Attentats à Mogadiscio

  • Somalie : Un ministre survit à une tentative d'assassinat au centre de Mogadiscio

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    Un ministre somalien a survécu à une tentative d'assassinat. Une explosion a pris sa voiture pour cible dans le centre de Mogadiscio.

    Une source au ministère somalien du Travail et des Affaires sociales a déclaré que le ministre "Daran Ahmed Farah" avait survécu à la tentative d'assassinat.

    La source a expliqué à l'Agence de presse officielle somalienne "qu'une bombe a été placée en bord de rue et a visé une voiture qui transportait le ministre au moment où elle passait à l'intersection numéro 4".

    Elle a ajouté que l'explosion a blessé deux personnes qui accompagnaient le ministre notant qu'elles ont été transportées à l'hôpital.

    La source n'a pas précisé la nature des blessures.

    Pour l'instant, aucune partie n'a revendiqué l'attentat à la bombe, tandis que le Mouvement des Shebabs, qui revendique souvent de tels attentats, est pointé du doigt.

  • Somalie : l'Etat islamique revendique sa première attaque à Mogadiscio

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    L'Etat islamique a revendiqué une attaque qui a blessé trois soldats au niveau du carrefour Hosh à Mogadiscio, suscitant l'inquiétude des autorités sécuritaires du pays.

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    L'attaque perpétrée dimanche 25 octobre et qui s'est soldée par trois soldats sérieusement blessés et la capture d'un membre du commando islamiste, a été revendiquée par l'Etat islamique par l'intermédiaire de son organe de propagande Amaq. L'attaque pourrait indiquer que l'Etat islamique pourrait chercher à s'implanter sérieusement dans la capitale somalienne.

    Jusqu'ici, la plupart des attaques qui ont ensanglanté Mogadiscio sont le fait des militants islamistes Shabaab, affiliés à al-Qaïda. Les Shabaab sont surtout présents dans les régions rurales au centre et au sud du pays. L'Etat islamique contrôle peu de secteurs et lance surtout ses attaques dans le nord et notamment dans le Puntland.

    Les Shabaab et l'Etat islamique se sont affrontés en 2017, ce qui a eu pour résultat la disparition momentanée de l'Etat Islamique-Somalie, l'obligeant a faire appel à des combattants étrangers pour reconstituer ses troupes. En août 2020, l'Africom (commandement militaire US en Afrique) a entrepris un premier raid contre l'Etat islamique dans la région du Puntland, provoquant la mort de plusieurs djihadistes.

    Les camps d'entraînement de l'Etat islamique-Somalie sont situés dans les monts Golis, au Puntland. Des images ont été diffusées où on voit les militants s'entraîner en présence de djihadistes étrangers. Jusqu'à récemment, les seules attaques menées par l'EI-Somalie ont concerné le port de Bossaso. L'attaque de dimanche est la première à Mogadiscio.

  • Somalie: attaque contre le chef de l'immigration, 2 morts et 3 blessés

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    Mohamed Aden Koofi.jpegAu moins 2 personnes ont été tuées , et 3 autres blessées, par une explosion dans la capitale, Mogadiscio, qui a frappé le chef du service d'immigration et de naturalisation, Mohamed Aden Kofi (photo ci-contre), dans la capitale, Mogadiscio.

    Les gardes de sécurité de Kofi ont été blessés lors de l'attaque, qui a eu lieu près de l'intersection animée KM4. Mohamed Aden Kofi est sorti indemne de l'attentat. 2 personnes présentes sur les lieux ont été tuées par l'explosion.

    Pour le moment, aucun groupe terroriste n'a revendiqué l'attaque, mais l'organisation somalienne al-Shabaab, affiliée à al-Qaida, mène souvent des offensives de ce type, contre des cibles civiles ou militaires. L'objectif du groupe est de semer l'insécurité et de saper le gouvernement central de la Somalie, soutenu par les soldats de la paix des Nations Unies et de l'Union africaine, pour renverser l'État, prendre le pouvoir et imposer sa propre vision de la loi islamique, la charia.

    Les militants jihadistes al-Shabaab ont été expulsés de Mogadiscio en 2011 mais, malgré la présence de l'AMISOM, une armée de l'Union africaine composée d'environ 20 000 hommes, et malgré l'augmentation des les frappes aériennes des États-Unis, les jihadistes se sont révélés incroyablement résistants. Après leur retrait en 1994, les troupes américaines ont repris leurs opérations en Somalie en janvier 2007. Selon les dernières informations divulguées par la Maison Blanche, cependant, l'administration du président Donald Trump prévoit de retirer les soldats américains encore présents en Somalie . Les États-Unis ont 650 à 800 soldats dans le pays, opérant sous le commandement de l'AFRICOM, pour aider le pays à combattre la menace d'al-Shabaab. Le retrait des troupes, selon le site Bloomberg News, devrait permettre à Trump "de tenir l'engagement promis lors de la campagne électorale de ramener chez eux les soldats travaillant à l'étranger". Ceci, malgré le danger posé par les militants islamistes somaliens, liés à al-Qaïda, qui n'est toujours pas maîtrisé.

