Attentats islamistes en France

  • France : Quatre lycéens mis en examen pour le meurtre par décapitation de l'enseignant Samuel Paty

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    Quatre lycéens ont été inculpés dans l'affaire du meurtre par décapitation du professeur d'histoire Samuel Paty, qui a eu lieu dans la commune de Conflans-Sainte-Honorine près de Paris le 16 octobre
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    Trois mineurs sont accusés de "complicité" dans le meurtre de l'enseignant.

    Au total, dix personnes sont accusées dans cette affaire.

    Le meurtre du professeur d'histoire Samuel Paty, qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d'expression, a eu lieu le 16 octobre. L'assaillant, un islamiste tchétchène, avait décapité l'enseignant en pleine rue, près de l'école de Conflans-Saint-Honorine, avant d'être abattu par la police. Selon le parquet, le tueur est né à Moscou en 2002, était d'origine tchétchène et bénéficiait du statut de réfugié en France.

  • Maroc : Macron aurait dû s'excuser et son discours de "malentendu" ne suffit pas, affirme Benkirane

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    Abdallah Benkirane (photo ci-dessus), l'ancien chef du gouvernement marocain, a déclaré samedi soir que "le président français Emmanuel Macron aurait dû s'excuser auprès des musulmans lors de son interview avec Al-Jazeera".

    Après l'interview du président français avec "Al-Jazeera Mubasher" (Al-Jazeera direct), Benkirane a déclaré: "Macron a parlé d'un malentendu. C'est une chose positive, mais ce n'est pas suffisant."

    Il a poursuivi: "J'ai appelé Macron hier pour une modération et des excuses, et comme il ne l'a pas fait, nous allons dans une autre direction, il aurait dû présenter des excuses, même si c'est peu pour les musulmans."

    Et il a poursuivi en disant: "Les pays européens et occidentaux devraient publier une loi internationale qui interdit d'insulter les religions et les prophètes, car les musulmans n'ont pas et n'accepteront pas toute nuisance à leurs choses sacrées."

    Plus tôt samedi, le président français Emmanuel Macron avait exprimé sa «compréhension» des sentiments des musulmans à propos des caricatures du prophète Mahomet.

    Macron a déclaré, au cours de l'interview à la chaîne satelitaire qatarlie Al-Jazeera, que "les caricatures ne sont pas un projet gouvernemental, mais proviennent plutôt de journaux libres et indépendants qui ne sont pas affiliés au gouvernement".

    Le président français n'a pas explicitement prononcé son rejet de ces caricatures qui insultent l'islam, quelques jours après avoir affirmé qu'il ne s'opposerait pas aux caricatures et à la liberté d'expression.

    Le 21 octobre, le président français Emmanuel Macron a déclaré que son pays n'abandonnerait pas les «caricatures», une déclaration qui a contribué à enfler la vague de colère dans le monde islamique, et des campagnes ont été lancées dans certains pays pour boycotter les produits français.

     

  • France : Arrestation d'un homme armé de couteaux à Paris et suspicion d'un réseau impliqué dans l'attentat de Nice

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    L'agence "Reuters" a rapporté que la police avait arrêté un homme armé de deux couteaux à Paris, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait trois morts à Nice.

    Reuters a cité une source policière révélant que ce nouvel incident avait eu lieu dans le 15e arrondissement, au sud-ouest de la capitale. L'homme armé avait menacé les policiers avec un couteau.

    La source a confirmé que les policiers avaient réussi à arrêter l'homme.

    Cette nouvelle affaire s'inscrit dans le contexte d'une série d'attaques similaires en France depuis hier matin, en parallèle à l'attaque sanglante de la cathédrale Notre-Dame de Nice.

    Y a-t-il un réseau derrière l'attaque de Nice?
    Pendant ce temps, les services de sécurité français enquêtent sur la possibilité d'un réseau entier derrière l'attentat contre l'église de Nice, jeudi, qui a fait 3 morts.

    Les enquêteurs pensent que l'attaquant appartenait à un groupe qui a assuré son transfert en train vers lae France via l'Italie, après son arrivée sur l'île de Lampedusa en tant qu'immigrant irrégulier. Le départ de Tunisie du terroriste pourrait avoir coïncidé avec le discours du président français Emmanuel Macron il y a quelques semaines sur l'islam.

    Un Conseil de la Défense s'est réuni vendredi à l'Elysée pour discuter de l'attentat contre l'église Notre-Dame de Nice, et pour évaluer la situation et les mesures prises et celles qui pourraient être prises ultérieurement.

    Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré: "Nous sommes en guerre contre l'islam politique". De son côté, la dirigeante de l'extrême droite française, Marine Le Pen, a appelé à la dissolution de l'Union des organisations islamiques en France, re-baptsée "Musulmans de France" et qui est affiliée aux "Frères musulmans". Elle demande également la confiscation de ses biens et avoirs, considérant que les mesures prises jusqu'à présent sont inférieures à ce que le gouvernement devrait faire. Elle exige que tous ceux qui promeuvent l'islam politique et tous ceux qui appellent à se convertir à l'islam soient punis en France, et qu'ils soient expulsés s'ils ne sont pas français.

  • France : Rappel de 3.500 réservistes pour faire face à la menace terroriste

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    3 500 gendarmes réservistes seront appelés pour faire face à la menace terroriste après l'attaque de Nice.

    L'annonce a été faite par le ministre de l'Intérieur du pays, Gerald Darmanin.

  • Bangladesh : Des milliers de manifestants anti-Macron après l'attentat de Nice

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    Des dizaines de milliers de musulmans ont manifesté vendredi au Bangladesh pour protester contre les déclarations d'Emmanuel Macron sur la liberté de culte et les valeurs après une nouvelle attaque d'inspiration islamiste contre une église à Nice. La France, qui abrite la plus grande communauté musulmane d'Europe, est engagée dans une guerre contre une "idéologie islamiste", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, estimant que de nouveaux attentats sur le sol français étaient probables.

    Dans les rues de Dacca, la capitale du Bangladesh, des manifestants ont scandé "Boycottez les produits français" et ont brandi des banderoles qualifiant Emmanuel Macron de "plus grand terroriste du monde". "Macron dirige l'islamophobie", a jugé un manifestant à Dacca. "Il ne connaît pas la puissance de l'Islam. Le monde musulman ne laissera pas cela se poursuivre en vain. Nous nous lèverons et nous unirons contre lui", a-t-il ajouté. Plusieurs dirigeants en Asie ont en revanche exprimé leur soutien à la France après les attentats de jeudi.

    Le plan Vigipirate en France a été porté jeudi au niveau "urgence attentat" sur l'ensemble du territoire national après qu'un ressortissant tunisien de 21 ans a décapité une femme et tué deux autres personnes à coups de couteau dans la Basilique Notre-Dame, en plein coeur de Nice.

    "Nous ne cèderons rien"
    Dénonçant une "attaque terroriste islamiste contre la France", Emmanuel Macron a déclaré sur les lieux du drame: "Nous ne céderons rien". Il a également annoncé un renforcement de l'opération Sentinelle, qui passera de 3.000 à 7.000 militaires mobilisés pour protéger notamment les lieux de cultes. "Si nous sommes attaqués, une fois encore, c'est pour les valeurs qui sont les nôtres, pour notre goût de la liberté, pour cette possibilité sur notre sol de croire librement et de ne céder à aucun esprit de terreur", a insisté le président français.

    Emmanuel Macron avait déjà provoqué la colère d'une partie du monde musulman en promettant lors de l'hommage national à Samuel Paty, un professeur de collège assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, que la France ne renoncerait jamais à ces caricatures.

    Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a reconnu vendredi ne pas aimer les caricatures du prophète Mahomet publiées par Charlie Hebdo mais a assuré qu'il les défendait au nom du principe de la liberté d'expression. "Je suis Français, et quand on est Français on défend Charlie Hebdo même si on n'aime pas les caricatures de Charlie Hebdo. C'est exactement mon cas", a-t-il dit.

  • France : "La guerre contre l'islamo-fascisme ne peut être gagnée pacifiquement." Le maire de Nice appelle à modifier la Constitution française

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    Le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé la nécessité de changer la constitution française si ses dispositions ne sont pas adaptées à la guerre contre le terrorisme, qu'il a également comparée à un virus.
    "La démocratie est le respect de la constitution. Si nous sommes contraints de respecter des dispositions qui ne sont pas adaptées à la possibilité de mener une guerre (contre le terrorisme), en respectant la constitution, alors nous devons modifier la constitution " , a déclaré le maire de Nice sur les ondes de la radio Europe-1.
    Il a souligné que cette guerre ne peut être gagnée par des «lois pacifiques» et a également comparé le terrorisme à un virus.
    "Avec COVID-19, nous avons privé les Français de certaines libertés, qu'ils ont acceptées pour lutter contre le virus. L'islamo-fascisme est un virus, les bombes explosent constamment sur notre territoire", a déclaré Estrosi.