AUTORITÉ PALESTINIENNE

  • Cisjordanie :  Trois Palestiniens armés tués au cours d'affrontements avec des soldats israéliens à Jénine

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    Trois Palestiniens armés ont été tués dans le secteur de Jénine, vendredi matin 17 juin 2022 au cours d'affrontements avec les forces israéliennes qui menaient une opération baptisée "Breakwater" destinée à interpeller des personnes soupçonnées de terrorisme. .  Dix autres Palestiniens ont été blessés. Le secteur de Jénine concerné est un bastion des factions armées palestiniennes en Cisjordanie, ont indiqué des responsables israéliens. Au cours des affrontements, les militants palestiniens ont utilisé des armes à feu et des engins explosifs. 

    L'opération Breakwater impliquait des militaires de la brigade Golani, des membres de la police des frontières (MAGAV)et du Service général de sécurité (SHABAK).
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    Selon l'agence officielle palestinienne, les trois Palestiniens, tous âgés dans la vingtaine, ont été tués par des tirs de riposte alors qu'ils venaient d'ouvrir le feu sur les soldats israéliens à partir de leur voiture Mazda blanche.
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    Dans la voiture, ont été retrouvés deux fusils M-16, une mitraillette "Carlo" ("Karl Gustav"), un gilet pare-balles et des munitions.
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    Les trois hommes tués sont Baraa Kamal Lahlouh (24 ans), Youssef Nasser Salah (23 ans) et Laith Salah Abou Srour (24 ans), ces deux derniers ayant chacun un frère ayant été tué par le passé dans des affrontements avec les forces israéliennes à Jénine, selon des responsables locaux et l'agence Wafa.

    Certaines sources rapportent qu'une autre personne est décédée des suites de ses blessures. Les informations sont en cours de spécification.

    La direction du mouvement de résistance islamique Hamas a confirmé que trois de ses militants avaient été tués lors de l'échange de tirs avec l'armée israélienne à Jénine : le commandant de terrain des Brigades Ezzedine al-Qassam, Baraa Lahlouh (surnommé "le Tchétchène" ) et deux de ses subordonnés Yusuf Salah et Laith Abu Surur. 

    Dans le même temps, le "Djihad islamique" a déclaré que Lahluh - "le Tchétchène" était un militant de cette organisation. Pour preuve, un instantané de la casquette tchétchène avec les symboles des Brigades Al-Qods, la branche militaire du Dhihad islamique, est fourni.

    Les trois militants étaient recherchés non seulement par les services secrets israéliens, mais aussi par les services spéciaux de l'Autorité palestinienne.

  • Cisjordanie : Une journaliste d'al-Jazeera tuée lors d'affrontements entre Palestiniens et l'armée israélienne à Jénine

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    Shireen Abu Aqleh.jpegMercredi matin 11 mai, dans le camp de réfugiés de Jénine, des militants palestiniens ont tiré sur l'armée israélienne, qui menait une opération pour arrêter des terroristes présumés. Les soldats israéliens ont riposté. C'est au cours de cet échange de tirs que la correspondante d'Al-Jazeera, Shirin Abu Akla (photo) a été tuée. Les affrontements armés ont fait plusieurs autres blessés, dont des journalistes. Le ministère de la Santé de l'Autorité Palestinienne (AP) a déclaré qu'un autre journaliste palestinien, Ali Thamoudi (du journal Quds), avait été atteint dans le dos,

    Palestiniens et Israéliens s'accusent mutuellement d'être responsable de la mort de madame Shirin Abu Akla. Tsahal a déclaré qu'une enquête était en cours pour déterminer les responsabilités.

    L' agence de presse Maan affirme qu'après avoir encerclé une maison dans le camp de réfugiés de Jénine, l'armée israélienne a tiré "sans discernement", ce qui a entraîné la mort du journaliste d'Al Jazeera.

    Selon les médias arabes, Shirin Abu Akla a été touchée par une balle à la tête et a été emmenée dans un état critique à l'hôpital Ibn Sina de Jénine, où les médecins ont été contraints de déclarer sa mort.