    Dans le rapport national 2019 sur le terrorisme , publié par le gouvernement américain, l'Afrique de l'Est a été répertoriée comme un refuge sûr pour al-Shabaab, qui exerce un contrôle de facto sur de grandes parties du territoire du centre-sud de la Somalie, où il perçoit également des impôts et a soumis les dirigeants locaux. Selon le rapport de 2019, à partir de ces endroits, les terroristes organisent, planifient et mènent des attaques, agissant sans être dérangés, même au détriment du Kenya voisin. Selon le document, en 2019, les attaques d'al-Shabaab se sont multipliées et se concentrent sur les objectifs liés au gouvernement, essayant de tuer des membres et des dirigeants d'institutions, de saper leur crédibilité et leur efficacité. En février 2017, le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed a déclaré l'état de guerre contre le groupe islamiste.

  • Somalie : Une femme kamikaze tue un officier de renseignement à Mogadiscio

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    Une femme kamikaze a tué un haut responsable des services de renseignement en se faisant exploser à Mogadiscio jeudi 1er octobre, a déclaré un officier de police. L'attentat est attribué aux djihadistes Shabaab.

    La femme a fait exploser une bombe attachée à sa taille au carrefour de la Mer Noire, visant des agents en civil travaillant pour l'Agence nationale de renseignement et de sécurité [NISA]. Le commandant de l'unité a été tué.

    Al Shabaab a revendiqué l'attentat, affirmant que la femme avait tué le chef des services de renseignement du district d'Howlwadag, dont le nom n'a été identifié que par Ano-gel, ainsi que deux des gardes de sécurité présents sur les lieux.

    Mogadiscio a connu un nombre croissant d'attentats suicides ces dernières années

    Le 24 juillet 2020, une femme aveugle a tué le maire de Mogadiscio, Abdirahman Yarisow, et d'autres hauts fonctionnaires lors d'un attentat au siège du gouvernement de la ville.

    C'était la première fois qu'Al-Shabaab utilisait une personne handicapée comme kamikaze, et l'enquête a révélé que la kamikaze avait utilisé son handicap pour passer la sécurité et atteindre les bureaux du maire.

    Le groupe militant islamiste Al-Shabaab, lié à Al-Qaïda, qui vise à renverser le gouvernement somalien soutenu par l'ONU et à imposer la sharia, a perdu du terrain, y compris la capitale en 2011 et subit de fortes pressions de la part des forces de sécurité sur plusieurs fronts.

     

  • Somalie : tirs de mortier sur l'enceinte du palais présidentiel

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    Un officier de police somalien a déclaré que plusieurs obus de mortiers avaient atterri dans et autour du complexe du palais présidentiel lourdement fortifié à Mogadiscio.

    Au total, neuf attaques au mortier ont eu lieu en différents endroits de Mogadiscio. Des attaques ont également eu lieu dans le district de Hamarweyne, Hamar Jajab.

    Il semble que les jihadistes Shabaab profitent de la crise politique qui règne actuellement dans le pays pour multiplier leurs attaques. Un éventuel effondrement de la sécurité en Somalie pourrait avoir de graves répercussions au Kenya voisin. 

  • Somalie : 7 morts dans un attentat-suicide visant un restaurant à Mogadiscio

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    Sept personnes ont été tuées et d'autres blessées, mercredi 9 septembre, dans un attentat-suicide devant un restaurant dans la capitale somalienne Mogadiscio, selon une source sécuritaire et des témoins oculaires. Parmi les morts figurent un officier de police et six civils. Un jeune garçon ferait partie des personnes décédées Des dizaines d'autres personnes ont été blessées. La police s'attend à ce que le nombre de morts augmente, car de nombreux blessés sont gravement atteints.

    Le kamikaze, portant une veste explosive, est entré dans le restaurant Blue Sky vers 17h30 [1430 GMT]. Le restaurant est situé à quelque 600 mètres du palais présidentiel dans le quartier Hamarweyne de la capitale somalienne et est régulièrement fréquenté par des fonctionnaires du gouvernement.

    Une source de la police, ayant requis l'anonymat, a indiqué que le restaurant était rempli de clients, confirmant que sept personnes ont été tuées, selon un bilan préliminaire.

    La source a ajouté que "des citoyens (dont le nombre n'a pas été identifié) ont été blessés à la suite de l'explosion qui a retenti dans toute la capitale.

    Un témoin oculaire a déclaré que l'explosion était puissante et avait causé de graves dommages matériels au restaurant, et qu'il avait vu sept blessés qui avaient été emmenés dans des hôpitaux.

    Aucune partie n'a immédiatement revendiqué l'attentat, mais les autorités accusent souvent le mouvement rebelle des Shebabs.

  • Somalie : Des islamistes armés investissent un hôtel populaire à Mogadiscio après une "forte" explosion

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    Abdullahi Mohamed Nur (propriétaire).jpegL'hôtel Elite, un hôtel populaire situé sur la plage du Lido à Mogadiscio a été la cible d'une violente attaque. L'attaque a commencé par un attentat à la voiture suicide qui a tué plusieurs personnes. Des membres des jihadistes Shebabs ont ensuite lancé un assaut contre l'hôtel et ont réussi à pénétrer à l'intérieur. Deux des attaquants sont morts mais es combats sont toujours en cours.
    L'hôtel Elite est fréquenté par les députés et des hommes d'affaires.
    Le bilan est actuellement de 17 morts, parmi lesquels des membres du gouvernement, et de 40 blessés. Abdullahi Mohamed Nur (photo ci-contre), le propriétaire de l'hôtel et membre du Parlement somalien, fait partie des personnes qui ont pu être évacuées par les forces de sécurité. Parmi les 17 morts, on compte 5 membres des Shebabs.
    Les Shebabs ont immédiatement revendiqué la responsabilité de l'attaque contre l'hôtel de luxe.

    Attaque de l'hotel :


    Elite hotel