Attaque contre les Chrétiens

  • Nigeria : Des islamistes de l'Etat islamique (ISWAP) enlèvent un prêtre catholique dans l'Etat du Borno

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    Des éléments armés, soupçonnés d'être des membres de l'Etat islamique de la Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP), ont kidnappé un prêtre catholique des diocèses de Maiduguri, le révérend Fr. Élie Juma Wada.

    Wada avait été enlevé sur la route Damboa-Maiduguri mercredi 30 juin 2021. Il voyageait de la paroisse de Buma à Shani à Damaturu pour la messe d'action de grâces du 10e anniversaire de son ami, le révérend père Yakubu Inda Philibus à l'église catholique St. Mary, Damaturu.

    Un utilisateur de Facebook, Manasseh Comfort Dooshima a également confirmé l'incident.

    « S'il vous plaît, mes chers amis de Facebook, prions pour la libération de cet homme de Dieu du nom de Rev.Fr Elijah Juma Wada qui a été kidnappé par Boko Haram (en fait ISWAP) dans l'État de Borno. Il est prêtre catholique du diocèse de Maiduguri. Que Dieu ait pitié de votre serviteur », a-t-elle dit.

    Ce n'est pas la première fois que des djihadistes kidnappent un religieux. En décembre 2020, Bulus Yakura, un pasteur d'Ekklesiyar Yan'uwa avait été kidnappé après que les insurgés aient attaqué le village de Pemi, Chibok.

    En janvier 2020, Lawan Andimi, président de l'Association chrétienne du Nigeria (CAN), à Michika LGA d'Adamawa avait été kidnappé et tué par les islamistes.

    E5i9letX0AIIhev.jpegInsécurité grandissante dans l'Etat de Kaduna (nord-ouest du Nigeria)
    Des bandits armés ont envahi un pensionnat de l'Etat nigérian de Kaduna et kidnappé 140 lycéens, vraisemblablement pour les échanger contre une rançon, dernière attaque de ce genre qui frappe depuis plusieurs mois le nord-ouest du pays.

    Au total, 165 lycéens dormaient dans le pensionnat du lycée Bethel Secondary School, dans la localité de Chikun, dans la nuit de lundi à mardi lorsque des "hommes armés ont escaladé le grillage pour pénétrer dans l'école", a rapporté à l'AFP Emmanuel Paul, un professeur. Ils ont emmené avec eux 140 élèves, mais 25 ont réussi à s'échapper, a-t-il indiqué, soulignant que "tout indique que les assaillants sont arrivés à pied".

    Il s'agit de la troisième attaque importante commise à Kaduna ces trois derniers jours. Dimanche au moins huit employés d'un hôpital de cet Etat ont été kidnappés, selon la police; Des sources locales affirment de leur côté que quinze personnes du "Centre national de lutte contre la tuberculose et la lèpre de Kaduna" ont été enlevées, dont deux infirmières et leurs deux bébés. Sept personnes ont également été tuées dimanche soir dans des attaques sporadiques dans des localités voisines, a indiqué Samuel Aruwan, chargé de la sécurité au sein du gouvernement de Kaduna.

    L'insécurité grandissante est devenu un véritable fléau ces derniers mois dans le nord du Nigeria. Des groupes criminels, communément appelés "bandits" par les autorités, terrorisent les populations du nord-ouest et du centre du Nigeria. Ils attaquent des villages, volent du bétail et enlèvent sur les routes des personnalités locales ou des voyageurs contre rançon. Ils opèrent à partir de camps situés dans la forêt de Rugu qui s'étend sur les Etats nigérians de Zamfara, Katsina, Kaduna et du Niger.

    Récemment, ces groupes criminels se sont lancés dans des attaques visant des écoles et des universités, pratiquant des enlèvements de masse d'élèves contre rançon. Plus de 1.000 enfants, adolescents ou étudiants ont été enlevés depuis le mois de décembre, et certains sont toujours aux mains de leurs ravisseurs.