    Shirin Abu Akla est née en 1971 à Jérusalem de parents arabes chrétiens qui vivaient auparavant à Beit Lehem (Bethléem). Elle a étudié l'architecture à l'Université des sciences et technologies de Jordanie, puis à l'Université de Yarmouk (Jordanie), où elle a obtenu un diplôme en journalisme. Après avoir obtenu son diplôme, elle est retournée à Jérusalem. Elle a collaboré avec l'UNRWA, a travaillé à la station de radio Kul Falyastin, a été correspondante pour la télévision par satellite jordanienne. Elle a collaboré avec la Fondation Muftah et a travaillé à Radio Monte Carlo. Depuis 1997, elle était employée de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera. Les autorités américaines disent qu'elle avait la nationalité américaine.

    La mort de Shirin Abu Akla est devenue le sujet principal de la chaîne de télévision Al-Jazeera et d'autres grands médias arabes. Pour Al-Jazeera, il ne fait aucun doute que la journaliste a été tuée par l'armée israélienne. Cependant, Nida Ibrahim (correspondante d'Al-Jazeera à Ramallah) affirme : "Les circonstances de sa mort n'ont pas été clarifiées. 

    Shirin Abu Akle couvrait les événements qui se déroulaient à Jénine... lorsqu'elle a été frappée par une balle dans la tête." 

    Réactions
    La direction du Hamas a publié une déclaration à propos de la mort à Jénine de la journaliste : "Le meurtre de la journaliste d'Al Jazeera Shirin Abu Akla est le dernier crime à s'ajouter à la série de crimes commis par Israël contre les médias palestiniens".

    Le ministre israélien des Affaires étrangères, Yair Lapid, a publié une déclaration sur la mort de Shirin Abu Akla. "Nous avons proposé aux Palestiniens une enquête conjointe avec un examen médical sur la mort tragique de la journaliste Shirin Abu Akla. Les journalistes dans les zones de conflit doivent être protégés et nous avons tous l'obligation de découvrir la vérité. Les forces de sécurité israéliennes continueront d'agir chaque fois que nécessaire pour empêcher le terrorisme et le meurtre d'Israéliens », a déclaré Lapid.

    Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a réagi à la déclaration du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a accusé l'armée israélienne de la mort à Jénine de Shirin Abu Akla. Bennett a déclaré : « Le président de l'AP porte des accusations contre Israël sans fondement. Selon les informations dont nous disposons pour le moment, il y a une forte possibilité que les militants palestiniens armés qui ont ouvert le feu sans discrimination soient ceux impliqués dans la mort malheureuse de la journaliste. Des militants palestiniens ont même été documentés disant : « Nous avons frappé un soldat, il est allongé par terre », mais les soldats n'ont pas été blessés, ce qui laisse penser que ce sont les militants qui ont tiré et atteint la journaliste. Le chef du gouvernement a souligné qu'Israël a demandé à l'AP de mener une autopsie conjointe et une enquête conjointe pour établir les circonstances de la mort de Shirin Abu Akla. Cependant, selon Bennett, la partie palestinienne a refusé.

    Le porte-parole de l'Autorité palestinienne, Hussein al-Sheikh, qui est en charge des relations avec Israël, a déclaré que l'AP n'avait pas encore reçu de proposition formelle pour mener une enquête conjointe.

    Témoignages
    Le correspondant de Quds, Ali Samoudi, qui a reçu une balle dans le dos à Jénine, accuse l'armée israélienne d'avoir tué sa collègue d'Al Jazeera, Shirin Abu Akla, a rapporté l'agence de presse Maan . Selon Ali Samoudi, qui a été transporté à l'hôpital Ibn Sina de Jénine, un groupe de journalistes se trouvait près de l'école de l'UNRWA dans le camp de réfugiés de Jénine. Tous les travailleurs des médias portaient des casques et des gilets pare-balles avec l'inscription "Presse". Dans son récit, les événements se sont déroulés comme suit : l'armée israélienne a tiré avec précision sur des journalistes, à la suite de quoi il a reçu une balle dans le dos, et son collègue a été mortellement blessé à la tête. Ali Samoudi affirme qu'il n'y avait pas de militants armés dans la zone où ces événements ont eu lieu, et qu'il n'y a pas eu d'affrontements ni d'échanges de tirs.

