Attaques de Boko Haram au Niger

  • Niger : 4 militaires tués et 8 autres blessés dans une explosion à Diffa

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    Quatre militaires nigériens ont été tués et huit autres gravement blessés, lund 18 janvier dans une explosion à Diffa, au sud-est du Niger, ont annoncé les autorités nigériennes.
     
    L'annonce a été faite dans un communiqué du ministère de la Défense :
     
    "Le lundi 18 janvier 2021, aux environs de 15h, nos éléments sont tombés sur un engin explosif improvisé (IED)", a indiqué le communiqué.
     
    Quatre militaires ont été tués et huit autres ont été "gravement" blessés, a indiqué la même source.
     
    D'après le communiqué, les militaires nigériens avaient engagé une poursuite suite à une attaque menée dimanche par des éléments de Boko Haram contre la base militaire de Chetima Wongou dans la région de Diffa.
     
    Cette région, frontalière du Nord Nigéria, est depuis 2015 en proie aux attaques de Boko Haram. Depuis les premières attaques, la région a été placée sous l'état d'urgence.
     
    Cette mesure est toujours en vigueur.

  • Nigeria : Le groupe terroriste islamiste Boko Haram fait son retour sur le devant de la scène

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    Au cours des dernières semaines, Jama'atu Ahlul Sunnah Lidda'awatu Wal-Jihad (JAS), également connu sous le nom de Boko Haram, a mené une série de raids audacieux, de massacres et d'enlèvements dans le nord du Nigéria et à Diffa en République du Niger.

    L'activisme soudain du groupe semble être une tentative de Boko Haram de reprendre de l'importance et de sortir de l'ombre de la faction dissidente affiliée à l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP).

    Ce regain d’activité se produit à un moment où les groupes terroristes du Nord-Ouest et du Nord-Est du Nigeria commencent à exploiter la saison sèche pour mener des attaques contre les civils et les forces de sécurité. 

    La saison sèche offre un terrain qui facilite la mobilité des groupes armés et provoque une résurgence des affrontements entre éleveurs et.

    Le 11 décembre, un groupe d'hommes armés à motocyclette a enlevé des centaines d'écoliers de l'École des sciences du gouvernement de Kankara, dans l'État de Katsina. 

    HumAngle a appris que le profil des ravisseurs correspondait à celui des groupes armés connus pour pratiquer les enlèvements dans la région. Cependant, quelques jours plus tard, le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a revendiqué la responsabilité de l'enlèvement et une source a informé HumAngle qu'un total de 523 écoliers étaient détenus par le groupe terroriste.

    Les autorités de l'État parlent de 333 étudiants portés disparus. La différence entre les deux chiffres s’explique par le fait que, selon des, plusieurs étudiants auraient réussi à s’échapper et erreraient dans les forêts. 

    L'incident de Kankara rappelle celui de Chibok, dans l'État de Borno, en 2014, lorsque Boko Haram avait enlevé 276 écolières du dortoir de l'école. 

    Cent sept des filles ont jusqu'à présent été libérées ou se sont échappées. Plusieurs autres sont toujours portées disparues. L'enlèvement a suscité des condamnations et des critiques internationales. 

    Le 12 décembre, des insurgés appuyés par une quinzaine de camions surmontés de canons ont lancé un raid audacieux sur la ville d'Askira-Uba, près de la  forêt de Sambisa, repaire des jihadistes de Boko Haram.

    Le même jour, le groupe Bakura, une filiale de Boko Haram opérant dans la région du lac Tchad, a attaqué un camp de réfugiés en République du Niger, dans la région de Diffa. Au moins 28 personnes ont été tuées et 800 maisons détruites. L'attaque a ensuite été revendiquée par Boko Haram dans une vidéo.

    Ces séries d'attaques, enregistrées dans les 12 premiers jours de décembre, ont été précédées, le 8 novembre, par l’assassinat par décapitation d'au moins 78 riziculteurs à Zabarmari dans la grande région de Maiduguri. 

    Quelques jours plus tôt, le dimanche 8 novembre, le groupe avait lancé une attaque de nuit contre la ville de garnison de Gwoza, incitant les troupes nigérianes à engager les avions de combat et des forces terrestres pour repousser les insurgés.

    Entre 2014 et 2015, la ville de Gwoza a servi de quartier général de Boko Haram, mais l'armée a repris la ville en mars 2015, permettant aux habitants déplacés de revenir progressivement.

    Le groupe s'est principalement concentré sur des raids sur les villages de la zone d'influence et sur les attaques des agriculteurs, des bûcherons et des voyageurs vulnérables.

    Ces récentes attaques pourraient signaler une résurgence du groupe après de graves hémorragies causées par la scission en 2016 des membres qui se sont ralliés à l’Etat islamique (ISWAP) et l'impact de l'opération militaire « Deep Punch » en 2017.

    Il montre également une expansion de l'activité terroriste au-delà de la zone d'influence traditionnelle de Boko Haram grâce à l’utilisation de bases satellites et de groupes affiliés aux caractéristiques géographiques, ethniques et culturelles diverses.  

    Chidi Nwaonu, un expert en sécurité, affirme que JAS (Boko Haram) tente de se rétablir en tant que groupe prééminent. Il a ajouté que si l’autorité de Boko Haram dans le Nord-Est est toujours contestée, il peut alors se regrouper dans le Nord-Ouest. 

    S'exprimant lors d'une réunion avec les principaux commandants de la police au sujet des attaques dans l'État de Kaduna, le chef de la police du pays, Mohammed Adamu, a déclaré que les autorités étaient au courant de la présence de Boko Haram. 

