Attentats islamistes en France

  • France : Il y a un an Samuel Paty

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    Nous ne pardonnerons jamais l'assassinat de ce hussard de la République.

  • France : Il y a 4 ans, Laura et Mauranne égorgées à Marseille

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    Il y a 4 ans, vers 13 h 45, Laura et Mauranne étaient tuées à l'arme blanche devant la gare Saint-Charles de Marseille par un islamiste tunisien en situation irrégulière. L'assassin est tué par des militaires d'une patrouille de l’opération Sentinelle. L'attaque a été revendiquée par l'État islamique dans les heures qui ont suivi les deux assassinats.

    L’assassin, assis sur un banc, s'est d’abord jeté par derrière sur sa première victime qui n'a pas eu le temps de réagir, puis est revenu sur ses pas pour attaquer la deuxième femme lui donnant de nombreux coups de couteaux « à la vitesse d’un marteau-piqueur » en criant « Allah Akbar ». Une des victimes a été égorgée, l'autre éventrée. Une passante a essayé de s'interposer en donnant à l'assaillant des coups de porte drapeau mais en vain. Les deux victimes qui sont décédées à la suite des attaques étaient âgées respectivement de 20 et 21 ans.

    Mauranne, étudiante en troisième année de médecine à Marseille et Laura, étudiante en deuxième année d'infirmière à Lyon, étaient cousines. L'assaillant était armé d'un couteau de boucher et en possession d'un second a été abattu peu de temps après par un caporal de 27 ans de la 5e compagnie de réserve du 1er régiment étranger de génie d'une patrouille de l’opération Sentinelle qu'il s'apprêtait à attaquer.

    Les familles des deux cousines se battent encore pour faire condamner le frère du djihadiste, blanchi par la justice en avril 2021. L'assassin aurait en effet été endoctriné par son frère, Anouar Hanachi, connu pour avoir fait le djihad en territoire syro-irakien.

    Le 29 septembre 2017, l'assassin avait été interpellé pour vol. En tant que ressortissant tunisien en situation irrégulière, une procédure de reconduite à la frontière avait été lancée mais avait échoué. En effet, il n'avait pas pu être placé en centre de rétention car la préfecture des Bouches-du-Rhône n'avait pas donné son accord du fait de l'absence d'une personne ayant autorité pour signer la procédure d’expulsion et de placement en détention. Il a  donc été  libéré le samedi 30 septembre de sa garde à vue, la veille l'attaque contre les deux jeunes filles. L'enquête administrative a montré des dysfonctionnements qui ont entraîné l'éviction du Préfet du Rhône.

  • France : 27 septembre : ouverture du procès de l'islamiste Sid Ahmed Ghlam, meurtrier d'Aurélie Châtelain

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    Aurélie Châtelain est une jeune femme de 32 ans assassinée à Villejuif (Val de Marne) le 19 avril 2015 par Sid Ahmed Ghlam, un islamiste algérien de 30 ans entré en France sous le prétexte d’y poursuivre des études. 

    « Selon l’accusation, Jean-Michel Clain, auteur, avec son frère Fabien, de la revendication du 13-novembre au nom de l’Etat islamique est soupçonné d’avoir « téléguidé » Sid Ahmed Ghlam, depuis la Syrie, dans son projet d’attentat contre une église de Villejuif.

    Sid Ahmed Ghlam « en première instance, a été condamné à la réclusion à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. »(…) 

    Lors de son premier procès, Sid Ahmed Ghlam avait « soutenu que son projet d’attaque contre une église était juste destiné à “faire peur” aux paroissiens et affirmé s’être volontairement blessé par balle à la cuisse pour échapper “aux représailles” de ses commanditaires en Syrie. L’accusation soutient au contraire que Sid-Ahmed Ghlam a bien abattu Aurélie Châtelain pour lui voler sa voiture et qu’il s’est blessé accidentellement en remettant l’arme à sa ceinture.

    « J’ai ma part de responsabilité mais je n’ai pas assassiné Aurélie Châtelain » persiste Sid-Ahmed Ghlam au premier jour de son procès en appel. (…) À aucun moment, comme en première instance, Sid-Ahmed Ghlam ne jette un regard vers le banc des parties civiles où siègent l’ex-compagnon, le père et la belle-mère d’Aurélie Châtelain. 

    Le procès en appel doit se terminer le 29 octobre.

     

  • Italie : Un Égyptien de 27 ans expulsé pour des raisons de sécurité d'État

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    En exécution du décret du ministre de l'Intérieur pour des raisons de sécurité de l'Etat, un citoyen égyptien de 27 ans a été expulsé hier par l'aéroport de  Rome-Fiumicino.