    Le blogueur israélien Abu Ali, qui couvre les événements au Moyen-Orient, a publié deux vidéos de l'incident de Jénine, lorsque la journaliste d'Al-Jazeera Shirin Abu Akla a été tuée La première vidéo montre comment l'un des militants tire (il croit tirer en direction de l'armée israélienne). Puis quelqu'un crie "Nous avons touché un soldat !" (mais aucun des soldats israéliens n'a été blessé lors de cet incident). Dans la deuxième vidéo, un cri se fait entendre en arabe "Prends-ça!". Celui qui a crié croit clairement qu'un homme a été blessé. Abu Ali note que les journalistes portaient des casques de protection et des gilets pare-balles. Les militants pourraient les avoir pris pour des soldats israéliens. Vidéo 1.

    La direction des Brigades Al-Quds (l'aile militante du Jihad islamique) a déclaré que dans le camp de réfugiés de Jénine, les militants de ce groupe ont tiré sur les militaires israéliens, venus perquisitionner la maison du "shahid" Abdullah al- Husari. Selon le blogueur israélien Abu Ali, qui couvre les événements au Moyen-Orient, des militants des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (FATAH) ont également annoncé leur participation à la fusillade, bien qu'al-Husari soit un militant du Jihad islamique. Nous parlons de la même fusillade qui a entraîné la mort de la journaliste d'Al-Jazeera Shirin Abu Akle. Ainsi, le "Djihad islamique" et le Fatah confirment que dans la zone spécifiée (non loin de l'école de l'UNRWA) il y a eu une fusillade entre des militants et l'armée israélienne.

    Un autre Palestinien tué à al-Bire
    Tsahal rapporte que le 11 mai, des opérations ont également été menées la nuit dernière près du village de Burkin et dans d'autres régions de Cisjordanie. Le ministère de la Santé de l'Autorité palestinienne rapporte que l'armée israélienne a mortellement blessé un garçon de 18 ans à Al-Bire (nord-est de Ramallah). Maan a identifié la personne décédée sous le nom de Taer Khalil Musalt al-Yazuri. La balle l'aurait atteint au cœur. Les circonstances de cet incident sont en cours d'éclaircissement.

    Ces dernières semaines, Tsahal a mené une opération anti-terroriste "Breakwater" en Cisjordanie, dont le but est d'empêcher de nouvelles attaques terroristes. En mars-mai 2022, des militants palestiniens ont perpétré 19 attentats qui ont fait 19 victimes (16 Israéliens, deux citoyens ukrainiens et un citoyen moldave).

     

     

     

  • Jérusalem : Nouveaux heurts sur l'Esplanade des Mosquées

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    Des nouveaux heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ont éclaté vendredi matin 22 avril 2022 sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, lieu au cœur de tensions qui ont débordé ces derniers jours jusque dans la bande de Gaza.
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    Tôt vendredi matin, le forces de police israéliennes sont entrées sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple. Les Palestiniens présents sur place ont alors  lancé des pierres dans leur direction.

    Selon la police israélienne, peu après la prière du matin, qui a eu lieu à 4 heures, des "émeutiers masqués et arborant des drapeaux du Hamas" palestinien, ont ont commencé à lancer des pierres et des pétards sur la police. Les membres de la police des frontières n'ont pas utilisé d'équipement spécial jusqu'à la fin de la prière, mais plus tard, lorsque les manifestants se sont approchés de la zone du mur occidental, ils ont commencé à rétablir l'ordre.

    Les émeutes se sont poursuivies pendant de nombreuses heures. La police a arrêté environ 480 contrevenants à l'ordre, mais la plupart des détenus ont été rapidement libérés.

    Plus de 150 Palestiniens ont été blessés dans les affrontements avec des blessures légères à modérées, selon la Croix-Rouge. Un policier a également été blessé. La situation restait tendue sur l'esplanade en ce troisième vendredi de ramadan - qui coïncide avec la fin des célébrations de Pessah, la pâque juive. Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes ont échangé des jets de pierres et des tirs de balles en caoutchouc.

