Attaque contre les Chrétiens

  • Nigeria : Le groupe jihadiste Boko Haram tue 11 personnes et enlève un pasteur la veille de Noël

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    Jeudi 24 décembre, des jihadistes de Boko Haram ont attaqué le village de Perni et tué au moins 11 personnes et enlevé sept personnes, dont un pasteur et trois garçons de la "boys brigade. Ils ont également incendié l'église, pillé 10 maisons et volé des fournitures médicales dans un hôpital, avant d'y mettre le feu.
     
    Un dirigeant local a déclaré à AFP News que les islamistes radicaux étaient arrivés à bord de camions et de motos depuis la forêt de Sambisa, ouvrant le feu sans discernement sur le village à prédominance chrétienne.
     
    Le chef de la milice Abwaku Kabu a déclaré que le groupe avait pillé des vivres destinés à être distribués aux résidents pour célébrer Noël - de la nourriture qui était désespérément nécessaire dans un pays où les chrétiens affamés se sont vu refuser l'aide du gouvernement.
     
    Quelques jours auparavant, les responsables de la sécurité avaient averti qu'une attaque à Noël était probable.
     
    Le village de Pemi est à seulement 30 km de Chibok où le groupe terroriste islamique a enlevé plus de 200 écolières en 2014. Nkeki Mutah, président de la communauté Chibok à Abuja, a déclaré  qu'il pensait que le village de Pemi avait été spécifiquement visé car la population est en majorité chrétienne.
     
    «Depuis 2018, pratiquement toutes les deux semaines, Boko Haram attaque Chibok, tuant et en enlevant des gens», a déclaré Mutah. «Ils veulent effacer Chibok de la surface de la Terre.»

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  • Niger : Au moins 27 morts dans une attaque attribuée à Boko Haram

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    Au moins 27 personnes ont été tuées dans la nuit de samedi à dimanche dans une attaque du groupe jihadiste Boko Haram dans la région de Diffa, dans le Sud-Est du Niger, proche du Nigeria, a-t-on appris auprès d'un responsable local. "Il y a officiellement eu 27 morts, des blessés et quelques disparus dans cette attaque qui est l'oeuvre de Boko Haram", a affirmé à l'AFP un responsable du département de Bosso dont relève la commune de Toumour où s'est déroulée l'attaque.
    Des témoins et élus locaux ont confirmé l'attaque, sans donner de bilan. Elle survient le jour des élections municipales et régionales dans le pays. "Certains victimes ont été tuées ou blessés par balles d'autres calcinées à l'intérieur des cases totalement consumées par les flammes d'un énorme incendie provoqué par les assaillants", a noté ce responsable. "Entre 800 et 1.000 maisons ont été incendiées, le marché central a été également incendie", ainsi que de nombreux véhicules, a-t-il déploré.
    "Les assaillants dont le nombre est estimé à près de 70 sont arrivés à Toumour vers 18h45 locales (17H45 GMT) à pied, après avoir traversé à la nage (les eaux du lac Tchad) et ont sévi pendant trois heures", a raconté ce responsable, qui a requis l'anonymat.
    "Ils ont d'abord attaqué la résidence du chef traditionnel qui a pu leur échapper in extremis", a-t-il relevé. "C'était une attaque d'une barbarie inouïe. Près de 60% du village a été détruit", a commenté un élu local, également sous couvert de l'anonymat.
    Le groupe jihadiste Boko Haram, né au Nigeria en 2009, a établi des bases sur certains des multiples îlots parsemant le lac Tchad, une vaste étendue marécageuse à la frontière entre le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun.
    Depuis 2016, le groupe Boko Haram s'est divisé en deux factions: celle d'Abubakar Shekau, le chef historique du groupe, et l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap), affilié à Daech - notamment installé autour du lac Tchad. Les autorités nigériennes ne font pas la différence entre les membres de Boko Haram et de l'Iswap, qualifiant tous ces combattants jihadistes comme des éléments de Boko Haram.

    QrmIbnle.jpegLa faction d'Abubakar Shekau revendique la responsabilité de l'attaque de Toumour
    La faction d'Abubakar Shekau de Boko Haram, Jama'atu Ahlussunnah Lidda'awati Wal Jihad (JAS), a publié une nouvelle vidéo dans laquelle elle a revendiqué la responsabilité de l'attaque de  Toumour.

    Dans une vidéo de deux minutes et 53 secondes, un commandant masqué de Boko Haram  a déclaré que le groupe terroriste intensifierait les attaques à l'approche de Noël.

    « A tous les chrétiens du monde, surtout à l'approche de Noël, sachez que nous n'arrêterons jamais de vous tuer », a-t-il aboyé.

    À la veille de Noël 2019, les terroristes avaient tué sept personnes lors d'un raid sur un village chrétien près de la ville de Chibok, dans l'État de Borno, au nord-est du Nigéria.

  • Nigeria : L’Etat islamique diffuse une vidéo d’exécution de chrétiens

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    Le groupe jihadiste Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) a diffusé jeudi soir une video d’une minute montrant l’exécution de onze hommes présentés comme des chrétiens dans le nord-est du Nigeria.
    Cette vidéo d’une minute tournée dans un lieu non-identifié, montre ces hommes les yeux bandés exécutés par balles puis poignardés. C’est « un message aux chrétiens du monde entier » en pleine période de Noël, y affirme un homme au visage masqué. Il ajoute que ces chrétiens ont été exécutés pour venger la mort du chef de l’Etat islamique (EI), Abou Bakr Al-Bagdhdadi, lors d’une intervention américaine en octobre en Syrie.
    La vidéo a été postée par l’agence Amaq, organe de propagande de l’Etat islamique (EI) auquel ISWAP – issu d’une scission au sein du groupe jihadiste nigerian Boko Haram – a prêté allégeance.
    Les jihadistes ont multiplié leurs actions violentes ces derniers jours dans le nord-est du Nigeria. Sept personnes ont été tuées et une adolescente enlevée la veille de Noël lors d’un raid attribué à Boko Haram et visant un village chrétien près de Chibok.
    Lundi, au moins deux civils ont été tués et 13 autres blessés lors d’une attaque de l’ISWAP contre une position militaire de la même région de l’Etat de Borno. Dimanche, ce sont six soldats nigerians qui avaient été tués par des membres de l’ISWAP lors de l’attaque d’un convoi militaire. Et le même jour, une trentaine d’autres jihadistes de ce groupe ont tué six personnes et en ont enlevé cinq après avoir bloqué un axe routier majeur.
    Mardi, les Nations unies ont condamné « la pratique croissante des groupes armés de mettre en place des postes de contrôle ciblant les civils » dans le Nord-Est.
    En dix ans, l’insurrection jihadiste au Nigeria qui s’est propagée au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins, a fait selon les derniers chiffres de l’ONU plus de 36.000 morts et deux millions de déplacés au seul Nigeria, provoquant une crise humanitaire majeure dans la région.