    Résident de la province de Venise, l'Egyptien de 27 ans avait attiré l'attention des services de sécurité en février 2020 grâce à la veille sur les réseaux sociaux des sujets en relation avec l'extrémisme islamique. Son profil Facebook avait révélé la présence de messages et de publications qui témoignaient d'une adhésion à l'idéologie djihadiste. En particulier, en octobre 2020, il avait publié des commentaires sur les attentats terroristes en France qualifiant le meurtre de l'enseignant parisien Samuel Paty de "héros martyr". 

    Les expulsions pour raisons de sécurité de l'Etat effectuées de 2015 à aujourd'hui se montent à 547, dont 27 en 2021.

  • France : Attaque de Rambouillet: L'assaillant était radicalisé avec des "troubles de personnalité"

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    Gorchène Djamel.jpegL'attaque mortelle vendredi 23 avril 2021 d'une policière dans le commissariat de police de Rambouillet, près de Paris, a été commise par Jamel Gorchene (photo ci-contre), un Tunisien de 36 ans dont la radicalisation "paraît peu contestable" et qui présentait "certains troubles de personnalité", a indiqué dimanche le procureur antiterroriste.

    Plusieurs éléments accréditent la piste du passage à l'acte de cet homme radicalisé en quelques mois, a annoncé devant la presse le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard. Une "rapide exploitation" du téléphone de l'agresseur, Jamel Gorchene, a révélé "qu'il avait, immédiatement avant de passer à l'acte, consulté des vidéos de chants religieux glorifiant le martyr et le jihad", a-t-il précisé.

    Le procureur a aussi évoqué ses publications sur Facebook qui ont révélé, à compter de l'automne dernier, "une adhésion à une idéologie légitimant la violence contre ceux ayant offensé le prophète". Ainsi, "le 24 octobre 2020, quelques jours après l'assassinat de Samuel Paty (un enseignant égorgé par un islamiste tchétchène), l'auteur s'associait à une campagne de soutien au prophète face aux offenses qui lui seraient faites", a souligné M. Ricard. "Si la radicalisation de l'agresseur paraît peu contestable, la présence de certains troubles de personnalité a pu aussi être observée", a relevé M. Ricard.

    En garde à vue, le père de Jamel Gorchene a évoqué la "pratique rigoureuse de l'islam" de son fils et "des troubles du comportement" observés chez lui "en début d'année". Il avait bénéficié de deux consultations psychiatriques à l'hôpital de Rambouillet en février. Cependant, "son état n'a nécessité ni hospitalisation ni traitement", a relevé M. Ricard.

    Stéphanie Monfermé.jpegActe barbare
    A 14H25, vendredi, Jamel Gorchene, "écouteurs sur les oreilles", a poignardé à l'abdomen et à la gorge Stéphanie Monfermé (photo ci-contre)  - agente administrative de 49 ans sans arme ni uniforme - dans le sas du commissariat. Selon des témoins, l'assaillant a crié "Allah Akbar". En riposte, un brigadier de police a fait feu à deux reprises sur l'agresseur qui refusait "de lâcher le couteau" avec "une lame de 22 cm". Tombé au sol, il a lancé "son couteau en direction des policiers", selon le procureur.

    Cinquième garde à vue
    Une cinquième personne, un cousin de Jamel Gorchene, a été placé en garde à vue dimanche. Son père - qui habitait avec lui - un couple qui le domiciliait administrativement et un autre cousin étaient déjà en garde à vue depuis vendredi et samedi. L'assaillant, chauffeur-livreur, était inconnu des services de renseignement et de la justice. Mais son mode opératoire correspond aux appels récurrents du groupe Etat islamique à s'attaquer aux forces de l'ordre. Il "n'avait pas été porteur de menaces, on n'avait pas détecté de signes de radicalisation", a déclaré samedi le coordonnateur national du renseignement Laurent Nuñez, ajoutant: "cela devient très compliqué (...) de détecter ce genre de profil" commun aux "huit attaques" commises en France depuis la tuerie de la préfecture de police de Paris en octobre 2019.

    Radicalisé et Dépressif
    Originaire de Msaken, sur la côte est de la Tunisie, Jamel Gorchene était arrivé clandestinement en France en 2009 et avait été régularisé dix ans plus tard. Il avait obtenu en décembre un titre de séjour valable un an. 

    L'attaque de Rambouillet est "la 17e action terroriste islamiste commise en France depuis 2014 contre les forces de l'ordre", a rappelé M. Ricard. Neuf fonctionnaires de police ou militaires sont morts et près d'une vingtaine ont été blessés dans ces agressions, souvent commises avec un simple couteau.