    Le 21 avril, Tsahal a bloqué les territoires palestiniens. Mais près de la mosquée Al-Aqsa, les émeutes sont organisées principalement par des habitants des quartiers arabes de Jérusalem, le blocus de l'AP n'affecte pas leur activité.

    Après les émeutes, 150 000 musulmans ont participé à la prière de masse sur l'esplanade des Mosquées
    Jusqu'à 150 000 musulmans ont participé le vendredi 22 avril à une prière de masse près de la mosquée Al-Aqsa. Des participants brandissaient des drapeaux du Hamas scandant : "Juifs, rappelez-vous, l'armée de Mahomet est de retour".
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    Statu quo ? 
    Des affrontements sur le Mont du Temple à Jérusalem ont lieu tout au long du mois de Ramadan qui se termine le 1er mai). Le vendredi, entre les prières du matin et de l'après-midi, ces affrontements sont généralement les plus violents.

    La présence sur le site pendant le ramadan de nombreux juifs - autorisés à visiter le lieu sous certaines conditions et à des heures précises sans y prier, d'après le statu quo en vigueur - et le déploiement sur place de forces policières ont été largement perçus par des Palestiniens et plusieurs pays de la région comme un geste de "provocation".

    Plusieurs ministres arabes réunis dans la capitale jordanienne ont ainsi condamné "les attaques et les violations israéliennes contre les fidèles de la mosquée Al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, site administré par la Jordanie, mais dont l'accès est contrôlé par l'Etat hébreu. 

    "Israël préserve et continuera de préserver le statu quo sur le Mont du Temple" mais "nous n'accepterons en aucun cas des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza", a déclaré jeudi le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid. Celui-ci venait de rencontrer la secrétaire d'Etat américaine adjointe pour les affaires du Proche-Orient, Yaël Lempert, et l'émissaire chargé des relations israélo-palestiniennes, Hady Amr.

    Les deux responsables américains se sont ensuite entretenus jeudi soir avec les dirigeants de l'Autorité palestinienne. "Le président (Abbas) a demandé l'intervention urgence de l'administration américaine afin de mettre fin une fois pour toutes à l'escalade israélienne dans les Territoires palestiniens", a déclaré après la rencontre Hussein al-Cheikh, un ténor de l'Autorité palestinienne.

    Attentats et roquettes 
    En mars-avril 2022, des terroristes palestiniens ont perpétré 15 attentats, tuant 15 personnes (13 citoyens israéliens et deux citoyens ukrainiens).

    Cette nouvelle escalade des tensions a entraîné aussi des tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël et des frappes israéliennes en représailles sur cette enclave palestinienne de 2,3 millions d'habitants  contrôlée par le Hamas islamiste.

    Six roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, dont quatre ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien, une s'est abîmé sur Gaza et la dernière s'est abattue sur la localité israélienne de Sdérot sans faire de blessés, a indiqué l'armée israélienne. Ces tirs de roquettes de la bande de Gaza sont les plus importants depuis la guerre meurtrière de 11 jours ayant opposé en mai 2021 le Hamas à Israël après des semaines de tensions à Jérusalem.

    Décès d'un participant à des affrontements avec l'armée israélienne près de Jénine
    Vendredi 22 avril, l'hôpital Ibn Sina de Jénine a signalé que Lutfi Ibrahim Labadi, 20 ans, d'Al-Yamun, était décédé des suites de ses blessures.

    Il y a quelques jours, selon l'agence Maan , Labadi a été blessé lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Al-Yamun, où se déroulait une opération anti-terroriste.

    Les Forces de défense israéliennes (FDI) et le Service général de sécurité (SHABAK) poursuivent une opération antiterroriste à grande échelle "Brise-lames" en Judée-Samarie, dont le but est d'arrêter les tentatives d'attentats terroristes.

