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  • Somalie : Attentat suicide contre un camp de forces de l'Union africaine

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    Une source sécuritaire a annoncé qu'au moins cinq personnes avaient été tuées dans un attentat suicide à la voiture piégée, mardi 3 mai 2022, dans un camp de la Force de transition de l'Union africaine "Atmes", dans le sud de la Somalie.
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    La source a indiqué qu'"une voiture piégée conduite par un kamikaze a visé un centre militaire de la Mission de transition de l'Union africaine (Atmes) dans la ville d'El Barf dans la région du Moyen Shabelle, dans le sud du pays".

    Il a expliqué que "l'attaque a commencé par une opération suicide visant le centre militaire, suivie de violents affrontements entre les islamistes d'al-Shabab et les forces africaines".

    Il a poursuivi : "Selon les premières informations, l'attaque a fait cinq morts, dont deux civils".

    Les troupes de l'Union africaine, originaires du Burundi, ont repoussé l'attaque.

    Le mouvement "Al-Shabab" a revendiqué l'attentat, par le biais d'un communiqué publié sur le site "Somali Mimo" qui lui est affilié. 

    Le mouvement a déclaré: "Après une attaque qui a commencé par une opération martyre, nos combattants ont réussi à prendre le contrôle du centre militaire et environ 59 forces africaines (soldats du Burundi) ont été tuées." Aucun bilan n'a encore été donné du côté officiel.

    À 07h00 GMT, il n'y avait aucune déclaration de la mission ATMS concernant l'attaque.

    El-Barf
    El Barf est située à environ 150 km au nord-est de la capitale somalienne Mogadiscio et c’est un carrefour stratégique entre le nord et le centre de la Somalie, dans la région de la Moyenne-Shabelle. Elle avait été reprise par les troupes de l’Union africaine en 2016 après avoir été longtemps administrée par al-Shabab.
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    ATMIS
    Depuis des années, la Somalie mène une guerre contre Al-Shabab, un mouvement islamique armé fondé au début de 2004. Le mouvement est idéologiquement affilié à Al-Qaïda, et a mené de nombreuses opérations terroristes qui ont fait des centaines de morts.

    Avec près de 5000 hommes, le Burundi est le deuxième pays contributeur aux troupes de l’ATMIS, dont les effectifs représentent près de 20 000 militaires, policiers et civils, issus de pays africains.

    L'ATMIS a formellement remplacé la force de maintien de la paix africaine en Somalie (Amisom) avec un mandat prolongé fin mars dernier par le Conseil de sécurité des Nations Unies, jusqu'à fin 2024 pour stabiliser le pays face à l'insurrection d'al-Shabab.