    Le Premier ministre Jean Castex avait réuni samedi les ministres de l'Intérieur, de la Justice et des Armées et services concernés. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin doit présenter mercredi un projet de loi, en préparation depuis plusieurs semaines, pour renforcer la lutte contre le terrorisme. Un hommage sera rendu à Stéphanie Monfermé lundi en fin d'après-midi devant l'hôtel de ville de Rambouillet. A la même heure, deux syndicats de police ont appelé les forces de l'ordre à "se rassembler symboliquement devant leur bâtiment".

  • Nous soutenons la police française

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    Les membres du groupe Ptolémée présentent leurs condoléances à la famille de la fonctionnaire lâchement assassinée ainsi qu'à ses collègues du commissariat de Rambouillet.

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  • France : Fermée après la décapitation du professeur Samuel Paty,  une mosquée rouvre après un bras-de-fer avec l'Etat

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    Fermée par les autorités françaises dans le sillage de l'assassinat par décapitation de l'enseignant Samuel Paty par un jihadiste tchétchène, la mosquée de Pantin, dans la banlieue du nord de Paris, rouvrira vendredi 9 avril 2021 avec à sa tête un nouveau recteur et un nouvel imam, deux conditions fixées par le gouvernement français.

    Cette mosquée d'environ 1.300 fidèles avait été fermée le 21 octobre pour six mois sur instruction du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Le préfet du département de Seine-Saint-Denis a annoncé mercredi à l'AFP sa réouverture vendredi, au terme d'un bras-de-fer de plus de cinq mois avec l'Etat. Le gouvernement reprochait notamment à ses responsables d'avoir relayé sur Facebook la vidéo d'un père d'élève à l'origine de l'engrenage ayant conduit au meurtre de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie de la banlieue parisienne.

    Le 16 octobre, un réfugié tchétchène avait décapité ce père de famille de 47 ans, lui reprochant d'avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Après cet attentat qui a suscité une émotion considérable, le ministère de l'Intérieur avait promis "une guerre contre les ennemis de la République" et lancé une série d'opérations contre la mouvance islamiste.

    Dans son viseur figurait ainsi l'imam de la mosquée de Pantin, formé au Yémen et soupçonné d'être "impliqué" dans cette mouvance. Ce dernier avait démissionné dès le 26 octobre. Mais le ministre de l'Intérieur et le préfet de la Seine-Saint-Denis avaient fixé une condition sine qua non à la réouverture anticipée de la mosquée avant le ramadan (mi-avril): le départ de son recteur, M'hammed Henniche.

    M. Henniche, qui ne fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire, s'était excusé pour le partage de la vidéo - "une maladresse", avait-il regretté - mais refusait de se retirer.

    Mi-mars, cet entrepreneur de 50 ans, secrétaire général de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, a fini par céder, ouvrant la voie à la réouverture du lieu de culte.

    Avant de devenir persona non grata, M'hammed Henniche avait été pendant 20 ans un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et politiques, y compris du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy quand il était en exercice.

    Devant la justice, la représentante du ministère de l'Intérieur avait estimé que la mosquée était "fréquentée par des individus radicalisés" et, qu'"en étant président de la mosquée, M. Henniche ne pouvait l'ignorer".

    "Contrôles" dans 89 mosquées 
    En novembre, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait par ailleurs retiré à l'association qui gère la mosquée son caractère cultuel, au motif que ses activités avaient "porté atteinte à l'ordre public". Une décision qui avait eu pour conséquence de rendre caduque l'attribution par la ville de Pantin d'un bail emphytéotique pour la construction d'une grande mosquée. C'est la crainte de voir ce projet compromis qui a convaincu M. Henniche de se retirer.

    La situation "incarne une logique de bras de fer", dénonçait Vincent Brengarth, l'un des avocats de la Fédération musulmane de Pantin, qui a tenté à deux reprises, et sans succès, de faire annuler la fermeture de la mosquée au tribunal administratif et devant le Conseil d'État.

    Le 15 janvier, Gérald Darmanin avait indiqué que neuf salles de prières ou mosquées avaient été fermées les semaines précédentes en France, dont huit pour des raisons administratives.

    Début mars, le ministre de l'Intérieur avait de nouveau annoncé des contrôles dans 89 mosquées soupçonnées de "séparatisme", une fois que la loi "confortant le respect des principes de la République" sera entrée en vigueur. Prévoyant un élargissement des motifs de fermeture des lieux de culte, elle est en examen au Parlement.

    Cible de nombreux attentats jihadistes depuis plusieurs années, la France entend durcir sa politique vis-à-vis de l'islam radical. L'exécutif a ainsi accentué la pression sur les instances dirigeantes de l'islam en France afin qu'elles s'engagent à respecter les principes de la République en signant une "charte de l'islam" de France.