     

  • Cisjordanie : Tsahal arrête un quatrième membre du commando du Jihad islamique dont trois membres ont été éliminés dans la nuit du vendredi au samedi

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    Lors d'une opération conjointe de Tsahal et du Shin Bet dans le village de Choueika sur le territoire de la brigade régionale Menashe, des combattants de l'unité Duvdevan ont arrêté un combattant palestinien soupçonné d'appartenir à la cellule du Jihad islamique dont trois membres ont été tués dans la nuit du vendredi 1er au samedi 2 avril 2022.

    L'arrestation a été faite dans la première moitié de la journée. On suppose que le combattant palestinien avait l'intention de venger la mort de ses "compagnons d'armes" en perpétrant une nouvelle attaque.

    Un fusil automatique M16 et des munitions ont été retrouvés lors de son arrestation.

    Le Ramadan a débuté vendredi 1er avril - une période propice aux attentats islamistes
    Le Ramadan a commencé le vendredi 1er avril, une période toujours propice aux attaques et attentats islamistes. C'est pour cette raison que la police, les gardes-frontières, l'armée et les agences de renseignement d'Israël sont en état d'alerte maximale. La probabilité d'attentats est très élevée. Des mesures de sécurité spéciales ont été introduites dans la vieille ville de Jérusalem, où des forces de police des frontières supplémentaires ont été envoyées. La protection des localités juives de Cisjordanie et les patrouilles le long des autoroutes de Cisjordanie ont été renforcées.

    Un blocus complet du territoire de l'Autorité palestinienne n'a pas encore été introduit (mais il peut être introduit pendant les vacances de Pessa'h du 15 au 23 avril). Les autorités craignent des troubles massifs dans le secteur arabe et mènent une politique prudente sur fond d'aggravation du conflit.

    L'armée, les forces spéciales frontalières et le service général de sécurité ont mené une série d'opérations au cours desquelles des dizaines de terroristes présumés ont été arrêtés, tant en Israël que dans les territoires contrôlés par l'Autorité palestinienne. 

  • Jérusalem : Nouveaux heurts à Jérusalem-Est entre policiers israéliens et Palestiniens

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    Des affrontements ont opposé, vendredi 18 février 2022, la police israélienne à des manifestants marquant leur soutien à des familles palestiniennes menacées d'expulsion dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

    Déployant des tapis dans la rue, des Palestiniens ont prié avant d'être rejoints par des manifestants opposés à l'éviction d'habitants de ce quartier, devenu le symbole de la lutte contre la "colonisation israélienne" à Jérusalem-Est.

    Plus de 300.000 Palestiniens et 210.000 israéliens vivent aujourd'hui à Jérusalem-Est.

    Sommés par les forces de l'ordre de libérer le passage, les manifestants ont refusé. La police montée a alors chargé la petite foule.

    Des manifestants palestiniens ont également affronté les forces israéliennes à Hébron et à Beita en Cisjordanie. Selon l'agence palestinienne WAFA, 23 Palestiniens ont été blessés. A Beita, dans le nord de la Cisjordanie, un photographe de l'AFP a été blessé par une balle en caoutchouc tirée par les forces israéliennes. 

    Dimanche 13 février 2022, des heurts à Cheikh Jarrah avaient opposé la police israélienne à des manifestants palestiniens, dont 31 avaient été blessés, à la suite de la visite d'un député d'extrême droite israélien venu soutenir les habitants juifs. 

    A Cheikh Jarrah, plusieurs familles palestiniennes sont menacées d'expulsion. En mai 2021, des manifestations en soutien à ces familles avaient dégénéré et des centaines de Palestiniens avaient été blessés. Le mouvement palestinien Hamas avait alors lancé depuis l'enclave de Gaza, sous leur contrôle, des roquettes vers Israël qui avait répliqué. Les violences avaient dégénéré et provoqué une guerre de 11 jours.

    Le Hamas a de nouveau averti jeudi 17 février que "la violation des lignes rouges à Cheikh Jarrah" pourrait "préparer l'atmosphère pour la prochaine explosion".

    Vendredi, des représentants du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), accompagnés de membres d'ONG palestiniennes, ont rendu visite à une famille menacée d'expulsion. "L'ONU a maintes fois appelé à observer une pause dans les expulsions et démolitions en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est", a déclaré dans un communiqué l'Ocha.

