Attentat islamiste de Bali (2002)

  • Indonésie : arrestation de Zulkarnaen, dirigeant de Jemaah Islamiyah liée à al Qaïda

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    zulkarnaen.jpegL'équipe antiterroriste du détachement spécial 88 du quartier général de la police nationale a arrêté un haut dirigeant (photo) de l'organisation islamiste Jemaah Islamiyah (JI), liée à el-Qaëda, qui était recherché pour son rôle dans les attentats de 2002 à Bali, a annoncé dimanche 13 décembre un porte-parole de la police.

    En fuite depuis 18 ans, Dhu al-Qarnayn (Zulkarnaen), âgé de 57 ans, a été interpellé jeudi à Lampung, sur l'île de Sumatra, a indiqué ce porte-parole, Argo Yuwono. Zulkarnaen "est actuellement interrogé" et des perquisitions ont lieu à son domicile, a-t-il ajouté. "Il était le chef militaire de la Jemaah Islamiyah au moment des attentats" qui avaient fait 202 morts.

    La cellule que dirigeait Zulkarnaen est soupçonnée d'avoir organisé l'attentat suicide contre l'hôtel Marriott de Jakarta qui avait fait 12 morts en 2003. Il était un des fugitifs les plus recherchés en Indonésie, et était le seul Indonésien sur la liste américaine des personnes recherchées. Washington promettait une prime de cinq millions de dollars pour sa capture.

    Vétéran de la guerre en Afghanistan, Zulkarnaen avait créé au sein de la Jemaah Islamiyah une unité spéciale chargée de l'organisation des attentats. Cette unité avait aussi pour mission d'attiser les tensions ethniques et religieuses aux Célèbes ou aux Moluques, dans lesquelles des milliers de personnes ont péri entre 1998 et 2002. La Jemaah Islamiyah fut fondée dans les années 1980 par une poignée de militants islamistes indonésiens en exil en Malaisie et compta des cellules dans plusieurs pays d'Asie du Sud-Est. 

     

  • Indonésie : Prison pour deux leaders d'un groupe lié à al-Qaëda

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    Le leader du groupe terroriste Jemaah Islamiah (JI) a été condamné à sept ans de prison lundi 20 juillet par un tribunal indonésien pour avoir incité d'autres personnes à commettre un acte de terrorisme.
    Para Wijayanto, 56 ans, avait été nommé émir de la JI en 2009.
    Les procureurs ont déclaré qu'il avait contribué au recrutement, à l'entraînement et à la collecte de fonds pour les militants indonésiens qui se sont rendus en Syrie entre 2012 et 2018 pour combattre aux côtés des opposants au régime du président Bachar al-Assad.
    Il a été arrêté avec sa femme dans la banlieue de Jakarta en juillet 2019.
    "L'accusé a délibérément incité d'autres personnes à commettre des actes de terrorisme", a déclaré le juge président Alex Adam Faisal dans une salle d'audience du tribunal de district de Jakarta Est. Wijayanto n'était pas présent au tribunal pour le verdict et a suivi la procédure par vidéoconférence depuis un local du poste de police de Jakarta.
    Le juge, qui a décrit Wijayanto comme étant instruit, bien informé et ayant de bonnes capacités de communication, a souligné que la JI était interdite par le gouvernement indonésien.
    Le réseau JI, qui est affilié au groupe terroriste islamiste Al-Qaeda, a été à l'origine de l'attentat le plus meurtrier du pays - les attentats à la bombe de Bali en 2002 qui ont tué plus de 200 personnes, dont beaucoup étaient des étrangers.
    Les procureurs ont déclaré que Wijayanto, qui est également connu sous le nom d'Abu Faiz, a envoyé deux autres militants, Patria et Askary, en Syrie en 2012 pour établir un contact avec l'Armée Syrienne Libre et Jabhat al-Nusra, branche d'al-Qaïda en Syrie qui combat les forces gouvernementales. Les deux militants avaient été chargés d'évaluer et de repérer des itinéraires possibles pour que d'autres militants indonésiens puissent se rendre en Syrie. On ne sait pas combien de militants indonésiens ont finalement été envoyés dans ce pays ravagé par la guerre.
    L'objectif, selon les procureurs, était que ces militants retournent finalement en Indonésie et utilisent leur expérience de combat pour établir un État islamique dans le pays.
    "L'accusé... avait souhaité proclamer un État islamique basé sur la loi de la Sharia dans une région où le peuple accepte l'Islam comme principe national... et étendre le califat islamique dans le monde entier... et libérer tous les pays qui sont sous le contrôle d'infidèles", peut-on lire dans l'acte d'accusation. "Avec un tel plan, JI envisageait un jour de créer le chaos en Indonésie qui, à son tour, provoquerait la peur et le sentiment d'insécurité dans le public."
    La police pense que la JI a été reconstituée sous le nom de "Néo-JI" et qu'elle recrutait des membres pour atteindre son objectif de mettre en place un califat islamique en Indonésie, avait déclaré l'ancien porte-parole de la police Dedi Prasetyo en 2019.
    Les agences de sécurité affirment que la MJ originale a été décimée en Indonésie à la suite d'une série d'opérations sécuritaires, mais les experts en contre-terrorisme ont averti que de jeunes militants continuent d'être recrutés et que le réseau de terreur pourrait s'être étendu dans le pays pour atteindre une force de 2000 personnes. Le terme "néo-JI" a été inventé par la police pour décrire cette nouvelle menace.
    Sous la direction de Wijayanto, la JI s'est employée à courtiser les religieux locaux et à mettre en place des internats islamiques. Elle gérait également des entreprises pour collecter des fonds tout en offrant une formation à l'entrepreneuriat à ses membres.