AUTORITÉ PALESTINIENNE

  • Le Danemark s'engage à fournir une aide de 72 millions de dollars à l'Autorité palestinienne

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    Le gouvernement danois s'est engagé, jeudi 23 septembre 2021, à fournir une aide à l'Autorité palestinienne d'un montant de 72 millions de dollars, sur cinq ans.

    C'est ce qui ressort d'une rencontre entre le Premier ministre palestinien Mohamed Shtayyeh et le représentant du Danemark en Palestine Ketil Karlsen, à Ramallah.

    Dans une déclaration accordée aux journalistes après la signature de l'accord, Shtayyeh a fait savoir que l'aide danoise était arrivée à un moment crucial et qu'elle sera allouée au financement de projets dans les secteurs de l'agriculture, des collectivités locales et des institutions de la société civile.

    Et d'ajouter que ce qui comptait le plus, c'était le fait que toute l'aide soit conforme au Plan de développement national palestinien.

    Pour sa part, Karlsen a indiqué que le soutien de son pays à l'Autorité palestinienne se concentrait sur le renforcement des droits humains, la promotion de la responsabilité et de la démocratie, la création d'emplois, ainsi que sur la promotion de la paix et de la stabilité, avec un intérêt particulier pour les femmes et les jeunes.

    Plus tôt cette année, le Danemark avait annoncé un soutien budgétaire à l'Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) à hauteur de 82 millions de dollars, pour les cinq prochaines années.

    L'engagement danois envers l'Autorité palestinienne intervient quelques jours après celui de l'Allemagne à hauteur de 100 millions d'euros d'aide sur 3 ans.

    Ce sont les deux premières aides accordées par des pays européens à l'Autorité palestinienne, depuis le début de 2021.

    Au cours des dernières années, l'aide européenne moyenne accordée à l'Autorité palestinienne a dépassé les 200 millions d'euros soit l'équivalent de 235 millions de dollars.

    Mercredi, le ministre palestinien des Finances a noté lors d'une réunion tenue à Ramallah avec des représentants de pays et des donateurs, que l'aide étrangère à l'Autorité palestinienne avait diminué de 90% cette année.

  • Autorité Palestinienne : les services de renseignement de l'Autorité palestinienne ont aidé Israël à retrouver des fugitifs

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    Le journal libanais Al-Akhbar , affilié au Hezbollah libanais, affirme qu'Israël a reçu l'aide de l'Autorité palestinienne dans sa recherche de six évadés de la prison de Gilboa.

    Selon le rapport, des membres de haut rang de l'organisation Fatah et des représentants des forces de sécurité de l'autonomie ont accepté d'aider les services de sécurité israéliens dans la recherche des évadés.

    Selon le journal, le consentement à l'aide a été donné au milieu des craintes de troubles dans l'autonomie et en échange de garanties de prendre les fugitifs vivants.

    A noter qu'à travers Al-Akhbar, le Hamas, qui rivalise avec le Fatah pour le pouvoir dans l'autonomie et, éventuellement, utilise le thème de l'évasion de six prisonniers de la prison israélienne de "Gilboa" pour discréditer l'actuelle administration palestinienne , donne souvent des informations sur ce qui se passe au sein de l'Autorité Palestinienne.

    Menaces du Hamas
    Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhum, a commenté la capture de quatre des six Palestiniens qui se sont évadés de la prison de Gilboa. « L'arrestation de nos prisonniers héroïques est une autre série de confrontations ouvertes avec Israël », a-t-il dit, appelant les Palestiniens « à résister à Tsahal dans toute la Cisjordanie ». Sa déclaration est citée par le Centre d'information palestinien du Hamas.

    Le leader du mouvement palestinien "Initiative nationale" Mustafa Barghouti a déclaré que "l'arrestation des prisonniers fugitifs n'enlève rien à leur héroïsme, qui leur a permis, sans armes, de résister à l'occupation avec toutes ses technologies et son armée pendant plusieurs jours".

    Zubeidi.jpegRappelons que dans la nuit du samedi 11 septembre, la police israélienne a arrêté deux des six évadés. Il s'agit de l'un des chefs du Fatah, Zakhariya Zubeidi (photo ci-contre), et un autre du Jihad islamique, Muhammad Qasem Ardu, qui s'étaient enfuis il y a cinq jours de la prison de Gilboa. Lors de leur capture, les évadés n'ont pas offert de résistance.

