Autoroute Maiduguri-Monguno

  • Nigeria : Trois soldats tués dans une embuscade jihadiste

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    Au moins trois soldats ont été tués dans l'embuscade de leur convoi militaire, tendue par des jihadistes dans l'État de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué samedi deux sources de sécurité.

    Les convois militaires sont de plus en plus la cible d'attaques du groupe État islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP), dans le nord-est du Nigeria où les soldats luttent pour mettre fin à une insurrection de 12 ans qui a tué plus de 40.000 civils.

    Les assaillants ont arrosé le convoi à l'arme lourde lors de l'embuscade vendredi, dans le village de Tamsu Kawu, le long de l'autoroute de 120 kilomètres reliant Maiduguri et Damaturu, la capitale de l'État de Yobe, ont indiqué deux sources militaires à l'AFP. "Nous avons perdu trois soldats dans l'embuscade des terroristes de l'ISWAP", a déclaré l'un de ces deux officiers, selon lequel les jihadistes ont saisi un véhicule militaire. Un second officier militaire a confirmé le bilan. L'attaque s'est produite alors que l'armée revendique une série de succès contre les djihadistes, notamment des raids sur leurs camps.

    Le 17 septembre, au moins 16 soldats nigérians ont été tués dans une embuscade de l'ISWAP le long de l'autoroute reliant Maiduguri et la ville de garnison de Monguno, dans la région du lac Tchad. Une semaine plus tard, huit soldats sont morts lorsque d'une attaque par le groupe djihadiste près de la ville de Dikwa, dans la même région.

    L'ISWAP a consolidé son territoire ces derniers mois dans la région du lac Tchad après la mort d'Abubakar Shekau, le commandant du groupe rival Boko Haram, dans des combats entre les deux forces djihadistes. Reconnu par le groupe État islamique, l'ISWAP est né en 2016 d'une scission avec Boko Haram, auquel il reproche notamment des meurtres de civils musulmans.

    Depuis 2019, l'armée a fermé ses plus petites bases pour s'installer dans des garnisons plus grandes et fortifiées, appelées "super camps", pour tenter de mieux résister aux attaques. Une stratégie qui a laissé davantage de liberté de mouvement aux jihadistes dans les zones rurales, estiment les critiques de ces "super camps". Le conflit qui a provoqué le déplacement d'environ deux millions de personnes dans le nord-est du pays, s'est étendu aux pays voisins, ce qui a conduit à la mise en place d'une coalition militaire régionale contre les groupes islamistes.

  • Nigeria : 8 soldats nigérians tués dans une attaque de djihadistes

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    Au moins huit soldats nigérians ont été tués et plusieurs autres sont portés disparus vendredi 24 septembre 2021 après avoir été pris en embuscade par des djihadistes affiliés à l'Etat islamique dans l'État de Borno, ont indiqué à l'AFP deux sources militaires.

    Un convoi militaire a essuyé des tirs de roquettes des militants de l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) alors qu'il se dirigeait entre les villes de Dikwa et Marte dans la région du lac Tchad, ont indiqué les sources.

    Huit autres soldats et un milicien anti-jihadiste ont été blessés dans l'attaque, a déclaré un officier militaire.

    Les jihadistes ont emporté deux véhicules militaires et incendié trois autres.

    Il s'agissait de la deuxième attaque en moins de deux semaines par les djihadistes de l'ISWAP, qui mènent une insurrection islamiste depuis 12 ans dans le nord-est du Nigeria.

    Plus tôt ce mois-ci, 16 soldats nigérians et deux milices anti-jihadistes ont été tués dans une autre embuscade tendue par des combattants alliés à l'Etat islamique alors qu'ils patrouillaient sur une autoroute dans le nord-est de l'État de Borno.

    L'ISWAP a récemment intensifié les attaques contre les civils le long de l'autoroute Maiduguri-Monguno longue de 135 kilomètres où ils ont installé des points de contrôle, volant et tuant des automobilistes, selon les récits de résidents locaux.

    Les attaques quasi-quotidiennes ont incité des patrouilles militaires le long de l'autoroute, ont indiqué des sources militaires.

    Depuis 2019, les soldats ont fermé des bases militaires plus petites et se sont installés dans des garnisons fortifiées plus grandes, connues sous le nom de « super camps », afin de mieux résister aux attaques des militants.

    Mais les critiques disent que la stratégie du « super camp » a également permis aux militants de se déplacer librement dans les zones rurales et a rendu les voyageurs plus vulnérables aux enlèvements.

    Le conflit s'est propagé au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.