    Des remarques similaires ont été faites par un représentant du renseignement intérieur à la Umaru Shinkafi Legacy Foundation au sujet de groupes terroristes formant des alliances avec des bandits dans le Nord-Ouest.

    En juillet, HumAngle a rapporté que Boko Haram gagnait du terrain et dans un autre rapport publié en juin, ce journal a révélé que le groupe avait noué des alliances au nord-ouest. 

    Boko Haram n'est pas le seul à étendre ses opérations dans le nord-ouest, l'ISWAP (Etat islamique) et l'affilié d'Al-Qaïda Ansaru sont également présents dans la région et les forces de sécurité nigérianes ont signalé avoir ciblé leurs camps lors de frappes aériennes et d'opérations au sol.

    L'anarchie, les espaces non gouvernés et négligés du Nord-Ouest fournissent à ces groupes un environnement fertile pour recruter et soutenir les opérations. De même, les liens culturels et transfrontaliers permettent un accès facile à d'autres groupes terroristes au Sahel tels que la filiale de l'État islamique au Grand Sahara (ISGS) de l'ISWAP et la filiale d'Al-Qaida Jama'at Nasr al-Islam wal Muslimin.

  • Niger : Au moins 27 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram

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    Au moins 27 personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche dans une attaque du groupe jihadiste Boko Haram dans la région de Diffa, dans le Sud-Est du Niger, proche du Nigeria, a-t-on appris auprès d'un responsable local. "Il y a officiellement eu 27 morts, des blessés et quelques disparus dans cette attaque qui est l'oeuvre de Boko Haram", a affirmé à l'AFP un responsable du département de Bosso dont relève la commune de Toumour où s'est déroulée l'attaque.
    Des témoins et élus locaux ont confirmé l'attaque, sans donner de bilan. Elle survient le jour des élections municipales et régionales dans le pays. "Certains victimes ont été tuées ou blessés par balles d'autres calcinées à l'intérieur des cases totalement consumées par les flammes d'un énorme incendie provoqué par les assaillants", a noté ce responsable. "Entre 800 et 1.000 maisons ont été incendiées, le marché central a été également incendie", ainsi que de nombreux véhicules, a-t-il déploré.
    "Les assaillants dont le nombre est estimé à près de 70 sont arrivés à Toumour vers 18h45 locales (17H45 GMT) à pied, après avoir traversé à la nage (les eaux du lac Tchad) et ont sévi pendant trois heures", a raconté ce responsable, qui a requis l'anonymat.
    "Ils ont d'abord attaqué la résidence du chef traditionnel qui a pu leur échapper in extremis", a-t-il relevé. "C'était une attaque d'une barbarie inouïe. Près de 60% du village a été détruit", a commenté un élu local, également sous couvert de l'anonymat.
    Le groupe jihadiste Boko Haram, né au Nigeria en 2009, a établi des bases sur certains des multiples îlots parsemant le lac Tchad, une vaste étendue marécageuse à la frontière entre le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun.
    Depuis 2016, le groupe Boko Haram s'est divisé en deux factions: celle d'Abubakar Shekau, le chef historique du groupe, et l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), affilié à Daech - notamment installé autour du lac Tchad. Les autorités nigériennes ne font pas la différence entre les membres de Boko Haram et de l'Iswap, qualifiant tous ces combattants jihadistes comme des éléments de Boko Haram.

    QrmIbnle.jpegLa faction d'Abubakar Shekau revendique la responsabilité de l'attaque de Toumour
    La faction d'Abubakar Shekau de Boko Haram, Jama'atu Ahlussunnah Lidda'awati Wal Jihad (JAS), a publié une nouvelle vidéo dans laquelle elle a revendiqué la responsabilité de l'attaque de  Toumour.

    Dans une vidéo de deux minutes et 53 secondes, un commandant masqué de Boko Haram  a déclaré que le groupe terroriste intensifierait les attaques à l'approche de Noël.

    « A tous les chrétiens du monde, surtout à l'approche de Noël, sachez que nous n'arrêterons jamais de vous tuer », a-t-il aboyé.

    À la veille de Noël 2019, les terroristes avaient tué sept personnes lors d'un raid sur un village chrétien près de la ville de Chibok, dans l'État de Borno, au nord-est du Nigéria.

  • Niger : un policier tué dans une attaque de Boko Haram à Diffa

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    Un policier nigérien a été tué, dans la nuit de samedi à dimanche, suite à une attaque de Boko Haram dans la région de Diffa (sud-est du Niger).
    "Des hommes armés ont attaqué un poste de police à l’entrée sud de Diffa, du côté de la frontière avec le Nigéria. Un policier a été tué au cours de l’attaque", a fait savoir Lawan Boukar, correspondant local de la radio "Studio Kalangou".
    C’est la deuxième attaque attribuée à Boko Haram en moins d’un mois dans la région de Diffa.
    Dans la nuit du 1er au 2 juillet courant, le village de Ngarwa Gana avait été attaqué par des hommes armés.
    Au moins cinq civils avaient été tués et deux autres blessés par les assaillants qui ont incendié plusieurs boutiques.
    Région de Diffa
    Le 15 juin dernier, le gouvernement nigérien a reconduit, pour une période de trois mois, l’état d’urgence instauré à Diffa, estimant que la situation sécuritaire demeure "toujours fragile" dans cette région.
    Frontalière du nord nigérian, la région de Diffa est en proie, depuis février 2015, à des attaques de Boko Haram. De nombreux civils et militaires ont été tués dans ces attaques. En outre, plusieurs civils ont été enlevés.
    C’est le cas de 39 femmes et enfants enlevés dans le village de Ngalewa le 02 juillet 2017 et qui sont toujours entre les mains de leurs ravisseurs.