    Position ferme du gouverneur de l'Etat de Kaduna
    Le gouverneur de l'Etat de Kaduna, Nasir Ahmad El-Rufai, contrairement à certains de ces homologues des Etats voisins, refuse catégoriquement de négocier avec ces groupes armés et de payer des rançons.

    Il avait également menacé de pénaliser toute personne payant des rançons pour retrouver leurs proches, pour ne pas encourager les kidnappings. "La position ferme adoptée par El-Rufai de ne pas payer commence à faire des émules dans la région, et d'autres gouverneurs adoptent cette stratégie", a commenté auprès de l'AFP Idayat Hassan, directrice du Centre for Democracy and Development, basé à Abuja. "El-Rufai est considéré comme un ennemi et doit être puni", poursuit-elle pour expliquer le nombre croissant d'attaques de grande ampleur dans cet Etat.

    Ne pouvant assurer la sécurité dans les écoles et les lycées, de nombreux Etats de du nord-ouest du Nigeria, région considérée comme l'une des plus pauvres au monde, ont déjà fermé la plupart des pensionnats des écoles publiques, renvoyant des milliers d'enfants à la maison. "Dans un pays qui compte environ 13,2 millions d'enfants déscolarisés, le chiffre le plus élevé au monde, ces kidnappings ne font qu'empirer la situation", poursuit la chercheuse.



  • Nigeria : Le groupe jihadiste Boko Haram tue 11 personnes et enlève un pasteur la veille de Noël

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    Jeudi 24 décembre, des jihadistes de Boko Haram ont attaqué le village de Perni et tué au moins 11 personnes et enlevé sept personnes, dont un pasteur et trois garçons de la "boys brigade. Ils ont également incendié l'église, pillé 10 maisons et volé des fournitures médicales dans un hôpital, avant d'y mettre le feu.
     
    Un dirigeant local a déclaré à AFP News que les islamistes radicaux étaient arrivés à bord de camions et de motos depuis la forêt de Sambisa, ouvrant le feu sans discernement sur le village à prédominance chrétienne.
     
    Le chef de la milice Abwaku Kabu a déclaré que le groupe avait pillé des vivres destinés à être distribués aux résidents pour célébrer Noël - de la nourriture qui était désespérément nécessaire dans un pays où les chrétiens affamés se sont vu refuser l'aide du gouvernement.
     
    Quelques jours auparavant, les responsables de la sécurité avaient averti qu'une attaque à Noël était probable.
     
    Le village de Pemi est à seulement 30 km de Chibok où le groupe terroriste islamique a enlevé plus de 200 écolières en 2014. Nkeki Mutah, président de la communauté Chibok à Abuja, a déclaré  qu'il pensait que le village de Pemi avait été spécifiquement visé car la population est en majorité chrétienne.
     
    «Depuis 2018, pratiquement toutes les deux semaines, Boko Haram attaque Chibok, tuant et en enlevant des gens», a déclaré Mutah. «Ils veulent effacer Chibok de la surface de la Terre.»

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  • Niger : Au moins 27 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram

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    Au moins 27 personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche dans une attaque du groupe jihadiste Boko Haram dans la région de Diffa, dans le Sud-Est du Niger, proche du Nigeria, a-t-on appris auprès d'un responsable local. "Il y a officiellement eu 27 morts, des blessés et quelques disparus dans cette attaque qui est l'oeuvre de Boko Haram", a affirmé à l'AFP un responsable du département de Bosso dont relève la commune de Toumour où s'est déroulée l'attaque.
    Des témoins et élus locaux ont confirmé l'attaque, sans donner de bilan. Elle survient le jour des élections municipales et régionales dans le pays. "Certains victimes ont été tuées ou blessés par balles d'autres calcinées à l'intérieur des cases totalement consumées par les flammes d'un énorme incendie provoqué par les assaillants", a noté ce responsable. "Entre 800 et 1.000 maisons ont été incendiées, le marché central a été également incendie", ainsi que de nombreux véhicules, a-t-il déploré.
    "Les assaillants dont le nombre est estimé à près de 70 sont arrivés à Toumour vers 18h45 locales (17H45 GMT) à pied, après avoir traversé à la nage (les eaux du lac Tchad) et ont sévi pendant trois heures", a raconté ce responsable, qui a requis l'anonymat.
    "Ils ont d'abord attaqué la résidence du chef traditionnel qui a pu leur échapper in extremis", a-t-il relevé. "C'était une attaque d'une barbarie inouïe. Près de 60% du village a été détruit", a commenté un élu local, également sous couvert de l'anonymat.
    Le groupe jihadiste Boko Haram, né au Nigeria en 2009, a établi des bases sur certains des multiples îlots parsemant le lac Tchad, une vaste étendue marécageuse à la frontière entre le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun.
    Depuis 2016, le groupe Boko Haram s'est divisé en deux factions: celle d'Abubakar Shekau, le chef historique du groupe, et l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), affilié à Daech - notamment installé autour du lac Tchad. Les autorités nigériennes ne font pas la différence entre les membres de Boko Haram et de l'Iswap, qualifiant tous ces combattants jihadistes comme des éléments de Boko Haram.

