Attentats islamistes en France

  • Belgique : Treize arrestations dans une opération de la justice antiterroriste

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    La justice belge a annoncé, mardi 8 février 2022, l'arrestation de treize personnes dans le cadre d'une enquête d'un juge antiterroriste soupçonnant le "développement" à Anvers d'un groupe proche de "la mouvance salafiste jihadiste".

    Ces arrestations, au cours de 13 perquisitions effectuées dans l'agglomération d'Anvers, visent à "mieux cerner les activités" de ce groupe potentiellement dangereux, a expliqué le parquet fédéral. Aucune précision n'a été donnée sur les activités suspectes ayant conduit à ce coup de filet.

    Les 13 hommes arrêtés doivent être présentés dans un délai de 48 heures à un juge qui décidera de les incarcérer ou non. L'opération, qui s'est déroulée "sans incident", a mobilisé une centaine d'agents de la police judiciaire fédérale. Elle s'inscrit dans le cadre d'une enquête ouverte il y a plusieurs mois par un juge d'instruction antiterroriste d'Anvers, selon la même source.

    "Un groupe anversois semble se développer au sein de la mouvance salafiste jihadiste", a simplement déclaré le parquet fédéral dans un communiqué. Les villes belges de Bruxelles et d'Anvers ont déjà dans le passé été montrées du doigt comme étant des bases arrière du jihadisme international.

    Anvers a été le point d'ancrage du groupe "Sharia4Belgium" qui prônait le jihad au moment de sa création en 2010 et dont plusieurs membres sont allés combattre en Syrie. Son ancien leader, l'Anversois d'origine marocaine Fouad Belkacem, a été condamné en 2015 en Belgique à 12 ans de prison, puis déchu de sa nationalité belge en 2018. "Sharia4Belgium" est aujourd'hui dissous, mais la justice belge craint toujours qu'il puisse être une source d'inspiration pour certains islamistes.

    Au lendemain des attentats de Paris du 13 novembre 2015 (130 morts), la Belgique - en particulier la commune populaire de Molenbeek à Bruxelles - a été accusée d'être une base arrière du jihadisme international. L'enquête a rapidement révélé que plusieurs des assaillants étaient originaires de Molenbeek et que ces attaques avaient été en grande partie préparées sur le territoire belge.

    La Belgique elle-même est devenue une cible, quelques jours après l'arrestation à Bruxelles de Salah Abdeslam, le seul membre encore en vie des commandos de Paris, où il est actuellement jugé.

    Le 22 mars 2016, la capitale belge a été frappée par un double attentat également revendiqué par l'Etat islamique. Agissant dans la précipitation, des kamikazes de la même cellule jihadiste que celle ayant attaqué Paris se sont fait exploser à l'aéroport de Zaventem et dans le métro, faisant 32 morts et plus de 340 blessés.

  • France : Fermeture d'une mosquée dans le sud pour antisémitisme

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    Le gouvernement français a annoncé mercredi 12 janvier 2022 avoir "fermé" la mosquée Al Madina Al Mounawara à Cannes. Elle est accusée notamment de "propos antisémites". C'est la troisième à subir ce sort en quelques mois dans un pays qui traque les discours islamistes depuis les attentats de 2015.

    Sur les "plus de 2.500 lieux de culte musulmans", 70 sont "radicalisés", a affirmé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur la chaîne de télévision CNews. 

    Fin décembre, son ministère indiquait que 21 de ces lieux étaient "actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d'une décision judiciaire, d'une reprise de bail, de travaux ou d'une fermeture administrative". Cinq faisaient "l'objet d'une instruction" en vue d'une possible fermeture, dont celle de Cannes. "Nous (la) fermons (...) parce que nous lui reprochons des propos antisémites, des soutiens au CCIF (Collectif contre l'islamophobie en France) et BarakaCity", a précisé M. Darmanin.

    Accusées par le ministre de favoriser l'islamisme, les associations CCIF et BarakaCity avaient été dissoutes à l'automne 2020 dans le sillage de l'assassinat de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie tué près de Paris par un islamiste qui lui reprochait d'avoir parlé des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves en classe.

    Cannes est située tout près de Nice, théâtre en 2016 de l'un des plus sanglants attentats jihadistes de ces dernières années dans le pays (86 morts). Plusieurs dizaines de jeunes de la région ont par ailleurs été impliqués à partir de 2013 dans des filières jihadiste d'acheminement vers l'Irak et la Syrie.

    Fin décembre, la justice française avait confirmé la fermeture de la mosquée de Beauvais (nord) pour des prêches d'un imam faisant notamment l'apologie du jihad armé. Selon M. Darmanin, cette mosquée, qui accueillait quelque 400 fidèles, attaquait le "modèle républicain et la France". Fin octobre, c'est la mosquée d'Allonnes, près du Mans (centre-ouest), accueillant environ 300 fidèles, qui avait été fermée pour six mois sur décision préfectorale car soupçonnée de légitimer le jihad armé ou le terrorisme lors de ses prêches.

  • France : Il y a sept ans : Charlie Hebdo

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    Le 7 janvier 2015, deux terroristes islamiques faisaient irruption dans l’immeuble abritant le siège de CharlieHebdo et tuaient douze personnes, dont des journalistes et deux policiers. Les terroristes se sont  revendiqués d'al-Qaïda dans la Péninsule Arabique (AQPA).

