprimer

    2089845.jpegLe guide suprême de la révolution islamique, l'ayatollah Ali Khamenei, est à l'hôpital sous la surveillance de médecins, son état est jugé grave. Cela a été rapporté le 16 septembre 2022, citant des sources iraniennes, par le New York Times.

    Selon la publication, Khamenei a été opéré la semaine dernière pour une occlusion intestinale. Son état était jugé critique, mais s'était quelque peu amélioré ces derniers jours. Les détails ont été rapportés au New York Times par quatre personnes, dont l'une est étroitement associée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Toutes les sources ont demandé à rester anonymes car il s'agit d'une "affaire délicate".

    Toutes les réunions de l'Ayatollah prévues dans un proche avenir ont été annulées.

    La maladie de Khamenei, 83 ans, avait été rapporté la veille par le site Internet de l'opposition iranienne "Iran International". Le site a également noté que Khamenei n'était pas apparu en public depuis deux semaines.

     

    Lien permanent Catégories : Ayatollah Ali Khameneï, IRAN 0 commentaire
  • Иран/Россия: Путин встретился в Тегеране с верховным лидером и с президентом Ирана

    Imprimer

    Президент РФ Владимир Путин, находящийся с официальным визитом в Тегеране для участия в "Астанинском процессе" по Сирии, встретился с верховным лидером Ирана Али Хаменеи, передает агентство IRNA.

    Ранее Путин провел переговоры с президентом Ирана Ибрахимом Раиси. "Президенты обсудили двухстороннее сотрудничество, подчеркнув настрой на развитие отношений в сфере торговли, энергетики и транспорта", – говорится в сообщении агентства РИА Новости.

    Это первый зарубежный визит Путина за пределами бывшего СССР после того, как он развязал войну против Украины (24.02.2022).

    Помощник президента РФ Юрий Ушаков на брифинге 18 июля сообщил, что президенты России, Ирана и Турции на встрече в Тегеране в "Астанинском формате" обсудят планы Анкары провести новую операцию против курдских формирований на севере Сирии. В Кремле эти намерения властей Турции не одобряют.

    Ожидается также подписание "договора о всеобъемлющем стратегическом сотрудничестве" между Россией и Ираном.

    После вторжения в Украину РФ превратилась в парию международного сообщества. Санкции привели к тому, что в России начали говорить об изучении иранского опыта длительного существования под международным давлением. Однако иранский опыт нельзя назвать положительным – экономическая ситуация в стране крайне тяжелая. При этом на рынке энергоносителей Россия и Иран являются прямыми конкурентами.

    В то же время военное сотрудничество РФ и Ирана успешно развивается. Советник президента США по национальной безопасности Джек Салливан заявлял, что Иран намерен передать России сотни беспилотников, как разведывательных, так и ударных, а также обучить российских военнослужащих их задействованию. В Тегеране и Москве это заявление Салливана опровергали.

    Визит Путина в Иран стал своеобразным ответом на ближневосточное турне президента США Джо Байдена, в ходе которого американский лидер посетил Израиль и Саудовскую Аравию и обсуждал, помимо прочего, тему сдерживания Ирана.

  • Iran/Russie : Poutine rencontre le guide suprême et président de l'Iran à Téhéran

    Imprimer

    Le président russe Vladimir Poutine, qui est en visite officielle à Téhéran pour participer au « processus d'Astana » sur la Syrie, a rencontré le guide suprême iranien Ali Khamenei, a rapporté IRNA.

    Auparavant, Poutine avait eu des entretiens avec le président iranien Ibrahim Raisi. "Les présidents ont discuté de la coopération bilatérale, soulignant l'intention de développer les relations dans le domaine du commerce, de l'énergie et des transports", a indiqué l'agence RIA Novosti dans un communiqué.

    Il s'agit de la première visite à l'étranger de Poutine en dehors de l'ex-URSS depuis qu'il a déclenché une guerre contre l'Ukraine.

    L'assistant du président de la Fédération de Russie Yuri Ushakov lors d'un briefing le 18 juillet a déclaré que les présidents de la Russie, de l'Iran et de la Turquie lors d'une réunion à Téhéran au "format Astana" discuteront des plans d'Ankara pour mener une nouvelle opération contre les formations kurdes en nord de la Syrie. Le Kremlin n'approuve pas ces intentions des autorités turques.

