Attaques de Boko Haram

  • Cameroun : six combattants de Boko Haram neutralisés dans l’Extrême-Nord

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    Des combattants de l'organisation extrémiste islamiste Boko Haram ont mené quatre incursions, samedi 25 juillet, dans l’Extrême-Nord du Cameroun au niveau des frontières avec le Nord-est du Nigéria, fief du mouvement terroriste.
    Au cours de la première attaque menée samedi contre le village de Gouzda Vreket situé dans le canton Mayo Moskota, cinq combattants de Boko Haram ont été neutralisés par l’armée camerounaise, selon le chef de division de la communication au ministère camerounais de la Défense, le capitaine de Frégate Cyrille Serge Atonfack Guemo.
    « Le 25 juillet, une équipe commando de nos forces de Défense, des éléments du bataillon d’intervention rapide (Bir) détachés pour l’Opération Alpha a eu un accrochage particulièrement violent avec les terroristes de Boko Haram au pied des Monts Mandara, non loin de la localité de Gouzda Vreket », at-il affirmé sur le compte officiel Twitter du ministère de la Défense.
    « Côté Boko haram, on enregistre cinq terroristes neutralisés, quatre fusils d’assaut récupérés dont 3 kalachnikov AK 47 et 1 fusil Fal », a précisé le porte-parole de l’armée camerounaise.
    Boko Haram a mené une autre attaque vers 2 heures dans la nuit de samedi à dimanche dans le village de Malia situé près de Waza.
    « La population de Malia s’est mobilisée et a repoussé ces terroristes avant l’arrivée de l’armée. Un combattant de Boko Haram a été neutralisé par la population et une fillette a été blessé lors de l’attaque », a relevé le chef du village Malia, Lawan Ousseni.
    Toujours dans la nuit de samedi à dimanche, des membres de Boko Haram lourdement armés ont attaqué le poste militaire de la Force Mixte Multinationale situé à Wambasché dans le département du Mayo Sava.
    « Un véhicule de l’armée qui pourchassait les terroriste, a sauté sur une mine posée par Boko Haram sans faire de victimes », a souligné le commandant du secteur 1 de la Force Mixte, le général de brigade Bouba Dobkréo.
    D’après cet officier camerounais, des membres de Boko Haram ont mené une autre attaque samedi vers 23 heures contre le village Krawa Mafa situé dans le canton Moskota. « Un vieillard d’environs 60 ans a été tué », a-t-il indiqué.
    La région où se sont déroulées ces attaques est régulièrement secouée par des violences perpétrées par les terroristes islamistes dont les civils sont les premières victimes.
    Boko Haram a déjà mené de nombreux raids contre l’Extreme-Nord du Cameroun, proche du Nigeria, cible depuis 2015 des jihadistes, dont des combattants se sont également retranchés dans le lit du lac Tchad partagé par le Niger, le Cameroun, le Nigeria et le Tchad.

  • Cameroun : un militaire tué dans une attaque attribuée aux terroristes islamistes de Boko Haram

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    Un militaire camerounais a été tué dans la nuit de dimanche à lundi dans une attaque attribuée à Boko Haram contre un poste de la Force mixte multinationale situé dans la région de l'Extrême-nord du pays.
    « Dimanche vers 22h 30 (heure locale) des terroristes de Boko Haram lourdement armés ont attaqué le poste de la Force Mixte Multinationale à Touski situé dans le canton Bonderi dans l’arrondissement de Mora. Nous déplorons la mort d’un militaire » a déclaré le commandant du secteur 1 de la Force Mixte, le général de brigade Bouba Dobekréo.
    Ce bilan a été confirmé par le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Bakari Midjiyawa ajoutant que l’armée camerounaise mène depuis dimanche soir, un ratissage dans la zone de l’attaque.
    Depuis 2015, les pays de la région luttent contre le groupe terroriste islamiste Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée autour du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés d'habitants.
    « Le fait de n’avoir pas réussi à pérenniser les opérations de 2015 et 2016 a probablement favorisé le retour des terroristes, mais ces derniers sont également parvenus à rebondir après la longue campagne de 2019 », a souligné l’ONG Crisis Group dans un rapport publié le 7 juillet courant.
    L’organisation a estimé qu’une réponse efficace contre la menace terroriste islamiste dans la zone du Lac Tchad, impliquera « des efforts civils pour fournir des services publics, améliorer les conditions de vie des habitants des zones durement touchées, et ramener – ou simplement inspirer – la confiance populaire dans l’autorité publique ».

  • Cameroun : Les djihadistes massacrent une cinquantaine de pêcheurs sur une île du lac Tchad

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