Eviatar (voir à Givat Eviatar)

  • Cisjordanie : Affrontements près d'Evyatar; un Palestinien du village arabe de Beita tué

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    Vendredi 24 septembre, des émeutes ont éclaté à nouveau près de l'avant-poste d'Evyatar, dans les localités de Beita et Kafr Qaddoum. Environ 300 Palestiniens ont jeté des pierres sur les soldats israéliens et brûlé des pneus. Vidéo.

    Au cours des émeutes, un habitant du village arabe de Beita, Muhammad Ali Khabisa, a été grièvement blessé par une balle reçue en pleine tête. L'homme a été transporté à l'hôpital de Naplouse, où les médecins ont déclaré son décès.

    28 autres manifestants ont été blessés, dont 8 par des balles en métal recouvert de caoutchouc, 18 à la suite de l'inhalation de gaz lacrymogène et 2 à la suite de chutes et de brûlures.

    Depuis plusieurs mois, la ville de Beita est le théâtre d'affrontements entre l'armée israélienne et les Palestiniens qui refusent l'établissement d'un avant-poste israélien sur leurs terres.

    D'autre part, le coordinateur de la résistance populaire dans la ville de "Kafr Qaddoum" dans le gouvernorat de Qalqilya (nord), Murad Shteiwi, a déclaré que les soldats israéliens avaient pris d'assaut le village après le début de la marche hebdomadaire contre l'avant-poste d'Eviatar, et ont tiré des balles recouvertes de caoutchouc et des grenades lacrymogènes.

    Shtowi a ajouté que les affrontements avaient entraîné la blessure de 4 civils par balles métalliques recouvertes de caoutchouc, tandis que des dizaines ont été intoxiqués par le gaz lacrymogène et ont du être soignés sur le terrain.

    Selon des témoins oculaires, des affrontements ont également éclaté dans la ville de Beit Dajan, à l'est de Naplouse, lorsque l'armée israélienne a cherché à interrompre une marche similaire, mais aucun blessé n'a été signalé. 

     

  • Cisjordanie : Un Palestinien tué par les forces israéliennes

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    Un Palestinien a été tué tard mardi soir 27 juillet 2021 par un tir israélien à l'entrée d'une localité de Cisjordanie, qui est le théâtre d'affrontements entre manifestants et forces israéliennes ces dernières semaines, ont indiqué des responsables palestiniens.

    Shadi Omar Lotfi Salim (photo ci-dessus), 41 ans, a été "tué par balle" près du village de Beita, selon le ministère palestinien de la Santé. Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a confirmé avoir ouvert le feu en direction d'un Palestinien dans ce secteur. L'assistant maire du village, Moussa Hamayel, a indiqué à l'AFP que l'homme avait été tué à l'entrée du village par des soldats israéliens alors qu'il revenait de son travail. "Il a été tué de sang-froid", a-t-il dit, assurant qu'il n'y avait pas de manifestations mardi soir dans le secteur. Shadi Omar Lotfi Salim était un employé de la municipalité de Beita chargé d'inspecter les vannes d'alimentation en eau près du carrefour de Beta.

    L'armée israélienne a indiqué de son côté avoir identifié un "suspect palestinien" lors d'une patrouille de routine à un rond-point près de Beita, au sud de Naplouse, "lorsque ce dernier s'est approché des soldats avec un objet suspect dans ses mains qui a été identifié comme une barre de fer" Après "des tirs de semonces dans les airs", le "suspect a continué à avancer et le commandant a ouvert le feu en sa direction", a ajouté l'armée, précisant qu'une enquête avait été diligentée sur cet incident qui intervient dans la foulée de tensions liées à un projet de colonie dans le secteur de Beita.

    Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Beita afin de fonder la colonie d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien. Après des semaines de tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes selon le droit de l'Etat hébreu, la colonisation étant jugée illégale par le droit international. Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux. Cet accord avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres".