    Les fugitifs ont été arrêtés sur un parking pour camions dans le village arabe d'Umm al-Ghanem dans la région du mont Thabor après que la police eut passé au peigne fin plusieurs villages arabes de la région au cours de la nuit.

    Quelques heures plus tôt, à Nazareth, deux autres fugitifs avaient été arrêtés - Il s'agit des militants du Jihad islamique, Yaakub Mahmud Kadari et Mahmoud Abdullah Arda. Ils s'étaient tournés vers les résidents locaux pour leur demander de leur donner de la nourriture et de les aider à se cacher.
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    Deux autres fugitifs sont toujours en fuite.

  • Cisjordanie : Dix Palestiniens tués dans des heurts avec l'armée israélienne

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    Dix Palestiniens ont été tués vendredi en Cisjordanie occupée dans plusieurs heurts avec l'armée israélienne, en marge d'une vaste journée de manifestations de colère, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé palestinien.

    La plupart de ces Palestiniens ont été tués à balles réelles par l'armée israélienne lors de manifestations ayant dégénéré en affrontements dans plusieurs localités à travers la Cisjordanie, a rapporté le ministère de la Santé, faisant état d'environ 150 blessés.

    Ces évènements surviennent sur fond d'une escalade militaire inédite depuis 2014 entre Israël et le mouvement palestinien Hamas, dans et autour de la bande de Gaza, et de violences dans des villes israéliennes mixtes arabes et juives.

    Depuis lundi, 12 Palestiniens ont ainsi été tués dans ces affrontements, d'après des sources palestiniennes. Des manifestations se tiennent vendredi dans plusieurs villes palestiniennes de Cisjordanie comme Naplouse, Qalqilya, Tulkarem et Jénine dans le nord, et Hébron dans le sud.

    L'agence de presse officielle de l'Autorité palestinienne (AP) Wafa a publié les noms de six Palestiniens tués par les forces israéliennes lors d'incidents séparés vendredi.

    Le premier a été identifié comme étant Mohammed Ruhi Hammad, 30 ans, abattu par balle dans la ville de Silwad à l'est de Ramallah après avoir tenté de mener une attaque à la voiture bélier selon l'armée israélienne. Peu de temps après, un Palestinien - identifié par un correspondant de Middle East Eye sur les lieux comme Youssef Nawasra, 26 ans - a été tué près du village de Yabad, dans le gouvernorat de Jénine, au nord de la Cisjordanie occupée, lors d'une manifestation. Plus tard, Wafa a rapporté la mort d'Awad Ahmed Harb, 23 ans, et de Sharif Khaled Suleiman, 38 ans, tués par les forces israéliennes lors de manifestations dans les villages de la région de Salfit à Iskaka et Marada respectivement. Un cinquième Palestinien - identifié par MEE comme Nidal Sael Safadi - aurait été tué dans le village d'Urif, dans le gouvernorat de Naplouse. Selon Wafa , Safadi a été abattu par les forces israéliennes alors qu'il tentait d'affronter des colons israéliens. Un sixième Palestinien, Mohammed Shger, 20 ans, a été tué lors d'une manifestation dans la région de Jéricho.

    De nombreux rassemblements ont traditionnellement lieu à travers la Cisjordanie occupée le vendredi, jour de repos hebdomadaire, pour protester contre l'expansion des colonies israéliennes, illégales au regard du droit international.

    Ce vendredi, les manifestations dénoncent également les frappes israéliennes sur l'enclave palestinienne de Gaza qui ont débuté lundi en riposte à des tirs de roquettes. Le Croissant rouge a fait état vendredi de plus de 100 blessés en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël, et séparé de l'enclave de Gaza par le sol israélien. Environ 475.000 colons israéliens vivent en Cisjordanie, territoire où habitent plus de 2,8 millions de Palestiniens.

    23H42 : Tentative d'attaque contre l'armée israélienne près de Naplouse, l'attaquant neutralisé
    Tard dans la soirée du 14 mai, près de Naplouse, un Palestinien armé d'un couteau a tenté d'attaquer des soldats israéliens. L'attaquant a été neutralisé. Aucun des Israéliens n'a été blessé, a rapporté le service de presse de Tsahal.
    L'incident a eu lieu dans la zone de responsabilité de la brigade territoriale de Shomron.
    Après ce nouvel incident, le nombre de Palestiniens décédés en Cisjordanie est désormais de 11.