    In memoriam. 

  • France : 26 décembre 1994 - Le GIGN prend d'assaut un avion de ligne détourné par des terroristes algériens et libère les otages

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    Le 26 décembre 1994, sur l'aéroport de Marignane, le GIGN donne l'assaut à l’Airbus A-300 (vol AF 8969), détourné 2 jours plus tôt à Alger avec 223 passagers à bord. 

    Thierry PRUNGNAUD.jpegA 17h12, le commandant du GIGN, Denis Favier donne le signal de l'assaut. Thierry Prungnaud (photo) entre dans l'Airbus A300 avec ses camarades.

    Les 4 terroristes islamistes du Groupe islamique armé (GIA), qui ont exécuté 3 otages, sont abattus. Les terroristes auraient eu l'intention de faire écraser l'avion contre la Tour Eiffel.

    L'assaut a duré 16 longues minutes, mettant un terme à 54 heures dangoisse. 9 membres du GIGN ont été blessés au cours de l'assaut. 

    Le 26 décembre 1994 à Marignane le GIGN a écrit la plus belle page de sa légende. Nous devons saluer l'incroyable courage et savoir faire des hommes du GIGN qui ont neutralisé ce jour là tous les assaillants sans perte parmi les otages. Le GIGN est le gardien de la liberté!

  • France : risque élevé d'attentats terroristes

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    Le ministre français de l'Intérieur, Gerald Dermanin, a mis en garde contre le danger accru de menaces terroristes en France. Selon lui,  les évaluations concernant la survenance d'attentats au cours de la période actuelle sont très élevées.

    Dans une interview à "France 2", Dermanin a déclaré que  "la menace terroriste est toujours élevée dans le pays et peut frapper à tout moment".

    Darmanin souhaite que des forces de sécurité soient systématiquement postées aux abords des lieux de culte chrétiens à l’approche de Noël, mais aussi devant «tous les sites symboliques» et qui rassemblent du monde, comme les marchés ou les zones commerciales, face au risque d'attaque terroriste ».

    Le ministre souhaite également que les dispositions prises soient « visibles » afin d’avoir un effet « dissuasif » notamment en « associant forces de sécurité intérieures, militaires de l’opération Sentinelle et polices municipales, lors des événements organisés et à proximité des lieux de culte pour les offices de Noël».

    Gérald Darmanin insiste également sur la nécessité de « renforcer la sécurité à l’abord des commerces comme les bijouteries ainsi que les transports de fonds ».

    Pour rappel, la France met en place des niveaux d’alertes en fonction des risques d’attentats dans le cadre du plan « Vigipirate ». Depuis mars 2021, le pays est placé au niveau « sécurité renforcée risque attentat ».

    65 attentats ont été déjoués en France depuis 2015", selon les chiffres du gouvernement.

     

     

  • France : Il y a un an Samuel Paty

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    Nous ne pardonnerons jamais l'assassinat de ce hussard de la République.

  • France : Il y a 4 ans, Laura et Mauranne égorgées à Marseille

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    Il y a 4 ans, vers 13 h 45, Laura et Mauranne étaient tuées à l'arme blanche devant la gare Saint-Charles de Marseille par un islamiste tunisien en situation irrégulière. L'assassin est tué par des militaires d'une patrouille de l’opération Sentinelle. L'attaque a été revendiquée par l'État islamique dans les heures qui ont suivi les deux assassinats.

    L’assassin, assis sur un banc, s'est d’abord jeté par derrière sur sa première victime qui n'a pas eu le temps de réagir, puis est revenu sur ses pas pour attaquer la deuxième femme lui donnant de nombreux coups de couteaux « à la vitesse d’un marteau-piqueur » en criant « Allah Akbar ». Une des victimes a été égorgée, l'autre éventrée. Une passante a essayé de s'interposer en donnant à l'assaillant des coups de porte drapeau mais en vain. Les deux victimes qui sont décédées à la suite des attaques étaient âgées respectivement de 20 et 21 ans.

    Mauranne, étudiante en troisième année de médecine à Marseille et Laura, étudiante en deuxième année d'infirmière à Lyon, étaient cousines. L'assaillant était armé d'un couteau de boucher et en possession d'un second a été abattu peu de temps après par un caporal de 27 ans de la 5e compagnie de réserve du 1er régiment étranger de génie d'une patrouille de l’opération Sentinelle qu'il s'apprêtait à attaquer.

    Les familles des deux cousines se battent encore pour faire condamner le frère du djihadiste, blanchi par la justice en avril 2021. L'assassin aurait en effet été endoctriné par son frère, Anouar Hanachi, connu pour avoir fait le djihad en territoire syro-irakien.

    Le 29 septembre 2017, l'assassin avait été interpellé pour vol. En tant que ressortissant tunisien en situation irrégulière, une procédure de reconduite à la frontière avait été lancée mais avait échoué. En effet, il n'avait pas pu être placé en centre de rétention car la préfecture des Bouches-du-Rhône n'avait pas donné son accord du fait de l'absence d'une personne ayant autorité pour signer la procédure d’expulsion et de placement en détention. Il a  donc été  libéré le samedi 30 septembre de sa garde à vue, la veille l'attaque contre les deux jeunes filles. L'enquête administrative a montré des dysfonctionnements qui ont entraîné l'éviction du Préfet du Rhône.