    Vendredi dernier, des heurts entre Palestiniens et des soldats israéliens ont fait plus de 300 blessés, principalement par des gaz lacrymogènes, dans ce secteur, selon le Croissant-Rouge palestinien. L'armée israélienne avait, elle, confirmé deux blessés légers dans ses rangs.

  • Cisjordanie : Heurts avec des soldats israéliens, un mort et près de 320 blessés palestiniens

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    Des heurts ont opposé vendredi 23 juillet 2021 des Palestiniens manifestant contre la colonisation israélienne et des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, faisant un mort et près de 320 blessés palestiniens, la majorité par des gaz lacrymogènes, ont indiqué des secouristes.

    Des centaines de Palestiniens se sont rassemblés dans l'après-midi sur le mont Sabih dans la localité de Beita, point chaud ces derniers mois, pour protester contre la colonie sauvage d'Eviatar, située à proximité, a constaté un photographe de l'AFP qui a vu de nombreux blessés.

    "Au cours des dernières heures, une émeute a été fomentée près du poste avancé de Givat Eviatar, au sud de Naplouse. Des centaines de Palestiniens ont lancé des pierres sur des soldats israéliens qui ont répliqué avec des moyens anti-émeutes", a indiqué à l'AFP l'armée israélienne.

    Le Croissant-Rouge palestinien dénombré un mort et 146 blessés. Un Palestinien âgé de 17 ans, Muhammad Munir Al-Tamimi, a succombé à ses blessures après avoir reçu une balle dans l'abdomen dans le village de Nabi Saleh, au nord-ouest de Ramallah.
    Une force à pied de l'armée d'occupation a attaqué le village et a tiré à balles réelles sur les jeunes hommes, blessant un jeune homme grièvement à l'abdomen.

    Parmi les manifestants blessés, 21 ont été touchés par des balles réelles, 68 par des balles métalliques enrobées de caoutchouc et plus de 195 par des gaz lacrymogènes. Enfin, 11 personnes ont été soignées pour diverses brûlures et 25 pour ecchymoses . L'armée a confirmé deux blessés légers dans ses rangs qui ont été transportés à l'hôpital.

    Dans le village de Beit Dajan, sept civils ont été blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, en plus de dizaines de cas d'intoxication par gaz lacrymogène.  Les manifestants entendaient protester contre la création d'un avant-poste de colonisation sur les terres du village à l'est de Naplouse.

    À Qalqilya, des dizaines de civils ont été intoxiqué par le gaz lacrymogène au cours de la marche hebdomadaire de Kafr Qaddoum contre les colonies. Les manifestants demandaient également l'ouverture de la rue fermée du village il y a 17 ans.

    Des colons israéliens se sont installés début mai sur une colline près de Naplouse afin de fonder la colonie sauvage d'Eviatar, sans obtenir l'autorisation du gouvernement israélien. Après plusieurs semaines de heurts et tensions, un accord est intervenu avec les colons d'Eviatar qui ont évacué les lieux mais en laissant leurs mobile-homes, le temps que le ministère israélien de la Défense passe en revue les droits de propriété des terres afin de déterminer si elles peuvent être considérées comme israéliennes.

    Si le ministère statue en faveur des colons, ces derniers seront alors autorisés à s'implanter de manière plus pérenne. En attendant, l'armée israélienne maintient sa présence sur les lieux. L'accord conclu avec les colons a été rejeté par le maire de Beita qui a affirmé que les "affrontements et les manifestations se poursuivraient" tant que des Israéliens "demeurent sur nos terres".

    La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël et toutes les colonies israéliennes qui s'y trouvent sont considérées illégales au regard du droit international. Plus de 470.000 personnes vivent aujourd'hui dans des colonies israéliennes en Cisjordanie.

  • Cisjordanie/Jérusalem : Des dizaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne - Les colons israéliens quittent l'avant-poste d'Avitar

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    Des dizaines de Palestiniens ont été blessés, vendredi 2 juillet, par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et intoxiqués par des gaz lacrymogènes, à la suite de la répression par l'armée israélienne des manifestations qui ont éclaté dans des zones séparées de Jérusalem et de la Cisjordanie.