    La signature d'un "accord global de coopération stratégique" entre la Russie et l'Iran est également attendue.

    Après l'invasion de l'Ukraine, la Fédération de Russie est devenue un paria de la communauté internationale. Les sanctions ont conduit au fait qu'en Russie, ils ont commencé à parler d'étudier l'expérience iranienne d'une longue existence sous pression internationale. Cependant, l'expérience iranienne ne peut pas être qualifiée de positive - la situation économique du pays est extrêmement difficile. Dans le même temps, la Russie et l'Iran sont des concurrents directs sur le marché de l'énergie.

    Dans le même temps, la coopération militaire entre la Fédération de Russie et l'Iran se développe avec succès. Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jack Sullivan, a déclaré que l'Iran avait l'intention de transférer des centaines de drones, à la fois de reconnaissance et de frappe, vers la Russie, ainsi que de former le personnel militaire russe à les utiliser. La déclaration de Sullivan a été démentie à Téhéran et à Moscou.

    La visite de Poutine en Iran était une sorte de réponse à la tournée au Moyen-Orient du président américain Joe Biden, au cours de laquelle le dirigeant américain s'est rendu en Israël et en Arabie saoudite et a discuté, entre autres, du sujet de l'endiguement de l'Iran.

  • Iran : Série de purges en Iran : Le chef de la sécurité de l'ayatollah Khamenei est limogé

    Imprimer

    L'Iran limoge le chef de la sécurité de l'ayatollah Khamenei

    Le commandement du Corps des gardiens de la révolution islamique (DGRI) a annoncé le limogeage d'Ebrahim Jabari de la direction de la sécurité du guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei. Il occupe ce poste depuis 2010. Il est remplacé par Hassan Mashrueifar.

     

    Ce qui a causé la démission de l'un des représentants du CGRI le plus proche de Khamenei n'est pas rapporté. Cependant, il semble qu'il y ait une véritable purge à la direction du Corps. Auparavant, le chef du renseignement du CGRI, Hossein Tayeb, également ancien confident du dirigeant iranien, avait été remplacé.

     

    Le commandement du Corps des gardiens de la révolution islamique (DGRI) a annoncé le limogeage d'Ebrahim Jabari de la direction de la sécurité du guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei. Il occupe ce poste depuis 2010. Il est remplacé par Hassan Mashrueifar.

    Ce qui a causé la démission de l'un des représentants du CGRI le plus proche de Khamenei n'est pas rapporté. Cependant, il semble qu'il y ait une véritable purge à la direction du Corps. Auparavant, le chef du renseignement du CGRI, Hossein Tayeb, également ancien confident du dirigeant iranien, avait été remplacé.

    La démission de Tayeb a été associée à l'échec des plans des services spéciaux iraniens de lancer des opérations contre les touristes israéliens en Turquie. Les opérations visaient à répondre à la liquidation des scientifiques iraniens du nucléaire et des missiles, ainsi qu'à une série d'incidents étranges dans les installations de défense et nucléaires.

    La démission de Tayeb a été associée à l'échec des plans des services spéciaux iraniens de lancer des opérations contre les touristes israéliens en Turquie. Les opérations visaient à répondre à la liquidation des scientifiques iraniens du nucléaire et des missiles, ainsi qu'à une série d'incidents étranges dans les installations de défense et nucléaires.

  • Iran : Six morts lors de manifestations

    Imprimer

    Le nombre de morts lors des manifestations en Iran est passé à six. Des manifestations, outre Téhéran, ont lieu dans les provinces du Khouzistan, d'Ispahan, du Lorestan, de Cheharmehal et de Bakhtiaria.

    Les protestations ont été provoquées par une forte hausse des prix des denrées alimentaires de base : pain, huile végétale, lait, viande de poulet ont augmenté de 300 %. Cependant, les appels au renversement du régime des ayatollahs se sont ajoutés assez rapidement aux slogans économiques. Les manifestants scandent "mort au dictateur !"

    Le destinataire de ces malédictions, l'ayatollah Ali Khamenei, a admis il y a quelques jours que des manifestations avaient lieu en Iran, et a reconnu certaines des revendications comme justifiées. Dans le même temps, il a appelé les travailleurs à s'unir et à ne pas se laisser diriger par des ennemis extérieurs qui sèment la discorde.