  • Cisjordanie/ Israël : "Jour de colère" - Émeutes près de la tombe de Rachel (Bethléem), du checkpoint de Kalandia et du quartier Silouan de Jérusalem

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    Vendredi 23 avril, vers 21h00, des dizaines de Palestiniens ont manifesté dans la zone adjacente à la tombe de Rachel. Les émeutiers ont lancé des pierres, des pétards et des cocktails Molotov sur les membres de la police des frontières (MAGAV). En réponse, le MAGAV a utilisé les moyens prévus par la loi pour disperser la foule.

    Des émeutes ont également été enregistrées dans le quartier arabe de Siluan (Silvan) à Jérusalem. Des pierres et des pétards ont été lancés sur les policiers. L'un d'eux a été blessé à la tête et a nécessité des soins médicaux. Plusieurs manifestants ont été arrêtés.

    Vers 22h00, des émeutes ont éclaté au poste frontière de Kalandia. Les membres de MAGAV qui se trouvaient au checkpoint ont du appeler des renforts. La police a déclaré que des centaines de Palestiniens étaient impliqués dans les émeutes.

    La veille, près de la porte de Naplouse de la vieille ville de Jérusalem, des centaines de jeunes musulmans  ont attaqué des policiers après la prière du soir, lançant des pierres, des pétards et des cocktails Molotov. La police a utilisé des grenades de choc et des canons à eau pour disperser les manifestants. 

    Vendredi matin, les groupes palestiniens Hamas et Jihad islamique ont déclaré une "journée de colère" après que la police israélienne ait réprimé les émeutes dans la ville de Jérusalem. L'appel a été soutenu par le Fatah et d'autres mouvements politiques de l'Autorité palestinienne.

  • La Cour pénale internationale de La Haye autorise le procureur général à ouvrir une enquête sur Israël

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    Vendredi 5 février 2021, la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye a autorisé le procureur général Fatou Bensouda à ouvrir une enquête contre Israël sur des soupçons de crimes de guerre en Cisjordanie, ainsi que l'Autorité palestinienne.

    Si une enquête était ouverte, cela pourrait conduire à la poursuite de hauts responsables israéliens et à l'émission de mandats d'arrêt.

    La décision majoritaire de la CPI est basée sur le fait que l'État de «Palestine», dont les frontières coïncident avec les frontières de 1967, est un État membre de la Cour pénale internationale. 

    Commentant la décision de la CPI, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré qu'aujourd'hui la CPI "a une fois de plus prouvé qu'elle n'était pas une institution judiciaire, mais un organe politique".

    Rappelons qu'en mai 2018, le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, avait soumis une demande au procureur en chef du tribunal pour ouvrir une enquête sur les actions d'Israël en tant que «force d'occupation».

    En décembre 2019, Fatou Bensouda avait déclaré qu'il y avait des raisons d'ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Selon la déclaration du procureur, sa décision a été précédée d'un examen approfondi qui a duré plusieurs années.  Selon Bensouda, lors de l'opération militaire israélienne "Unbreakable Rock" de juillet-août 2014, "Israël et le Hamas ont commis des crimes de guerre". En particulier, les Forces de défense israéliennes ont lancé des «attaques disproportionnées» à au moins trois reprises. D'un autre côté, le Hamas et d'autres groupes palestiniens armés ont commis des crimes de guerre en tirant des roquettes sur des citoyens israéliens et en utilisant les civils gazaouis  comme boucliers humains. En outre, le Hamas a refusé aux suspects le droit à un procès équitable pour coopérer avec Israël.

    En réponse à la déclaration de Fatou Bensouda,, le conseiller juridique du gouvernement israélien, Avihai Mandelblit, avait déclaré qu'Israël ne reconnaissait pas la compétence du tribunal pénal international.

    Le représentant d'Israël à l'ONU, Gilad Ardan, a condamné la décision de la Cour pénale internationale de La Haye, la qualifiant de "politique et antisémite", et notant également que ni Israël ni les États-Unis ne sont membres de la CPI.