    QrmIbnle.jpegLa faction d'Abubakar Shekau revendique la responsabilité de l'attaque de Toumour
    La faction d'Abubakar Shekau de Boko Haram, Jama'atu Ahlussunnah Lidda'awati Wal Jihad (JAS), a publié une nouvelle vidéo dans laquelle elle a revendiqué la responsabilité de l'attaque de  Toumour.

    Dans une vidéo de deux minutes et 53 secondes, un commandant masqué de Boko Haram  a déclaré que le groupe terroriste intensifierait les attaques à l'approche de Noël.

    « A tous les chrétiens du monde, surtout à l'approche de Noël, sachez que nous n'arrêterons jamais de vous tuer », a-t-il aboyé.

    À la veille de Noël 2019, les terroristes avaient tué sept personnes lors d'un raid sur un village chrétien près de la ville de Chibok, dans l'État de Borno, au nord-est du Nigéria.

  • Nigeria : L’Etat islamique diffuse une vidéo d’exécution de chrétiens

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    Le groupe jihadiste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) a diffusé jeudi soir une video d’une minute montrant l’exécution de onze hommes présentés comme des chrétiens dans le nord-est du Nigeria.
    Cette vidéo d’une minute tournée dans un lieu non-identifié, montre ces hommes les yeux bandés exécutés par balles puis poignardés. C’est « un message aux chrétiens du monde entier » en pleine période de Noël, y affirme un homme au visage masqué. Il ajoute que ces chrétiens ont été exécutés pour venger la mort du chef de l’Etat islamique (EI), Abou Bakr Al-Bagdhdadi, lors d’une intervention américaine en octobre en Syrie.
    La vidéo a été postée par l’agence Amaq, organe de propagande de l’Etat islamique (EI) auquel ISWAP – issu d’une scission au sein du groupe jihadiste nigerian Boko Haram – a prêté allégeance.
    Les jihadistes ont multiplié leurs actions violentes ces derniers jours dans le nord-est du Nigeria. Sept personnes ont été tuées et une adolescente enlevée la veille de Noël lors d’un raid attribué à Boko Haram et visant un village chrétien près de Chibok.
    Lundi, au moins deux civils ont été tués et 13 autres blessés lors d’une attaque de l’ISWAP contre une position militaire de la même région de l’Etat de Borno. Dimanche, ce sont six soldats nigerians qui avaient été tués par des membres de l’ISWAP lors de l’attaque d’un convoi militaire. Et le même jour, une trentaine d’autres jihadistes de ce groupe ont tué six personnes et en ont enlevé cinq après avoir bloqué un axe routier majeur.
    Mardi, les Nations unies ont condamné « la pratique croissante des groupes armés de mettre en place des postes de contrôle ciblant les civils » dans le Nord-Est.
    En dix ans, l’insurrection jihadiste au Nigeria qui s’est propagée au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins, a fait selon les derniers chiffres de l’ONU plus de 36.000 morts et deux millions de déplacés au seul Nigeria, provoquant une crise humanitaire majeure dans la région.