    Les manifestations ont eu lieu dans les quartiers de Silwan et Hizma à Jérusalem, et à Beita près de Naplouse, où se trouve l'avant-poste de "Aviatar", en plus d'une manifestation à l'ouest de Salfit, où les colons cherchent à établir un nouvel avant-poste, et à Beit Dajan, Masafer Yatta et Kafr Qaddoum.

    L'armée israélienne a tiré des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et un barrage de gaz lacrymogène sur des centaines de Palestiniens venus défendre leurs terres contre  l'expansion des colonies israéliennes.

    Des dizaines de Palestiniens ont été intoxiqués lors d'affrontements qui ont éclaté avec la police israélienne, dans le quartier Al-Bustan de Silwan, au sud de la mosquée d'Al-Aqsa.

    EN outre, la police d'occupation a tiré des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur les participants d'un stand de soutien aux propriétaires de 17 maisons menacées de démolition à Silwan, ce qui a conduit à des dizaines d'intoxication.

    Plus tôt, vendredi 2 juillet, des dizaines d'habitants de Jérusalem ont effectué la prière du vendredi sous une tente dans le quartier d'Al-Bustan, en soutien aux personnes dont les maisons sont menacées de démolition et d'expulsion forcée pour installer un jardin biblique à leur place.

    Le quartier d'Al-Bustan est habité par 1 550 personnes. 

    A Beita, près de Naplouse, 135 Palestiniens ont été blessés vendredi, dont un par un tir à balle réelle dans le pied, lors d'affrontements avec les forces israéliennes à Jabal Sabih dans la ville de Beita, au sud de Naplouse.

    Le directeur de l'ambulance et des urgences du Croissant-Rouge palestinien à Naplouse, Ahmed Jibril, a déclaré que les blessures étaient réparties comme suit : un blessé par balle réelle et 49 par balles en caoutchouc. 7 d'entre eux ont été transportés à  l'hôpital Rafidia de Naplouse, tandis que 79 autres étaient intoxiqués, par les gaz lacrymogènes. 3 autres se sont blessés lors d'une chute alors qu'ils étaient pourchassés par les forces israéliennes, et deux en fin souffrent de brûlures.

    Les colons quittent l'avant-poste d'Avitar
    Pendant ce temps, les colons ont quitté vendredi l'avant-poste d'Avitar, conformément à l'accord signé avec le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett.

    Les habitants de l'avant-poste d'Avitar s'étaient installés sur le mont Sabih dans le village palestinien de Beita au début du mois dernier, ce qui avait entraîné des affrontements sanglants avec les Palestiniens.

    "J'espère que nous serons de retour ici très bientôt", a déclaré Sarah Leeson, une mère de six enfants, avant de quitter l'avant-poste en  voiture. "Nous allons construire une grande maison".

    Les colons avaient installé l'avant-poste au sommet de Jabal Sabih avec des caravanes, des huttes et des tentes près de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.

    Selon les termes de l'accord publié par le gouvernement israélien jeudi, les colons avaient été été contraints de partir vendredi après-midi.

    Néanmoins, une cinquantaine de caravanes étaient toujours sur place, sus la protection de l'armée israélienne.

    Un correspondant de l'AFP a déclaré que les soldats étaient restés sur place pendant le départ des colons.

    Les habitants de Beita, qui considèrent Jabal Sabih comme leur terre, s'étaient rassemblés dans la  nuit, faisant du bruit, brûlant des pneus et tirant des flèches pour pousser les colons à partir.

    L'occupation de l'avant-poste  d'Avitar devait provoquer des discussions au sein de la coalition gouvernementale, qui comprend des partis d'extrême droite, de gauche, du centre et un parti arabo-islamique.

    Les groupes de gauche israéliens ont rejeté l'accord, tout comme l'adjoint au maire de Beita, qui a déclaré jeudi : « Il est clair que tant qu'un colon ou un soldat restera sur notre terre, les affrontements et les protestations continueront ».

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