    Le département d'État américain avait déjà déclaré qu'il s'opposerait à la décision de la CPI. Le porte-parole du département d'État, Ned Price, a rappelé que la sécurité d'Israël est importante pour l'administration Joe Biden et que les États-Unis estiment qu'il est nécessaire de contrer les tentatives de diffamation d'Israël.

    Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Muhammad al-Shtaye a qualifié cette décision de «victoire pour les victimes de l'agression israélienne», et le ministre des Affaires étrangères de l'AP, Riyad al-Maliki, a exhorté la CPI à ouvrir une enquête dès que possible.

     

  • Israël transfère plus d'un milliard de dollars à l'Autorité palestinienne

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    Israël a transféré l'équivalent de plus d'un milliard de dollars américains dus à l'Autorité palestinienne, a indiqué mercredi un haut responsable palestinien, quelques semaines après la reprise de la coordination entre les deux parties.

    "Le gouvernement israélien transfère tout ce qui est financièrement dû à l'Autorité palestinienne, soit 3,768 milliards de shekels" (1,15 milliard de dollars, 950 millions d'euros), a écrit sur Twitter Hussein al-Cheikh, ministre des Affaires civiles. Le ministre palestinien fait ainsi référence aux taxes, notamment douanières, que perçoit l'Etat hébreu pour le compte de l'Autorité palestinienne et qui ont été gelés depuis l'arrêt de leur coordination en mai.

    En début de semaine, un responsable israélien avait indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que "le cabinet de sécurité a approuvé le transfert de l'argent à l'Autorité palestinienne", sans préciser le montant du transfert.

    Le Premier ministre palestinien, Mohammed Chtayyeh, avait indiqué lundi que les Palestiniens avaient "droit" à cet argent, qui devrait apporter une bouffée d'oxygène à l'économie palestinienne en proie à une grave crise budgétaire. Les fonctionnaires "prendront tout ce qui leur est dû. Ils ont été patients pendant des mois et ce n'est qu'une question d'un peu plus de temps pour que tout soit clair", avait déclaré M. Chtayyeh.

    Privée des transferts de taxes, l'Autorité palestinienne avait dû amputer le salaire de ses fonctionnaires, et ce à une période où l'économie palestinienne tourne au ralenti en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

    Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait justifié en mai l'arrêt de la coordination sécuritaire pour protester contre le projet israélien, aujourd'hui suspendu, d'annexion de pans de la Cisjordanie, territoire occupé par l'armée israélienne depuis 1967.

  • L'Autorité palestinienne rétablit ses relations avec Israël

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    Le ministre de l'administration civile de l'Autorité palestinienne, Hussein al-Sheikh, a déclaré que l'Autorité palestinienne rétablissait pleinement ses relations avec Israël. Comme l'a rapporté l' agence Wafa , la partie palestinienne reviendra au respect de tous les accords le 19 novembre.

    Le ministre a déclaré qu'Israël, par l'intermédiaire de médiateurs internationaux, avait transmis des engagements écrits et oraux au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de se conformer à tous les accords signés avec les Palestiniens.

    Le président de l'Autorité palestinienne aVAIT annoncé la rupture des relations avec Israël après la publication du plan de paix préparé par les États-Unis - le soi-disant «accord du siècle». Le plan prévoyait l'extension de la souveraineté israélienne à une partie du territoire de Cisjordanie

    "La rupture par nous des accords avec les occupants, entreprise après des consultations avec les dirigeants des factions palestiniennes, ne signifie pas que nous ne voulons pas de paix. Nous tendons la main et proposons de tenir une conférence internationale sous les auspices du Quatuor pour élaborer un mécanisme de règlement", avait déclaré Mahmoud Abbas le 24 juin.

    Israël a annoncé son renoncement à annexer les territoires palestiniens suite aux accords de normalisation de ses relations avec les Émirats arabes unis et Bahreïn. Les dirigeants de ces pays ont déclaré leur soutien au principe de deux États, mais ont noté qu’ils n’avaient pas l’intention d’attendre éternellement que les Palestiniens acceptent la paix avec Israël.

    Les "Accords d'Abraham" ont été pris par la partie palestinienne comme un coup de poignard dans le dos. Les tentatives pour les contrer ont abouti à un isolement croissant des Palestiniens. Même la Ligue arabe a refusé de les soutenir. La rupture des relations avec Israël a également conduit à la détérioration de la situation économique dans l'Autorité palestinienne.