    Les "attaques israéliennes" à Cheikh Jarrah "ne détourneront pas notre peuple de leur objectif, à savoir la création d'un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale", a déclaré le porte-parole de l'Autorité palestinienne, Nabil Abou Roudeina, cité par WAFA.

  • Autorité Palestinienne (AP) : Le convoi d'un ministre palestinien attaqué par des habitants israéliens

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    Vendredi 17 décembre 2021, le convoi du ministre palestinien de l'Agriculture, Riyad al-Atari, a été attaqué par des citoyens israéliens dans le gouvernorat de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon le gouvernement palestinien.

    Le porte-parole officiel du gouvernement palestinien a écrit sur sa page Facebook : "Le ministre de l'Agriculture, Riad al-Atari, et un certain nombre d'employés du ministère ont survécu à l'attaque terroriste des colons sur la route de Naplouse."

    Le porte-parole n'a pas donné plus de détails, publiant uniquement des images montrant des dommages au véhicule du ministre à la suite de jets de pierres et d'autres objets.

    Cela s'est produit alors que des dizaines de Palestiniens ont été blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne dans le nord de la Cisjordanie.

    La Société palestinienne du Croissant-Rouge (non gouvernementale) a déclaré que ses équipes avaient soigné 72 blessés dans les villages de "Beita", "Beit Dajan" et "Burqa" dans le gouvernorat de Naplouse.

    L'association a ajouté dans un bref communiqué qu'il y a eu 10 blessés par balles en caoutchouc, 5 par des chutes au sol et  57 intoxications par des gaz lacrymogènes".

    Depuis des mois, de violents affrontements ont lieu entre Palestiniens et forces israéliennes dans la ville de Beita. Les manifestants palestiniens exigent la restitution des terres situées au sommet du mont Sabih à leurs propriétaires, après que l'armée les ait saisies.

    La région orientale de Beit Dajan est également témoin de manifestations hebdomadaires qui rejettent la décision de confisquer une grande partie des terres palestiniennes au profit des Israéliens.

     

     

     

     

  • Le Danemark s'engage à fournir une aide de 72 millions de dollars à l'Autorité palestinienne

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    Le gouvernement danois s'est engagé, jeudi 23 septembre 2021, à fournir une aide à l'Autorité palestinienne d'un montant de 72 millions de dollars, sur cinq ans.

    C'est ce qui ressort d'une rencontre entre le Premier ministre palestinien Mohamed Shtayyeh et le représentant du Danemark en Palestine Ketil Karlsen, à Ramallah.

    Dans une déclaration accordée aux journalistes après la signature de l'accord, Shtayyeh a fait savoir que l'aide danoise était arrivée à un moment crucial et qu'elle sera allouée au financement de projets dans les secteurs de l'agriculture, des collectivités locales et des institutions de la société civile.

    Et d'ajouter que ce qui comptait le plus, c'était le fait que toute l'aide soit conforme au Plan de développement national palestinien.

    Pour sa part, Karlsen a indiqué que le soutien de son pays à l'Autorité palestinienne se concentrait sur le renforcement des droits humains, la promotion de la responsabilité et de la démocratie, la création d'emplois, ainsi que sur la promotion de la paix et de la stabilité, avec un intérêt particulier pour les femmes et les jeunes.

    Plus tôt cette année, le Danemark avait annoncé un soutien budgétaire à l'Office de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) à hauteur de 82 millions de dollars, pour les cinq prochaines années.

    L'engagement danois envers l'Autorité palestinienne intervient quelques jours après celui de l'Allemagne à hauteur de 100 millions d'euros d'aide sur 3 ans.

    Ce sont les deux premières aides accordées par des pays européens à l'Autorité palestinienne, depuis le début de 2021.

    Au cours des dernières années, l'aide européenne moyenne accordée à l'Autorité palestinienne a dépassé les 200 millions d'euros soit l'équivalent de 235 millions de dollars.

    Mercredi, le ministre palestinien des Finances a noté lors d'une réunion tenue à Ramallah avec des représentants de pays et des donateurs, que l'aide étrangère à l'Autorité palestinienne avait diminué de 90% cette année.